Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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mercredi 7 décembre 2011

Victoire !!!

Et voilà, ce qui était pressenti depuis plusieurs mois est désormais une réalité : la SNCF et IBM ont décidé de ne pas poursuivre leur aventure ensemble.

La SNCF, via Stelsia va donc prendre le contrôle à 100% de Noviaserv (contre 51% actuellement).
Bien sûr, de nombreuses questions demeurent :

  • dans quels délais tout ceci va se faire ?
  • la SNCF doit-elle payer des pénalités à IBM suite à la rupture du contrat ?
  • que vont devenir les dizaines de personnels IBM détaché dans Noviaserv ?
  • Et que va faire la SNCF de toutes les licences logicielles acquises il y a deux ans, et que personne n'utilise ?

Dans son discours, Gilles Albertus veut encore croire que la transformation engagée avec les Centres de Service est une bonne chose, et qu'elle est bien engagée.
Maintenant qu'IBM est écarté pour de bon, nous allons pouvoir nous atteler à lui démontrer tous les méfaits de cette transformation. Mais c'est un autre combat, et ce n'est pas celui de ce site. Les syndicats sont mieux armés que nous pour y faire face.

Ce site avait pour but initial de dénoncer l'accord entre la SNCF et IBM. Maintenant que l'aventure arrive à son terme et que la séparation a été prononcée, ce site ne sera plus mis à jour.
Pour autant, il sera maintenu en ligne encore pendant de nombreuses années, car il est important qu'IBM se souvienne de son échec, et que d'autres sachent qu'il est possible de résister face à IBM.

Merci à tous pour votre soutien du début.

Au revoir.

Edit : L'info est déjà reprise par la presse informatique :

jeudi 28 juillet 2011

IBM a dores et déjà perdu

Ce matin se tenait le Conseil d'Administration qui devait, entre autre, statuer sur le sort du partenariat avec IBM.

Comme à chaque fois dans le cas de telles décisions lourdes à prendre, un nouveau délai de réflexion a été acté. Les deux "partenaires" ont jusqu'au 30 octobre pour trouver un accord sans quoi le contrat sera annulé.

Ce genre de report nous indique clairement que les négociations ne sont/seront pas faciles. Mais une chose est sûre, IBM ne peut plus en sortir  gagnant : si le nouveau contrat est signé, ce sera sur la moitié du chiffre d'affaire prévu initialement seulement.

La seule issue de Big Blue serait de se dégager avec les honneurs (et les indemnisations qui vont bien). Car jusqu' à présent, les recettes sont maigres et l'image de marque bien ternie (ce que déteste ce genre de grande compagnie américaine).

La suite du feuilleton sera donc... cet automne.

mardi 12 juillet 2011

CGT et SUD adressent un nouveau courrier aux élus

La CGT et SUD viennent d'envoyer un nouveau courrier aux parlementaires pour les alerter sur les risques d'Ulysse.

Un premier courrier avait déjà été envoyé l'an dernier.

Depuis, de nouveaux éléments (démentis à l'époque par la direction, qui se sont finalement avérés vrais) ont permis de rédiger une lettre plus factuelle qui dénonce l'offshore, les risques pour le personnel (précarité à terme et risque psycho-sociaux) et la perte de la maîtrise du SI (et les risques sur la sécurité et la production qui en découlent) :

Avec ULYSSE, la SNCF engage la pérennité de son système d’information sans avoir analysé ni la qualité du service rendu, ni le coût global et les conséquences sociales de sa décision.

Retrouvez le texte intégral du courrier ci-dessous.

mercredi 6 juillet 2011

Ulysse et Pépy en pleine tempête médiatique

Alors que rien ne le laissait présager (la grève de jeudi dernier étant passé totalement inaperçue auprès des médias), de nombreux articles sont parus hier suite à un article publié par Les Echos.
Ces articles reviennent tous sur les déboires du projet Ulysse, qui pourrait être remis en cause lors du prochain Conseil d'Administration de la SNCF fin juillet :

Guillaume Pépy sur France Inter

Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, il a fallu que ça tombe le jour où Guillaume Pépy était l'invité dans l'émission 7/9 de Patrick Cohen sur France Inter. Évidemment la question d'Ulysse a été abordée. Guillaume Pépy répond tout simplement, qu'il s'agit de débattre pour réduire le coût de la sous-traitance informatique, sans toucher aux emplois des informaticiens cheminots.
Étonnamment, Mr Cohen ne semble pas s'indigner (ou au moins s'interroger) sur le fait qu'une entreprise publique délocalise sa sous-traitance à l'étranger... Mais il cite tout de même l'article des Echos, ce qui a sans doute provoqué l'effet boule de neige...

Le contenu du nouveau contrat

Lors du Conseil d'Administration de la SNCF du 30 juin, les représentants du personnel ont tenu à lire une déclaration pour insister sur leur opposition à ce projet.

Pour autant, à en croire Le Mag IT, le projet serait loin d'être abandonné.
Au contraire même, puisque le "re-solutioning" porterait le contrat à une durée de 7 ans et 2 mois à compter du 1er janvier 2011. On en prendrait donc pour deux ans de plus ("Putain, deux ans !").
Le volume d’affaires serait finalement d'un milliard d'euros (contre 1,7 Md€ initialement), et les économies pour la SNCF ne seraient plus que de 12% au lieu des 17%.
Quand on se rappelle dans quelles conditions le premier contrat a été monté, personne ne s'étonne de cette nouvelle version, qui semble (malheureusement) plus réaliste.

Mettre fin au conflit social ?

Alors que la Direction n'a toujours pas communiqué de chiffre officiel sur la grève du 30 juin (on en déduit donc qu'ils sont loin de jouer en sa faveur), la voici dans une position très inconfortable où elle doit choisir entre conserver son "partenaire" pour espérer réaliser des économies (mais rien ne dit qu'elles seront au rendez-vous, surtout avec un partenaire comme IBM) ou mettre fin à un conflit social latent.

Et il ne faut pas se fier aux apparences, les économies ne sont peut-être pas là où on pense les trouver.
Le coût d'un conflit social qui s'enlise et la perte de confiance du personnel qui s'ensuit peuvent avoir des effets désastreux à terme (et nous n'osons pas parler ici des effets humains ou des troubles psychologiques et de leurs conséquences que cela peut avoir...).

Mise à jour à 17h30

Le Mag IT vient de publier deux nouveaux articles sur le dossier, dont l'un qui relaie le courrier de Christian Mahieux à Guilaumé Pépy qui dénonce des irrégularités dans les commandes de produits IBM.

L'autre article révèle (ce n'est pas une surprise pour certains d'entre nous qui vivons l'évolution du dossier au quasi-quotidien) que la SNCF cherche à renégocier le contrat depuis un an.
Le journaliste révèle également l'intention des syndicats d'envoyer un nouveau courrier aux élus politiques (dont la rédaction est en cours de finalisation NDLR) ainsi que leur intention de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire.

vendredi 24 juin 2011

Appel à la grève des informaticiens pour le 30 juin 2011

Suite à la Demande de Concertation Immédiate adressée par les syndicats à la Direction, la réunion s'est tenue lundi, mais la direction n'a pas su apporter les réponses attendues.

Le compte-rendu est disponible en annexe. Voici un rappel de quelques points importants :

  • La Direction a reconnu que la rentabilité du projet reposait sur l’offshore
  • L'emploi des cheminots (et des sous-traitants) reste menacé.
  • La direction n'a aucune vision dans le temps sur les ré-internalisations de postes.
  • La direction n'a apporté aucune vraie garantie concernant la sécurité des données, du SI ou des futurs environnements de production.

En conséquence de quoi, pour défendre l'emploi et l'intégrité de notre SI, les syndicats appellent les informaticiens de la SNCF à se mobiliser massivement comme ils l'avaient fait le 1er avril 2010 et ont déposé un préavis de grève pour le 30 juin 2011, jour du prochain Conseil d'Administration de la SNCF au cours duquel la question du projet ULYSSE sera abordée.

Il est évident que de l'importance de la mobilisation dépendra la suite du projet : Un score proche de celui de l'année dernière montrerait à la Direction que la voie qu'elle a choisie n'est pas la bonne et qu'elle doit encore revoir sa copie.
Peut-être cette fois-ci en intégrant les agents dans la réflexion ?

dimanche 19 juin 2011

Nouvelle Demande de Concertation Immédiate

Mercredi 15 juin, les syndicats (toujours inscrits dans un mouvement unitaire) ont adressé à la Direction de la SNCF une nouvelle Demande de Concertation Immédiate contre Ulysse.

Dans le texte envoyé (dont la version complète est en annexe), les syndicats reviennent sur l'historique du projet Ulysse et les risques qu'il fait peser sur la SNCF, avant d'énoncer leurs revendications, reprises ci-dessous :

  1. Arrêt de la co-entreprise SNCF/IBM ;
  2. Contrôle du système d’information du groupe SNCF exercé pleinement par l’EPIC SNCF pour assurer la pérennité de l’entreprise intégrée, de ses missions de service public et le maintien de l’emploi sur le territoire national ;
  3. Maintien des DSI et des centres d’exploitation informatiques au sein de l’EPIC SNCF ;
  4. Mise en œuvre d’une véritable politique volontariste de ré-internalisation des charges de travail et la pérennité de ces missions avec notamment la reprise par les ASTI de la maintenance informatique et télécom des Directions Centrales.
  5. Pérennisation des emplois des informaticiens cheminots par :
    • une politique d’embauche,
    • l’organisation d’un examen de qualification E sur l’ensemble de l’entreprise,
    • une convergence entre les métiers télécoms et informatiques sur une base favorable aux cheminots des deux métiers dans les ASTI.
    • Le respect des engagements pris avec la réalisation effective de la ré-internalisation des 200 emplois annoncés.
  6. Respects de la législation relative à la passation des marchés publics.

La réunion a été programmée pour lundi après-midi. Nul ne peut prédire ce qui s'y passera, mais on peut tout de même s'attendre à ce que cela débouche sur un appel à la mobilisation pour le 30 juin, date du prochain Conseil d'Administration de la SNCF où Ulysse doit être ré-examiné.

A suivre donc...

dimanche 5 juin 2011

Vers une nouvelle journée d'action le 30 juin ?

Il n'est plus besoin de faire un recensement au jour le jour des avancées des Centres de Service (CdS) ou du projet Ulysse sur ce site, puisque c'est désormais au quotidien que la plupart d'entre nous est impacté.

Entre ceux dont les projets ne devaient pas partir en CdS mais qui finalement partent (au Maroc ou en Europe de l'Est), ceux qui voient leur poste supprimé (ils sont plus de 50 dans ce cas alors que dans un premier temps la Direction avait indiqué qu'aucun poste ne serait impacté), et ceux qui participent aux Etudes Préalables Conjointes (EPC), tout le monde ou presque voit le projet avancer concrètement. Et toujours sans tenir compte de nos remarques, et toujours dans le sens de nos principales craintes (suppression de postes, perte des connaissances fonctionnelles et techniques, aucune garantie sur la protection des données confidentielles...).

Un projet qui a du plomb dans l'aile

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ou ce qui a été annoncé par la presse, le projet Ulysse et les centres de services ne se portent pas si bien que cela.

Tout d'abord le "partenariat" avec IBM est au ralenti : le CdS de tests et de qualification ne verra finalement pas le jour chez IBM. Le chiffre d'affaires promis n'est pas atteint et devrait être revu de moitié.
Mais n'oublions pas que la SNCF a déjà payé des pénalités (on parle de plusieurs millions d'euros !) pour l'année 2010.

Au niveau de la mise en place des Centres de Services, tous accusent un retard de plusieurs mois. Même ceux qui paraissaient les plus simples à mettre en place (ERP, Décisionnel), se brisent les dents sur la réalité et la complexité de la mise en place de telles structures.

Plus fort encore, le CdS Production Train, lancé en fanfare en mars, est toujours au point mort.

Et pour finalement accélérer le lancement, Sogeti fait venir les informaticiens marocains dans les bureaux à Clichy. Derrière tout ça se pose bien sûr la question du statut sous lequel ils travaillent sur le territoire français...

Vers un nouveau mouvement social ?

Le mouvement du 1er avril 2010 a fortement pesé sur le projet Ulysse et sur les choix de la direction. Si cela n'a pas permis de stopper net la mise en place des CdS, cela a en tout cas contribué à un assainissement général notamment par le remplacement de Michel Baudy par Gilles Albertus.

Le Conseil d'Administration de la SNCF qui aura lieu le 30 juin et au cours duquel doit être revu le contrat avec IBM (on parle de "re-solutionning") est donc l'occasion parfaite de rappeler à la Direction notre refus en bloc du projet Ulysse, ainsi que des Centres de Services.

Rappelons également que des représentants de l'état siègent au CA, et que ce sera donc l'occasion de les interpeler sur le sujet de l'offshore.

La question est donc ouverte : Les informaticiens seront-ils prêts à participer à un mouvement d'envergure le 30 juin ? Verrons-nous, pourquoi pas, une nouvelle nuit indienne à la Mulatière en préambule ?

lundi 25 avril 2011

Y'a-t-il (encore) un pilote dans le blog ?

Beaucoup d'entre vous semblent s'interroger sur le silence qui règne sur ce blog depuis quelques semaines. Un petit billet pour les rassurer : le site n'est pas mort, ni les webmasters démasqués ou achetés par la direction ^^.

Et l'actualité calme du site ne permet pas de présumer de l'avancement du projet Ulysse pour autant.
Simplement il y a bien peu d'actualité à remonter : la Direction patine toujours dans la mise en place des Centres de Service, doit toujours faire face à une crise majeure de confiance du personnel, et même Guillaume Pepy commence à s'interroger sur l'intérêt du projet...
Il reste donc encore aux cheminots quelques cordes à leur arc. Ils attendent juste le signal, qui ne peut être donné que par les syndicats (selon nos sources, ça ne devrait plus tarder maintenant).

Pour autant, il semble désormais difficile de stopper la mise en place des centres de service (avec ou sans IBM), mais au moins pouvons nous espérer (et nous battre pour) qu'ils ne partent pas à l'étranger...

Une direction fébrile

S'il y a plusieurs façons d'illustrer notre direction en ce moment, celle qui colle le mieux c'est bien celle de l'autruche.
En effet, elle se retranche dans l'élaboration de ses EPC et dans des réunions en circuit fermé pour ne pas voir que tout reste à faire.
Tout reste à faire ? Mais, les dossiers de montage des centres de service ont bien avancé, et le Centre de Service Production Train a été officiellement lancé.
Sur le plan technique, effectivement, ils tiennent leurs objectifs. Sur le plan humain en revanche, tout reste à faire : on en est toujours au point mort, celui de mai dernier et du cinglant résultat de l'enquête CSA (pour rappel : 95% des agents rejetaient la co-entreprise avec IBM, et 88% ne faisaient pas confiance dans la direction, sans parler des 70% d'agents pessimistes, ou des seulement 8% qui avaient confiance pour l'avenir de DSIT...).

Non, non rien n'a changé (air connu)

Rien n'a donc changé : Les agents n'ont toujours aucune confiance ni en leur avenir, ni en leur direction, et la motivation est au plus bas.
Malgré la volonté de transparence affichée par Gilles Albertus lors de son arrivée, on ne peut pas dire qu'il y ait eu plus d'infos sur l'avenir.
En fait, c'est même pire qu'avant. Et l'un des rares moyens d'information qu'il reste (le blog DSI-T Infos restant une vaste farce), c'est les comptes-rendus des réunions DP et CHSCT...

Une Direction ébranlée

A ce propos, lors des deux dernières instances, les syndicats sont revenus à la charge par deux déclarations (ici et là).
Pour enfoncer le clou, l'invasion du kick-off du centre de services Production Train a permis de rappeler à la Direction qu'elle est toujours confrontée à un problème humain.
A tel point qu'ils craignent désormais que la moindre réunion soit envahie. Sur ce point là, ils n'ont pas tort. Des actions de ce genre seront sans doute reconduites dans les prochains mois...

Et ne parlons même pas de l'engagement de la Direction de reconduire un nouveau sondage un an après celui du CSA pour faire le point. Ils ont déjà pris une douche froide l'an passé. Et ils savent bien que s'il devaient le refaire maintenant, le résultat serait aussi catastrophique. Et Albertus ne peut se permettre un nouveau couac alors que le dossier sera réétudié par Guillaume Pepy en juin...

A quoi bon, M. Albertus ?

A quoi bon faire avancer les dossiers de Centres de Services, quand le personnel n'y adhère toujours pas ? Comment espérez-vous faire appliquer des directives si le personnel (essentiellement des cadres, donc peu habitués à faire sans réfléchir) n'y trouve pas son compte ?
A quoi bon claironner que tout va bien, quand le mal-être est ancré au plus profond de votre DSI ?

Le management ne se cantonne pas à avancer des dossiers techniques. L'aspect humain est tout aussi fondamental.
Sachez que chaque jour, chaque mois, qui passe en laissant vos agents dans le doute, en les tenant éloignés de toute décision, accentue leur démotivation, leur angoisse et leur défiance envers vous. Tout ce retard accumulé sur le plan humain depuis plus d'un an continuera de peser longtemps sur la mise en place des Centres de Service.

jeudi 17 février 2011

Un an après

Voilà un peu plus d'un an qu'Ulysse est en route. Les mouvements sociaux du printemps 2010 ont permis le départ de Michel Baudy. Et l'arrivée de Gilles Albertus a permis de faire le ménage dans les montages faits par son prédécesseur qui donnait pratiquement carte blanche à IBM.

Pour autant, la menace n'est pas écartée, bien au contraire. Ce qui choque, c'est qu'il y a un an, la direction niait l'offshore, alors qu'il est désormais affiché clairement. Le programme de reconstruction de la confiance d'Albertus a permis à la direction de reprendre à son bord les chefs de division, qui savent maintenant qu'ils jouent leur place s'ils montrent leur opposition au projet, les transformant en de redoutables agents. Certains vont même jusqu'à adapter leur signature en anglais avec des termes propres à IBM qu'on souhaiterait ne jamais voir chez nous comme "Business Unit"...

Même si on n'en parle peu, l'offshore n'a jamais été aussi près. Certains chefs se rendent désormais en Roumanie, ou programment des conférences téléphoniques avec l'Inde. Le Centre de Service Production Train aura 50% du back office au Maroc dès 2012, et la direction annonce toujours vouloir réduire de 80% les prestations d'assistance technique, que ce soit à DSIT-E ou DSIT-X...
En parallèle, Noviaserv continue de collecter toutes les informations sur notre réseau et nos applications et prépare l'ouverture des environnements de développement (qui seront toujours hébergés par DSIT)  aux Centres de Service.

Et dans tout ça, lorsque la question lui a été posée, la direction n'a pas été en mesure de garantir la confidentialité des données !
C'est donc tout notre savoir-faire qui s'en va...

Mais des mouvements comme lundi prouvent que la résistance est toujours ancrée chez nous, et que nous rejetons en bloc les Centres de Service. L'année 2011 sera sans doute marquée par de nouveaux mouvements sociaux pour maintenir la pression sur une direction qui continue de faire la sourde oreille.
Le pire dans l'histoire c'est que nous savons tous comment elle se terminera : dans moins de cinq ans, après un fiasco retentissant (en espérant qu'il n'y ait pas d'accident de circulation), tout sera réinternalisé, comme cela a déjà été le cas dans de nombreuses entreprises françaises (voir ici et ici, ou encore ).
Nous sommes traditionnellement en retard sur l'adoption des nouvelles technologies et modèles d'organisation, il est dommage cette fois-ci de ne pas en profiter pour interpréter les retours d'expérience des autres sociétés. Car dans la logique du toujours moins de budget, Guilaume Pépy pourrait faire une belle économie en conservant son informatique en interne plutôt que de céder au chant des sirènes bleues...

lundi 14 février 2011

Le kick-off du Centre de Service Production Train bousculé

Ce matin se tenait la réunion de démarrage du Centre de Service Production Train qui verra partir des applications critiques de la SNCF en offshore au Maroc chez Cap Gemini.

Afin de rappeler leurs déterminations dans la lutte contre les centres de service, plus de 150 personnes mobilisées très rapidement (afin de conserver l'effet de surprise) ont fait irruption dans la salle où se tenait la réunion.

Les bannières syndicales déployées, la déclaration a été lue :

Mesdames et Messieurs,

Pratiquement un an, jour pour jour, après notre intrusion lors d’une séance du CE des Directions Transverses, nous voici de nouveau contraints à intervenir lors de cette réunion de lancement du centre de service Production Trains.

Aujourd’hui encore, les cheminots de DSI-T sont mobilisés comme ils l’ont étés les 3 février, 23 mars, 1er avril 2010, et par la suite, même si une autre actualité sociale a occulté cette bataille.

Ce centre de service Production Train que vous voulez mettre en œuvre est symbolique de ce que nous dénonçons depuis l’initialisation du projet Ulysse, à savoir :

  • La dépossession des informaticiens cheminots de leur métier sur le cœur d’activité de l’entreprise ;
  • Le bradage de notre patrimoine technologique, au risque d’être bientôt concurrencés par des entreprises exploitant notre savoir faire ; La perte de la maîtrise de notre système d’information ;
  • La perte de réactivité avec l’introduction de niveaux supplémentaires dans la chaîne décision – réalisation – validation – mise en production ;
  • Le tout nous mettant face à un risque industriel dont hériteront les successeurs de l’équipe de direction actuelle, l’impact direct sur la production mettant en danger la SNCF, et là, ce ne sera pas en raison des conditions climatiques.
Nous n’omettrons pas l’impact sur l’emploi informatique en France que ce projet fait peser avec le recours massif à l’offshore, alors que, n’en déplaise à notre Directeur, comme le confirme le MagIT le 3 février, je cite : « le taux de chômage demeure particulièrement élevé - à 5,3% - pour un secteur généralement jugé plutôt porteur ».

Nous sommes en train de reproduire dans l’informatique ce que nous avons connu dans l’électronique dans les années 70 ! Vous ne pouvez pas vous réfugier derrière le nuage de fumée des centres de service pour vous en laver les mains ! Qu’en penseront nos enfants, vos enfants ?

Pour tout cela, les dirigeants de la SNCF devront fournir des explications aux élus de la Nation.

Non, la lutte des cheminots contre le projet Ulysse n’est pas terminée, à peine a-t-elle été mise entre parenthèses.

Deux procédures judiciaires sont en cours et aboutiront prochainement ; nous ne manquerons pas de demander la reprise du dossier à zéro si leur issue nous est favorable.

Une nouvelle DCI est en préparation et nous exigerons la présence de M. Pepy, ainsi qu’il s’y est engagé ; selon les résultats de la concertation, nous n’hésiterons pas à re- mobiliser les cheminots.

Nous arrêtons là cette déclaration, vous laissons face à vos responsabilités et continuer vos travaux... ou pas.

La lutte reprend

La parenthèse des retraites étant maintenant derrière nous, les syndicats viennent de faire leur kick-off : celui de la lutte de 2011. Cela se passera d'abord par les résultats des jugements (délit d'entrave et référé) qui seront connus dans les prochains jours, puis par une nouvelle journée d'action si la DCI avec Guillaume Pépy ne donne pas satisfaction.
Et bien sûr, d'autres petites surprises comme celle d'aujourd'hui seront toujours au rendez-vous.

jeudi 27 janvier 2011

LeMagIT revient sur ULYSSE

Un peu plus d'un an après la signature du "partenariat" avec IBM, LeMagIT revient sur les événements de ces douze derniers mois.

Le journaliste ne s'est pas trompé sur l'état d'avancement du dossier en titrant Guerre de tranchées à la SNCF contre le projet Ulysse.

jeudi 20 janvier 2011

Du nouveau chez IBM

Béatrice Kosowski remplace Daniel Chaffraix

On le sait, Daniel Chaffraix a quitté IBM fin septembre (pour rejoindre SOGETI). Lors de son départ, il n'avait pas été remplacé. C'est maintenant chose faite avec la nomination de Béatrice Kosowski en tant que Managing Director SNCF (et oui, chez IBM on ne se mouche pas du coude pour nommer les postes ^^).
Elle rend compte de ses activités localement à Alain Bénichou, et reçoit ses directives fonctionnelles de Dan Fortin (General Manager, Global Distribution Sector, IBM Corporation). Béatrice Kosowski était précédemment Vice-président, IBM Global Financing, Southwest Europe.

Alstom, nouvelle victime de Big Blue

La première quinzaine de janvier est à marquer d'une pierre noire dans les Directions informatiques, car chaque année amène une nouvelle victime dans le giron d'IBM. Cette fois-ci, il s'agit d'Alstom. Les objectifs semblent tout aussi pompeux que pour la SNCF, mais au moins, IBM aura revu sa copie et nous épargne le copier-coller de son précédent communiqué. Et comme d'habitude rien n'est indiqué concernant l'emploi...

vendredi 14 janvier 2011

Référé - Démonter le dossier de la SNCF

La défense de la SNCF

Si le jugement en référé n'a pas eu lieu hier, il a tout de même permis de connaître tous les éléments de défense de la SNCF.
L'entreprise tente désormais de nous faire croire que les Centres de Services et Ulysse sont deux choses bien distinctes. Ce qui est bien entendu faux. Seulement, après plusieurs mois de non-dits et de mensonges la Direction s'est peu à peu pris les pieds dans le tapis, et a du mal à construire une défense crédible...
Le reste de leur défense est basé sur le fait que les différentes instances (dont les CE) auraient été consultées.

Démonter le dossier SNCF

La séance du 13 janvier a dont été reportée au 3 février.
Cela veut dire qu'il y a trois semaines qui peuvent être mises à profit pour étoffer le dossier et démonter les arguments avancés par la SNCF, notamment prouver que dès le départ, ULYSSE et la mise en place des Centres de Service (notamment offshores) n'étaient qu'un seul et même projet.
Pour cela, l'ensemble du dossier de la défense de la SNCF est disponible en téléchargement à la fin de cet article. L'idée est d'en prendre connaissance (a minima les conclusions de l'avocat qui présentent les arguments de l'entreprise), et si vous avez sous la main des éléments qui pourraient être apportés au dossier pour démonter leur défense, contactez-nous et nous transmettrons.

Vous l'aurez compris, tous les documents et les informations qui attestent que les Centres de Services et le montage financier sont indissociables dans le cadre du projet ULYSSE sont donc utiles.
Et bien sûr toutes les infos sur les conséquences d'ULYSSE en terme de suppressions de postes ou changements de missions notamment sur VINSI-SI et DSIT (car des infos commencent à filtrer) sont également les bienvenus.
Merci à vous !

mercredi 12 janvier 2011

L'audience du 13 janvier reportée

C'est demain que devait avoir lieu l'audience au Tribunal de Grande Instance de Paris pour le jugement en référé de la SNCF dans l'affaire du projet ULYSSE.

Dans cette guerre d'usure qu'elle a décidé de mener contre les syndicats (mais aussi contre ses salariés), l'entreprise aura pris tout son temps pour apporter ses éléments au dossier. Résultat : l'audience est reportée. La date n'est pas encore fixée, mais ce devrait être dans une quinzaine de jours.

mercredi 5 janvier 2011

Assignation en référé à la SNCF pour non consultation du CCE

C'est dans une semaine, le 13 janvier à 11h au Tribunal de Grande Instance de Paris (au Palais de Justice de Paris 4 boulevard du Palais 75001 Paris) que sera jugée l'assignation en référé par SUD-Rail de la SNCF pour non consultation du Comité Central d'Entreprise dans la mise en place du projet ULYSSE.

Le dossier

Dans les éléments qui ont été portés à notre connaissance SUD-Rail rappelle les différents éléments du projet : dates de signature entre les "partenaires", présentation au Conseil d'Administration, l'offshore avéré (notamment par les déclarations de Sopra), ainsi que les risques qui pèsent sur nos emplois à terme et les mouvements sociaux du printemps 2010.

En conclusion du document, voici ce que l'organisation syndicale demande :

Vu les articles du code du travail
Article L2132-3
Article L2327-2
Article L2323-2
Article L2323-4
Article L2323-3
Article L2323-1
Article L2323-6
Article L2323-19
Article L2323-27
Les articles 808 et 8019 du CPC

Il est demandé au Tribunal de :

- Déclarer recevable et bien fondée la Fédération SUD Rail en son action .
- Dire et Juger que le Comité Central d’Entreprise de la SNCF aurait du être informé et consulté sur le projet de réorganisation de la sous traitance informatique intitulé ULYSSE.
- Dire et juger que ce défaut d’information et de consultation loyale et complète du CCE constitue un trouble manifestement illicite au sens des articles 808 et 809 du code de procédure civile.
- Ordonner que soit engagé sans délai un processus d’information et de consultation loyale et complète du Comité Central d’Entreprise de la SNCF sur l’ensemble du projet ULYSSE et sur chacune de ses phases.
- Constater le dommage imminent en raison de la nouvelle phase d‘application du projet ULYSSE.
- Faire interdiction à la SNCF de mettre en œuvre avant l’achèvement de la procédure de consultation et d’information du CCE et des CE concernés, les nouvelles étapes du projet de réorganisation ULYSSE
- Stopper le transfert d’activité vers la filiale STELSIA.

- Interdire le transfert des contrats de sous-traitance qui ne sont pas encore transférés.
- Faire interdiction à la SNCF de mettre en place le centre de services CIR (circulation) de ISI dont l’initialisation est prévue à la fin de l’année/début 2011
- Interdire le transfert des centres de services prévu pour janvier 2011.

- Condamner la SNCF à verser à la Fédération SUD Rail, la somme de 3000 euros au titre de l’article 700 du CPC
- La condamner aux dépens.

La défense de la SNCF

A la fin de la semaine dernière, la SNCF n'avait toujours pas fait connaître sa position ni n'avait transmis d'élément au dossier. Il paraît évident que l'entreprise se défendra par le déni comme elle l'a fait depuis le début.

Pourtant, nous le savons maintenant, le projet ULYSSE a un impact sur l'emploi d'un certain nombre d'entre nous (ne serait-ce qu'au niveau des missions, on l'a vu avec le cas de DSIT-PG), qui pourrait bien à terme se concrétiser par des suppressions pures et simples d'emploi, avec toutes les conséquences que cela pourra avoir ne serait-ce qu'en terme de risques psycho-sociaux.

Que se passe-t-il si SUD-Rail gagne ?

On ne peut présager de rien, surtout en matière de justice, mais si la SNCF est reconnue fautive, alors le projet actuel pourra être arrêté le temps que la direction consulte le CCE. Cela pourra prendre quelques semaines, temps pendants lequel IBM n'empochera toujours pas le chiffre d'affaires escompté. Cela accentuera sans doute la pression sur notre Direction et nos chances de voir IBM se désengager d'eux-même (rappelons au passage que pour la SNCF, se retirer du projet lui coûterait près de 100 millions d'euros).

Apporter notre soutien

Nous ne pouvons bien évidemment pas agir directement lors de la séance (ce blog a déjà permis via plusieurs appels à témoignages d'amener des pièces importantes au dossier), mais il est possible d'apporter notre soutien en étant présent massivement devant le Palais de Justice (Ile de la Cité - Métro Chatelet) lors du jugement à partir de 9h30.

samedi 1 janvier 2011

Meilleurs voeux et dehors les bleus !

En ce premier jour de l'année 2011, nous vous adressons tous nos meilleurs voeux pour l'année 2011. Que cette nouvelle année s'inscrive dans la continuité et soit l'aboutissement des luttes de 2010 en finissant d'expulser IBM hors de nos murs.

Quant à IBM bien sûr nous ne pouvons que leur souhaiter d'échouer avec brio (et sans profit). Et cela commence dès le 13 janvier. Plus d'infos arrivent dans la semaine...

mardi 14 décembre 2010

IBM, persona non grata

VINSI ne veut pas d'IBM

Alors qu'IBM s'enlise dans des projets éléphantesques de la DSIT, il se murmure que VINSI œuvre pour monter ses propres Centres de Service, hors du périmètre d'Ulysse... Si cela est vrai, cela sonnera le glas pour IBM car le chiffre d'affaire promis ne sera jamais au rendez-vous.

Des outils IBM déjà abandonnés

IBM aime à nous vanter les mérites de ses produits, pourtant, la plupart des projets qui s'y sont frotté tiennent un tout autre discours.
C'est ainsi que le projet OSMOSE, tel le Titanic, prend doucement (mais sûrement) le chemin du fond, ou bien encore que l'offre qui devait être proposée autour de la solution QuickR serait finalement abandonnée au profit de WSS 4...

A DSIT, tout se met en place pour 2011

Gilles Albertus peut bien se pavaner (et nous menacer) lors de ses shows, il est tout à fait conscient que le contrat signé est irréalisable (rappelez vous cette phrase au sens si particulier : "un partenariat, c'est un combat"), mais il tente néanmoins de remplir sa feuille de route confiée par David Azéma...
Il espère toujours pouvoir initialiser les centres de service début 2011, ce qui se fera bien sûr aux dépens des prestataires (avec une prévision de volume confiée aux centres de service d'environ 80% de la prestation externe à DSIT-X comme à DSIT-E), mais aussi des cheminots (on parle déjà d'environ 80 postes cheminots prochainement impactés).

Vers une nouvelle journée d'action ?

Les différentes journées d'action du printemps dernier ont porté leurs fruits : Michel Baudy a été remercié, et certains projets ont été revus.
Et avec l'arrivée de Gilles Albertus certaines erreurs du passé de la Direction ne sont pas reproduites ("meilleure" communication, les Chefs de Division réintégrés dans le processus de réflexion, réunions de re-motivation des troupes, etc...).
Malgré tout, Ulysse continue d'avancer...

Certains songent donc qu'une nouvelle journée d'action comme celle du 1er avril permettrait de remettre les pendules à l'heure en indiquant à la Direction que les agents rejettent toujours en bloc le projet. Car il est vrai que depuis son arrivée, Gilles Albertus n'a pas eu affaire à un mouvement social d'ampleur.

La question est donc posée : Faudra-t-il en arriver là pour montrer que nous souhaitons toujours peser dans les décisions concernant notre avenir ?



jeudi 25 novembre 2010

Offshore : Le coming-out d'Eric Grasset

Dans un dossier sur la qualité logicielle sur le Journal du Net, Eric Grasset se pavane de faire de la qualité logicielle à DSIT.

Plus fort, il affirme que "Le chantier en question est initié à l'occasion de la mise en place d'une politique de centres de services offshore en lien avec IBM."
(Petite parenthèse : Il faut être non-informaticien pour annoncer, avec fierté, faire de la qualité logicielle... en 2010 ! Heureusement que nous n'avons pas attendu Eric Grasset et IBM pour se mettre à la tâche !)
Pour le reste, l'article ne nous apprend pas grand chose, et il n'est malheureusement pas possible d'y répondre.

Nous remarquerons juste le changement de discours : en moins de six mois, nous sommes passé du déni de l'offshore, à l'expression ouverte et sans honte dans la presse de nos dirigeants sur le sujet. Ce qui étonne, c'est que les lecteurs ne s'émeuvent pas plus que ça de voir une entreprise publique française exporter ses services informatiques.

Enfin, nous ne pouvons nous empêcher de finir sur cette citation d'Eric Grasset (à la tournure si technocrate) en fin d'article :

"Cette question rejoint celle des indicateurs à trouver pour dépassionner le débat sur les prix. il est important dans cette optique de s'accorder sur la définition du point de fonction par exemple, et plus globalement objectiver prix et niveau de qualité".

Pour ceux qui connaissent le personnage et sa méconnaissance de tous ces sujets techniques, on peut se demander s'il a bien compris son sujet... Quant à dépassionner le débat sur les prix, tout le monde sait que la SNCF a confié ses Centres de Services aux entreprises capables de proposer le plus faible TJM,  au détriment de... la qualité ! (sauf que ça ne se verra qu'en 2012...)

jeudi 18 novembre 2010

Albertus, secoue-toi les puces !

Quelle surprise que de recevoir aujourd'hui un e-mail de notre cher Directeur Gilles Albertus qui commençait en ces termes :

Quelle SNCF pour demain ? Et DSI-T dans tout cela ?

Chic, se disait le lecteur, on va enfin me parler de mon avenir dans Ulysse. Que nenni, il ne s'agissait que d'un teasing pour des rencontres pipo-pipo avec le top management.
Et le mail n'en finit pas d'abuser de termes et de promesses pompeuses (et trompeuses) :

Le Président Guillaume Pepy et les membres du Comité Exécutif ont fait une priorité de donner aux 160 000 agents de SNCF une opportunité de débattre et de mieux comprendre l’avenir de l’entreprise et le nôtre.

Bref, contrairement aux belles promesses faites lors de son arrivée en mai, Gilles Albertus s'en tient à la même ligne que son prédécesseur Michel Baudy : aucune communication. Pourtant, il nous avait fait de belles promesses, comme la transparence sur l'enquête interne. Curieusement, nous n'avons eu droit qu'à une des trois parties de la restitution de cette enquête. Le reste a dû être trop dur à digérer...

Car il ne faut pas se leurrer. Ce n'est pas parce que rien n'est dit, que rien ne se fait. Les montages autour des Centres de Services continuent d'avancer...

Nous voici arrivés à un point où la communication va devoir reprendre le dessus. Et si possible, éviter le pipo, car nous ne serons pas dupes. Si notre directeur soigne actuellement les Chefs de Division (malheureusement délaissés par le père Baudy à l'époque), cela n'empêchera pas la base de toujours faire front contre le projet.

D'autant que nombreux sont ceux qui craignent Noviaserv. Actuellement bien tapie dans l'ombre, il se murmure que la filiale n'attend que l'échec de la conduite du changement interne pour sortir ses griffes. Méfiance donc...

L'orage des retraites étant (à peu près) derrière nous, préparons-nous à reprendre la lutte et à retrouver la mobilisation du printemps (car depuis cette époque, nous n'avons encore obtenu aucune avancée).
Syndicats, faîtes nous signe !

mardi 9 novembre 2010

Des fiches de poste modifiées pour travailler pour les filiales !

Et voilà, ça devait arriver. Ne reculant devant rien, et bafouant ses propres déclarations, la Direction commence à présenter des fiches de poste modifiées aux agents. C'est notamment le cas à DSIT-PG.

La fiche de poste se décompose en deux parties : "Résumé des Missions et activités du poste dans le périmètre de DSIT" (normal jusqu'ici), "Résumé des Missions et activités du poste dans le périmètre de STELSIA".
Oulla, j'ai dû mal lire là ? Sur une fiche de poste SNCF on parle de travailler pour une filiale ? 

Et pourtant, le texte qui suit est sans équivoque : "Le titulaire du poste est également, pour le compte de la filiale (100% SNCF) acheteur et gestionnaire d’affaires sur le même périmètre (repris dans une note interne). Il utilisera à cet effet un outil spécifique de gestion appelé GESSICA qui lui permettra de saisir les commandes de STELSIA vers ses fournisseurs dont le principal est NOVIASERV (filiale à 51 % SNCF)."

Ceci a été présenté comme étant une mise à jour banale, sous prétexte que la filiale appartient à 100% à la SNCF. Bien sûr, il n'en est rien (on commence à avoir l'habitude avec eux...).

Reprenons la RH0337 pour voir ce qu'elle dit à propos de la mise à disposition : "La mise à disposition est la situation administrative de l'agent qui exerce temporairement son activité professionnelle dans un organisme juridiquement distinct de la SNCF.". Au cas où notre ami Eric Lelièvre ait du mal à lire, j'ai graissé le texte, qu'il avait peut-être lu un peu à la légère...
Expliquons-nous : STELSIA étant une filiale, elle appartient au groupe SNCF, mais n'a rien à voir avec l'EPIC. STELSIA et la SNCF sont donc bien deux organismes juridiquement distincts.

Il est donc très important de refuser toute modification de fiche de poste qui mentionne une filiale.

Rappelons tout de même la pirouette de nos dirigeants en début d'année lorsqu'ils ont justifié le fait de ne pas avoir présenté le projet aux trois CE en déclarant qu'il n'y aurait aucun impact sur les agents.
Et bien il semblerait qu'ils se soient trompés (tiens donc). Ce qui appuiera sans doute le dossier des syndicats déposé à la justice pour délit d'entrave.

Le masque est donc tombé. Le projet Ulysse aura bel et bien un impact sur les agents. Soyons vigilants !

Si vous êtes aussi victime d'un chantage sur le changement de votre fiche de poste, rapprochez vous des élus syndicaux et contactez-nous (sous couvert d'anonymat bien sûr).

mardi 5 octobre 2010

Sachons accueillir notre Président

L'information est confirmée : Guillaume Pépy sera bien de passage demain sur la région de Lyon. Les syndicats en profiteront pour le rencontrer. Même si c'est avant tout au sujet de la région, il est évident que le projet Ulysse sera mentionné, ne serait-ce que parce qu'il a un impact sur l'avenir des ASTI.

Non, nous ne nous résignerons pas !

La visite de notre Président à Lyon est suffisamment rare pour ne pas saisir l'occasion de l'interpeler sur notre sort.

Il est important demain de lui montrer que les informaticiens de la DSIT ne sont toujours pas passés au stade de la résignation mais qu'ils sont encore clairement dans l'opposition.
Collègues lyonnais, parlez-en autour de vous, rameuter le maximum de troupes et pensez également que vous serez les porte-paroles des collègues parisiens, nantais et lillois. Et qu'ils comptent sur vous !

Rendez-vous donc demain à partir de 13h30 devant le siège de la Région de Lyon, cours de Verdun. Le but sera évidemment de se faire entendre et de montrer notre mécontentement. Et les bannières seront aussi de sortie.

vendredi 1 octobre 2010

Guillaume Pépy à Lyon le 6 octobre

Sortez les banderoles, échauffez votre voix pendant le week-end, rappelez vous de votre colère et votre hargne lors des mobilisations du printemps car vous pourriez en avoir besoin la semaine prochaine : Guillaume Pépy sera à Lyon mercredi 6 octobre.

Il faut savoir qu'il y a eu une enquête interne auprès des agents, mais les résultats ne sont pas sortis du ComEx car il  semblerait qu'ils soient aussi catastrophiques que ceux du sondage CSA de mai à la DSIT...
Du coup, notre cher Président part en tournée de reconquête dans les régions.

Et il serait trop bête de laisser passer une opportunité comme celle-là.
Alors, tenez-vous prêts à accueillir l'homme qui est derrière Ulysse.
Nous vous donnerons plus d'infos très prochainement...

lundi 13 septembre 2010

A l'ouest, il y a du nouveau

La rentrée professionnelle, c'était la semaine dernière. Cela s'est vu dans nos stats, pusque vous êtes de nouveau 400 par jour à nous rendre une petite visite. Merci pour votre fidélité.


Mais nous souhaitons vous rappeler qu'à Nantes, un autre blog lutte contre Ulysse. Et en ce moment, l'actualité brûlante  est plutôt à Vinsi.

Telegonos se serait procuré une liste de postes à remplacer dans l'optique de la mise en place d'un Centre de Services de Tests par IBM.
La pression est montée d'un cran en Bretagne, et à travers ce billet, nous leur témoignons tout notre soutien.

mardi 7 septembre 2010

Michel Baudy à la trappe !

Voilà une nouvelle qui en réjouira plus d'un : Michel Baudy laissera sa place dès le 13 septembre à Jacques Orsini (qui sera lui même remplacé par Rémy Berthou le 1er octobre au titre de Directeur de la Transformation et de la Stratégie des Systèmes d'Information) à la tête de Noviaserv. Sans plus de précisions, il semblerait donc que Michel Baudy soit tout simplement remercié. Et à 60 ans, le bonhomme ne peut pas prétendre à une retraite à taux plein, dur dur...
Evidemment, personne ne pleurera son départ. Et nous espérons même que d'autres le suivront...

Autre conséquence de cette mise à pied : Gilles Albertus de son côté hérite de la direction de Stelsia.

Conclusion : Le ménage continue, et pas seulement au niveau des opposants au projet. Un message clair est adressé aux cadres dirigeants, tenus en partie responsable du fiasco du projet Ulysse.

Mais il faut que Guillaume Pépy le comprenne bien : ce n'est pas changer quelques têtes qui permettra de faire avancer le projet et de convaincre les informaticiens du bien-fondé de celui-ci...

SUD-Rail engage une action pour non consultation du CCE

La nouvelle ne surprendra personne car nous avions lancé un appel à témoignage au début de l'été, mais le syndicat SUD indique qu'ils engageront dans quelques jours une nouvelle procédure juridique en référé au TGI de Paris pour obtenir la suspension du projet Ulysse. Cette action en référé pour "non consultation du CCE" pourrait permettre, en cas de victoire d'arrêter pendant plusieurs mois la mise en place du projet.

Rappelons qu'en parallèle, trois CE viennent de lancer une procédure pour délit d'entrave. Il ne fait aucun doute que l'entreprise sera condamnée, mais cela prendra de nombreux mois, et cela n'empêchera pas le projet de se poursuivre.

Voilà qui vient mettre encore un peu plus de pression sur les épaules de nos dirigeants...

vendredi 3 septembre 2010

C'est la rentrée !

Et oui, cette semaine marque le retour de la plupart d'entre nous au travail. Et chacun de se demander ce qui a changé pendant son absence.
Voici donc une petite synthèse qui en amusera plus d'un (sauf nos dirigeants, mais il faut avouer qu'ils n'ont pas un grand sens de l'humour).

Les sociétés retenues pour les Centres de Services

Bien que l'information n'ait pas été diffusée en interne (et bien M. Albertus, qu'est devenue cette promesse pour plus de transparence ?), elle est disponible sans trop de difficulté sur le net : Les société retenues pour être en première ligne des Centres de Services sont au nombre de trois : IBM, Cap Gemini et Sopra.

L'offshore IBM repoussé

Il semblerait que les Centres de Services IBM ne rejoindront pas l'Asie avant un moment (18 mois ?). Il y aura donc une phase de transition qui passera par Belfort, où IBM est présent (mais cela ne doit guère représenter plus de 100 à 150 postes).

Une Direction qui s'emmêle les pinceaux

Au début de l'été, nos dirigeants avaient décidé de faire tomber quelques têtes à DSIT-E. Seulement, le chef d'orchestre a dû rater quelques notes, et  la valse subit un petit couac : n'ayant pas trouvé de remplaçant pour Gilles Hozé cet été, finalement, les changements de poste sont repoussés d'un mois. Un bel exemple de management : on punit d'abord, on réfléchit ensuite !

On le savait, la Direction DSIT ne sait pas communiquer en interne. Ce qui est plus intéressant, c'est de voir qu'ils communiquent mal également avec les autres DSI. Résultat : des dossiers faits en double et des prises de décision qui traînent. Bref tout ce qu'il faut pour émousser la patience d'IBM... Messieurs, merci à vous !

Finalement cet été, seuls les syndicats ont su faire avancer leurs dossiers.
Mais à y réfléchir, il suffirait peut-être juste de laisser faire nos dirigeants, ils ont l'air tout à fait capables de planter le projet tout seuls ^^

mercredi 11 août 2010

Les réponses aux députés publiées dans le JO

Les députés ont été nombreux à solliciter le gouvernement pour avoir des éclaircissements sur le projet Ulysse.
Leurs questions ont été publiés au JO début juin, et voici que les réponses viennent d'être (enfin) publiées dans le JO du 10 août.
Pour les consulter, il vous suffit de vous rendre sur le site de l'Assemblée Nationale et de faire une recherche sur le mot "ulysse"

Nous prendrons le temps de décortiquer tout cela.
L'une d'entre elles, issue du Ministère des Transports par rapport à la question n°79922 de Jean Glavany député des Hautes Pyrénées, a cependant tout de suite retenu notre attention (le gras est de nous) :

Le projet Ulysse consiste en la création d'une filiale commune à la SNCF et à IBM destinée à optimiser l'organisation des trois quarts des prestations informatiques, d'ores et déjà sous-traitées par l'établissement public. L'expertise d'IBM doit lui permettre d'améliorer le pilotage d'une sous-traitance informatique complexe et à l'heure actuelle éclatée entre de nombreux fournisseurs avec le double objectif d'obtenir des gains de productivité et une meilleure qualité de fonctionnement de ses systèmes d'information, au bénéfice du service rendu aux usagers. En outre, les risques économiques seront essentiellement portés par IBM. Cette évolution n'entraînera pas, pour la SNCF, la perte du contrôle de ses systèmes d'informations, dans la mesure où elle n'externalise aucune compétence, ni aucune ressource. Elle reste à l'initiative de la stratégie, que ce soit en termes de politique d'achat, de ressources humaines ou de choix technologiques et conserve la possibilité de mettre fin au partenariat à tout moment en rachetant les parts d'IBM dès lors que les résultats escomptés ne seraient pas atteints. Dans le cadre de ce projet, aucun actif, aucune activité ni aucun personnel ne sera transféré vers la nouvelle entité. En conséquence, les 2 000 cheminots du pôle informatique ne seront pas affectés statutairement par la nouvelle organisation et les changements seront sans impact sur leur activité et sur leur localisation. La fiabilité requise par les opérations de la SNCF limite très fortement les possibilités de recours à la sous-traitance. Pour autant, dans le cadre de son autonomie de gestion, il appartient à la SNCF de choisir l'organisation la plus adaptée lui permettant de rendre le meilleur service possible à ses usagers. Toutefois, la SNCF doit prendre en compte, dans le choix de ses fournisseurs, la qualité de leur responsabilité d'entreprise, et notamment leur contribution au maintien de l'emploi sur le territoire. Les pouvoirs publics demeurent très attentifs aux conséquences sociales des choix de l'entreprise et veilleront au bon déroulement de ce partenariat stratégique avec IBM.

mercredi 4 août 2010

Ca continue, encore et encore...

Si l'été est calme en apparence, il n'en est rien : Après l'échec de la seconde table ronde, chacun est reparti dans son coin et œuvre à l'avancement de ses dossiers pour la rentrée.

La table ronde du 9 juillet

En préambule de la réunion, les syndicats ont souhaité lire une déclaration. Celle-ci est un résumé clair de la situation et place la Direction face à ses choix et ses contradictions.
Malheureusement, après quatre heures de réunion, rien n'en ressort. Cela s'est bien entendu vu dans le mail d'Eric Lelièvre, bien pauvre en info et qui encore une fois tente de dédramatiser l'offshore (alors qu'aujourd'hui encore, ce choix de la SNCF n'est pas compris, même par les dirigeants de SSII).
De leur côté, les syndicats viennent de diffuser un tract unitaire qui rappelle tous les dangers que fait peser le projet Ulysse sur nos emplois avec par exemple le départ confirmé de 44 postes de cheminots de DSIT-X au profit de centre de services dès 2011.
Il est évident que ce deuxième échec pour la Direction amènera de nouvelles actions syndicales dès la rentrée de septembre. Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler...

Gilles Albertus confiant

Dans une "interview" accordée pour le bulletin interne DSIT Info, Gilles Albertus semble confiant quant à la mise en place du projet. Il ne communique finalement pas plus ni mieux que son prédécesseur, ce qui laisse toujours la part belle aux bruits de couloirs et à notre site (dont les statistiques de consultation ne faiblissent pas, malgré l'actualité un peu plus creuse en cette période estivale). Notre blog continue d'ailleurs à les intriguer, mais rassurons les tout de suite, même si nous n'aurons sans doute plus de scoop à révéler, nous resterons fidèles au poste et à l'affût.
La Direction compte évidemment sur la résignation des agents pour faire passer son projet. Mais il est bien loin des réalités du terrain, et convaincre les managers leur demandera une énergie considérable (sans assurance de réussite).

Les syndicats sur la brèche

Si la Direction estime pouvoir faire progresser son projet dès la rentrée, les organisation syndicales ne sont pas en reste et continuent leur offensive sur plusieurs fronts.

Le délit d'entrave

Le sujet avait été évoqué il y a quelques mois, c'est désormais fait : Les avocats des 3 CE ont confirmé l'enrôlement des assignations auprès du Tribunal de grande instance de Paris. La procédure contre la Direction pour délit d'entrave est donc lancée.
Concrètement, ce n'est pas ce qui arrêtera le projet, et cela prendra plusieurs mois avant d'aboutir, mais c'est toujours un coup de plus porté contre la Direction.

Une enquête sur les troubles psychosociaux

Début juillet, lors d'une réunion extraordinaire du CHSCT de DSIT, il a été décidé (à l'initiative des élus syndicaux) d'ouvrir une enquête sur les troubles psychosociaux, en mesurant notamment l'impact du projet Ulysse. Cette enquête sera menée par un organisme externe, l'ANACT, afin de garantir l'indépendance de l'analyse. Un comité de pilotage a été constitué, et une première réunion a déjà eu lieu le 22 juillet.
Depuis, la Direction tente de récupérer pour elle cette initiative. Il est évident qu'elle n'y est pour rien. Pour la petite anecdote, au cours de cette séance, Messieurs Noirot et Lelièvre ont souhaité suspendre la séance, et ils ne sont revenus qu'au bout d'une heure pour rendre leur avis sur la question. Bref, on sent que le sujet était douloureux pour eux, et que la décision n'a pas été facile à prendre !

jeudi 1 juillet 2010

Des têtes tombent

Gilles Albertus l'avait annoncé peu de temps après son arrivée : pour lever les obstacles à la mise en place des centres de service, des têtes risquaient de tomber à la DSIT.

Cela vient d'arriver avec le remplacement de Slimane Aguercif par Gilles Hozé à la tête du pôle EH. Slimane était connu pour ses prises de position un peu fortes contre le projet Ulysse. Le voilà averti.

Faut-il y voir aussi un message d'avertissement à l'encontre des autres cheminots qui souhaiteraient encore s'opposer ? C'est possible.
Mais de là à penser qu'une ère de terreur s'installe, nous ne le pensons pas. Car le contexte social ne s'y prête absolument pas.

Rappelons que la direction de la DSIT marche sur des oeufs actuellement et que nous attendons de voir quel sera son discours le 9 juillet lors de la prochaine table ronde.
En fonction de cela et de ses actions pendant l'été dépendra le climat social de la rentrée qui s'annonce déjà chaud avec le dossier des retraites...

lundi 28 juin 2010

Lettre ouverte à Guillaume Pépy

Aujourd'hui, les organisations syndicales ont adressé une lettre commune à Guillaume Pepy. En voici la teneur :

Monsieur le Président,
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT,  réunies  en  Interfédérale  le  23  Juin  2010,  ont  pris  la
décision de vous envoyer ce courrier concernant un dossier qui occupe une place significative dans le
paysage social : le projet ULYSSE.
 
Dans  ce  dossier,  les  cheminots  des  DSI  et  des  ASTI,  ainsi  que  les  Fédérations,  sont  passées  par
différentes phases fort déplaisantes.
 
La première étape, menée par M. BAUDY pourrait être qualifiée comme période de non‐dits et même
de mensonges et d’enfumage. Le 16 Décembre 2009, il est dit en Commission Economique du CE DT
que rien n’est prévu dans l’immédiat, alors que ce même jour, un Comité Central d’Entreprise d’IBM
entérine la création d’une filiale de deuxième niveau SNCF B5 détenue à 49% par IBM et à 51% par une
filiale  du  groupe  baptisée  NEWCO,  avant  de  devenir  STELSIA.  Le  11  Janvier  2010,  c’est  un  Conseil
d’Administration exceptionnel de la SNCF qui acte cette décision. Cette co‐entreprise serait une simple
structure minimaliste pour mieux gérer la sous‐traitance  et réaliser des économies pour l’EPIC et les
autres filiales du groupe.
Par  la  suite,  M.  BAUDY  affirme  aux  Organisations  Syndicales  qu’il  n’y  a  pas  de  contrat  avec  IBM,  il
prétend aussi que cette alliance ne génèrera pas de délocalisation à l’étranger pour la sous‐traitance. 
 
Deuxième  étape,  la  tentative  de  démobilisation.  Face  au  rapport  de  force  des  informaticiens,
notamment l’action de grève du 1er Avril suivie par 83% des cheminots des DSI et des ASTI, la Direction
s’est voulue  rassurante, ré‐internalisation de  charges et étude sur l’emploi sont annoncées avec à la
clef, la formation de cheminots aux métiers de l’informatique. Toutefois, M. AZEMA, interviewé dans
le journal d’entreprise, reconnaît qu’il y a une relation contractuelle de 6 ans et 2 mois avec IBM, qui
assure  à  cette  firme  une  charge  de  travail  conséquente  avec  une  garantie  de  chiffre  d’affaires  de
l’ordre de 1,7 G€. Dans le même temps, la Direction avoue à demi‐mots qu’il y aura du « Off Shore »
sur des plateformes de services installées à l’étranger.
Contrairement  aux  affirmations  de  M.  BAUDY,  la  Direction  de  la  SNCF  précise  qu’il  y  a  une  relation
entre ce contrat et le rachat de la logistique d’IBM financé par la SNCF pour GEODIS. 
 
Troisième  étape,  les  voiles  se  lèvent.  M.  ALBERTUS  est  nommé  à  la  place  de  M.  BAUDY,  qui  dirige
STELSIA  et  la  co‐entreprise  devenue  NOVIASERV.  Les  choses  changent,  les  200  emplois  qui  devaient
être issus de la Nouvelle Dynamique Métier et des EME ne sont pas faciles à réaliser, mais la Direction
n’envisage pas de recruter ou de permettre l’accès à l’examen de TAD INF à de nombreux cheminots,
notamment  aux  agents  SE  et  Télécom.  Plus  de  trente  postes  sont  vacants  dans  les  ASTI,  mais  la
Direction  annonce  seulement  9  recrutements  d’ATT  TS.  De  plus,  lors  de  la  Table  Ronde  du  14  Juin
2010, acquise dans le cadre du rassemblement national du 26 Mai, le Directeur de la DSIT refuse de s’inscrire  dans  une  discussion  qui  permettrait  de  remettre  en  cause  le  projet  pour  ce  qui  concerne
l’EPIC SNCF. Au contraire, il tente d’associer les Fédérations à l’élaboration des grands projets auxquels
cette  co‐entreprise pourrait être associée.   Nous découvrons que cette entreprise, qui  ne  devait pas
avoir  d’autres  prérogatives  que  de  passer  des  contrats  de  sous‐traitance,  se  constitue  comme  une
véritable  DSI  externe,  et  les  postes  de  Directeur  de  la  Production  et  de  Directeur  Financier  sont
attribués à des cadres dirigeants d’IBM. Sur ces bases, la Table Ronde du 14 Juin 2010 n’a pas pu aller à
son terme, et une autre rencontre a été programmée le 09 Juillet. 
 
Monsieur  le  Président,  depuis  le  début,  ce  dossier  est  bien  mal  engagé  dans  le  cadre  du  dialogue
social, mais aussi avec les cheminots concernés. Le malaise est profond, et cette situation est porteuse
de lourds risques psycho‐sociaux. Le sondage CSA réalisé par la Direction à la DSIT met en évidence des
éléments qui ne peuvent pas vous laisser sans réaction. 95% des agents sont contre le projet ULYSSE,
88%  des  agents  ne  font  plus  confiance  à  leur  Direction,  65%  font  confiance  aux  Organisations
Syndicales,  72%  d’entre  eux  sont  inquiets,  car  convaincus,  comme  la  presse  spécialisée  d’ailleurs,
qu’IBM a comme seule ambition de faire main basse sur notre système d’information.  Des élus de la
République sont très interrogatifs sur la stratégie de l’entreprise. Ils ne comprennent pas que la SNCF
prenne des risques concernant la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage de son système informatique. Ils ne
comprennent  pas  non  plus  comment,  dans  une  période  difficile  pour  l’emploi  en  France,  une
entreprise publique puisse envisager la délocalisation d’emploi de haute technicité à l’étranger. Dans
son rapport établi pour le Ministère des Finances, l’Inspecteur Général des Finances, chef de la mission
de Contrôle Economique et Financier des Transports, fait lui aussi de nombreuses réserves concernant
la création de cette co‐entreprise avec IBM. La presse grand public a publié de multiples articles sur
cette  question,  des  parallèles  ont  été  faits  avec  l’attitude  prédatrice  d’IBM  lorsque  cette  firme  s’est
associée  avec  d’autres  grandes  entreprises  telles  que  BNP  Paribas,  CMA  CGM  ou  la  MAIF.  Il  est
maintenant  connu  de  tous  qu’IBM  s’est  fixé  comme  objectif  de  prendre  la  maîtrise  des  systèmes
informatiques des réseaux ferrés européens.
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT  vous  demandent  d’intervenir  pour  que  la  prochaine
Table  Ronde  qui  doit  se  tenir  avant  le  14  Juillet  2010  ait  une  autre  teneur.  Si  nous  n’avons  aucune
légitimité pour discuter des relations entre les filiales du groupe et la co‐entreprise NOVIASERV, nous
demandons  à  ce  que  les  discussions  concernant  le  traitement  des  systèmes  informatiques  de  l’EPIC
SNCF s’établissent sur des bases ne prenant pas en compte cette co‐entreprise. 
 
Les Organisations Syndicales souhaitent pouvoir discuter sur une ré‐internalisation massive de charge
de travail au sein de l’EPIC, sur une conception beaucoup plus large de nos systèmes d’information et
de  télécommunications,  intégrant  les  agents  de  ces  services,  sur  des  contrats  de  sous‐traitance  à
minima qui soient établis dans le cadre de l’attribution des marchés publics avec des clauses sociales
favorisant le maintien de l’emploi sur le territoire national.
 
Monsieur le  Président, en espérant que votre intervention  puisse permettre  de renouer un dialogue
social  de  qualité  nous  permettant  d’oublier  les  différentes  étapes  malheureuses  connues  dans  ce
dossier. Il est important que la Direction retrouve la confiance de son personnel et des Organisations
Syndicales, il vous appartient donc d’intervenir en ce sens. 
 
Nous  vous  prions  d’agréer,  Monsieur  le  Président,  l’expression  de  nos  salutations  les  plus
respectueuses.

vendredi 25 juin 2010

Une direction prise en étau

De nombreuses informations nous sont récemment parvenues. Prises individuellement, elle ne nous amène pas grand chose, mais en prenant du recul, nou pouvons voir que nous sommes encore loin de la sortie de la crise.

L'héritage de Michel Baudy

Les propos de Gilles Albertus à propos du projet ont été rapportés un peu partout : Il n'a jamais vu un tel bazar !
Et selon nos informations sur quelques projets, il apparaît clairement que Michel Baudy aurait permis à IBM de se servir à volonté parmi nos projets. Heureusement, M. Albertus veille et semble revoir le périmètre de certains centres de services afin de pouvoir garantir notre contrôle sur les CS. Ouf !
Résultat : Il prend le temps de revoir tout ça, et la mise en place des centres de services va prendre plus de temps que prévu.

La Direction a aussi hérité d'une défiance du personnel envers elle (88% selon le sondage CSA). Là par contre, ils ont encore du travail et ce n'est pas le million d'euros qui va être englouti (à perte ?) dans la conduite du changement qui va changer cela. On ne regagne pas la confiance de son personnel aussi facilement, surtout quand on est tombé dans un trou aussi profond !

Là encore, M. Albertus en est conscient et les Chefs de Division sont invités à proposer des idées et à mesurer le personnel encore dans l'opposition. Bon courage !
Rappelons que 95% parmi les 506 agents qui ont répondu à l'enquête du CSA se sont prononcés contre la co-entreprise, autant dire tout le monde, et même quelques chefs de division !

Et il sera difficile de faire passer un projet en force quand la totalité du personnel y est opposé. D'où la tentative de M. Albertus d'intégrer les syndicats dans l'accompagnement du projet via la négociation d'un avenant avec IBM. Ce qui a bien sûr provoqué la première suspension de séance de la table ronde : dans ces conditions, les syndicats n'avaient aucune raison de rester, puisque la première revendication est l'abandon du projet ULYSSE.

Un contrat contraignant pour la SNCF

Le prix à payer pour la SNCF si elle se retire du contrat avec IBM est très élevé : 100 millions d'euros !
Avec un tel montant, il paraît évident que M. Albertus ne peut se permettre d'annuler, et la pression doit être forte pour mener le projet au bout.

Résultat, notre Direction se retrouve prise en étau entre un engagement impossible à révoquer, et un personnel totalement opposé au projet. Malgré tout, si les choix ne seront pas simples pour eux, il paraît évident que le projet ne sera pas abandonné, et qu'ils vont tenter de passer en force.
Et pour y arriver, la communication va continuer à se faire sous forme de propagande (ce qui est par exemple encore le cas dans les documents remis lors de la table ronde à propos d'un soi-disant REX des Centres de Services à VINSI quand il ne s'agit que d'une présentation commerciale du sujet, ou encore la justification de l'offshore sous des arguments pour le moins douteux...).
Pour qui nous prennent-ils ??

La lutte continue

En attendant, la prochaine table ronde est prévue pour le 9 juillet. Espérons qu'à cette date-là, la Direction aura pris la vraie mesure de la situation et aura compris que payer la rançon l'indemnité de rupture de contrat à IBM (ils permettront peut-être un paiement en 3 fois sans frais ? ^^) coûtera moins cher sur le long terme que de poursuivre ce projet insensé, qui ne fait que pourrir le climat social, démotiver le personnel, augmenter les risques de troubles psychosociaux et n'amènera rien de bon pour la SNCF...

Ne fléchissons pas, maintenons la pression et préparons-nous donc à poursuivre la lutte une fois l'été passé (maintenant que nous sommes assurés que le projet va prendre plus de temps pour se mettre en place) et de nouvelles actions devraient être proposées dès septembre par les organisations syndicales si la prochaine table ronde ne donnait pas satisfaction...

jeudi 17 juin 2010

Appel à la grève le 24 juin

Suite au fiasco de la table ronde de lundi (qui aura duré à peine 2h30 avec deux suspensions de séance), les organisations syndicales appellent de nouveaux les informaticiens de la SNCF à la grève pour le 24 juin.

Comme si la journée du 1er avril (plus de 80% de grévistes) et le sondage CSA (95% des répondants àDSIT sont opposés au projet) n'avaient pas suffi.
Outre le dossier des retraites, nous devrons nous mobiliser une fois de plus pour bien signifier à Gilles Albertus et les dirigeants de la SNCF que nous refusons leur politique actuelle, et que nous ne plierons pas.

Nouvel article dans LeMagIT

Un nouvel article de synthèse est paru aujourd'hui dans LeMagIT : SNCF-IBM : face à la fronde des informaticiens, le projet Ulysse n'est plus assuré d'arriver à bon port

Lecteurs fidèles de ce blog, vous n'y apprendrez rien de nouveau, mais c'est toujours intéressant de voir notre combat relayé par la presse. Et quand il s'agit de la presse informatique, cela doit toujours donner quelques démangeaisons à IBM... ^^

mardi 15 juin 2010

Retour sur le 14 juin

Retour rapide sur les actions d'hier.

Inauguration de la CCR Rhône-Alpes

Quelques uns d'entre nous étaient présents hier à Guillotière. De nombreuses forces de l'ordre étaient déployées, et des manifestant contre le contournement ferroviaire de Lyon.
Quoiqu'il en soit, le ministre Dominique Bussereau a tout de même pu être approché lors des traditionnels petits fours. Il a de nouveau été interpelé sur le projet ULYSSE et le même courrier que celui adressé aux élus lui a été remis.

Dans la presse :

Echec de la Table Ronde

Si Gilles Albertus s'est empressé d'envoyer un compte-rendu par mail hier sur la table ronde, c'est sans doute pour tenter de "griller" les OS.
Mais à la fin de son mail, on se rend compte que la réunion s'est mal terminée : commencée vers 10h, elle s'est achevée vers 12h30 à peine. La Direciton a tenté de faire jouer aux organisations syndicales un rôle d'accompagnement contre lequel elles sont farouchement opposées.
Suite à cela, il paraît désormais évident que la grève du 24 sera un nouvel événement pour marquer (encore une fois) notre opposition au projet et à la tournure que prennent les événements.

Un article dans Libération

Suite à cette Table Ronde, le quotidien Libération publie un article complet d'une page sur ULYSSE (avec une photo en Une !).


lundi 14 juin 2010

Urgent : Appel aux lecteurs pour la suspension du projet Ulysse

Devant l'impact du projet ULYSSE sur l'organisation de notre travail, il aurait du être présenté au CCE. Et cet oubli volontaire de la Direction pour passer ce projet en force pourrait constituer sans doute leur talon d'Achille. A nous de bien viser et de décocher nos flèches.

La fédération SUD Rail envisage donc de saisir le Président du TGI de Paris en référé pour demander la suspension de la mise en œuvre du projet Ulysse au motif du défaut de consultation du CCE et jusqu'à ce qu’elle ait lieu. Idéalement, il serait préférable que le CCE soit partie prenante à la procédure, mais le CCE ne se décidant toujours pas, la fédération SUD-Rail nous a indiqué qu'elle s'apprêtait à y aller seule car cela ne peut plus attendre.

Très rapidement, ils ont donc besoin du maximum d’informations et d’éléments pour emporter la conviction du juge sur deux aspects :

  1. La suspension est justifiée car le projet n’est pas déjà mis en œuvre.
  2. L’urgence (et donc le référé) est motivée par les prochaines étapes du projet qui risquent d'être mises en œuvre à court terme (3 à 4 mois).

La réussite de ce dossier est cruciale car c'est sans doute le seul moyen à l'heure actuelle de stopper la mise en place du projet.
Donc, pour les aider et servir notre cause, il leur faut très rapidement (avant la fin de la semaine) les infos suivantes :

  1. Où en est-on du projet ULYSSE par rapport à la cible dans les différents DSI ? Un point d'étape en quelque sorte de manière à prouver au juge qu'il y a encore matière à suspendre quelque chose car tout n'est pas déjà mis en œuvre. Plus on peut quantifier le réalisé et le restant à mettre en œuvre mieux c'est.
  2. Quels impacts a le projet ULYSSE sur votre activité dans les prochains mois (juillet, aout, septembre, octobre...). Ces éléments sont cruciaux pour justifier une procédure d'urgence au tribunal en référé d'ici fin juin début juillet.
Envoyez-nous vos témoignages par mail, et nous nous chargerons de les transférer ensuite.

Merci.

Ca bouge aussi à ISI

Suite au CPC VA du 10 juin, nous avons quelques infos sur la mise en place d'ULYSSE à ISI (et oui, même si nous parlons peu d'eux, ils sont aussi impactés).

La mise en œuvre a été priorisée comme suit :

P1 : Sollicitation de NoviaServ pour les nouveaux projets d'intagrétion de progiciels : WIFI 1 et VEGA

P2 : Centres de Services :

  • Soumission du cahier des charges CIR à NoviaServ  & information sur la démarche à RFF
  • Evolution possible du CS PEI vers NoviaServ (selon partenaire)
  • CS prestations ERP (ELAN, puis WIFI2, MCO GEREMI)
P3 : Utilisation des autres CS offerts par NoviaServ :
  • CS Décisionnel (MCO WIFI 1, autres domaines concernés)
  • Extension des CS PEI et CIR
P5 : A échéance des contrats, voir s'il y a des intérêts pour les Autres domaines.

Bien évidemment, ces priorités peuvent évoluer en fonction des urgences / opportunités (sic !)


dimanche 13 juin 2010

Journée du 14 juin

De nombreux événements se profilent pour la journée de demain. En voici un bref rappel.

Table ronde avec la Direction

C'est demain que les organisations syndicales rencontreront la Direction (des lieutenants bien sûr, Guillaume Pepy a d'autres choses à faire).
Nos dirigeants devront répondre à toute une série de questions émanant des OS (la CGT en annonce plus d'une centaine) visant à éclaircir certains points du projet Ulysse (avenir des ASTI, déménagement du centre de pilotage à Roanne, coûts, etc.). Bien sûr ils pourront encore une fois décider de ne pas répondre, mais depuis mai, leur message est de dire qu'ils veulent communiquer et être plus transparents. Pour démontrer leurs bonnes intentions, ce sera demain ou jamais : La balle est dans leur camp.

Par contre, qu'ils ne se méprennent pas : Cette table ronde n'est pas une ronde de négociation pour acccompagner le projet avec moins de douleur... L'enquête CSA l'a démontré, les informaticiens rejettent en masse la co-entreprise, et c'est le projet complet qu'il faudra annuler...

Inauguration de la CCR Rhône-Alpes

A Lyon demain, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle CCR Rhône-Alpes, RFF a convié le Ministre des Transports, Dominique Bussereau.
L'idée est de s'inviter à cette petite fête, pour y faire du bruit et pouvoir attirer l'attention sur notre cas. Étant donné l'horaire (10h45, RDV à la gare Jean Macé dès 10h), il se peut que seule une poignée d'entre nous s'y rende. Qu'à cela ne tienne, nous ne sommes pas obligés d'être plusieurs centaines à chaque fois pour interpeler l'opinion, ce qui compte, c'est de ne jamais  baisser les bras, car la lutte contre Ulysse sera encore longue...
Toutefois, nous tenons à remercier dès maintenant ceux qui se seront libérés pour l'occasion.

Manifestation à Nantes

En soutien de la table ronde et pour en finir avec la langue de bois de la Direction (notamment après le bug du 21 mai sur lequel la Direction n'a pas été très claire), les syndicats CGT et CFDT de VINSI Nantes appellent à se réunir avenue Carnot Bâtiment A dès 9h45.

jeudi 10 juin 2010

Des raisons d'espérer

De nombreuses informations nous sont parvenues des syndicats mais aussi de la Direction ces derniers jours

Un contrat en demi-teinte

Cela se murmurait dans les couloirs depuis un moment, et cela semble se confirmer : Aux dernières nouvelles, le business plan initialement prévu avec IBM a du plomb dans l'aile. Les engagements de volume sont loin d'être tenus (forcément, un projet signé au niveau du top management était forcément loin de la réalité). Il va donc être révisé en tenant compte de la réalité et en associant toutes les DSI.

Au niveau du contrat logiciel, c'est la débandade également : seulement 30% du montant du contrat est utilisé. Et encore dans ces 30%, il y a certains produits qui sont finalement abandonnés en cours de route par les projets (comme QuickR pour ne pas le nommer)...

Enquête CSA

Nous attendons une communication officielle de Gilles Albertus sur le sujet, mais les premiers résultats ont commencé à filtrer auprès des Chefs de Division notamment (n'hésitez pas à leur demander), et c'est franchement pas beau à voir :
  • Satisfaction de travailler pour DSIT : Très (14%), Assez (47%), Peu (30%), Pas du tout (9%)
  • Etat d'esprit : Motivé (11%), Confiant (5%), Attentiste (11%), Inquiet (50%), Sceptique (20%) 
  • Conclusion : les résultats sont à rapprocher de ceux de l'enquête interne pour ce qui est de la satisfaction de DSIT.
Les résultats concernant les Centres de Service et la co-entreprise sont très mauvais et montrent un rejet massif du projet :
  • Opiçnion sur la mise en place des Centres de Services : Très bonne (1%), Bonne (25%), Mauvaise (39%), Très mauvaise (34%)
  • Et sur la co-entreprise : Très bonne (1%), Bonne (4%), Mauvaise (25%), Très mauvaise (70%)
  • Confiance dans la direction de DSIT : 35% déclarent ne plutôt pas faire confiance, et 53% (!) ne font pas du tout confiance
Pour info, il y a eu 506 réponses, ce qui est un très bon taux de participation.

En plus de ces résultats chiffrés, CSA devraient fournir des commentaires et analyses. Nous sommes impatients de les lire.
Ce que nous en retenons : Ces chiffres viennent conforter le fort taux de la grève du 1er avril, et bien que Michel Baudy nous ait quitté, il porte une grande responsabilité dans ce désastre.
Que nos dirigeants ne se félicitent pas trop vite que plus de 50% du personnel se déclare satisfait de travailler à DSIT, il y a quand même 39% qui ne le sont pas. Cela, couplé aux mauvais résultats des questions suivantes et des baromètres de l'an dernier, il apparaît clairement que la Direction a un problème RH important à régler, et une confiance à reconquérir. Tellement important même qu'il devrait être réglé avant la poursuite d'Ulysse.
Car il paraît impossible en l'état actuel pour la direction de demander aux agents d'appliquer un plan quelconque quand ils ont perdu toute adhésion...

Retours des élus politiques

Suite aux envois de courriers aux députés, sénateurs et autres élus locaux, les résultats arrivent : les syndicats ont reçu des dizaines de réponse (une liste diffusée par SUD circule actuellement par mail, la CGT recense de son côté une cinquantaine de réponses). Certains de ces élus ont interpellés des ministres (Bussereau, Borloo, Kosciusko-Morizet...) voire même directement Guilaume Pepy.
Des questions ont également été posées à l'Assemblée Nationale (recherchez "Ulysse" sur le site de l'Assemblée), nous attendons la publication des réponses.
Et la parution la semaine dernière d'un article dans l'Humanité, et la dépêche AFP qui en est ressorti, ont relancé un petit coup) la machine...
Au niveau local, à Lyon, Gérard Collomb a été informé du dossier. Comme nous craignons qu'il ne prête pas bien attention à nous, son premier adjoint a été relancé, et il est toujours possible de laisser des commentaires sur son blog.
Benoît Hamon a également rencontré une délégation CGT la semaine dernière lors d'un déplacement à Villeurbanne. Bref, le relais politique est en marche.

Conclusion

Ces différentes nouvelles du front peuvent nous faire espérer. Certes le combat est encore long, car le dégout d'IBM, ou les relais politiques mettront du temps à venir. Mais avec le retard dans la mise en place des centres de serivces, la renégociation du contrat, les problèmes RH internes, la pression politique qui va s'accentuer, il est évident que la pression est entrain de changer de camp.
Il reste encore à attendre la Table Ronde de lundi 14 juin, mais cette fois-ci, la Direction devrait être dans ses petits souliers...

mardi 8 juin 2010

Prochaine action : lundi 14 juin

Nous vous en parlions la semaine dernière, la prochaine journée d'action est prévue lundi 14 juin. Voici quelques informations complémentaires pour vous organiser en conséquence.

Inauguration de la CCR Rhône Alpes

A l'occasion de l'inauguration de la nouvelle Commande Centralisée du Réseau Rhône-Alpes, le Ministre des Transports sera présent. Une occasion de plus pour montrer notre opposition au projet Ulysse et interpeller notre ministre de tutelle et l'alerter sur les dangers que fait peser ce projet.

Organisation pratique

C'est RFF qui organise l'inauguration, et l'invitation est fixée à 10h45. C'est un horaire peu compatible avec le travail de beaucoup d'entre nous. Mais nous pouvons espérer qu'un certain nombre d'entre nous pourra tout de même se libérer.
Le thème de cette manifestation pourrait être "Faisons nous entendre, faisons du bruit", en ramenant sifflets, tambours, trompes à air comprimé .... et boules quiès ! ^^

Nous vous proposons alors de se retrouver à 10h15 devant la Gare de Jean Macé.

Pendant ce temps à Paris...

... se tiendra la table ronde entre la Direction et les organisations syndicales.

vendredi 4 juin 2010

La MCEFT refait surface

Etrangement, le rapport de la MCEFT refait surface aujourd'hui à travers un article paru dans L'Humanité. L'info a ensuite été reprise par une dépêche AFP.
(Hep ! Messieurs les journalistes, pour suivre le dossier, lisez plutôt Cortis ! ^^)

Nous n'apprenons rien de nouveau dans l'affaire. Simplement, cela permet de faire remonter un dossier que la Direction souhaiterait voir enterrer une bonne fois pour toute. Dommage pour eux.

Admirez au passage leur réponse adressée à l'AFP : la co-entreprise ne consiste pas en une "externalisation de l'informatique" mais en une "rationalisation de la sous-traitance" de cette activité.
Ils jouent clairement sur les mots et servent le même discours qu'ils ont déjà utilisé (mais sans succès) en interne ("la performance de la sous-traitance").

jeudi 3 juin 2010

Mise en place de l'offshore

Petit à petit, les pièces s'assemblent et nous voyons plus clairs dans les projets de la Direction.

L'offshore était prévu depuis longtemps

Pour démentir l'offshore, Eric Lelièvre déclarait en mars que la SNCF n'irait pas dans les pays où elle n'a pas d'intérêt commercial. Depuis, le discours a changé puisque même la Direction ne nie plus l'offshore. Mais la réponse apparaît clairement dans le n°330 de Les Infos en page 10 où un article nous apprend qu'en mars, quatre cadres de la SNCF sont allés découvrir le marché ferroviaire indien : "Nous y allions pour étudier les opportunités de développement pour le compte du Groupe". Tout est dit.

Les économies ne sont pas le but premier

Personne n'est dupe, même la Direction l'a reconnue : les économies annoncées ne seront pas au rendez-vous.
Allons plus loin, les économies n'ont jamais été le but de ce partenariat. Elles n'en sont que le prétexte pour justifier la contrepartie du contrat noué entre la SNCF et IBM autour de Geodis.

Pour preuve, le modèle d'offshore retenu est celui qui ne peut générer d'économies, si on se réfère à une étude du CIGREF (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) réalisée... en 2007 !
Ou bien alors, c'est que nos dirigeants n'ont pas pensé à chercher dans Google plus d'information sur l'offshore ? Car cette étude nous amène également d'autres informations comme par exemple les écueils à éviter, et dans lesquels nous nous sommes échoués :
  • "Eviter de signer un accord uniquement au niveau top management, l'accord risquant d'être difficile à gérer ensuite, le prestataire considérant les modalités comme acquises et non négociables."
  • "Prendre impérativement en compte le facteur culturel". Or, à la SNCF la culture d'entreprise, très forte, est totalement opposée à ce genre de pratique...
  • Au niveau du fonctionnement front-back : "ces ressources front-office sont apparues peu au fait des spécificités françaises et se sont révélées au final plutôt comme des freins que des facilitateurs"
Enfin, voici quelques facteurs clés du succès, sur lesquels la Direction ferait bien de s'interroger :
  • La conduite du changement est critique
  • L'expertise technique oit être conservée en interne afin de pouvoir challenger le prestataire sur des points durs
  • Regarder au-delà des certifications

Un contrat déjà ficelé

Les échos que nous avons eu des premières réunions avec NoviaServ l'attestent : Tout est déjà ficelé.
Le personnel IBM détaché dans la JV, n'est pas là dans un rôle de conseil ni de partenaire, mais bien pour faciliter la mise en place des centres de services indiens (qu'ils ne cachent plus).
Le projet est décomposé en deux phases distinctes : la phase de Transition, qui durera de trois à six mois. Elle sera suivie par la phase de Transformation.
Bien évidemment tous ces projets ont été tracés sans aucune connaissance de notre mode de travail, et sans prendre en compte la souplesse que nous accordons généralement à notre maîtrise d'ouvrage.

La Transition

Pendant cette phase, l'idée est de conserver l'existant. Les prestataires sont remplacés petit à petit, mais les environnements ne changent pas. Ainsi, les Indiens travailleront sur des serveurs de développement encore hébergés à DSIT. Pire, il se pourrait même qu'ils travaillent (à distance) sur des postes SNCF : Avec notre master et reliés à notre réseau !

La Transformation

Ensuite viendra le temps de la Transformation. C'est à ce moment là que certaines applications seront développées en Inde, que les serveurs changeront, etc.

Agissons !

Vous l'aurez compris, d'ici six à neuf mois, ce sera trop tard.
Mais nous ne sommes encore qu'en phase de Transition. Il est encore possible d'arrêter ce projet, car il y aura peu d'impact sur notre environnement. Le retard dans la mise en place des premiers centres de services (celui de l'ERP aurait dû commencer il y a un mois) est un atout pour nous.
A nous de poursuivre dans cette voie, de manière publique par des opérations comme hier, mais également en offrant une résistance passive, en faisant traîner les dossiers en cours avec NoviaServ/IBM.

mercredi 2 juin 2010

Tour Oxygène : Succès de la mobilisation

Forte mobilisation



La mobilisation pour l'inauguration de la Tour Oxygène est un succès !
Vous avez été plusieurs centaines à passer un moment sur le parvis, et les médias n'ont pu rater notre message, relayé par des bannières et des tracts.







De nombreux contacts avec la presse

Un communiqué de presse avait été adressé aux différents médias locaux pour les avertir de notre présence.
Plusieurs interviews ont donc été données, ainsi que des reportages radio et TV.
Voici les reportages :

La Direction représentée



Du côté de la Direction, nous sommes contents de toujours les compter parmi nos fidèles lecteurs, car François Avrillon et Eric Lelièvre s'étaient déplacés. Bien entendu, ils étaient peu enchantés par la forte mobilisation, et tout l'effet de pub que cela induit... Mais comme il était possible de parler avec eux, nous avons abordé le sujt de l'offshore. Ils ne le nient plus, mais plus inquiétant, cela ne semble pas les déranger outre mesure. Messieurs, comment faîtes vous pour vous endormir le soir ?


Gérard Collomb interpellé



Bien entendu, il paraissait lui aussi un peu ennuyé par notre présence qui gâchait un peu la petite fête, mais il s'est tout de même prété au jeu et a échangé quelques mots avec les repréqsentants syndicaux. Il nous a répondu qu'il allait étudier le dossier. Nous attendons sa réponse, car rappelons-le, il n'est pas seulement Maire de Lyon mais également Sénateur...
Aidons-le à ne pas oublier sa promesse en postant un commentaire sur son blog.

La parole est à vous

Comme toujours, nous attendons vos photos pour illustrer cet article, et vos témoignages dans les commentaires.
N'oubliez pas également de nous signaler tous les retours vus ou entendus dans la presse.

La suite

Et la prochaine mobilisation est déjà programmée. Elle sera lyonnaise cette fois encore, et ce sera le 14 juin.

lundi 31 mai 2010

Tour Oxygène : les dernières infos

L'inauguration de la Tour Oxygène aura bien lieu mercredi 2 juin.

Une conférence de presse est prévue à 16h30 au 26ème étage.
Puis, la cérémonie d'inauguration proprement dite (avec visite des bureaux) débutera à 18h.

Évidemment, les cheminots ne sont pas invités directement.
Mais nous prévoyons tout de même d'être présents, sur le parvis de la tour dès 16h15 pour alerter la presse et les élus sur le projet Ulysse (Gérard Collomb, s'il veut être candidat à la présidentielle de 2012 ne pourra pas ignorer ce dossier). Des tracts pour expliquer notre combat devraient également être distribués.

Comme toujours, l'objectif est que nous soyons nombreux devant la Tour pour bien faire passer le message. Ceux qui ne peuvent pas être présents à 16h, peuvent rejoindre la troupe après, puisqu'il est prévu d'occuper la place jusque vers 18h30.

Alors, venez nombreux !

jeudi 27 mai 2010

Préparons l'inauguration de la Tour Oxygène

La prochaine journée d'action sera lyonnaise avec l'inauguration de la Tour Oxygène. Nous espérons bien pouvoir toucher les pouvoirs publics qui seront présents et l'opinion publique à travers la presse. Car l'inauguration de cette tour constitue un événemet important pour la commune de Lyon.
A nous de leur expliquer que cette tour sera surtout le "temple de la délocalisation" dans lequel la SNCF sacrifiera des centaines d'emplois de sous-traitants pour les envoyer en Inde !

La date est fixée au mercredi 2 juin (c'est donc dans moins d'une semaine). Reste à confirmer l'horaire, mais ce serait visiblement en fin d'après-midi.

26 mai - Manif devant le siège SNCF

Hier, nous étions près de 250 devant le siège pour apporter notre soutien à la délégation syndicale reçue par messieurs Nogué et Azéma. C'est un résultat en demi-teinte alors que les Parisiens jouaient à domicile.

Inversement, les ASTI ont pleinement participé aux festivités et étaient venus en nombre, certains même de Toulouse étaient partis la veille... Bravo messieurs !

Ce qui s'est dit

Bien qu'il n'y ait pas de compte-rendu officiel, voici en gros ce qui s'est dit :
  • Les OS ont rappelé que la Direction porte l’entière responsabilité du conflit.
  • Les OS souhaitent de véritables négociations et ne s’inscriront pas dans l’accompagnement de la mise en place d’ULYSSE.
  • A noter également que la Direction a changé radicalement de discours : elle ne dit plus « rien ne change ». L’offshore est avéré.
  • Enfin au sujet des métiers des cheminots, là aussi, le changement est avéré. Il faudra de la mobilité entre les DSI, donc de la  mobilité géographique !

Peut mieux faire

L'impression générale à l'issue de cette journée marquait une certaine déception. Tout d'abord à l'égard de la Direction qui ne s'est bien sûr pas montré et qui affichait son mépris en ayant pris soin de fermer les grilles.

Mais la déception était aussi visible à l'encontre des syndicats par la teneur de leur discours "creux" au sortir de la réunion. Entendre un résumé du combat que nous menons depuis six mois au jour le jour et l'amalgame avec le combat des retraites du 27 mai sans nous donner plus d'infos sur la teneur de la réunion n'était pas ce qu'attendaient les cheminots qui avaient bloqué leur journée pour faire le déplacement.
Messieurs les syndicats, merci d'être un peu plus fin psychologues la prochaine fois : pour la plupart des informaticiens, ce combat est le premier. Ils ne sont par conséquent pas rôdés à tout ce cérémonial, qui les laisse plutôt dans la crainte que l'espoir de victoire.

Dans la presse

Quelques relais par la presse sont déjà visibles :
Il y avait également une journaliste d'Europe 1 qui a interviewé plusieurs personnes. Si quelqu'un a entendu le reportage et l'a enregistré, merci de nous le transmettre.

Pendant ce temps...

... à la Mulatière, une occupation de la salle de pilotage a été orchestrée par des cheminots et des prestataires en marge de toute OS.
Nous copions-collons ici le commentaire de IBMestDansLeFruit (en édulcorant certains passages) qui illustre bien le mauvais esprit de nos dirigeants (encore une fois) : 

Mercredi en appui au mouvement parisien au siège de l’entreprise, les informaticiens (Prestataires et cheminots) de la Mulatière ont organisé en toute discrétion l'occupation de la salle de pilotage du site durant 1h. Surprise, sur prise pour les dirigeants, en particulier le chef de pôle Joël Noirot qui, une nouvelle fois, à goûté aux joies du camping dans son spacieux bureau de la Mulatière.

[...]

Sans conteste maladroit, son discours, vous l'imaginez, a été très mal accueilli par Le petit Peuple de La Mulatière.

[...]

Malheureusement (le contraire aurait été étonnant), rien de notable à signaler dans les échanges avec un dirigeant qui a resservi à peine réchauffés, les mêmes lieux communs distillés depuis des mois par une direction en panne d'imagination pour justifier un projet injustifiable qui consiste ni plus ni moins qu'à céder à prix discount une expertise ferroviaire qu'IBM se chargera de revendre au plus offrant à prix d'Or, y compris aux actuels et futurs concurrents de la SNCF.

Alors oui, messieurs les dirigeants jusqu'au sommet, les informaticiens vous le disent, ce ne sont pas nous, occupant à peine plus d'une heure un site de production informatique, qui sommes irresponsables, mais bien vous, qui apparaissez totalement dépassés par vos propres engagements. Vous, qui livrez à l'ennemi les armes stratégiques d'une future guerre économique qui se profile dans le ferroviaire (ce n'est pas nous qui l'inventons mais IBM lui-même qui le claironne dans les médias).
Comment voulez-vous ensuite, que nous vous fassions confiance quand vous nous abreuvez d'arguments poussiéreux, qui s'effritent au premier contact ? Comment croire et suivre des chefs qui vous mènent à une défaite certaine ?

[...]

Et maintenant ?

Pour autant, les réjouissances ne sont pas terminées. Le 14 juin à 10h se tiendra une table ronde entre les syndicats et la Direction pour faire le point sur le projet. Pour les OS, cette table ronde devra répondre aux revendications légitimes des cheminots tant pour les DSI que pour les ASTI. Elles espèrent y obtenir des garanties fortes.
Car après une gestion du dossier pour le moins désastreuse, la Direction se rend bien compte qu'elle doit maintenant faire face à un problème de relations majeur avec son personnelle et qu'elle doit regagner sa confiance.
Et vu la démotivation qui règne dans les bureaux, la route sera longue, et la pente sera raide...


mardi 25 mai 2010

Demain, tous au siège !

Alors que la Direction a encore raconté des salades à propos du bug informatique de vendredi (rappelons-le, aucun expert IBM n'est intervenu pour rétablir les services), demain sera une nouvelle journée d'action pour refuser le projet Ulysse !

Les syndicats ont publié un communiqué de presse, et encadrent la journée par un préavis de grève pour permettre de se rendre au siège (rue Mouchotte à Paris Montparnasse) à partir de 10h30.

Au niveau des ASTI, une fois de plus la mobilisation sera forte, et de nombreuses ASTI seront même fermées. Là aussi des délégations prévoient de monter sur Paris demain.

A demain !

jeudi 20 mai 2010

Un nom pour SNCF-B5 !

Ca y est c'est officiel, SNCF-B5 a un nom, un vrai qu'elle va pouvoir conserver sans risquer de se le faire prendre par des personnes malhonnêtes.

Et ce nom, quel est-il ?

Pour la petite histoire, après l'échec de Cortis, sachez qu'IBM avait imaginé un autre nom avec une consonance en "is" également. Mais il se trouve que même chez IBM les murs ont des oreilles... Caramba encore raté !

Du coup, en manque d'inspiration, ils ont trouvé un nom complètement hors du temps, et qu'ils ne risquaient pas de se voir prendre : NoViaServ...

lundi 17 mai 2010

26 Mai, opération "Pose ta valise à Paris... pas à New Delhi !"

Une idée qui nous vient tout droit des ASTI pour accompagner la journée du 26 mai :

"Informaticiens de la SNCF,
Nous ne ferons pas nos valises pour New-Delhi !
Le 26 mai, Posons-les à Paris !"

L'idée serait donc que chacun vienne avec une valise, afin de faire un (énorme) tas de valises devant le siège de la SNCF.

A vos valises !

samedi 15 mai 2010

Tous à Paris le 26 mai !

Dans le cadre d’une démarche unitaire, les syndicats appellent l’ensemble des informaticiens cheminots et prestataires à se rassembler massivement le mercredi 26 mai 2010 à Paris devant le siège de la SNCF, jour du Conseil d’Administration, pour y affirmer de nouveau leur refus du projet Ulysse et leur volonté d’assurer un avenir pour leur métier.

Cet appel concerne bien entendu toutes les DSI, toutes les ASTI et également les prestataires.

Il est important que notre soutien soit franc et massif ! Que tous ceux qui se sont inscrits dans les différentes journées d'action depuis le début de l'année (3 février, 23 mars, 1er avril) soient présents le 26 mai au Siège. Rester chez soi ce jour là ne serait qu'un message d'abandon du combat auprès de la Direction.
Alors, Lyonnais, Lillois, Nantais et surtout Parisiens (qui n'auront aucune excuse à être absent de cette journé organisée "à domicile") retrouvons-nous tous ensemble devant le siège, rue du Colonel Mouchotte, à partir de 10h30, pour montrer notre détermination à stopper ce projet insensé de Guillaume Pépy.

Pour les modalités pratiques, pour ceux qui ne pourraient pas (ou ne souhaiteraient pas) prendre un congé ce jour-là, un préavis de grève sera déposé. Ceci, uniquement dans le but de permettre à tous ceux qui le souhaitent (prestataires compris) de pouvoir se rendre sur Paris ce jour-là. Il ne s'agira pas de compter les grévistes (si tant est que la Direction sache encore le faire, car en avril, ils n'ont vraiment pas été au top sur ce point).

Des informations complémentaires arriveront dans les prochains jours. Mais prenez dès aujourd'hui vos dispositions (notamment les réservations de train) pour faire du 26 mai, une nouvelle journée d'action marquante contre le projet ULYSSE.

L'agenda syndical de mai

Depuis le 1er avril,  nous ne les voyions plus trop, mais dans l'ombre, les syndicats s'activent toujours.

Sur le plan juridique tout d'abord avec le délit d'entrave qui se profile. Mais cela ne peut malheureusement pas stopper le projet.

Sur le plan politique, avec de nombreuses prises de contact avec des élus locaux. Certains, même des UMP, s'interrogent et commencent à demander des comptes à Guillaume Pépy (nous y reviendrons prochainement).

Et en interne, beaucoup de choses arrivent dans les deux prochaines semaines :

  • 18/05 : HIS commune à Clichy + DP DSIT
  • 19/05 : Bilatérale avec les fédérations.
  • 20/05 : HIS commune à Lyon
  • 26/05 : Tous à Paris ! Pour soutenir une délégation qui sera reçue lors du CA.
  • Début juin : Table ronde sur ULYSSE.
Selon certains échos, notre action porte ses fruits :
  • Guillaume Pépy est régulièrement sollicité pour expliquer les choix de ce projet, ce qui a tendance à l'énerver.
  • IBM n'a toujours pas fait rentrer d'argent frais, et tout ce tapage commence à nuire à son image.
Voici donc deux excellentes raisons de poursuivre le mouvement ! ^^

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