Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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vendredi 3 septembre 2010

C'est la rentrée !

Et oui, cette semaine marque le retour de la plupart d'entre nous au travail. Et chacun de se demander ce qui a changé pendant son absence.
Voici donc une petite synthèse qui en amusera plus d'un (sauf nos dirigeants, mais il faut avouer qu'ils n'ont pas un grand sens de l'humour).

Les sociétés retenues pour les Centres de Services

Bien que l'information n'ait pas été diffusée en interne (et bien M. Albertus, qu'est devenue cette promesse pour plus de transparence ?), elle est disponible sans trop de difficulté sur le net : Les société retenues pour être en première ligne des Centres de Services sont au nombre de trois : IBM, Cap Gemini et Sopra.

L'offshore IBM repoussé

Il semblerait que les Centres de Services IBM ne rejoindront pas l'Asie avant un moment (18 mois ?). Il y aura donc une phase de transition qui passera par Belfort, où IBM est présent (mais cela ne doit guère représenter plus de 100 à 150 postes).

Une Direction qui s'emmêle les pinceaux

Au début de l'été, nos dirigeants avaient décidé de faire tomber quelques têtes à DSIT-E. Seulement, le chef d'orchestre a dû rater quelques notes, et  la valse subit un petit couac : n'ayant pas trouvé de remplaçant pour Gilles Hozé cet été, finalement, les changements de poste sont repoussés d'un mois. Un bel exemple de management !

On le savait, la Direction DSIT ne sait pas communiquer en interne. Ce qui est plus intéressant, c'est de voir qu'ils communiquent mal également avec les autres DSI. Résultat : des dossiers faits en double et des prises de décision qui traînent. Bref tout ce qu'il faut pour émousser la patience d'IBM... Messieurs, merci à vous !

Finalement cet été, seuls les syndicats ont su faire avancer leurs dossiers.
Mais à y réfléchir, il suffirait peut-être juste de laisser faire nos dirigeants, ils ont l'air tout à fait capables de planter le projet tout seuls ^^

mercredi 11 août 2010

Les réponses aux députés publiées dans le JO

Les députés ont été nombreux à solliciter le gouvernement pour avoir des éclaircissements sur le projet Ulysse.
Leurs questions ont été publiés au JO début juin, et voici que les réponses viennent d'être (enfin) publiées dans le JO du 10 août.
Pour les consulter, il vous suffit de vous rendre sur le site de l'Assemblée Nationale et de faire une recherche sur le mot "ulysse"

Nous prendrons le temps de décortiquer tout cela.
L'une d'entre elles, issue du Ministère des Transports par rapport à la question n°79922 de Jean Glavany député des Hautes Pyrénées, a cependant tout de suite retenu notre attention (le gras est de nous) :

Le projet Ulysse consiste en la création d'une filiale commune à la SNCF et à IBM destinée à optimiser l'organisation des trois quarts des prestations informatiques, d'ores et déjà sous-traitées par l'établissement public. L'expertise d'IBM doit lui permettre d'améliorer le pilotage d'une sous-traitance informatique complexe et à l'heure actuelle éclatée entre de nombreux fournisseurs avec le double objectif d'obtenir des gains de productivité et une meilleure qualité de fonctionnement de ses systèmes d'information, au bénéfice du service rendu aux usagers. En outre, les risques économiques seront essentiellement portés par IBM. Cette évolution n'entraînera pas, pour la SNCF, la perte du contrôle de ses systèmes d'informations, dans la mesure où elle n'externalise aucune compétence, ni aucune ressource. Elle reste à l'initiative de la stratégie, que ce soit en termes de politique d'achat, de ressources humaines ou de choix technologiques et conserve la possibilité de mettre fin au partenariat à tout moment en rachetant les parts d'IBM dès lors que les résultats escomptés ne seraient pas atteints. Dans le cadre de ce projet, aucun actif, aucune activité ni aucun personnel ne sera transféré vers la nouvelle entité. En conséquence, les 2 000 cheminots du pôle informatique ne seront pas affectés statutairement par la nouvelle organisation et les changements seront sans impact sur leur activité et sur leur localisation. La fiabilité requise par les opérations de la SNCF limite très fortement les possibilités de recours à la sous-traitance. Pour autant, dans le cadre de son autonomie de gestion, il appartient à la SNCF de choisir l'organisation la plus adaptée lui permettant de rendre le meilleur service possible à ses usagers. Toutefois, la SNCF doit prendre en compte, dans le choix de ses fournisseurs, la qualité de leur responsabilité d'entreprise, et notamment leur contribution au maintien de l'emploi sur le territoire. Les pouvoirs publics demeurent très attentifs aux conséquences sociales des choix de l'entreprise et veilleront au bon déroulement de ce partenariat stratégique avec IBM.

mercredi 4 août 2010

Ca continue, encore et encore...

Si l'été est calme en apparence, il n'en est rien : Après l'échec de la seconde table ronde, chacun est reparti dans son coin et œuvre à l'avancement de ses dossiers pour la rentrée.

La table ronde du 9 juillet

En préambule de la réunion, les syndicats ont souhaité lire une déclaration. Celle-ci est un résumé clair de la situation et place la Direction face à ses choix et ses contradictions.
Malheureusement, après quatre heures de réunion, rien n'en ressort. Cela s'est bien entendu vu dans le mail d'Eric Lelièvre, bien pauvre en info et qui encore une fois tente de dédramatiser l'offshore (alors qu'aujourd'hui encore, ce choix de la SNCF n'est pas compris, même par les dirigeants de SSII).
De leur côté, les syndicats viennent de diffuser un tract unitaire qui rappelle tous les dangers que fait peser le projet Ulysse sur nos emplois avec par exemple le départ confirmé de 44 postes de cheminots de DSIT-X au profit de centre de services dès 2011.
Il est évident que ce deuxième échec pour la Direction amènera de nouvelles actions syndicales dès la rentrée de septembre. Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler...

Gilles Albertus confiant

Dans une "interview" accordée pour le bulletin interne DSIT Info, Gilles Albertus semble confiant quant à la mise en place du projet. Il ne communique finalement pas plus ni mieux que son prédécesseur, ce qui laisse toujours la part belle aux bruits de couloirs et à notre site (dont les statistiques de consultation ne faiblissent pas, malgré l'actualité un peu plus creuse en cette période estivale). Notre blog continue d'ailleurs à les intriguer, mais rassurons les tout de suite, même si nous n'aurons sans doute plus de scoop à révéler, nous resterons fidèles au poste et à l'affût.
La Direction compte évidemment sur la résignation des agents pour faire passer son projet. Mais il est bien loin des réalités du terrain, et convaincre les managers leur demandera une énergie considérable (sans assurance de réussite).

Les syndicats sur la brèche

Si la Direction estime pouvoir faire progresser son projet dès la rentrée, les organisation syndicales ne sont pas en reste et continuent leur offensive sur plusieurs fronts.

Le délit d'entrave

Le sujet avait été évoqué il y a quelques mois, c'est désormais fait : Les avocats des 3 CE ont confirmé l'enrôlement des assignations auprès du Tribunal de grande instance de Paris. La procédure contre la Direction pour délit d'entrave est donc lancée.
Concrètement, ce n'est pas ce qui arrêtera le projet, et cela prendra plusieurs mois avant d'aboutir, mais c'est toujours un coup de plus porté contre la Direction.

Une enquête sur les troubles psychosociaux

Début juillet, lors d'une réunion extraordinaire du CHSCT de DSIT, il a été décidé (à l'initiative des élus syndicaux) d'ouvrir une enquête sur les troubles psychosociaux, en mesurant notamment l'impact du projet Ulysse. Cette enquête sera menée par un organisme externe, l'ANACT, afin de garantir l'indépendance de l'analyse. Un comité de pilotage a été constitué, et une première réunion a déjà eu lieu le 22 juillet.
Depuis, la Direction tente de récupérer pour elle cette initiative. Il est évident qu'elle n'y est pour rien. Pour la petite anecdote, au cours de cette séance, Messieurs Noirot et Lelièvre ont souhaité suspendre la séance, et ils ne sont revenus qu'au bout d'une heure pour rendre leur avis sur la question. Bref, on sent que le sujet était douloureux pour eux, et que la décision n'a pas été facile à prendre !

jeudi 1 juillet 2010

Des têtes tombent

Gilles Albertus l'avait annoncé peu de temps après son arrivée : pour lever les obstacles à la mise en place des centres de service, des têtes risquaient de tomber à la DSIT.

Cela vient d'arriver avec le remplacement de Slimane Aguercif par Gilles Hozé à la tête du pôle EH. Slimane était connu pour ses prises de position un peu fortes contre le projet Ulysse. Le voilà averti.

Faut-il y voir aussi un message d'avertissement à l'encontre des autres cheminots qui souhaiteraient encore s'opposer ? C'est possible.
Mais de là à penser qu'une ère de terreur s'installe, nous ne le pensons pas. Car le contexte social ne s'y prête absolument pas.

Rappelons que la direction de la DSIT marche sur des oeufs actuellement et que nous attendons de voir quel sera son discours le 9 juillet lors de la prochaine table ronde.
En fonction de cela et de ses actions pendant l'été dépendra le climat social de la rentrée qui s'annonce déjà chaud avec le dossier des retraites...

lundi 28 juin 2010

Lettre ouverte à Guillaume Pépy

Aujourd'hui, les organisations syndicales ont adressé une lettre commune à Guillaume Pepy. En voici la teneur :

Monsieur le Président,
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT,  réunies  en  Interfédérale  le  23  Juin  2010,  ont  pris  la
décision de vous envoyer ce courrier concernant un dossier qui occupe une place significative dans le
paysage social : le projet ULYSSE.
 
Dans  ce  dossier,  les  cheminots  des  DSI  et  des  ASTI,  ainsi  que  les  Fédérations,  sont  passées  par
différentes phases fort déplaisantes.
 
La première étape, menée par M. BAUDY pourrait être qualifiée comme période de non‐dits et même
de mensonges et d’enfumage. Le 16 Décembre 2009, il est dit en Commission Economique du CE DT
que rien n’est prévu dans l’immédiat, alors que ce même jour, un Comité Central d’Entreprise d’IBM
entérine la création d’une filiale de deuxième niveau SNCF B5 détenue à 49% par IBM et à 51% par une
filiale  du  groupe  baptisée  NEWCO,  avant  de  devenir  STELSIA.  Le  11  Janvier  2010,  c’est  un  Conseil
d’Administration exceptionnel de la SNCF qui acte cette décision. Cette co‐entreprise serait une simple
structure minimaliste pour mieux gérer la sous‐traitance  et réaliser des économies pour l’EPIC et les
autres filiales du groupe.
Par  la  suite,  M.  BAUDY  affirme  aux  Organisations  Syndicales  qu’il  n’y  a  pas  de  contrat  avec  IBM,  il
prétend aussi que cette alliance ne génèrera pas de délocalisation à l’étranger pour la sous‐traitance. 
 
Deuxième  étape,  la  tentative  de  démobilisation.  Face  au  rapport  de  force  des  informaticiens,
notamment l’action de grève du 1er Avril suivie par 83% des cheminots des DSI et des ASTI, la Direction
s’est voulue  rassurante, ré‐internalisation de  charges et étude sur l’emploi sont annoncées avec à la
clef, la formation de cheminots aux métiers de l’informatique. Toutefois, M. AZEMA, interviewé dans
le journal d’entreprise, reconnaît qu’il y a une relation contractuelle de 6 ans et 2 mois avec IBM, qui
assure  à  cette  firme  une  charge  de  travail  conséquente  avec  une  garantie  de  chiffre  d’affaires  de
l’ordre de 1,7 G€. Dans le même temps, la Direction avoue à demi‐mots qu’il y aura du « Off Shore »
sur des plateformes de services installées à l’étranger.
Contrairement  aux  affirmations  de  M.  BAUDY,  la  Direction  de  la  SNCF  précise  qu’il  y  a  une  relation
entre ce contrat et le rachat de la logistique d’IBM financé par la SNCF pour GEODIS. 
 
Troisième  étape,  les  voiles  se  lèvent.  M.  ALBERTUS  est  nommé  à  la  place  de  M.  BAUDY,  qui  dirige
STELSIA  et  la  co‐entreprise  devenue  NOVIASERV.  Les  choses  changent,  les  200  emplois  qui  devaient
être issus de la Nouvelle Dynamique Métier et des EME ne sont pas faciles à réaliser, mais la Direction
n’envisage pas de recruter ou de permettre l’accès à l’examen de TAD INF à de nombreux cheminots,
notamment  aux  agents  SE  et  Télécom.  Plus  de  trente  postes  sont  vacants  dans  les  ASTI,  mais  la
Direction  annonce  seulement  9  recrutements  d’ATT  TS.  De  plus,  lors  de  la  Table  Ronde  du  14  Juin
2010, acquise dans le cadre du rassemblement national du 26 Mai, le Directeur de la DSIT refuse de s’inscrire  dans  une  discussion  qui  permettrait  de  remettre  en  cause  le  projet  pour  ce  qui  concerne
l’EPIC SNCF. Au contraire, il tente d’associer les Fédérations à l’élaboration des grands projets auxquels
cette  co‐entreprise pourrait être associée.   Nous découvrons que cette entreprise, qui  ne  devait pas
avoir  d’autres  prérogatives  que  de  passer  des  contrats  de  sous‐traitance,  se  constitue  comme  une
véritable  DSI  externe,  et  les  postes  de  Directeur  de  la  Production  et  de  Directeur  Financier  sont
attribués à des cadres dirigeants d’IBM. Sur ces bases, la Table Ronde du 14 Juin 2010 n’a pas pu aller à
son terme, et une autre rencontre a été programmée le 09 Juillet. 
 
Monsieur  le  Président,  depuis  le  début,  ce  dossier  est  bien  mal  engagé  dans  le  cadre  du  dialogue
social, mais aussi avec les cheminots concernés. Le malaise est profond, et cette situation est porteuse
de lourds risques psycho‐sociaux. Le sondage CSA réalisé par la Direction à la DSIT met en évidence des
éléments qui ne peuvent pas vous laisser sans réaction. 95% des agents sont contre le projet ULYSSE,
88%  des  agents  ne  font  plus  confiance  à  leur  Direction,  65%  font  confiance  aux  Organisations
Syndicales,  72%  d’entre  eux  sont  inquiets,  car  convaincus,  comme  la  presse  spécialisée  d’ailleurs,
qu’IBM a comme seule ambition de faire main basse sur notre système d’information.  Des élus de la
République sont très interrogatifs sur la stratégie de l’entreprise. Ils ne comprennent pas que la SNCF
prenne des risques concernant la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage de son système informatique. Ils ne
comprennent  pas  non  plus  comment,  dans  une  période  difficile  pour  l’emploi  en  France,  une
entreprise publique puisse envisager la délocalisation d’emploi de haute technicité à l’étranger. Dans
son rapport établi pour le Ministère des Finances, l’Inspecteur Général des Finances, chef de la mission
de Contrôle Economique et Financier des Transports, fait lui aussi de nombreuses réserves concernant
la création de cette co‐entreprise avec IBM. La presse grand public a publié de multiples articles sur
cette  question,  des  parallèles  ont  été  faits  avec  l’attitude  prédatrice  d’IBM  lorsque  cette  firme  s’est
associée  avec  d’autres  grandes  entreprises  telles  que  BNP  Paribas,  CMA  CGM  ou  la  MAIF.  Il  est
maintenant  connu  de  tous  qu’IBM  s’est  fixé  comme  objectif  de  prendre  la  maîtrise  des  systèmes
informatiques des réseaux ferrés européens.
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT  vous  demandent  d’intervenir  pour  que  la  prochaine
Table  Ronde  qui  doit  se  tenir  avant  le  14  Juillet  2010  ait  une  autre  teneur.  Si  nous  n’avons  aucune
légitimité pour discuter des relations entre les filiales du groupe et la co‐entreprise NOVIASERV, nous
demandons  à  ce  que  les  discussions  concernant  le  traitement  des  systèmes  informatiques  de  l’EPIC
SNCF s’établissent sur des bases ne prenant pas en compte cette co‐entreprise. 
 
Les Organisations Syndicales souhaitent pouvoir discuter sur une ré‐internalisation massive de charge
de travail au sein de l’EPIC, sur une conception beaucoup plus large de nos systèmes d’information et
de  télécommunications,  intégrant  les  agents  de  ces  services,  sur  des  contrats  de  sous‐traitance  à
minima qui soient établis dans le cadre de l’attribution des marchés publics avec des clauses sociales
favorisant le maintien de l’emploi sur le territoire national.
 
Monsieur le  Président, en espérant que votre intervention  puisse permettre  de renouer un dialogue
social  de  qualité  nous  permettant  d’oublier  les  différentes  étapes  malheureuses  connues  dans  ce
dossier. Il est important que la Direction retrouve la confiance de son personnel et des Organisations
Syndicales, il vous appartient donc d’intervenir en ce sens. 
 
Nous  vous  prions  d’agréer,  Monsieur  le  Président,  l’expression  de  nos  salutations  les  plus
respectueuses.

vendredi 25 juin 2010

Une direction prise en étau

De nombreuses informations nous sont récemment parvenues. Prises individuellement, elle ne nous amène pas grand chose, mais en prenant du recul, nou pouvons voir que nous sommes encore loin de la sortie de la crise.

L'héritage de Michel Baudy

Les propos de Gilles Albertus à propos du projet ont été rapportés un peu partout : Il n'a jamais vu un tel bazar !
Et selon nos informations sur quelques projets, il apparaît clairement que Michel Baudy aurait permis à IBM de se servir à volonté parmi nos projets. Heureusement, M. Albertus veille et semble revoir le périmètre de certains centres de services afin de pouvoir garantir notre contrôle sur les CS. Ouf !
Résultat : Il prend le temps de revoir tout ça, et la mise en place des centres de services va prendre plus de temps que prévu.

La Direction a aussi hérité d'une défiance du personnel envers elle (88% selon le sondage CSA). Là par contre, ils ont encore du travail et ce n'est pas le million d'euros qui va être englouti (à perte ?) dans la conduite du changement qui va changer cela. On ne regagne pas la confiance de son personnel aussi facilement, surtout quand on est tombé dans un trou aussi profond !

Là encore, M. Albertus en est conscient et les Chefs de Division sont invités à proposer des idées et à mesurer le personnel encore dans l'opposition. Bon courage !
Rappelons que 95% parmi les 506 agents qui ont répondu à l'enquête du CSA se sont prononcés contre la co-entreprise, autant dire tout le monde, et même quelques chefs de division !

Et il sera difficile de faire passer un projet en force quand la totalité du personnel y est opposé. D'où la tentative de M. Albertus d'intégrer les syndicats dans l'accompagnement du projet via la négociation d'un avenant avec IBM. Ce qui a bien sûr provoqué la première suspension de séance de la table ronde : dans ces conditions, les syndicats n'avaient aucune raison de rester, puisque la première revendication est l'abandon du projet ULYSSE.

Un contrat contraignant pour la SNCF

Le prix à payer pour la SNCF si elle se retire du contrat avec IBM est très élevé : 100 millions d'euros !
Avec un tel montant, il paraît évident que M. Albertus ne peut se permettre d'annuler, et la pression doit être forte pour mener le projet au bout.

Résultat, notre Direction se retrouve prise en étau entre un engagement impossible à révoquer, et un personnel totalement opposé au projet. Malgré tout, si les choix ne seront pas simples pour eux, il paraît évident que le projet ne sera pas abandonné, et qu'ils vont tenter de passer en force.
Et pour y arriver, la communication va continuer à se faire sous forme de propagande (ce qui est par exemple encore le cas dans les documents remis lors de la table ronde à propos d'un soi-disant REX des Centres de Services à VINSI quand il ne s'agit que d'une présentation commerciale du sujet, ou encore la justification de l'offshore sous des arguments pour le moins douteux...).
Pour qui nous prennent-ils ??

La lutte continue

En attendant, la prochaine table ronde est prévue pour le 9 juillet. Espérons qu'à cette date-là, la Direction aura pris la vraie mesure de la situation et aura compris que payer la rançon l'indemnité de rupture de contrat à IBM (ils permettront peut-être un paiement en 3 fois sans frais ? ^^) coûtera moins cher sur le long terme que de poursuivre ce projet insensé, qui ne fait que pourrir le climat social, démotiver le personnel, augmenter les risques de troubles psychosociaux et n'amènera rien de bon pour la SNCF...

Ne fléchissons pas, maintenons la pression et préparons-nous donc à poursuivre la lutte une fois l'été passé (maintenant que nous sommes assurés que le projet va prendre plus de temps pour se mettre en place) et de nouvelles actions devraient être proposées dès septembre par les organisations syndicales si la prochaine table ronde ne donnait pas satisfaction...

jeudi 17 juin 2010

Appel à la grève le 24 juin

Suite au fiasco de la table ronde de lundi (qui aura duré à peine 2h30 avec deux suspensions de séance), les organisations syndicales appellent de nouveaux les informaticiens de la SNCF à la grève pour le 24 juin.

Comme si la journée du 1er avril (plus de 80% de grévistes) et le sondage CSA (95% des répondants àDSIT sont opposés au projet) n'avaient pas suffi.
Outre le dossier des retraites, nous devrons nous mobiliser une fois de plus pour bien signifier à Gilles Albertus et les dirigeants de la SNCF que nous refusons leur politique actuelle, et que nous ne plierons pas.

Nouvel article dans LeMagIT

Un nouvel article de synthèse est paru aujourd'hui dans LeMagIT : SNCF-IBM : face à la fronde des informaticiens, le projet Ulysse n'est plus assuré d'arriver à bon port

Lecteurs fidèles de ce blog, vous n'y apprendrez rien de nouveau, mais c'est toujours intéressant de voir notre combat relayé par la presse. Et quand il s'agit de la presse informatique, cela doit toujours donner quelques démangeaisons à IBM... ^^

mardi 15 juin 2010

Retour sur le 14 juin

Retour rapide sur les actions d'hier.

Inauguration de la CCR Rhône-Alpes

Quelques uns d'entre nous étaient présents hier à Guillotière. De nombreuses forces de l'ordre étaient déployées, et des manifestant contre le contournement ferroviaire de Lyon.
Quoiqu'il en soit, le ministre Dominique Bussereau a tout de même pu être approché lors des traditionnels petits fours. Il a de nouveau été interpelé sur le projet ULYSSE et le même courrier que celui adressé aux élus lui a été remis.

Dans la presse :

Echec de la Table Ronde

Si Gilles Albertus s'est empressé d'envoyer un compte-rendu par mail hier sur la table ronde, c'est sans doute pour tenter de "griller" les OS.
Mais à la fin de son mail, on se rend compte que la réunion s'est mal terminée : commencée vers 10h, elle s'est achevée vers 12h30 à peine. La Direciton a tenté de faire jouer aux organisations syndicales un rôle d'accompagnement contre lequel elles sont farouchement opposées.
Suite à cela, il paraît désormais évident que la grève du 24 sera un nouvel événement pour marquer (encore une fois) notre opposition au projet et à la tournure que prennent les événements.

Un article dans Libération

Suite à cette Table Ronde, le quotidien Libération publie un article complet d'une page sur ULYSSE (avec une photo en Une !).


lundi 14 juin 2010

Urgent : Appel aux lecteurs pour la suspension du projet Ulysse

Devant l'impact du projet ULYSSE sur l'organisation de notre travail, il aurait du être présenté au CCE. Et cet oubli volontaire de la Direction pour passer ce projet en force pourrait constituer sans doute leur talon d'Achille. A nous de bien viser et de décocher nos flèches.

La fédération SUD Rail envisage donc de saisir le Président du TGI de Paris en référé pour demander la suspension de la mise en œuvre du projet Ulysse au motif du défaut de consultation du CCE et jusqu'à ce qu’elle ait lieu. Idéalement, il serait préférable que le CCE soit partie prenante à la procédure, mais le CCE ne se décidant toujours pas, la fédération SUD-Rail nous a indiqué qu'elle s'apprêtait à y aller seule car cela ne peut plus attendre.

Très rapidement, ils ont donc besoin du maximum d’informations et d’éléments pour emporter la conviction du juge sur deux aspects :

  1. La suspension est justifiée car le projet n’est pas déjà mis en œuvre.
  2. L’urgence (et donc le référé) est motivée par les prochaines étapes du projet qui risquent d'être mises en œuvre à court terme (3 à 4 mois).

La réussite de ce dossier est cruciale car c'est sans doute le seul moyen à l'heure actuelle de stopper la mise en place du projet.
Donc, pour les aider et servir notre cause, il leur faut très rapidement (avant la fin de la semaine) les infos suivantes :

  1. Où en est-on du projet ULYSSE par rapport à la cible dans les différents DSI ? Un point d'étape en quelque sorte de manière à prouver au juge qu'il y a encore matière à suspendre quelque chose car tout n'est pas déjà mis en œuvre. Plus on peut quantifier le réalisé et le restant à mettre en œuvre mieux c'est.
  2. Quels impacts a le projet ULYSSE sur votre activité dans les prochains mois (juillet, aout, septembre, octobre...). Ces éléments sont cruciaux pour justifier une procédure d'urgence au tribunal en référé d'ici fin juin début juillet.
Envoyez-nous vos témoignages par mail, et nous nous chargerons de les transférer ensuite.

Merci.

Ca bouge aussi à ISI

Suite au CPC VA du 10 juin, nous avons quelques infos sur la mise en place d'ULYSSE à ISI (et oui, même si nous parlons peu d'eux, ils sont aussi impactés).

La mise en œuvre a été priorisée comme suit :

P1 : Sollicitation de NoviaServ pour les nouveaux projets d'intagrétion de progiciels : WIFI 1 et VEGA

P2 : Centres de Services :

  • Soumission du cahier des charges CIR à NoviaServ  & information sur la démarche à RFF
  • Evolution possible du CS PEI vers NoviaServ (selon partenaire)
  • CS prestations ERP (ELAN, puis WIFI2, MCO GEREMI)
P3 : Utilisation des autres CS offerts par NoviaServ :
  • CS Décisionnel (MCO WIFI 1, autres domaines concernés)
  • Extension des CS PEI et CIR
P5 : A échéance des contrats, voir s'il y a des intérêts pour les Autres domaines.

Bien évidemment, ces priorités peuvent évoluer en fonction des urgences / opportunités (sic !)


dimanche 13 juin 2010

Journée du 14 juin

De nombreux événements se profilent pour la journée de demain. En voici un bref rappel.

Table ronde avec la Direction

C'est demain que les organisations syndicales rencontreront la Direction (des lieutenants bien sûr, Guillaume Pepy a d'autres choses à faire).
Nos dirigeants devront répondre à toute une série de questions émanant des OS (la CGT en annonce plus d'une centaine) visant à éclaircir certains points du projet Ulysse (avenir des ASTI, déménagement du centre de pilotage à Roanne, coûts, etc.). Bien sûr ils pourront encore une fois décider de ne pas répondre, mais depuis mai, leur message est de dire qu'ils veulent communiquer et être plus transparents. Pour démontrer leurs bonnes intentions, ce sera demain ou jamais : La balle est dans leur camp.

Par contre, qu'ils ne se méprennent pas : Cette table ronde n'est pas une ronde de négociation pour acccompagner le projet avec moins de douleur... L'enquête CSA l'a démontré, les informaticiens rejettent en masse la co-entreprise, et c'est le projet complet qu'il faudra annuler...

Inauguration de la CCR Rhône-Alpes

A Lyon demain, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle CCR Rhône-Alpes, RFF a convié le Ministre des Transports, Dominique Bussereau.
L'idée est de s'inviter à cette petite fête, pour y faire du bruit et pouvoir attirer l'attention sur notre cas. Étant donné l'horaire (10h45, RDV à la gare Jean Macé dès 10h), il se peut que seule une poignée d'entre nous s'y rende. Qu'à cela ne tienne, nous ne sommes pas obligés d'être plusieurs centaines à chaque fois pour interpeler l'opinion, ce qui compte, c'est de ne jamais  baisser les bras, car la lutte contre Ulysse sera encore longue...
Toutefois, nous tenons à remercier dès maintenant ceux qui se seront libérés pour l'occasion.

Manifestation à Nantes

En soutien de la table ronde et pour en finir avec la langue de bois de la Direction (notamment après le bug du 21 mai sur lequel la Direction n'a pas été très claire), les syndicats CGT et CFDT de VINSI Nantes appellent à se réunir avenue Carnot Bâtiment A dès 9h45.

jeudi 10 juin 2010

Des raisons d'espérer

De nombreuses informations nous sont parvenues des syndicats mais aussi de la Direction ces derniers jours

Un contrat en demi-teinte

Cela se murmurait dans les couloirs depuis un moment, et cela semble se confirmer : Aux dernières nouvelles, le business plan initialement prévu avec IBM a du plomb dans l'aile. Les engagements de volume sont loin d'être tenus (forcément, un projet signé au niveau du top management était forcément loin de la réalité). Il va donc être révisé en tenant compte de la réalité et en associant toutes les DSI.

Au niveau du contrat logiciel, c'est la débandade également : seulement 30% du montant du contrat est utilisé. Et encore dans ces 30%, il y a certains produits qui sont finalement abandonnés en cours de route par les projets (comme QuickR pour ne pas le nommer)...

Enquête CSA

Nous attendons une communication officielle de Gilles Albertus sur le sujet, mais les premiers résultats ont commencé à filtrer auprès des Chefs de Division notamment (n'hésitez pas à leur demander), et c'est franchement pas beau à voir :
  • Satisfaction de travailler pour DSIT : Très (14%), Assez (47%), Peu (30%), Pas du tout (9%)
  • Etat d'esprit : Motivé (11%), Confiant (5%), Attentiste (11%), Inquiet (50%), Sceptique (20%) 
  • Conclusion : les résultats sont à rapprocher de ceux de l'enquête interne pour ce qui est de la satisfaction de DSIT.
Les résultats concernant les Centres de Service et la co-entreprise sont très mauvais et montrent un rejet massif du projet :
  • Opiçnion sur la mise en place des Centres de Services : Très bonne (1%), Bonne (25%), Mauvaise (39%), Très mauvaise (34%)
  • Et sur la co-entreprise : Très bonne (1%), Bonne (4%), Mauvaise (25%), Très mauvaise (70%)
  • Confiance dans la direction de DSIT : 35% déclarent ne plutôt pas faire confiance, et 53% (!) ne font pas du tout confiance
Pour info, il y a eu 506 réponses, ce qui est un très bon taux de participation.

En plus de ces résultats chiffrés, CSA devraient fournir des commentaires et analyses. Nous sommes impatients de les lire.
Ce que nous en retenons : Ces chiffres viennent conforter le fort taux de la grève du 1er avril, et bien que Michel Baudy nous ait quitté, il porte une grande responsabilité dans ce désastre.
Que nos dirigeants ne se félicitent pas trop vite que plus de 50% du personnel se déclare satisfait de travailler à DSIT, il y a quand même 39% qui ne le sont pas. Cela, couplé aux mauvais résultats des questions suivantes et des baromètres de l'an dernier, il apparaît clairement que la Direction a un problème RH important à régler, et une confiance à reconquérir. Tellement important même qu'il devrait être réglé avant la poursuite d'Ulysse.
Car il paraît impossible en l'état actuel pour la direction de demander aux agents d'appliquer un plan quelconque quand ils ont perdu toute adhésion...

Retours des élus politiques

Suite aux envois de courriers aux députés, sénateurs et autres élus locaux, les résultats arrivent : les syndicats ont reçu des dizaines de réponse (une liste diffusée par SUD circule actuellement par mail, la CGT recense de son côté une cinquantaine de réponses). Certains de ces élus ont interpellés des ministres (Bussereau, Borloo, Kosciusko-Morizet...) voire même directement Guilaume Pepy.
Des questions ont également été posées à l'Assemblée Nationale (recherchez "Ulysse" sur le site de l'Assemblée), nous attendons la publication des réponses.
Et la parution la semaine dernière d'un article dans l'Humanité, et la dépêche AFP qui en est ressorti, ont relancé un petit coup) la machine...
Au niveau local, à Lyon, Gérard Collomb a été informé du dossier. Comme nous craignons qu'il ne prête pas bien attention à nous, son premier adjoint a été relancé, et il est toujours possible de laisser des commentaires sur son blog.
Benoît Hamon a également rencontré une délégation CGT la semaine dernière lors d'un déplacement à Villeurbanne. Bref, le relais politique est en marche.

Conclusion

Ces différentes nouvelles du front peuvent nous faire espérer. Certes le combat est encore long, car le dégout d'IBM, ou les relais politiques mettront du temps à venir. Mais avec le retard dans la mise en place des centres de serivces, la renégociation du contrat, les problèmes RH internes, la pression politique qui va s'accentuer, il est évident que la pression est entrain de changer de camp.
Il reste encore à attendre la Table Ronde de lundi 14 juin, mais cette fois-ci, la Direction devrait être dans ses petits souliers...

mardi 8 juin 2010

Prochaine action : lundi 14 juin

Nous vous en parlions la semaine dernière, la prochaine journée d'action est prévue lundi 14 juin. Voici quelques informations complémentaires pour vous organiser en conséquence.

Inauguration de la CCR Rhône Alpes

A l'occasion de l'inauguration de la nouvelle Commande Centralisée du Réseau Rhône-Alpes, le Ministre des Transports sera présent. Une occasion de plus pour montrer notre opposition au projet Ulysse et interpeller notre ministre de tutelle et l'alerter sur les dangers que fait peser ce projet.

Organisation pratique

C'est RFF qui organise l'inauguration, et l'invitation est fixée à 10h45. C'est un horaire peu compatible avec le travail de beaucoup d'entre nous. Mais nous pouvons espérer qu'un certain nombre d'entre nous pourra tout de même se libérer.
Le thème de cette manifestation pourrait être "Faisons nous entendre, faisons du bruit", en ramenant sifflets, tambours, trompes à air comprimé .... et boules quiès ! ^^

Nous vous proposons alors de se retrouver à 10h15 devant la Gare de Jean Macé.

Pendant ce temps à Paris...

... se tiendra la table ronde entre la Direction et les organisations syndicales.

vendredi 4 juin 2010

La MCEFT refait surface

Etrangement, le rapport de la MCEFT refait surface aujourd'hui à travers un article paru dans L'Humanité. L'info a ensuite été reprise par une dépêche AFP.
(Hep ! Messieurs les journalistes, pour suivre le dossier, lisez plutôt Cortis ! ^^)

Nous n'apprenons rien de nouveau dans l'affaire. Simplement, cela permet de faire remonter un dossier que la Direction souhaiterait voir enterrer une bonne fois pour toute. Dommage pour eux.

Admirez au passage leur réponse adressée à l'AFP : la co-entreprise ne consiste pas en une "externalisation de l'informatique" mais en une "rationalisation de la sous-traitance" de cette activité.
Ils jouent clairement sur les mots et servent le même discours qu'ils ont déjà utilisé (mais sans succès) en interne ("la performance de la sous-traitance").

jeudi 3 juin 2010

Mise en place de l'offshore

Petit à petit, les pièces s'assemblent et nous voyons plus clairs dans les projets de la Direction.

L'offshore était prévu depuis longtemps

Pour démentir l'offshore, Eric Lelièvre déclarait en mars que la SNCF n'irait pas dans les pays où elle n'a pas d'intérêt commercial. Depuis, le discours a changé puisque même la Direction ne nie plus l'offshore. Mais la réponse apparaît clairement dans le n°330 de Les Infos en page 10 où un article nous apprend qu'en mars, quatre cadres de la SNCF sont allés découvrir le marché ferroviaire indien : "Nous y allions pour étudier les opportunités de développement pour le compte du Groupe". Tout est dit.

Les économies ne sont pas le but premier

Personne n'est dupe, même la Direction l'a reconnue : les économies annoncées ne seront pas au rendez-vous.
Allons plus loin, les économies n'ont jamais été le but de ce partenariat. Elles n'en sont que le prétexte pour justifier la contrepartie du contrat noué entre la SNCF et IBM autour de Geodis.

Pour preuve, le modèle d'offshore retenu est celui qui ne peut générer d'économies, si on se réfère à une étude du CIGREF (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) réalisée... en 2007 !
Ou bien alors, c'est que nos dirigeants n'ont pas pensé à chercher dans Google plus d'information sur l'offshore ? Car cette étude nous amène également d'autres informations comme par exemple les écueils à éviter, et dans lesquels nous nous sommes échoués :
  • "Eviter de signer un accord uniquement au niveau top management, l'accord risquant d'être difficile à gérer ensuite, le prestataire considérant les modalités comme acquises et non négociables."
  • "Prendre impérativement en compte le facteur culturel". Or, à la SNCF la culture d'entreprise, très forte, est totalement opposée à ce genre de pratique...
  • Au niveau du fonctionnement front-back : "ces ressources front-office sont apparues peu au fait des spécificités françaises et se sont révélées au final plutôt comme des freins que des facilitateurs"
Enfin, voici quelques facteurs clés du succès, sur lesquels la Direction ferait bien de s'interroger :
  • La conduite du changement est critique
  • L'expertise technique oit être conservée en interne afin de pouvoir challenger le prestataire sur des points durs
  • Regarder au-delà des certifications

Un contrat déjà ficelé

Les échos que nous avons eu des premières réunions avec NoviaServ l'attestent : Tout est déjà ficelé.
Le personnel IBM détaché dans la JV, n'est pas là dans un rôle de conseil ni de partenaire, mais bien pour faciliter la mise en place des centres de services indiens (qu'ils ne cachent plus).
Le projet est décomposé en deux phases distinctes : la phase de Transition, qui durera de trois à six mois. Elle sera suivie par la phase de Transformation.
Bien évidemment tous ces projets ont été tracés sans aucune connaissance de notre mode de travail, et sans prendre en compte la souplesse que nous accordons généralement à notre maîtrise d'ouvrage.

La Transition

Pendant cette phase, l'idée est de conserver l'existant. Les prestataires sont remplacés petit à petit, mais les environnements ne changent pas. Ainsi, les Indiens travailleront sur des serveurs de développement encore hébergés à DSIT. Pire, il se pourrait même qu'ils travaillent (à distance) sur des postes SNCF : Avec notre master et reliés à notre réseau !

La Transformation

Ensuite viendra le temps de la Transformation. C'est à ce moment là que certaines applications seront développées en Inde, que les serveurs changeront, etc.

Agissons !

Vous l'aurez compris, d'ici six à neuf mois, ce sera trop tard.
Mais nous ne sommes encore qu'en phase de Transition. Il est encore possible d'arrêter ce projet, car il y aura peu d'impact sur notre environnement. Le retard dans la mise en place des premiers centres de services (celui de l'ERP aurait dû commencer il y a un mois) est un atout pour nous.
A nous de poursuivre dans cette voie, de manière publique par des opérations comme hier, mais également en offrant une résistance passive, en faisant traîner les dossiers en cours avec NoviaServ/IBM.

mercredi 2 juin 2010

Tour Oxygène : Succès de la mobilisation

Forte mobilisation



La mobilisation pour l'inauguration de la Tour Oxygène est un succès !
Vous avez été plusieurs centaines à passer un moment sur le parvis, et les médias n'ont pu rater notre message, relayé par des bannières et des tracts.







De nombreux contacts avec la presse

Un communiqué de presse avait été adressé aux différents médias locaux pour les avertir de notre présence.
Plusieurs interviews ont donc été données, ainsi que des reportages radio et TV.
Voici les reportages :

La Direction représentée



Du côté de la Direction, nous sommes contents de toujours les compter parmi nos fidèles lecteurs, car François Avrillon et Eric Lelièvre s'étaient déplacés. Bien entendu, ils étaient peu enchantés par la forte mobilisation, et tout l'effet de pub que cela induit... Mais comme il était possible de parler avec eux, nous avons abordé le sujt de l'offshore. Ils ne le nient plus, mais plus inquiétant, cela ne semble pas les déranger outre mesure. Messieurs, comment faîtes vous pour vous endormir le soir ?


Gérard Collomb interpellé



Bien entendu, il paraissait lui aussi un peu ennuyé par notre présence qui gâchait un peu la petite fête, mais il s'est tout de même prété au jeu et a échangé quelques mots avec les repréqsentants syndicaux. Il nous a répondu qu'il allait étudier le dossier. Nous attendons sa réponse, car rappelons-le, il n'est pas seulement Maire de Lyon mais également Sénateur...
Aidons-le à ne pas oublier sa promesse en postant un commentaire sur son blog.

La parole est à vous

Comme toujours, nous attendons vos photos pour illustrer cet article, et vos témoignages dans les commentaires.
N'oubliez pas également de nous signaler tous les retours vus ou entendus dans la presse.

La suite

Et la prochaine mobilisation est déjà programmée. Elle sera lyonnaise cette fois encore, et ce sera le 14 juin.

lundi 31 mai 2010

Tour Oxygène : les dernières infos

L'inauguration de la Tour Oxygène aura bien lieu mercredi 2 juin.

Une conférence de presse est prévue à 16h30 au 26ème étage.
Puis, la cérémonie d'inauguration proprement dite (avec visite des bureaux) débutera à 18h.

Évidemment, les cheminots ne sont pas invités directement.
Mais nous prévoyons tout de même d'être présents, sur le parvis de la tour dès 16h15 pour alerter la presse et les élus sur le projet Ulysse (Gérard Collomb, s'il veut être candidat à la présidentielle de 2012 ne pourra pas ignorer ce dossier). Des tracts pour expliquer notre combat devraient également être distribués.

Comme toujours, l'objectif est que nous soyons nombreux devant la Tour pour bien faire passer le message. Ceux qui ne peuvent pas être présents à 16h, peuvent rejoindre la troupe après, puisqu'il est prévu d'occuper la place jusque vers 18h30.

Alors, venez nombreux !

jeudi 27 mai 2010

Préparons l'inauguration de la Tour Oxygène

La prochaine journée d'action sera lyonnaise avec l'inauguration de la Tour Oxygène. Nous espérons bien pouvoir toucher les pouvoirs publics qui seront présents et l'opinion publique à travers la presse. Car l'inauguration de cette tour constitue un événemet important pour la commune de Lyon.
A nous de leur expliquer que cette tour sera surtout le "temple de la délocalisation" dans lequel la SNCF sacrifiera des centaines d'emplois de sous-traitants pour les envoyer en Inde !

La date est fixée au mercredi 2 juin (c'est donc dans moins d'une semaine). Reste à confirmer l'horaire, mais ce serait visiblement en fin d'après-midi.

26 mai - Manif devant le siège SNCF

Hier, nous étions près de 250 devant le siège pour apporter notre soutien à la délégation syndicale reçue par messieurs Nogué et Azéma. C'est un résultat en demi-teinte alors que les Parisiens jouaient à domicile.

Inversement, les ASTI ont pleinement participé aux festivités et étaient venus en nombre, certains même de Toulouse étaient partis la veille... Bravo messieurs !

Ce qui s'est dit

Bien qu'il n'y ait pas de compte-rendu officiel, voici en gros ce qui s'est dit :
  • Les OS ont rappelé que la Direction porte l’entière responsabilité du conflit.
  • Les OS souhaitent de véritables négociations et ne s’inscriront pas dans l’accompagnement de la mise en place d’ULYSSE.
  • A noter également que la Direction a changé radicalement de discours : elle ne dit plus « rien ne change ». L’offshore est avéré.
  • Enfin au sujet des métiers des cheminots, là aussi, le changement est avéré. Il faudra de la mobilité entre les DSI, donc de la  mobilité géographique !

Peut mieux faire

L'impression générale à l'issue de cette journée marquait une certaine déception. Tout d'abord à l'égard de la Direction qui ne s'est bien sûr pas montré et qui affichait son mépris en ayant pris soin de fermer les grilles.

Mais la déception était aussi visible à l'encontre des syndicats par la teneur de leur discours "creux" au sortir de la réunion. Entendre un résumé du combat que nous menons depuis six mois au jour le jour et l'amalgame avec le combat des retraites du 27 mai sans nous donner plus d'infos sur la teneur de la réunion n'était pas ce qu'attendaient les cheminots qui avaient bloqué leur journée pour faire le déplacement.
Messieurs les syndicats, merci d'être un peu plus fin psychologues la prochaine fois : pour la plupart des informaticiens, ce combat est le premier. Ils ne sont par conséquent pas rôdés à tout ce cérémonial, qui les laisse plutôt dans la crainte que l'espoir de victoire.

Dans la presse

Quelques relais par la presse sont déjà visibles :
Il y avait également une journaliste d'Europe 1 qui a interviewé plusieurs personnes. Si quelqu'un a entendu le reportage et l'a enregistré, merci de nous le transmettre.

Pendant ce temps...

... à la Mulatière, une occupation de la salle de pilotage a été orchestrée par des cheminots et des prestataires en marge de toute OS.
Nous copions-collons ici le commentaire de IBMestDansLeFruit (en édulcorant certains passages) qui illustre bien le mauvais esprit de nos dirigeants (encore une fois) : 

Mercredi en appui au mouvement parisien au siège de l’entreprise, les informaticiens (Prestataires et cheminots) de la Mulatière ont organisé en toute discrétion l'occupation de la salle de pilotage du site durant 1h. Surprise, sur prise pour les dirigeants, en particulier le chef de pôle Joël Noirot qui, une nouvelle fois, à goûté aux joies du camping dans son spacieux bureau de la Mulatière.

[...]

Sans conteste maladroit, son discours, vous l'imaginez, a été très mal accueilli par Le petit Peuple de La Mulatière.

[...]

Malheureusement (le contraire aurait été étonnant), rien de notable à signaler dans les échanges avec un dirigeant qui a resservi à peine réchauffés, les mêmes lieux communs distillés depuis des mois par une direction en panne d'imagination pour justifier un projet injustifiable qui consiste ni plus ni moins qu'à céder à prix discount une expertise ferroviaire qu'IBM se chargera de revendre au plus offrant à prix d'Or, y compris aux actuels et futurs concurrents de la SNCF.

Alors oui, messieurs les dirigeants jusqu'au sommet, les informaticiens vous le disent, ce ne sont pas nous, occupant à peine plus d'une heure un site de production informatique, qui sommes irresponsables, mais bien vous, qui apparaissez totalement dépassés par vos propres engagements. Vous, qui livrez à l'ennemi les armes stratégiques d'une future guerre économique qui se profile dans le ferroviaire (ce n'est pas nous qui l'inventons mais IBM lui-même qui le claironne dans les médias).
Comment voulez-vous ensuite, que nous vous fassions confiance quand vous nous abreuvez d'arguments poussiéreux, qui s'effritent au premier contact ? Comment croire et suivre des chefs qui vous mènent à une défaite certaine ?

[...]

Et maintenant ?

Pour autant, les réjouissances ne sont pas terminées. Le 14 juin à 10h se tiendra une table ronde entre les syndicats et la Direction pour faire le point sur le projet. Pour les OS, cette table ronde devra répondre aux revendications légitimes des cheminots tant pour les DSI que pour les ASTI. Elles espèrent y obtenir des garanties fortes.
Car après une gestion du dossier pour le moins désastreuse, la Direction se rend bien compte qu'elle doit maintenant faire face à un problème de relations majeur avec son personnelle et qu'elle doit regagner sa confiance.
Et vu la démotivation qui règne dans les bureaux, la route sera longue, et la pente sera raide...


mardi 25 mai 2010

Demain, tous au siège !

Alors que la Direction a encore raconté des salades à propos du bug informatique de vendredi (rappelons-le, aucun expert IBM n'est intervenu pour rétablir les services), demain sera une nouvelle journée d'action pour refuser le projet Ulysse !

Les syndicats ont publié un communiqué de presse, et encadrent la journée par un préavis de grève pour permettre de se rendre au siège (rue Mouchotte à Paris Montparnasse) à partir de 10h30.

Au niveau des ASTI, une fois de plus la mobilisation sera forte, et de nombreuses ASTI seront même fermées. Là aussi des délégations prévoient de monter sur Paris demain.

A demain !

jeudi 20 mai 2010

Un nom pour SNCF-B5 !

Ca y est c'est officiel, SNCF-B5 a un nom, un vrai qu'elle va pouvoir conserver sans risquer de se le faire prendre par des personnes malhonnêtes.

Et ce nom, quel est-il ?

Pour la petite histoire, après l'échec de Cortis, sachez qu'IBM avait imaginé un autre nom avec une consonance en "is" également. Mais il se trouve que même chez IBM les murs ont des oreilles... Caramba encore raté !

Du coup, en manque d'inspiration, ils ont trouvé un nom complètement hors du temps, et qu'ils ne risquaient pas de se voir prendre : NoViaServ...

lundi 17 mai 2010

26 Mai, opération "Pose ta valise à Paris... pas à New Delhi !"

Une idée qui nous vient tout droit des ASTI pour accompagner la journée du 26 mai :

"Informaticiens de la SNCF,
Nous ne ferons pas nos valises pour New-Delhi !
Le 26 mai, Posons-les à Paris !"

L'idée serait donc que chacun vienne avec une valise, afin de faire un (énorme) tas de valises devant le siège de la SNCF.

A vos valises !

samedi 15 mai 2010

Tous à Paris le 26 mai !

Dans le cadre d’une démarche unitaire, les syndicats appellent l’ensemble des informaticiens cheminots et prestataires à se rassembler massivement le mercredi 26 mai 2010 à Paris devant le siège de la SNCF, jour du Conseil d’Administration, pour y affirmer de nouveau leur refus du projet Ulysse et leur volonté d’assurer un avenir pour leur métier.

Cet appel concerne bien entendu toutes les DSI, toutes les ASTI et également les prestataires.

Il est important que notre soutien soit franc et massif ! Que tous ceux qui se sont inscrits dans les différentes journées d'action depuis le début de l'année (3 février, 23 mars, 1er avril) soient présents le 26 mai au Siège. Rester chez soi ce jour là ne serait qu'un message d'abandon du combat auprès de la Direction.
Alors, Lyonnais, Lillois, Nantais et surtout Parisiens (qui n'auront aucune excuse à être absent de cette journé organisée "à domicile") retrouvons-nous tous ensemble devant le siège, rue du Colonel Mouchotte, à partir de 10h30, pour montrer notre détermination à stopper ce projet insensé de Guillaume Pépy.

Pour les modalités pratiques, pour ceux qui ne pourraient pas (ou ne souhaiteraient pas) prendre un congé ce jour-là, un préavis de grève sera déposé. Ceci, uniquement dans le but de permettre à tous ceux qui le souhaitent (prestataires compris) de pouvoir se rendre sur Paris ce jour-là. Il ne s'agira pas de compter les grévistes (si tant est que la Direction sache encore le faire, car en avril, ils n'ont vraiment pas été au top sur ce point).

Des informations complémentaires arriveront dans les prochains jours. Mais prenez dès aujourd'hui vos dispositions (notamment les réservations de train) pour faire du 26 mai, une nouvelle journée d'action marquante contre le projet ULYSSE.

L'agenda syndical de mai

Depuis le 1er avril,  nous ne les voyions plus trop, mais dans l'ombre, les syndicats s'activent toujours.

Sur le plan juridique tout d'abord avec le délit d'entrave qui se profile. Mais cela ne peut malheureusement pas stopper le projet.

Sur le plan politique, avec de nombreuses prises de contact avec des élus locaux. Certains, même des UMP, s'interrogent et commencent à demander des comptes à Guillaume Pépy (nous y reviendrons prochainement).

Et en interne, beaucoup de choses arrivent dans les deux prochaines semaines :

  • 18/05 : HIS commune à Clichy + DP DSIT
  • 19/05 : Bilatérale avec les fédérations.
  • 20/05 : HIS commune à Lyon
  • 26/05 : Tous à Paris ! Pour soutenir une délégation qui sera reçue lors du CA.
  • Début juin : Table ronde sur ULYSSE.
Selon certains échos, notre action porte ses fruits :
  • Guillaume Pépy est régulièrement sollicité pour expliquer les choix de ce projet, ce qui a tendance à l'énerver.
  • IBM n'a toujours pas fait rentrer d'argent frais, et tout ce tapage commence à nuire à son image.
Voici donc deux excellentes raisons de poursuivre le mouvement ! ^^

dimanche 9 mai 2010

Futures actions syndicales

A ceux qui, comme Bicolor, s'impatientent, sachez que les syndicats continuent d'œuvrer. Ils sont loin de nous avoir abandonné ou d'avoir entamé les petits fours et autres bouteilles de champagne. Le festin n'aura lieu qu'après l'abandon d'Ulysse par Guillaume Pepy.

Voici une petite liste de décisions prises à l'issue de l'intersyndicale du 7 avril :

  • Etudier des aspects juridiques en lien avec le CCE et les CE concernés,
  • Participer au Groupe de Travail de la CPC Services Communs sur l’avenir du métier d’informaticien dont la première réunion aura lieu le 11 mai,
  • Favoriser les initiatives des intersyndicales locales,
  • Prolonger « la journée sans informaticiens » par un « rassemblement de tous les informaticiens à Paris », le 26 mai 2010, jour du Conseil d’Administration de la SNCF.

D'autres actions un peu plus médiatisables sont également en cours d'organisation. Mais nous cherchons un moyen pour informer le plus grand nombre sans que la Direction ne soit prévenue à l'avance. Ce blog ne semble donc pas la solution idéale, et vous n'êtes pas assez nombreux dans le rseau Facebook à nous avoir rejoints pour l'utiliser non plus. La réflexion se poursuit donc...

vendredi 7 mai 2010

Réponse de Patrice Granet aux DUPI

Suite au courrier qui lui a été adressé le 31 mars dernier, Patrice Granet a apporté le 27 avril la réponse suivante (les gras sont de nous) :

Votre lettre ouverte du 31 mars 2010 concernant le mal être des informaticiens en ASTI a attiré toute mon attention.

Son cadre dépasse largement la Direction d’Affaires CSC-TI, CSC ou encore la branche Infrastructure.

La filiale commune avec IBM est une décision d’entreprise dont le pilotage de la mise en œuvre a été confié à DSIT. Concernant plus particulièrement les ASTI, DSIT, le premier client comme vous le soulignez à juste raison, a indiqué à plusieurs reprises que la création n’aura pas d’impact sur l’activité. L’engagement a été communiqué en CPC-VA le 11 mars et réaffirmé par courriel le 24 mars.

Concernant les problèmes spécifiques à la branche Infrastructure, les embauches d’informaticiens sont réalisées de manière à traiter les besoins de production. Le plan 2010 prévoit 29 apports pour faire face aux départs et déficits.

L’examen de TAD informatique n’apparaît pas nécessairement comme la solution la plus adaptée en termes d’apports et de déroulement de carrière. En effet, la taille des UP Informatique ne permet pas d’offrir suffisamment d’opportunités de carrière et l’évolution du marché est toute entière vers la convergence télécoms et informatique. En conséquence, il vous sera proposé, lors de CPC-SC du 11 mai, qu’un groupe commun issu des CPC-SC et CPC-VA traite du sujet des métiers en ASTI et des parcours possibles. Vos préoccupations telles la reconnaissance de la technicité sur les réseaux ou serveurs ou encore le maintien de passerelles vers les DSI seront bien évidemment examinées. Le rapprochement des métiers télécoms et informatiques, du poste d’opérateur à celui d’expert, devra aussi être abordé. Les premières réunions pourraient se tenir fin mai avec pour objectif d’aboutir à un projet à fin 2010.

[...]

La disparition de petites UP n’est pas une problématique spécifique au métier Informatique. Vos inquiétudes, légitimes dans un monde en pleine mutation, doivent intégrer que la SNCF change, que l’Infra change. Il n’en reste pas moins que les ASTI sont reconnues par leurs clients comme étant le maillon local indispensable aux rouages de la maison SNCF. IG a récemment décidé de renouveler sa confiance aux ASTI alors que le marché n’était pas acquis. La Direction du Matériel, après avoir hésité, reste sur la logique de confier son parc aux ASTI et cette opération sera réalisée dès que la production des ASTI aura été homogénéisée et lorsque les nouveaux moyens nécessaires pourront être mis en œuvre. Enfin, des missions nouvelles, comme celle de CSIE, pourront être fournies par l’ASTI dans une logique d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage : une expérimentation est en cours sur le Limousin.

Vous abordez le problème de la mésentente entre le pilote métier et les DSI. Ce point est inexact. Certes, le métier d’informaticien est doublement piloté : sous l’angle de la production par CSC et sous l’angle de la technique par DSIT. Certes l’orientation client fournisseur de la relation DSIT CSC conduit à des négociations. Cependant, la relation entre CSC-TI et DSIT est extrêmement forte et solidaire, les parcours professionnel de nombreux agents, de DSIT vers l’Infra et réciproquement, témoignent de la force des liens unissant les deux entités. Par ailleurs, le prochain contrat entre DSIT et CSC-TI sera triennal ce qui, là aussi, démontre un souhait d’engagement mutuel sur le long terme.

Je reste donc confiant sur l’avenir des ASTI. Ce ne sera pas toujours facile mais tout le parcours fait depuis 2002 démontre justement que les informaticiens en ASTI ont toujours su s’adapter pour mieux progresser.


jeudi 6 mai 2010

Gilles Albertus a rencontré les syndicats

Ces derniers jours, Gilles Albertus a rencontré les syndicats individuellement au cours de bilatérales.
Divers sujets ont été abordés, dont Ulysse.

A propos d'Ulysse

Il a confirmé qu'il n'était pas là pour arrêter le projet Ulysse, mais bien pour poursuivre sa mise en place, sans même s'offrir une pause.
Pour autant, il a souhaité clarifier la communication de Michel Baudy en précisant que les filiales n'ont pas juste été créées pour nous assister dans la mise en place des centres de services. Elles ont également vocation à gérer les projets.
Selon lui, nous sommes engagés dans un partenariat avec IBM, donc les deux parties devraient y trouver leur compte. NDLR : Ces visions déformées de la part de nos hauts dirigeants sont toujours incroyables. Qu'ils viennent donc travailler avec nous quelques jours et participent anonymement aux réunions avec IBM, et nous verrons bien si la SNCF peut y trouver des avantages tant elle se fait presser...

A propos de l'offshore

Attention, nous abordons les sujets qui fâchent. Au niveau de l'offshore, Gilles Albertus ne le nie pas et considère même que c'est l'unique solution pour atteindre les exigences de coûts demandés !
Cette réponse semble sceller définitivement le sort de nos prestataires...

Au niveau des emplois des cheminots

Gilles Albertus est partisan de placer des cheminots dans SNCF-B5 pour amener un contre-pouvoir à IBM. Toutefois, ces postes sont à Paris, et seraient sous la tutelle de dirigeants IBM, la belle affaire !
Il réfléchit également à créer des postes d'assistance à maîtrise d'ouvrage. Mais nous savons tous que pendant les huit ans de présidence de Michel Baudy, celui-ci n'a jamais vraiment réussi à concrétiser cette voie.
Car, il est conscient qu'en l'état actuel des choses, de nombreux postes vont être modifiés voire même vidés de leur contenu et que cette partie du dossier avance moins vite que d'autres...

mardi 4 mai 2010

Cortis de nouveau accessible depuis le réseau SNCF !

Signe de l'ouverture que veut donner Gilles Albertus : le site Cortis est de nouveau consultable depuis le réseau SNCF !

Ajoutez à cela les rencontres actuelles avec les syndicats (nous espérons qu'ils nous feront quelques retours), et le sondage du CSA et nous pourrions croire à une réelle tentative de dialogue.

Pour autant, n'oublions pas que pendant ce temps, la mise en place d'Ulysse se poursuit à grande vitesse (fichier Excel en circulation, arrivée d'IBM à Nantes...). Et que, bien que le sondage mette le focus sur la Direction de DSIT, c'est bien la direction de la SNCF et plus particulièrement Guillaume Pépy qui est derrière ce projet contre lequel la lutte ne doit pas s'arrêter.

lundi 3 mai 2010

Le sondage CSA est en place

Comme Eric Lelièvre nous l'avait annoncé par mail le 27 avril, le sondage CSA a été mis en place et nous avons eu l'occasion de le parcourir. Il s'agit d'un questionnaire Web qui n'est pas sans rappeler l'enquête RH annuelle. Dans la première moitié, on y retrouve le même type de questions sur l'ambiance au travail, l'appréciation du supérieur direct, les conditions de travail, etc.

La seconde s'attache plus spécifiquement au projet Ulysse (sans jamais le nommer), et aux nombreux changements qui secouent actuellement DSIT. Certaines suggestions de réponses donnent l'impression que la Direction a participé, car il est notamment fait mention d'optimisation de la sous-traitance. Mais ailleurs on retrouve aussi la notion de climat social.

On note également une question sur les sources d'information. Nous comptons sur vous, fidèles lecteurs, pour ne pas les décevoir.

Enfin, nous déplorons que la plupart des questions ne soient proposées que sous forme de QCM et qu'il soit rarement possible de s'exprimer à travers des saisies en texte libre, mais c'est sans doute le meilleur compromis pour garantir qu'un maximum de gens répondet sans que cela ne leur prenne trop de temps.

Globalement, ce sondage couvre un large spectre de sujets, ce qui devrait garantir une analyse pertinente, pour peu que tout le monde joue le jeu : Les agents en y répondant, et la Direction dans son interprétation et dans ses actions futures...

Conclusion, même si le questionnaire est un peu long, prenez le temps d'y répondre. Si la Direction a décidé de mettre en place ce sondage, c'est qu'elle a pris conscience du climat social désastreux qui règle à DSIT, et c'est un premier signe d'écoute de leur part. Espérons que les résultats seront publiés, même s'ils sont mauvais...

Le roi est mort, vive le roi !

Le départ de Michel Baudy

C'est avec un mail qui commence avec des airs inspirés de Valéry Giscard d'Estaing que Michel Baudy nous quitte. Nous ne verserons certainement pas de larme pour lui. Et nous ne partageons pas non plus son enthousiasme quant au bilan de ses huit ans de présidence au cours desquels il ne s'est pas passé grand chose, si ce n'est la montée en flèche de la sous-traitance, et la mise en place du projet Ulysse.
Avec son départ, c'est la technique habituelle du turn over des directeurs qui est mise en place afin que ni lui, ni son successeur ne puissent être accusés en cas d'échec du projet...

Pour autant, nos routes ne se séparent pas vraiment puisque son nouveau bureau est situé... au troisième étage d'Innovia !
N'hésitez pas à lui faire coucou de temps en temps.

L'arrivée de Gilles Albertus

Et Gilles Albertus à travers un DSIT Info a souhaité nous accueillir chaleureusement par un mot dans lequel il écorne le nom de DSIT (non Gillou, il n'y a pas de séparation entre le I et le T, nous sommes unis...), signe de son implication pour son nouveau poste.
Heureusement, il termine par une note d'optimisme "J'irai à votre rencontre pour vous écouter et construire un projet ensemble".

Il a d'ailleurs prévu de débuter sa présidence sur un signe d'ouverture en recevant les syndicats, mais cela ne sera pas pour parler que d'Ulysse...
Saluons ce geste pour rétablir la paix sociale, mais la tâche est rude, et il faudra veiller à ne pas nous décevoir en reproduisant les erreurs passées...

Demain, opération "Envoie tes adieux à ton président"

Comme cela a été suggéré dans les commentaires par "Michel of Bodywood", nous vous invitons à envoyer un mail (pourquoi pas avec le bouton "Répondre à tous") demain à 12h à Michel Baudy pour lui témoigner votre sympathie, et notre tristesse de le voir partir.

Nous vous suggérons ce message :

Monsieur,

C'est avec une certaine tristesse que nous avons appris votre départ.
Une minute de silence a d'ailleurs été observée en mémoire de... notre SI.

IBM dans l'actualité

Puisque nous sommes maintenant "partenaires", voici quelques infos intéressantes à partager à propos d'IBM :

  • IBM envisagerait de se séparer des trois quarts de son personnel d'ici à 2017. En clair, ils souhaiteraient passer de 399 000 employés à 99 000 à peine en 2017. Tout ceci au profit des pays émergents. Pire, IBM pourrait au besoin faire appel à son ancien personnel pour certaines missions spécifiques. en clair, un e main d'oeuvre flexible et serviable à envie...
  • IBM n'hésite pas à harceler et à  licencier son personnel s'il porte trop haut certaines revendications. C'est ce qui est arrivé à Christian Agon qui a été licencié le 17 août 2009 qui avait milité auprès des commerciaux en dénonçant la politique de baisse de rémunération des Ingénieurs Commerciaux et Technico-Commerciaux chez IBM, par voix de presse (France3, RTL, 01.Net)...
  • La police suisse a déjoué une tentative d'attentat contre le centre de recherches d'IBM à Rüschlikon (futur laboratoire de recherche dédié aux applications électroniques de la nanotechnologie). Certes, nous nous éloignons de l'informatique, et entrons dans le politique puisque les personnes arrêtées sont issues des milieux anarchistes italiens. Mais quand nous avons appris l'information, cela ne nous a pas étonné plus que cela qu'IBM devienne la cible de terroristes. Allez savoir pourquoi... ^^

dimanche 2 mai 2010

Cartographie du SI ou le pillage de notre SI par IBM

IBM circule dans les locaux de DSIT-E depuis plusieurs jours maintenant. Ils imposent des jours, heures et lieux de réunions sans se préoccuper des contraintes opérationnelles de DSIT. Ils appellent cette phase de cartographie la "Due diligence" , en français "vérification conjointe".
Leur objectif est de faire remplir par les chefs de projet (au sens large) qu'ils convoquent un fichier Excel décrivant de manière extrêmement détaillée l'ensemble des méthodes et savoir-faire utilisés pour la maintenance de notre SI et pour nos projets.

Le contenu du fichier Excel

Chaque ligne du fichier décrit une application ou un projet et contient plusieurs dizaines de colonnes, dont notamment : l'architecture utilisée, les langages de développement, le nombre de bugs recensés et le temps moyen mis pour les résoudre, leurs indicateurs qualité, les nôtres, le nombre moyen d'évolutions demandées, les résultats des comptages en points de fonction, les procédures qualité utilisées...
Plus grave, on y trouve également des données personnelles et confidentielles : noms et prénoms des agents SNCF et des prestataires qui travaillent sur une application, ainsi que les compétences et savoir-faire de ces personnes. Gageons que la SNCF (ou IBM) a pensé à déclarer ce nouveau fichier à la CNIL...

Ce travail de titan est extrêmement chronophage : le SI est composé de plusieurs centaines (milliers ?) d'applications, de plateformes logicielles extrêmement disparates, sans compter les milliers de flux inter-applications. Ce recensement vient perturber dangereusement les travaux quotidiens qui, eux, continuent, avec des clients en face, qui subissent eux-mêmes la pression de leurs commanditaires. Aucune évaluation de la charge et du délai (et donc du coût caché) nécessaires à ce recensement n'a été faite côté IBM.

IBM est en train de piller notre savoir-faire,

notre système qualité, l'ensemble des processus, procédures et outillages que DSIT-E a mis des années à construire, et que nos clients ont financés. Les clients reconnaissent unanimement notre savoir-faire, notre compétence, la qualité des applications livrées, la facilité à les maintenir dans le temps malgré des technologies vieillissantes parfois : accepteront-ils qu'une entreprise "étrangère" profite gratuitement de cette manne qu'ils ont financée ?

NE DONNEZ AUCUNE DE CES INFORMATIONS A IBM !

Ils n'ont normalement pas besoin de toutes ces informations si leur rôle est vraiment de nous assister dans la mise en place des Centres de Services. Car, rappelons le, il s'agit de massifier la commande de main d'œuvre. Il n'y a donc nullement besoin de rentrer dans de tels détails. De plus, à l'heure qu'il est, les contrats avec les SSII doivent être bouclés, ou pas loin.

Puisque l'accord passé avec eux reposait sur leur savoir-faire intrinsèque, leurs méthodes infaillibles, leur capacité éprouvée à intégrer de manière totalement indolore n'importe quel SI, qu'ils se débrouillent seuls.

jeudi 29 avril 2010

Retour sur la Commission Economique du CCE du 2 avril

Les réponses de la Direction aux questions qui ont été soulevées lors de la Comission Economique du CCE le 2 avril dernier ont été publiées et sont disponibles en annexe de cet article.

Rien de bien nouveau, dans tout ceci. Mais nous sommes tout de même étonnés de voir la Direction servir du réchauffé. Car nous ne trouvons dans leur réponse ni plus ni moins que le discours qu'ils nous tiennent depuis des mois, y compris avec ses non-dits (notamment l'offshore), et ses réponses à la limite du mensonge (choix d'IBM pour rééquilibrer par rapport à Cap Gemini, justification de la signature accélérée fin décembre, etc.).

De nombreux éléments qui contredisent ces réponses ont été publiées à travers différents articles sur ce blog. Gageons que les responsables du CCE sauront en tenir compte.

Prenons le temps de nous pencher notamment sur celles-ci :

  • A propos de l'effectif de SNCF-B5 : Les organigrammes que nous nous sommes procurés révèlent plusieurs dizaines de poste définis essentiellement pour du personnel IBM. La Direction justifie cela ainsi : "C'est pour faciliter cette éventuelle sortie [du partenariat] que SNCF B5 n'est composée que de 5 à 6 cheminots". Incroyable comme nous sommes plus rusés à la SNCF que chez IBM où ils ont envoyé des dizaines de personnes alors que le partenariat peut être rompu à tout moment. A moins que la Direction ait des doutes  et n'ose effectivement pas s'engager ? Nous n'osons y croire...
  • A propos du fonctionnement des prestations en français : De notre côté du miroir peut-être. Pourtant, deux documents (le planning et l'organigramme) ont révélé des équipes de traduction de nos spécifications (sans doute en Roumanie pour l'Inde).
  • Idem pour l'offshore : Nous ne pouvons croire des affirmations comme : "S'il devait y avoir de la sous-traitance offshore, ce serait dans les pays avec lesquels il existe des partenariats". A moins que la SNCF n'envisage des partenaraits avec des pays comme l'Inde et la Roumanie ?
  • A propos de la loi sur les marchés publics : Ils répondent à côté en indiquant que STELSIA et SNCF-B5 ne sont pas soumises à la règlementation européenne 2004-17. Oui, mais la SNCF ?
  • Quand on leur demande le business plan, comme toujours, la réponse se fait plus vague et renvoie à une note d'information publiée (tronquée) auprès du personnel le jour de la Commision Economique.
  • Projet NOTIS : Nous sommes carrément tombés de notre chaise devant tant de mauvaise foi : "Afin de ne pas décaler une nouvelle fois le planning du projet (risques liés à l'obsolescence de l'infrastructure actuelle), et de manière à pouvoir rapidement obtenir les machines nécessaires aux tests techniques, il n'a pas été décidé de lancer un AO pour cette prestation."
  • A propos des 200 postes qui vont être réinternalisés : ils ne savent même pas à quoi ils correspondent réellement (d'ailleurs leurs réponse reste vague) et ce qu'ils vont en faire. Ils externalisent le développement d'applications stratégiques et critiques pour notre SI, et en parallèle osent communiquer sur des postes dits "stratégiques"..

Enfin, notez, que le dossier Ulysse n'est pas à l'ordre du jour du prochain CCE du 19 mai.

lundi 26 avril 2010

En mai, fais ce qu'il te plait

L'actualité plutôt calme de ces derniers jours (en attendant Gilles Albertus) ne signifie pas pour autant la fin du conflit, bien au contraire.

Actions syndicales

A l'issue de la Journée sans informaticiens, les syndicats se sont réunis le 7 avril et se sont accordés sur les propositions suivantes :

  • Demande d’audience unitaire à Guillaume PEPY lui demandant de recevoir personnellement les représentants des fédérations syndicales. Car nous le savons maintenant, il est l'initiateur de ce projet.
  • Après la Journée sans informaticiens, organisation d’une journée de grève et de manifestation nationale à l’occasion d’un prochain CCE ou Conseil d’administration : « Tous les informaticiens à Paris ... et pas à New-Delhi »
  • Poursuite des procédures juridiques pour défaut de consultation des instances et délit d’entrave dans les CE des Directions centrales et demande aux membres du CCE d’engager très rapidement une procédure similaire afin d’obtenir la suspension de la mise en œuvre d’Ulysse dans le cadre d’une procédure en référé auprès du Tribunal de Grande Instance.
  • Amplification de la campagne d’interpellation des élu(e)s politiques par les intersyndicales locales CGT, SUD-Rail et CFDT (l’UNSA n’ayant pas souhaité s’inscrire dans cette démarche) sur Lille, Lyon, Nantes et Paris mais aussi dans les autres régions. Un courrier a été adressé à tous les élus aujourd'hui.
  • Poursuite d’actions médiatiques locales ou nationales pour alerter l’opinion publique.

Actions personnelles

Il est encore trop tôt pour savoir si le mois de mai apportera de nouvelles journées de grève (car combien sont près à se lancer dans une grève dure, et reconductible de plusieurs jours ?) , mais il est un certain nombre d'actions possibles dans notre quotidien.
En voici quelques unes qui nous sont venues à l'esprit :

  • Réunions avec IBM : La solution radicale serait de les empêcher d'entrer dans nos locaux. Une plus discrète consiste à les faire patienter longtemps et plusieurs fois (à l'accueil, puis après les avoir amenés dans la salle de réunion, puis au cours de la réunion), pour qu'au final, rien n'en ressorte...
  • Réunions avec la Direction : Montrez votre ras-le-bol face à une direction autiste en boycottant les prochaines réunions importantes (nous pensons notamment aux RCSNE et RCSNX). Si un tiers d'entre nous est absent, cela se verra.
  • N'effectuez pas les tâches qui profiteraient à IBM : Avec l'organisation actuelle du travail où c'est à chacun de gérer ses priorités, il est facile de toujours mettre en bas de la pile les tâches qui profiteraient à IBM plus qu'à la SNCF.
  • Relais auprès des élus : Écrivez à vos représentants politiques. Donnez libre cours à votre imagination, ou reprenez celui des syndicats pour accentuer la pression.

Et vous, à quoi pensez-vous ?

Un courrier adressé aux élus parlementaires

Les syndicats ont adressé un courrier à chacun de nos élus politques parlementaires (députés et sénateurs). En voici le contenu :

Nous attirons votre attention et sollicitons votre intervention sur le projet ULYSSE actuellement mis en œuvre par la SNCF qui consiste à céder le pilotage de la production ainsi que la gestion de la sous-traitance de ses prestations informatiques à IBM pour un marché avoisinant les 1,7 milliards d’Euros sur 6 ans.

Cette décision a été prise dans la plus grande précipitation, le 11 janvier 2010, par le Conseil d’Administration de la SNCF, et a été votée par les représentants de l’état malgré l’opposition de l’ensemble des administrateurs salariés et les réserves émises par la mission de contrôle économique et financier des transports du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi.

Les instances représentatives du personnel de la SNCF, à commencer par le Comité Central d’Entreprise, n’ont jamais été valablement consultées sur les conséquences stratégiques, économiques et sociales de ce projet.

D’autre part, il semblerait que les dispositions légales relatives à la passation des marchés publics n’aient pas été respectées dans ce dossier.

La Direction de l’entreprise publique n’entend pas moins livrer les clés du Système d’Information, de la technologie et du savoir-faire de la SNCF à une multinationale qui ambitionnerait de devenir un acteur majeur de l’informatique ferroviaire.

Au-delà de nos craintes sur les conséquences néfastes de cette cession pour les informaticien-ne-s cheminot-e-s, pour le service public ferroviaire et l’avenir de la SNCF nous vous alertons sur le sort qui est d’abord promis aux prestataires actuels de la SNCF, les salarié-e-s des Sociétés de Services Informatiques (SSII) qui seront mis sur la touche dès le 1eravril 2010 notamment sur les bassins d’emplois de Lille, Lyon, Nantes et Paris.

En effet, les objectifs d’économies de 17 % sur 6 ans annoncés pour la SNCF, auxquels il faut ajouter les bénéfices escomptés par IBM, impliquent une délocalisation massive de centaines d’emplois d’informaticiens vers des Centres de Services «Offshore» (Inde, Europe de l’Est,...) à l’instar de ce que la multinationale a fait avec BNP-Paribas ou CMA CGM avec des résultats catastrophiques.

Le secteur Informatique en France a été durement touché par la crise ; le chômage des informaticiens a fortement progressé dans le pays en 2009 et cette situation est aggravée par une politique de délocalisation des emplois informatiques qui se généralise et s’amplifie depuis plusieurs années. Certaines des toutes premières SSII françaises compteraient dorénavant plus de salariés en dehors de nos frontières, principalement dans certains pays émergents comme l’Inde.

Il est intolérable qu’une entreprise publique comme la SNCF contribue par la mise en œuvre de ce projet à l’aggravation du chômage dans le pays et à une perte de compétences technologiques et stratégiques liées au système d’information public ferroviaire.

Dans le cadre d’une Demande de Concertation Immédiate déposée le 1er mars 2010, nos fédérations syndicales ont alerté et mis en garde, en vain, la direction de l’entreprise. Lors des journées de grève du 3 février et la « Journée sans Informaticiens » du 1er avril 2010 à la SNCF, les informaticiens se sont fortement mobilisés pour témoigner de leur inquiétude et de leur mécontentement avec de très forts taux de grévistes.

Nous portons aujourd’hui auprès de vous les revendications suivantes auxquelles nous vous laissons le soin de donner toutes suites que vous jugerez utiles.

Nous demandons :

  • L’abandon d’ULYSSE et de tous les projets d’externalisation.

  • La ré-internalisation des missions dans tous les domaines et la garantie de leur pérennité.

  • Le contrôle du système d’information exercé pleinement par l’EPIC SNCF pour assurer la pérennité de l’entreprise intégrée, de ses missions de service public et le maintien de l’emploi sur le territoire national.

  • La maîtrise d’oeuvre SNCF réalisée avec un faible volume de sous-traitance garantissant la confidentialité des données, la connaissance métier et la maîtrise des systèmes.

  • Une véritable politique de l’emploi informatique en interne à la SNCF, appuyée par des embauches au statut et l’organisation d’un examen sur l’ensemble des régions et directions.

  • Des engagements pour l’avenir de la filière informatique dans les Directions des Systèmes d’Information, dans les Agences de Service Télécoms et Informatiques et de tous les agents qui travaillent pour le système d’information de la SNCF.

  • Une politique d’achats efficiente pour toutes les prestations (matériels, logiciels, choix des SSII) garantissant notre indépendance des constructeurs et éditeurs.

  • Le respect des droits syndicaux élémentaires et des Instances Représentatives du Personnel.

Nous pensons que chaque élu-e doit faire entendre sa voix et peser sur ce sujet d'une importance nationale en terme de défense de notre savoir-faire technologique et de préservation du service public informatique ferroviaire.

Les conséquences néfastes en terme d’emplois vont d’autre part lourdement peser dans certaines régions.

Nos représentant-e-s sont à votre entière disposition pour vous apporter les éléments d'appréciations que vous jugeriez utile à votre engagement sur cette question et nous ne manquerons pas de faire connaître votre position sur ce dossier.

Veuillez recevoir, Madame-Monsieur la-le députée-é, nos meilleures salutations syndicales.

mercredi 21 avril 2010

Organigramme de B5 - suite

Découvrons ensemble la suite de l'organigramme de SNCF-B5, avec de nouvelles surprises au programme...

Organigramme de l'équipe Transformation IBM

Ceci concerne encore la partie Etudes évoquée hier, et rien que les noms des services sont évocateurs des (nombreux) changements à venir...

Pour rappel, le Transformation Leader est Régine Ragot, et elle a sous elle les services suivants :

  • Capitalization & Industrialization Lead : Surajit Mukhopadhyay (Inde)
  • Lean Coach India & Lean Team : TBN (Roumanie et Inde)
  • Data Privacy Management Lead : TBN (Inde)
  • Engagement Communication Deck
  • Translation Management
  • Knowledge Mgmt & Capitalization
  • Change & Organization Lead : Catherine Grizel (France)
  • Value Management Lead : TBN (Inde)
  • Consultant S&C
  • Program Governance and Financials
  • Training & Coaching
  • Customer Change & Resistance Management
  • Service Translation Lead : Christophe Plagué
  • 2 Service Transition Managers : Arup Aditya (en Inde), Randan Basu
  • ITIL/CMMI Practices Quality Assurance
  • Method & Tools Lead : Régine Ragot (acting)
  • Co-Sourcing Lead : TBN (Inde)
  • Ticketing and Report Tool Manager : TBN (Inde)
  • PM&T Focal Point / Method Champion : Nicolas de Cagny (France)
  • Estimate Tools & Metrics
  • Capacity Model
Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'approche "lean", Wikipedia est votre ami.
On appréciera notamment les pôles Traduction (Translation Management), ou encore celui du "Management de la résistance" (Customer Change & Resistance Management). Ca, c'est de la conduite du changement !)
Notez également l'approche d'assistance au ticket...

Organigramme des Centres de Services de Test IBM

Nous ne rentrerons pas dans le détail de cet organigramme. Sachez cependant que l'essentiel des taches est confié à... TBN.
Autre point marquant : que vient faire la partie Test dans B5, si la JV n'est là que pour gérer les contrats des Centres de Services ? Etrange... A moins que l'on nous ait encore une fois caché une partie de la vérité ?

Organigramme du domaine Production

Rappelons que le responsable de ce domaine est Frank Mercier. Il sera épaulé par François D'Oncieu (Manager de la Transition) et Thierry Heitmann (Manager de la Transformation).
Le découpage des CdS ressemble étrangement à celui du "document de travail" d'octobre 2009 :

  • Architecture & Process
  • Asset Management
  • Réseau
  • Mainframe et I*Net
  • Support & Intégration ERP
  • Admin & Support Bases de données
Pour le reste, dans l'organigramme apparaît clairement le rôle d'IBM prestataire (rappelons que dans le contrat IBM s'est octroyé 100% des CdS de Production), avec l'offshore mis en exergue :
  • IBM Front Office dans la JV avec 1DPE, 5 Service Managers, 3,5 Leaders Techniques, 2 Architectes)
  • IBM Back Office IDC (= India Deck C) avec 1 DPE, 2 Change Management, 5 Incidents & Problèmes, 1,8 Reporting)
Et les centres associés :
  • Support & Intégration Applications avec 20 ETP
  • Mail LDAP avec 8 ETP
  • Service Desk avec 90 ETP dont le responsable serait Mickael Osterlund
  • Support & Admin Systèmes & Middleware avec 70 ETP
  • Pilotage des serveurs

Organigramme du domaine Production : Transition (TRN) et Transformation (TRF)

Le domaine sera doté d'un architecte en la personne de Jean-Christophe Ollivier.
La partie Transition sera composée comme suit :
  • Chef de projet Services Logistique : Jean-Claude Letellier
  • Chef de Projet Vérification conjointe : Hervé Laurent
  • Architecte Réseau : TBN
  • Vérification conjointe
  • Solution
  • Evaluation Sécurité : Michel Rubira + 0,5 ETP de TBN
  • Adaptation outils : 1,5 ETP de TBN
  • Gouvernance : 1 ETP de TBN
  • Gestion des prestataires
Et la partie Transformation :
  • plusieurs chefs de projet (de TBN, pour changer, et Jean-François Gaillard)
  • Une équipe ITD composées d'architectes (Lionel Roquain, Samir Mehmal, 1 TBN), 6 spécialistes techniques (TBN) et 4 administrateurs systèmes (TBN)

Organigramme de la direction financière

Sans rentrer dans les détails, sachez que l'organigramme est tout de même important (en même temps, c'est normal vu le rôle théoriquement assigné à B5). Et on ne trouve pas de trace d'Yves Thibaudeau. Quelques noms de postes qui nous ont tout de même interpellés :
  • Accounts Payable & Travel expenses (il va bien falloir payer tous ces voyages en Inde)
  • QA Manager (étrange pour une direction financière)

Conclusion

Comme toujours, nous vous laissons vous faire votre propre opinion de tout cela. Mais avec le temps, les pièces du puzzle s'assemblent, et le résultat est de plus en plus inquiétant... Le temps de l'action musclée approche...

mardi 20 avril 2010

Organigramme de B5

Un organigramme complet de la co-entreprise qui répond encore au doux nom de SNCF-B5 (mais IBM aurait déjà d'autres noms en tête... toujours à consonance en "IS"...) circule depuis déjà plusieurs jours. Comme toujours, nous pouvons y apprendre beaucoup de chose, puisque qu'il est assez complet. Celui-ci est daté du 8 mars et est aux couleurs SNCF et IBM, on est donc loin d'une simple "version de travail"...

A noter : A la fin du document, on trouve la liste de tout le personnel d'IBM avec leurs coordonnées (toutes en France)... Peut-être en profiterons nous pour les contacter de temps à autre ^^

Organigramme général

Rien que l'organigramme général mérite le détour. Michel Baudy à plusieurs reprises a précisé qu'il n'y aurait qu'une poignée de personnes. Jugez plutôt :

  • Président : Michel Baudy
  • Directeur des Opérations : Bernard Lauquin
  • Directeur financier : Cathy Salmon
  • Secrétaire Général : Eric Lelièvre

Ensuite, la Direction des Opérations est découpée comme suit :

  • CTO du domaine Etudes : Jean-Luc Pichot
  • Directeur du programme Transition & Transformation : Joel Feron
  • CTO du domaine Production : Frank Mercier
  • Coordination centrale : Walid Bagga
  • Client Management : Pascal Sabrazes et Jean-Pierre Duffeyne
  • Security & Compliance : Michel Rubira (Prod), TBN (Etudes)
Pour une entreprise dont le siège social est en France, on notera de nombreux intitulés de postes en anglais, signature claire d'IBM.
Et le nom du programme "Transition & Transformation" est éloquent... Surtout quand on sait que depuis quatre mois aucun programme d'accompagnement au changement est en place à la SNCF...
Et ce n'est qu'une mise en bouche...

Organigramme du domaine Etudes

Sous Jean-Luc Pichot, CTO du domaine Etudes, on trouve :
  • Vendor Management Team : Coline Boudineau (pour IBM), François Sordoillet (pour Vendor 2), Olivier Laspagot (pour Vendor 3)
  • CdS Réalisations : Didier Delesque (IBM) et ?
  • CdS de Tests : Pascal Souletie (IBM)
  • Communication Leader : Anne Bocquet
  • Transition & Transformation (Vendors autres qu'IBM) : Gilles Gasse
  • Portfolio Mgt Consultant : Guillaume Bruckert
  • Lead Architect : Marc Legroux
  • Risk / Delivery Excellence Lead : Hubert Taupin
  • Metrics Manager : Laurent Gaillard
Tout de suite, il apparaît clairement que la JV ne va pas seulement jouer un rôle de conseil dans la contractualisation des Centres de Services, puisqu'on retrouve des fonctions transverses qui seraient proches de la division EX de DSIT par exemple...
Reste à trouver les sociétés qui se cachent derrière Vendor 2 et Vendor 3.

Organigramme du programme de Transition & Transformation

C'est ici que cela devient le plus croustillant, les noms étrangers, et leurs pays d'appartenance apparaissent clairement dans le document.

Sous le Directeur du programme, Joel Feron, nous trouvons :

  • Transition Project Manager : Eric Ohayon
  • Sr Migration Manager Application Transition : Pradip K Panigrahi
  • Transformation Project Manager : Régine Ragot
  • Due Diligence Manager : Thierry Fauvel (France), Achai R Sangal (Inde)
  • SMEs technical (BI, .Net & Microsoft Tech, Java)
  • Transition 2 Trasnformation : TBN
  • Connectivity / Infra : Venkatesh Annamalal (Inde), Cezar Simion (Roumanie), Dominique van Hove (France)
  • Application Transition Managers : Sara Abad (France), Santhosh Kandaswamy (Inde depuis la France), Mihaels Crimu (Roumanie Transition Lead Manager), Puneet Jain (Inde depuis la Roumanie), TBN (en Inde)
Vous noterez la présence d'une division "Connectivity / Infra" qui donne une idée sur la manière dont seront administrées nos serveurs à l'avenir...

La suite (Production, Direction financière, etc.) demain...

vendredi 16 avril 2010

Témoignage d'un IBM

Voici un témoignage (anonyme) reçu de la part d'une personne qui s'est retrouvée à travailler chez IBM à la suite d'un transfert d'activité.
Son éclairage est intéressant et illustre bien les méthodes (critiquables) d'IBM...

Si nous avions été plus lucide à l'époque, on aurait réellement fait des vagues (et pas une seule heure de grève symbolique). Je ne sais pas si nous aurions eu gain de cause, mais au moins on ne serait pas parti sans un merci avec nos salaires au rabais (par rapport à ceux d'IBM). Si vous comptez sur un rattrapage des salaires, vous pouvez brosser et idem pour la participation, l'intéressement, etc.... Le seul truc vraiment bien chez IBM c'est le CE et... tiens comme c'est bizarre c'est pas géré par IBM......
Donc bon, s'il y a quelque chose à négocier, c'est maintenant, après il sera trop tard une fois que l'affaire sera bouclée.


Pour ce qui de l'Inde et/ou la Roumanie (ou d'autre pays) c'est 100% la cible IBM, les propres salariés d'IBM (de France et d'ailleurs) se font déjà du soucis depuis plusieurs années. Au rythme où ça va il ne restera bientôt plus qu'une poignée de commerciaux en France (et de manière générale en Europe et même au USA). Toute la "force technique" (admin système, développeurs, voir même chef de projets, ...) sera en Roumanie, Tchéquie, en Inde ou en Chine (tous les services administratifs interne IBM sont déjà en Roumanie par exemple).

IBM est avant tout une société financière, la rémunération des actionnaires est le principal objectif, le reste importe peu... surtout "les êtres humains" (nous ne sommes qu'une variable d'ajustement, mais ne jetons pas plus la pierre à IBM qu'à un autre, Michelin c'est pareil aujourd'hui et c'est pourtant 100% franco français).

/!\ =>>>>> Ne surtout pas se mettre dans l'illégalité (ie: sabotage), IBM a un service juridique et n'hésitera sans doute pas à s'en servir (voire peut-être la SNCF, mais sans doute plus sous la pression d'IBM). Même si "on" pense avoir raison, IBM a de quoi payer des avocats pendant plusieurs années, ce n'est pas forcément le cas de "simples employés".

Dans une parfaite légalité, il y a sans doute de nombreuses actions possibles [...]

Un dernier point à bien garder en tête : IBM n'a pas connu de "grande grève" (ni de conflits sociaux durs comme à la SNCF) et par dessus tout IBM déteste la mauvaise presse/pub. Sur ce créneau, je pense que vous avez une carte à jouer...

mercredi 14 avril 2010

Un astucieux calcul

Vu sur un tract syndical distribué cette semaine, un calcul astucieux permet de mieux comprendre le rôle de l'offshore dans le montage actuel :

Afin de garantir 17% d'économie à la SNCF en moyenne sur les 75% du volume d'activités et octroyer les 13% à IBM, il faut en réalité réaliser 30% d'économie auprès des fournisseurs (SSII).

Ce pourcentage a été confirmé à maintes reprises dans les diverses réunions "pédagogiques"  [...] Dans ces mêmes réunions, la Direction annonce qu'une économie de 10% (sur 100% du volume d'activité) est parfaitement possible avec une meilleure gestion interne de la sous-traitance.

  • Un constat rapide met en évidence que l'offshore sert clairement à rémunérer IBM
  • La différence entre les 2 versions pour un volume V d'activité donne 2,75% :
    (0,17 * 0,75 V) - (0,10 * V) = 0,0275 * V
Alors, pourquoi un tel projet avec de tels risques non mesurés pour 2,75% ? Tout cela en vaut-il vraiment la peine ?

Tout est dit...
D'ailleurs, Eric Grasset n'a-t-il pas déclaré que les 17% de gains étaient faisables sans offshore mais que "c'était mieux avec" ? Voilà sans doute une des raisons...

lundi 12 avril 2010

Employés d'IBM, rejoignez-nous !

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire ce blog, et notamment chez IBM. Bien sûr la Direction d'IBM suit (d'un mauvais œil) ce blog, mais ce n'est pas à eux que nous nous adressons aujourd'hui.

Employés d'IBM, rejoignez-nous !

Nous nous adressons aux employés d'IBM, à ceux qui nous ont déjà témoigné leur sympathie par mail, à ceux dont les emplois sont aujourd'hui menacés par l'offshore indien. Rejoignez-nous !

Envoyez-nous vos témoignages sur les pratiques de votre employeur, sur vos informations autour du projet Eiffel. Car si ce projet passe, c'est aussi vos emplois qui seront touchés. Tous ensemble, luttons pour la sauvegarde de nos savoir-faire et de nos emplois en France !

Tous ensemble nous serons plus forts, et nous pouvons arrêter ce projet insensé !

IBM n'aime pas la mauvaise presse

C'est un fait, pour qu'IBM puisse signer régulièrement des contrats comme Ulysse, il leur faut une excellente image de marque.
A nous de ne pas les décevoir et de révéler leur vrai visage.
Peut-être qu'alors, ils comprendront que la SNCF n'est pas pour eux et qu'ils s'en retourneront vers d'autres proies moins coriaces...

Que ceux qui ont travaillé avec IBM (nous pensons notamment au projet OSMOSE) nous adresse leurs témoignages (anonymes bien sûr) sur les pratiques commerciales de Big Blue (contrats aux clauses  particulières,  préconisations avant-vente en décalage  avec ce qu'il faudrait réellement...)

Ce qui s'est passé sur NOTIS et OSMOSE ne sont pas des cas isolés, cela se reproduira de plus en plus souvent... Profitons donc de la notoriété  de ce blog, pour révéler toutes ces pratiques malsaines.

jeudi 8 avril 2010

Alcatel-Lucent : des débuts d'externalisation pas jolis jolis

Dans un article de ZDNet, on peut lire un premier retour 4 mois après l'externalisation chez HP des services informatiques d'Alcatel-Lucent.

On y apprend notamment que :

  • La CFE-CGC "juge que l'argument économique mis en avant par la direction d'Alcatel-Lucent pour motiver cet accord ne se vérifie pas. Bien au contraire.", car HP aurait déjà sorti les crocs !
  • "Concernant les prestations non standards, le coût homme/jour aurait été multiplié par deux, celui des projets par deux à trois."
  • Sur le plan social, HP manœuvre pour pousser le personnel transféré à la démission...
Pour plus d'infos, visitez le site la CFE-CGC d'Alcatel.

Et notre mouvement est même cité en fin d'article : "Du côté de la SNCF, le cri d'alarme d'Alcatel-Lucent ne passera sans doute pas inaperçu. L'entreprise française a en effet annoncé la création d'une co-entreprise (Ulysse) avec IBM prévoyant l'externalisation d'un certain nombre de projets informatiques. Ulysse est déjà à l'origine de deux mouvements de grève des informaticiens de la SNCF."

Rappelons tout de même notre chance : le personnel n'est pas transféré dans la filiale ni chez IBM, ce qui sera une arme pour nous dans quelques temps. Nous y reviendrons.

Comment notre Direction peut-elle continuer à fermer les yeux sur toutes les dérives de l'externalisation avec tous ces retours d'expérience catastrophiques actuels ?

Et ils sont où ?

Une semaine s'est écoulée depuis notre mouvement de grève du 1er avril. Et toujours aucune communication de la Direction...
On a dû oublier d'aller leur dire dans leur bunker atomique que la grève était finie et qu'ils pouvaient sortir ^^.

Bref, l'absence de réponse de Michel Baudy et de ses lieutenants (Eric Grasset et Rémi Goillot font moins les fiers que mardi dernier) en dit long sur leurs intentions. Fini le temps où ils cherchaient à nous rassurer par des beaux discours. Maintenant, ils préfèrent le mutisme en attendant que le projet se verrouille...

Nous aurions au moins souhaité les chiffres officiels de la grève. On ne les a même pas eus !
Pourtant, avec le mouvement des roulants hier, les résultats ont été rapidement publiés auprès des médias.
Notre conclusion : Les taux de la semaine dernière sont TRES élevés ! Sans doute même plus élevés que ce qu'annonçaient les syndicats...
Du coup la Direction préfère nous ignorer plutôt que de répondre à notre appel... Mais qu'on ne vienne plus nous parler de "courage managérial"...

Lettre à Guillaume Pepy

Une semaine après la Journée sans informaticien, n'obtenant pas de réponse de notre direction, nous avons adressé un mail à Guillaume Pepy pour lui expliquer notre point de vue sur le dossier Ulysse. Vous trouverez ci-dessous le texte du mail :

Monsieur

Jeudi 1er avril, les syndicats avaient appelé à une journée d'action baptisée « Journée sans informaticien » pour protester contre la mise en place du projet Ulysse. Les informaticiens (de toutes les Directions) ont répondu massivement à cet appel : Plus de 80% de grévistes à DSIT, plus de 70% à VINSI, 100% des ASTI dans de nombreuses régions. Ces taux sont à comparer avec ceux d'autres grèves nationales passées et qui tournent autour de 5% seulement.

Ce qu'ils ont souhaité exprimer à travers cette journée d'action, c'est une grande inquiétude. Et devant l'absence de réaction de la direction à ce message de détresse, nous (= l'équipe rédactionnelle du blog www.cortis.fr) avons décidé de vous adresser ce mail afin de vous donner tout l'éclairage nécessaire sur ce dossier (nous vous conseillons également la lecture de notre article Les raisons de la colère).

Le manque de communication, première source du malaise

Le premier point qui heurte les agents, c'est bien sûr le manque de communication. De l'article de la Tribune en janvier au mutisme total de ces dernières semaines, on ne peut pas dire que la direction ait cherché à informer son personnel sur le projet.
Où est ce fameux et tant vanté « courage managérial » de nos dirigeants, pour nous annoncer les tenants et les aboutissants de ce projet ? Car une fois informés sur leur avenir, chacun pourra alors, en connaissance de cause, établir un projet.
Le résultat ? C'est que désormais, la confiance est rompue. Et elle n'est pas rompue seulement entre la base et ses chefs, elle est rompue à un très haut niveau hiérarchique. Et il faudra plus que quelques effets d'annonce ou un changement de directeur, pour espérer la restaurer.

Un projet contraire à nos méthodes de travail

Les informaticiens sont pour la plupart diplômé dans l'enseignement supérieur. Cela veut dire qu'ils savent travailler avec une certaine rigueur et appliquer des méthodes de travail éprouvées et efficaces.
Hors, le projet Ulysse va à l'encontre total de ce que nous faisons dans notre travail depuis des années. En effet, il semble être bâti autour de considérations purement financières et économiques, en faisant fi des règles les plus élémentaires, comme par exemple la gestion des risques. Pourtant, depuis le début de l'année, de nombreux risques ont été remontés par la base, mais la direction continue de faire la sourde oreille.
Ces risques correspondent à des expériences passées, et nous sommes persuadés que la plupart d'entre eux s'avèreront dans les prochaines années. Qui en portera alors la responsabilité ?
Nous sommes persuadés qu'en faisant aujourd'hui les bons choix, nous pouvons les éviter.

Tenir compte des expériences passées
La SNCF a déjà expérimenté l'aide d'une société américaine dans le domaine informatique. Cela a donné Socrate, et le fiasco que l'on sait (même le grand public s'en rappelle encore), et ce sont les cheminots qui ont finalement sauvé du naufrage ce projet.
Nous avons également l'exemple d'une filiale qui ne marche pas fort, c'est le site www.voyages-sncf.com : Décrié partout, il porte un tort considérable à tous les informaticiens de l'entreprise (car le grand public assimile bêtement l'informatique SNCF à ce site de vente en ligne).

Les menaces sur l'emploi

L'autre inquiétude des cheminots concerne bien entendu l'emploi. Qu'il s'agisse du leur comme celui des sous-traitants.
Au niveau des cheminots d'abord, nous trouvons pour le moins choquant que l'entreprise soit capable de s'engager sur une durée de six ans avec des sociétés informatiques, alors qu'elle n'est pas en mesure de garantir l'avenir à ses propres agents au delà de trois ans...
En ce qui concerne les menaces que fait peser l'offshore sur l'emploi des sous-traitants , il nous est difficile de concevoir qu'une entreprise publique, qui se déclare en plus « éco-responsable », puisse ainsi participer à la délocalisation d'emplois français. Et le prétexte de réaliser des économies ne tient pas debout : Avec un raisonnement aussi basique, quel avenir peut-on imaginer pour notre pays ?

Le danger IBM
Nous ne savons pas comment IBM vous a présenté la chose, sans doute sous un angle merveilleux. Mais comme Alice, il vous faut comprendre qu'il ne s'agit que d'un rêve. La réalité est beaucoup plus sombre.
Nous ne voyons pas IBM comme un partenaire, mais plutôt comme un prédateur
qui en veut à notre portefeuille ainsi qu'à notre connaissance fonctionnelle du domaine ferroviaire.
Si IBM parvient effectivement à assister la SNCF pour faire des économies dans la mise en place des centres de service, il faudra absolument vérifier ce qui se passe du côté immergé de l'iceberg : les coûts logiciels, la dépendance de notre SI aux outils IBM, la perte de notre savoir-faire et de notre avance technologique sur nos concurrents européens (car IBM saura se l'approprier et le revendre par la suite)... Déjà sur certains projets informatiques, IBM a sorti les crocs et la facture (logicielle et missions d'expertises) s'envole...
Car les conséquences peuvent être lourdes : dans quelques années, nous aurons un SI totalement dépendant des outils IBM (avec une incidence notable sur les coûts, et pas dans le sens des économies), et aurons perdu la connaissance métier au profit d'IBM. Un retour arrière à ce moment-là sera difficile et très couteux.

Étudions ensemble une solution

La situation actuelle va dans une impasse. Certes, le projet avec IBM avance, mais sans associer les agents, il est inutile d'espérer obtenir des économies. En effet, les cheminots feront de la résistance passive.
Ce que souhaitent les cheminots, c'est d'être associés à la réflexion. Qu'ils n'aient pas l'impression d'être abandonnés sur le bord de la route.
Il y a de nombreuses solutions possibles pour atteindre le seuil des 17% d'économies. Certains de nos dirigeants sont même persuadés que cela est possible sans offshore.
Nous ne sommes pas opposés à tout le projet, mais celui-ci nécessite des aménagements :

  • IBM ne doivent plus être juge et partie, et doivent se retirer de l'appel d'offres des Centres de Service

  • L'offshore doit être exclus du dossier au profit d'un « nearshore » national (Centres de Services en Province).

  • Afin de conserver la maîtrise de notre SI, le choix des logiciels doit être libre : si IBM offre la meilleure solution, ils seront retenus, sinon, ce sera une solution concurrente qui sera retenue et ils devront revoir leur copie pour les projets suivants...

Nous espérons que vous aurez pris le temps de lire ce (long) mail jusqu'au bout, et vous invitons à revoir une partie du projet.

Dans un premier temps, peut-être pourrions-nous échanger quelques idées lors d'une bilatérale ?

Dans l'attente de votre réponse

Cordialement

Cortis
www.cortis.fr

mercredi 7 avril 2010

Le relais politique en marche

Suite aux différents courriers et à la médiatisation de notre mouvement la semaine dernière, les politiques commencent à s'intéresser à notre cas.

Citons par exemple le courrier de soutien de Danielle Lebail (PCF), Conseillère Régionale.

Bon, c'est léger.
Heureusement, des élus PS ont prévu d'aller plus loin et de poser quelques questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Là non plus, on ne va pas aller bien loin pour le moment.
Le même type d'action est prévu au Sénat.

Espérons tout de même que certains politiques mêleront l'action aux mots...

Ou bien ce sera à nous de (re)passer à l'action... mais en durcissant le ton...

mardi 6 avril 2010

VINSI en résistance

De nombreuses informations nous sont parvenues de VINSI ces derniers jours. Petit tour d'horizon d'une autre DSI en résistance à ULYSSE.

Une grève fortement suivie

Les chiffres officiels de la Journée sans informaticien sont tombés :

  • VINSI SI Nantes : 72%
  • VINSI SI Lille : 64%
Excellent score !!!

Un blog pour lutter

Et oui, nos petits copains de VINSI viennent de se doter d'un blog, pour aider leur communication. Souhaitons leur le même succès que notre blog (plus de 2000 visites/jour en fin de semaine dernière !).

Attention, peinture fraîche : Telegonos, contre le projet Ulysse, VINSI SI Nantes en lutte

Note à l'attention des webmasters : contactez-nous pour que nous vous donnions nos conseils pour optimiser tout ça (il faut se connecter pour poster un commentaire, pas d'adresse mail de contact...)

SNCF-B5 s'incruste à Nantes

Vendredi 2 avril, des personnes d'IBM détachées pour SNCF-B5 ont été vus dans le cadre d’une réunion sur les évolutions de l’informatique locale.

lundi 5 avril 2010

Rencontrons Guillaume Pepy

Ce week-end se tiendra la Cité de la Réussite à la Sorbonne. Pas moins de 40 débats (avec 120 personnalités) sont programmés sur les deux jours.
Rassurez-vous, si nous vous parlons de cet événement ce n'est pas parce que nous avons succombé à la mode des billets sponsorisés, mais bien parce que deux invités ont retenu notre attention.

Débat de Guillaume Pepy...

En regardant de plus près le planning, il apparaît que Guillaume Pepy tiendra une conférence le dimanche 11 avril à 14h30. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est le sujet : "Inventer ou réinventer la mobilité de demain".

La mobilité couvre un vaste champ de sens, et au fil des réorganisations actuelles, on peut se demande s'il ne s'agit pas de la mobilité professionnelle dont il sera question ^^.

... suivi d'Alain Bénichou

Et ce n'est pas fini, juste après son one man show, Guillaume Pepy cèdera sa place à Alain Bénichou... nouveau PDG d'IBM France ! Pur hasard ? Nous n'osons y croire... Il sera d'ailleurs accompagné d'Alain Juppé sur sujet étonnant (pour une société informatique) : "Comment réinventer la ville ?".

En fait, IBM est simplement partenaire de l'événement.

Rencontrons notre Président

Tout ça pour en venir aux faits : dimanche prochain, organisons nous pour rencontrer notre président Guillaume Pepy et l'interpeller sur notre sort, et avoir son avis sur les délocalisations d'emplois !

Lettre des DUPI à M. Granet

Fin de la trêve pascale, et retour de l'actu. La semaine dernière, les Directeurs d'UP Informatique des ASTI ont adressé une lettre à M. Granet, dirigeant de CSC-TI :

Lettre ouverte à M Granet, Chef du Département CSCTI.

Monsieur le chef de département.

Les propos « rassurants » de la Direction de l’Entreprise sur le projet Ulysse ne nous convainquent pas. La précipitation dans la prise de décision, l’absence de concertation, la nature et la puissance du partenaire, ses pratiques dans d’autres entreprises et ses ambitions affichées, le montant et la durée de l’engagement nous font craindre une perte de maîtrise du système d’information par la SNCF et font peser une menace sur la pérennité des emplois d’informaticiens, y compris en ASTI (la DSIT fournissant plus de 80% de la charge de travail des UPI).

Dans les UPI, le projet Ulysse vient cristalliser un malaise beaucoup plus ancien dont vous ne semblez pas, jusqu’à présent, mesurer l’ampleur.

Les informaticiens régionaux, au service de l’ensemble de l’entreprise, sont épuisés des restructurations, des choix contradictoires des activités, du réseau national de transmissions de données aux performances médiocres, de la faiblesse du pilotage politique et technique du système d’information de la SNCF. Médecins des malaises des utilisateurs, entonnoirs où se déversent les contradictions variées de l’entreprise, ils nous expriment quotidiennement une lassitude aggravée par un suivi de la production, certes nécessaire, mais souvent ressenti exclusivement comme un outil de réduction des coûts.

Depuis la généralisation des ASTI en 2002, les informaticiens régionaux n’ont jamais été rassurés sur leur sort et sur celui de leur métier : très peu d’embauches d’informaticiens, pas d’examen de TAD informatique, pas de cursus d’attachés TS informatiques, une passerelle EV7/EV9 très inadaptée aux informaticiens, une non- reconnaissance des emplois d’experts techniques réseau-serveurs, la suppression des DUP dans 4 petites régions, un abandon des emplois de développeurs (repris en partie seulement par la DSIT), une mésentente entre la DSIT, notre pilote métier et CSCTI notre hiérarchique, l’absence de politique de gestion prévisionnelle des emplois informatiques.

Convaincus de la convergence technique entre informatique et télécoms, ils ont attendu en vain la moindre proposition mobilisatrice de la direction qui permettrait dans le respect mutuel de rapprocher et de faire évoluer nos deux métiers. Pire, la maladresse d’un de vos prédécesseurs a réussi l’exploit d’unir les deux métiers dans un refus total de toute évolution de la répartition des tâches. Vos propres réflexions sur des unités mixtes télécom- informatique, dans votre projet ESTI, suscitent l’inquiétude. Seuls le dialogue avec les agents et des négociations sur les métiers avec les organisations syndicales pourraient emporter l’adhésion.

Le découragement de nos agents est tel, que certains, abandonnent ou envisagent d’abandonner le métier qu’ils aiment, pour chercher ailleurs une reconnaissance.

En participant à la « journée sans informaticiens » du jeudi 1 avril 2010, nous sommes convaincus qu’ils exprimeront d’abord leur attachement à leur métier et à l’entreprise.

Vous comprendrez que nous-mêmes, chefs d’UPI et responsables informatiques en ASTI, assumant nos responsabilités de dirigeants, nous faisons le choix d’être solidaires et partie-prenante de cette journée.

Restant à votre disposition pour un échange plus approfondi si vous le souhaitez, veuillez agréer, M le Chef de Département, nos sincères salutations.

Et si vous vous penchez sur les chiffres de la grève du 1er avril, vous constaterez qu'un certain nombre de ces Directeurs ont effectivement soutenu le mouvement.

Nous attendons maintenant la réponse de M. Granet...

vendredi 2 avril 2010

Vos derniers témoignages

La Commission Economique du CCE

Cet après-midi se tenait la Commission Economique du CCE autour du projet ULYSSE.
Certes, leur avis n'est que consultatif, et la Direction a sans doute déjà décidé de ne pas en tenir compte, mais c'est l'occasion pour les OS de faire remonter tous les impacts de ce projet.

Le discours dépassé de la Direction

Nous le savons déjà, les pièces que va fournir la Direction, ainsi que son discours sont déjà démodés, usés et vide de sens...

Des questions dérangeantes

De leur côté, les OS ont bien préparé le dossier et devraient soulever de nombreuses questions, notamment grâce à vos témoignages. Merci à vous !
En annexe se trouve la liste des questions de SUD-Rail.

Les témoignages apportés

Voici notamment quelques une des pratiques d'IBM au sein de la SNCF depuis leur arrivée :

Evolution de SMS vers NOTIS

Près de 400 serveurs SMS doivent être remplacés prochainement. Un appel d'offre a donc été lancé pour retenir une solution serveur. Après délibération, une solution serveur DELL avait été validée.

Lors d'une réunion des responsables SMS pour le lancement de cette partie du projet NOTIS, IBM était pésent et s'est imposé pour intervenir dans le choix de la solution à déployer.

Au final nous nous retrouvons donc avec une solution IBM de A à Z sans concession !
Préparation, initialisation et déploiement sur site par IBM !

Michel Baudy signe en douce des contrats

A l'automne 2009, Michel Baudy a signé en douce et tout seul (alors qu'il n'en avait ni le droit ni l'autorité pour cela) un contrat cadre pour l'achat de logiciels IBM. Une information a alors été diffusée à certains responsables de DSIT-X les invitant à piocher dans ce contrat et qu'il fallait absolument utiliser ces logiciels IBM (on a alors même vu imposer la migration d'un logiciel open-source vers de l'IBM !).

Externalisation des mainframes de Lille

Nous savons également qu'il y a une quinzaine de jours, une étude a été menée pour mesurer l'impact contractuel qu'aurait une externalisation des mainframes de Lille...

IBM connecté au réseau SNCF

Trois étages de la tour IBM à la Défense devraient être connectés en téléphonie et réseau comme s'ils faisaient partie de la SNCF...

IBM pressant sur la communication SNCF

IBM suit bien sûr notre blog. Et la tournure que prennent les événements n'est guère appréciée en haut lieu. A tel point qu'ils auraient demandé à notre Direction ce qu'ils comptaient faire...
Ils auraient répondu qu'ils maîtrisaient la situation, et qu'ils ne communiquaient pas volontairement. En fait, ils attendent l'été pour le faire !

Et la liste n'est pas exhaustive...

Nous attendons vos témoignages

Devant le succès de tous ces témoignages, continuez à nous envoyer toutes vos infos et témoignages par mail, afin que chacun puisse mesurer l'impact qu'a dores et déjà IBM sur notre activité...

jeudi 1 avril 2010

Urgent : Appel aux lecteurs pour la Commission Economique demain

En vue de la Commission Economique du CCE de demain, un appel aux lecteurs du blog est lancé pour recueillir dans les différentes DSI, les conséquences organisationnelles, juridiques et économiques, précises, détaillées et concrètes, réelles ou supposées, d'Ulysse.

Cet aspect de la lutte dans les instances représentatives est primordial car l'enjeu est bien d'obtenir la suspension de la mise en oeuvre du projet au tribunal.

Ces informations là ne peuvent remonter que de vous.
Merci de faire la distinction entre le projet, lié mais distinct, d'industrialisation de la production dans des Centres de Services et le projet Ulysse !

Exemple : Que devient le service qui achetait les prestations informatiques aux SSII ou élaborait les contrats ? Combien d'agents sont concernés ? Que deviennent les équipes d'Intégration Applicative ? A quel horizon ? etc.

Adressez nous vos témoignages d'ici demain matin (par mail), afin que nous puissions les transférer à nos représentants avant la Commission.

Lire la suite...

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