Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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dimanche 9 mai 2010

Futures actions syndicales

A ceux qui, comme Bicolor, s'impatientent, sachez que les syndicats continuent d'œuvrer. Ils sont loin de nous avoir abandonné ou d'avoir entamé les petits fours et autres bouteilles de champagne. Le festin n'aura lieu qu'après l'abandon d'Ulysse par Guillaume Pepy.

Voici une petite liste de décisions prises à l'issue de l'intersyndicale du 7 avril :

  • Etudier des aspects juridiques en lien avec le CCE et les CE concernés,
  • Participer au Groupe de Travail de la CPC Services Communs sur l’avenir du métier d’informaticien dont la première réunion aura lieu le 11 mai,
  • Favoriser les initiatives des intersyndicales locales,
  • Prolonger « la journée sans informaticiens » par un « rassemblement de tous les informaticiens à Paris », le 26 mai 2010, jour du Conseil d’Administration de la SNCF.

D'autres actions un peu plus médiatisables sont également en cours d'organisation. Mais nous cherchons un moyen pour informer le plus grand nombre sans que la Direction ne soit prévenue à l'avance. Ce blog ne semble donc pas la solution idéale, et vous n'êtes pas assez nombreux dans le rseau Facebook à nous avoir rejoints pour l'utiliser non plus. La réflexion se poursuit donc...

vendredi 7 mai 2010

Réponse de Patrice Granet aux DUPI

Suite au courrier qui lui a été adressé le 31 mars dernier, Patrice Granet a apporté le 27 avril la réponse suivante (les gras sont de nous) :

Votre lettre ouverte du 31 mars 2010 concernant le mal être des informaticiens en ASTI a attiré toute mon attention.

Son cadre dépasse largement la Direction d’Affaires CSC-TI, CSC ou encore la branche Infrastructure.

La filiale commune avec IBM est une décision d’entreprise dont le pilotage de la mise en œuvre a été confié à DSIT. Concernant plus particulièrement les ASTI, DSIT, le premier client comme vous le soulignez à juste raison, a indiqué à plusieurs reprises que la création n’aura pas d’impact sur l’activité. L’engagement a été communiqué en CPC-VA le 11 mars et réaffirmé par courriel le 24 mars.

Concernant les problèmes spécifiques à la branche Infrastructure, les embauches d’informaticiens sont réalisées de manière à traiter les besoins de production. Le plan 2010 prévoit 29 apports pour faire face aux départs et déficits.

L’examen de TAD informatique n’apparaît pas nécessairement comme la solution la plus adaptée en termes d’apports et de déroulement de carrière. En effet, la taille des UP Informatique ne permet pas d’offrir suffisamment d’opportunités de carrière et l’évolution du marché est toute entière vers la convergence télécoms et informatique. En conséquence, il vous sera proposé, lors de CPC-SC du 11 mai, qu’un groupe commun issu des CPC-SC et CPC-VA traite du sujet des métiers en ASTI et des parcours possibles. Vos préoccupations telles la reconnaissance de la technicité sur les réseaux ou serveurs ou encore le maintien de passerelles vers les DSI seront bien évidemment examinées. Le rapprochement des métiers télécoms et informatiques, du poste d’opérateur à celui d’expert, devra aussi être abordé. Les premières réunions pourraient se tenir fin mai avec pour objectif d’aboutir à un projet à fin 2010.

[...]

La disparition de petites UP n’est pas une problématique spécifique au métier Informatique. Vos inquiétudes, légitimes dans un monde en pleine mutation, doivent intégrer que la SNCF change, que l’Infra change. Il n’en reste pas moins que les ASTI sont reconnues par leurs clients comme étant le maillon local indispensable aux rouages de la maison SNCF. IG a récemment décidé de renouveler sa confiance aux ASTI alors que le marché n’était pas acquis. La Direction du Matériel, après avoir hésité, reste sur la logique de confier son parc aux ASTI et cette opération sera réalisée dès que la production des ASTI aura été homogénéisée et lorsque les nouveaux moyens nécessaires pourront être mis en œuvre. Enfin, des missions nouvelles, comme celle de CSIE, pourront être fournies par l’ASTI dans une logique d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage : une expérimentation est en cours sur le Limousin.

Vous abordez le problème de la mésentente entre le pilote métier et les DSI. Ce point est inexact. Certes, le métier d’informaticien est doublement piloté : sous l’angle de la production par CSC et sous l’angle de la technique par DSIT. Certes l’orientation client fournisseur de la relation DSIT CSC conduit à des négociations. Cependant, la relation entre CSC-TI et DSIT est extrêmement forte et solidaire, les parcours professionnel de nombreux agents, de DSIT vers l’Infra et réciproquement, témoignent de la force des liens unissant les deux entités. Par ailleurs, le prochain contrat entre DSIT et CSC-TI sera triennal ce qui, là aussi, démontre un souhait d’engagement mutuel sur le long terme.

Je reste donc confiant sur l’avenir des ASTI. Ce ne sera pas toujours facile mais tout le parcours fait depuis 2002 démontre justement que les informaticiens en ASTI ont toujours su s’adapter pour mieux progresser.


jeudi 6 mai 2010

Gilles Albertus a rencontré les syndicats

Ces derniers jours, Gilles Albertus a rencontré les syndicats individuellement au cours de bilatérales.
Divers sujets ont été abordés, dont Ulysse.

A propos d'Ulysse

Il a confirmé qu'il n'était pas là pour arrêter le projet Ulysse, mais bien pour poursuivre sa mise en place, sans même s'offrir une pause.
Pour autant, il a souhaité clarifier la communication de Michel Baudy en précisant que les filiales n'ont pas juste été créées pour nous assister dans la mise en place des centres de services. Elles ont également vocation à gérer les projets.
Selon lui, nous sommes engagés dans un partenariat avec IBM, donc les deux parties devraient y trouver leur compte. NDLR : Ces visions déformées de la part de nos hauts dirigeants sont toujours incroyables. Qu'ils viennent donc travailler avec nous quelques jours et participent anonymement aux réunions avec IBM, et nous verrons bien si la SNCF peut y trouver des avantages tant elle se fait presser...

A propos de l'offshore

Attention, nous abordons les sujets qui fâchent. Au niveau de l'offshore, Gilles Albertus ne le nie pas et considère même que c'est l'unique solution pour atteindre les exigences de coûts demandés !
Cette réponse semble sceller définitivement le sort de nos prestataires...

Au niveau des emplois des cheminots

Gilles Albertus est partisan de placer des cheminots dans SNCF-B5 pour amener un contre-pouvoir à IBM. Toutefois, ces postes sont à Paris, et seraient sous la tutelle de dirigeants IBM, la belle affaire !
Il réfléchit également à créer des postes d'assistance à maîtrise d'ouvrage. Mais nous savons tous que pendant les huit ans de présidence de Michel Baudy, celui-ci n'a jamais vraiment réussi à concrétiser cette voie.
Car, il est conscient qu'en l'état actuel des choses, de nombreux postes vont être modifiés voire même vidés de leur contenu et que cette partie du dossier avance moins vite que d'autres...

mardi 4 mai 2010

Cortis de nouveau accessible depuis le réseau SNCF !

Signe de l'ouverture que veut donner Gilles Albertus : le site Cortis est de nouveau consultable depuis le réseau SNCF !

Ajoutez à cela les rencontres actuelles avec les syndicats (nous espérons qu'ils nous feront quelques retours), et le sondage du CSA et nous pourrions croire à une réelle tentative de dialogue.

Pour autant, n'oublions pas que pendant ce temps, la mise en place d'Ulysse se poursuit à grande vitesse (fichier Excel en circulation, arrivée d'IBM à Nantes...). Et que, bien que le sondage mette le focus sur la Direction de DSIT, c'est bien la direction de la SNCF et plus particulièrement Guillaume Pépy qui est derrière ce projet contre lequel la lutte ne doit pas s'arrêter.

lundi 3 mai 2010

Le sondage CSA est en place

Comme Eric Lelièvre nous l'avait annoncé par mail le 27 avril, le sondage CSA a été mis en place et nous avons eu l'occasion de le parcourir. Il s'agit d'un questionnaire Web qui n'est pas sans rappeler l'enquête RH annuelle. Dans la première moitié, on y retrouve le même type de questions sur l'ambiance au travail, l'appréciation du supérieur direct, les conditions de travail, etc.

La seconde s'attache plus spécifiquement au projet Ulysse (sans jamais le nommer), et aux nombreux changements qui secouent actuellement DSIT. Certaines suggestions de réponses donnent l'impression que la Direction a participé, car il est notamment fait mention d'optimisation de la sous-traitance. Mais ailleurs on retrouve aussi la notion de climat social.

On note également une question sur les sources d'information. Nous comptons sur vous, fidèles lecteurs, pour ne pas les décevoir.

Enfin, nous déplorons que la plupart des questions ne soient proposées que sous forme de QCM et qu'il soit rarement possible de s'exprimer à travers des saisies en texte libre, mais c'est sans doute le meilleur compromis pour garantir qu'un maximum de gens répondet sans que cela ne leur prenne trop de temps.

Globalement, ce sondage couvre un large spectre de sujets, ce qui devrait garantir une analyse pertinente, pour peu que tout le monde joue le jeu : Les agents en y répondant, et la Direction dans son interprétation et dans ses actions futures...

Conclusion, même si le questionnaire est un peu long, prenez le temps d'y répondre. Si la Direction a décidé de mettre en place ce sondage, c'est qu'elle a pris conscience du climat social désastreux qui règle à DSIT, et c'est un premier signe d'écoute de leur part. Espérons que les résultats seront publiés, même s'ils sont mauvais...

Le roi est mort, vive le roi !

Le départ de Michel Baudy

C'est avec un mail qui commence avec des airs inspirés de Valéry Giscard d'Estaing que Michel Baudy nous quitte. Nous ne verserons certainement pas de larme pour lui. Et nous ne partageons pas non plus son enthousiasme quant au bilan de ses huit ans de présidence au cours desquels il ne s'est pas passé grand chose, si ce n'est la montée en flèche de la sous-traitance, et la mise en place du projet Ulysse.
Avec son départ, c'est la technique habituelle du turn over des directeurs qui est mise en place afin que ni lui, ni son successeur ne puissent être accusés en cas d'échec du projet...

Pour autant, nos routes ne se séparent pas vraiment puisque son nouveau bureau est situé... au troisième étage d'Innovia !
N'hésitez pas à lui faire coucou de temps en temps.

L'arrivée de Gilles Albertus

Et Gilles Albertus à travers un DSIT Info a souhaité nous accueillir chaleureusement par un mot dans lequel il écorne le nom de DSIT (non Gillou, il n'y a pas de séparation entre le I et le T, nous sommes unis...), signe de son implication pour son nouveau poste.
Heureusement, il termine par une note d'optimisme "J'irai à votre rencontre pour vous écouter et construire un projet ensemble".

Il a d'ailleurs prévu de débuter sa présidence sur un signe d'ouverture en recevant les syndicats, mais cela ne sera pas pour parler que d'Ulysse...
Saluons ce geste pour rétablir la paix sociale, mais la tâche est rude, et il faudra veiller à ne pas nous décevoir en reproduisant les erreurs passées...

Demain, opération "Envoie tes adieux à ton président"

Comme cela a été suggéré dans les commentaires par "Michel of Bodywood", nous vous invitons à envoyer un mail (pourquoi pas avec le bouton "Répondre à tous") demain à 12h à Michel Baudy pour lui témoigner votre sympathie, et notre tristesse de le voir partir.

Nous vous suggérons ce message :

Monsieur,

C'est avec une certaine tristesse que nous avons appris votre départ.
Une minute de silence a d'ailleurs été observée en mémoire de... notre SI.

IBM dans l'actualité

Puisque nous sommes maintenant "partenaires", voici quelques infos intéressantes à partager à propos d'IBM :

  • IBM envisagerait de se séparer des trois quarts de son personnel d'ici à 2017. En clair, ils souhaiteraient passer de 399 000 employés à 99 000 à peine en 2017. Tout ceci au profit des pays émergents. Pire, IBM pourrait au besoin faire appel à son ancien personnel pour certaines missions spécifiques. en clair, un e main d'oeuvre flexible et serviable à envie...
  • IBM n'hésite pas à harceler et à  licencier son personnel s'il porte trop haut certaines revendications. C'est ce qui est arrivé à Christian Agon qui a été licencié le 17 août 2009 qui avait milité auprès des commerciaux en dénonçant la politique de baisse de rémunération des Ingénieurs Commerciaux et Technico-Commerciaux chez IBM, par voix de presse (France3, RTL, 01.Net)...
  • La police suisse a déjoué une tentative d'attentat contre le centre de recherches d'IBM à Rüschlikon (futur laboratoire de recherche dédié aux applications électroniques de la nanotechnologie). Certes, nous nous éloignons de l'informatique, et entrons dans le politique puisque les personnes arrêtées sont issues des milieux anarchistes italiens. Mais quand nous avons appris l'information, cela ne nous a pas étonné plus que cela qu'IBM devienne la cible de terroristes. Allez savoir pourquoi... ^^

dimanche 2 mai 2010

Cartographie du SI ou le pillage de notre SI par IBM

IBM circule dans les locaux de DSIT-E depuis plusieurs jours maintenant. Ils imposent des jours, heures et lieux de réunions sans se préoccuper des contraintes opérationnelles de DSIT. Ils appellent cette phase de cartographie la "Due diligence" , en français "vérification conjointe".
Leur objectif est de faire remplir par les chefs de projet (au sens large) qu'ils convoquent un fichier Excel décrivant de manière extrêmement détaillée l'ensemble des méthodes et savoir-faire utilisés pour la maintenance de notre SI et pour nos projets.

Le contenu du fichier Excel

Chaque ligne du fichier décrit une application ou un projet et contient plusieurs dizaines de colonnes, dont notamment : l'architecture utilisée, les langages de développement, le nombre de bugs recensés et le temps moyen mis pour les résoudre, leurs indicateurs qualité, les nôtres, le nombre moyen d'évolutions demandées, les résultats des comptages en points de fonction, les procédures qualité utilisées...
Plus grave, on y trouve également des données personnelles et confidentielles : noms et prénoms des agents SNCF et des prestataires qui travaillent sur une application, ainsi que les compétences et savoir-faire de ces personnes. Gageons que la SNCF (ou IBM) a pensé à déclarer ce nouveau fichier à la CNIL...

Ce travail de titan est extrêmement chronophage : le SI est composé de plusieurs centaines (milliers ?) d'applications, de plateformes logicielles extrêmement disparates, sans compter les milliers de flux inter-applications. Ce recensement vient perturber dangereusement les travaux quotidiens qui, eux, continuent, avec des clients en face, qui subissent eux-mêmes la pression de leurs commanditaires. Aucune évaluation de la charge et du délai (et donc du coût caché) nécessaires à ce recensement n'a été faite côté IBM.

IBM est en train de piller notre savoir-faire,

notre système qualité, l'ensemble des processus, procédures et outillages que DSIT-E a mis des années à construire, et que nos clients ont financés. Les clients reconnaissent unanimement notre savoir-faire, notre compétence, la qualité des applications livrées, la facilité à les maintenir dans le temps malgré des technologies vieillissantes parfois : accepteront-ils qu'une entreprise "étrangère" profite gratuitement de cette manne qu'ils ont financée ?

NE DONNEZ AUCUNE DE CES INFORMATIONS A IBM !

Ils n'ont normalement pas besoin de toutes ces informations si leur rôle est vraiment de nous assister dans la mise en place des Centres de Services. Car, rappelons le, il s'agit de massifier la commande de main d'œuvre. Il n'y a donc nullement besoin de rentrer dans de tels détails. De plus, à l'heure qu'il est, les contrats avec les SSII doivent être bouclés, ou pas loin.

Puisque l'accord passé avec eux reposait sur leur savoir-faire intrinsèque, leurs méthodes infaillibles, leur capacité éprouvée à intégrer de manière totalement indolore n'importe quel SI, qu'ils se débrouillent seuls.

jeudi 29 avril 2010

Retour sur la Commission Economique du CCE du 2 avril

Les réponses de la Direction aux questions qui ont été soulevées lors de la Comission Economique du CCE le 2 avril dernier ont été publiées et sont disponibles en annexe de cet article.

Rien de bien nouveau, dans tout ceci. Mais nous sommes tout de même étonnés de voir la Direction servir du réchauffé. Car nous ne trouvons dans leur réponse ni plus ni moins que le discours qu'ils nous tiennent depuis des mois, y compris avec ses non-dits (notamment l'offshore), et ses réponses à la limite du mensonge (choix d'IBM pour rééquilibrer par rapport à Cap Gemini, justification de la signature accélérée fin décembre, etc.).

De nombreux éléments qui contredisent ces réponses ont été publiées à travers différents articles sur ce blog. Gageons que les responsables du CCE sauront en tenir compte.

Prenons le temps de nous pencher notamment sur celles-ci :

  • A propos de l'effectif de SNCF-B5 : Les organigrammes que nous nous sommes procurés révèlent plusieurs dizaines de poste définis essentiellement pour du personnel IBM. La Direction justifie cela ainsi : "C'est pour faciliter cette éventuelle sortie [du partenariat] que SNCF B5 n'est composée que de 5 à 6 cheminots". Incroyable comme nous sommes plus rusés à la SNCF que chez IBM où ils ont envoyé des dizaines de personnes alors que le partenariat peut être rompu à tout moment. A moins que la Direction ait des doutes  et n'ose effectivement pas s'engager ? Nous n'osons y croire...
  • A propos du fonctionnement des prestations en français : De notre côté du miroir peut-être. Pourtant, deux documents (le planning et l'organigramme) ont révélé des équipes de traduction de nos spécifications (sans doute en Roumanie pour l'Inde).
  • Idem pour l'offshore : Nous ne pouvons croire des affirmations comme : "S'il devait y avoir de la sous-traitance offshore, ce serait dans les pays avec lesquels il existe des partenariats". A moins que la SNCF n'envisage des partenaraits avec des pays comme l'Inde et la Roumanie ?
  • A propos de la loi sur les marchés publics : Ils répondent à côté en indiquant que STELSIA et SNCF-B5 ne sont pas soumises à la règlementation européenne 2004-17. Oui, mais la SNCF ?
  • Quand on leur demande le business plan, comme toujours, la réponse se fait plus vague et renvoie à une note d'information publiée (tronquée) auprès du personnel le jour de la Commision Economique.
  • Projet NOTIS : Nous sommes carrément tombés de notre chaise devant tant de mauvaise foi : "Afin de ne pas décaler une nouvelle fois le planning du projet (risques liés à l'obsolescence de l'infrastructure actuelle), et de manière à pouvoir rapidement obtenir les machines nécessaires aux tests techniques, il n'a pas été décidé de lancer un AO pour cette prestation."
  • A propos des 200 postes qui vont être réinternalisés : ils ne savent même pas à quoi ils correspondent réellement (d'ailleurs leurs réponse reste vague) et ce qu'ils vont en faire. Ils externalisent le développement d'applications stratégiques et critiques pour notre SI, et en parallèle osent communiquer sur des postes dits "stratégiques"..

Enfin, notez, que le dossier Ulysse n'est pas à l'ordre du jour du prochain CCE du 19 mai.

lundi 26 avril 2010

En mai, fais ce qu'il te plait

L'actualité plutôt calme de ces derniers jours (en attendant Gilles Albertus) ne signifie pas pour autant la fin du conflit, bien au contraire.

Actions syndicales

A l'issue de la Journée sans informaticiens, les syndicats se sont réunis le 7 avril et se sont accordés sur les propositions suivantes :

  • Demande d’audience unitaire à Guillaume PEPY lui demandant de recevoir personnellement les représentants des fédérations syndicales. Car nous le savons maintenant, il est l'initiateur de ce projet.
  • Après la Journée sans informaticiens, organisation d’une journée de grève et de manifestation nationale à l’occasion d’un prochain CCE ou Conseil d’administration : « Tous les informaticiens à Paris ... et pas à New-Delhi »
  • Poursuite des procédures juridiques pour défaut de consultation des instances et délit d’entrave dans les CE des Directions centrales et demande aux membres du CCE d’engager très rapidement une procédure similaire afin d’obtenir la suspension de la mise en œuvre d’Ulysse dans le cadre d’une procédure en référé auprès du Tribunal de Grande Instance.
  • Amplification de la campagne d’interpellation des élu(e)s politiques par les intersyndicales locales CGT, SUD-Rail et CFDT (l’UNSA n’ayant pas souhaité s’inscrire dans cette démarche) sur Lille, Lyon, Nantes et Paris mais aussi dans les autres régions. Un courrier a été adressé à tous les élus aujourd'hui.
  • Poursuite d’actions médiatiques locales ou nationales pour alerter l’opinion publique.

Actions personnelles

Il est encore trop tôt pour savoir si le mois de mai apportera de nouvelles journées de grève (car combien sont près à se lancer dans une grève dure, et reconductible de plusieurs jours ?) , mais il est un certain nombre d'actions possibles dans notre quotidien.
En voici quelques unes qui nous sont venues à l'esprit :

  • Réunions avec IBM : La solution radicale serait de les empêcher d'entrer dans nos locaux. Une plus discrète consiste à les faire patienter longtemps et plusieurs fois (à l'accueil, puis après les avoir amenés dans la salle de réunion, puis au cours de la réunion), pour qu'au final, rien n'en ressorte...
  • Réunions avec la Direction : Montrez votre ras-le-bol face à une direction autiste en boycottant les prochaines réunions importantes (nous pensons notamment aux RCSNE et RCSNX). Si un tiers d'entre nous est absent, cela se verra.
  • N'effectuez pas les tâches qui profiteraient à IBM : Avec l'organisation actuelle du travail où c'est à chacun de gérer ses priorités, il est facile de toujours mettre en bas de la pile les tâches qui profiteraient à IBM plus qu'à la SNCF.
  • Relais auprès des élus : Écrivez à vos représentants politiques. Donnez libre cours à votre imagination, ou reprenez celui des syndicats pour accentuer la pression.

Et vous, à quoi pensez-vous ?

Un courrier adressé aux élus parlementaires

Les syndicats ont adressé un courrier à chacun de nos élus politques parlementaires (députés et sénateurs). En voici le contenu :

Nous attirons votre attention et sollicitons votre intervention sur le projet ULYSSE actuellement mis en œuvre par la SNCF qui consiste à céder le pilotage de la production ainsi que la gestion de la sous-traitance de ses prestations informatiques à IBM pour un marché avoisinant les 1,7 milliards d’Euros sur 6 ans.

Cette décision a été prise dans la plus grande précipitation, le 11 janvier 2010, par le Conseil d’Administration de la SNCF, et a été votée par les représentants de l’état malgré l’opposition de l’ensemble des administrateurs salariés et les réserves émises par la mission de contrôle économique et financier des transports du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi.

Les instances représentatives du personnel de la SNCF, à commencer par le Comité Central d’Entreprise, n’ont jamais été valablement consultées sur les conséquences stratégiques, économiques et sociales de ce projet.

D’autre part, il semblerait que les dispositions légales relatives à la passation des marchés publics n’aient pas été respectées dans ce dossier.

La Direction de l’entreprise publique n’entend pas moins livrer les clés du Système d’Information, de la technologie et du savoir-faire de la SNCF à une multinationale qui ambitionnerait de devenir un acteur majeur de l’informatique ferroviaire.

Au-delà de nos craintes sur les conséquences néfastes de cette cession pour les informaticien-ne-s cheminot-e-s, pour le service public ferroviaire et l’avenir de la SNCF nous vous alertons sur le sort qui est d’abord promis aux prestataires actuels de la SNCF, les salarié-e-s des Sociétés de Services Informatiques (SSII) qui seront mis sur la touche dès le 1eravril 2010 notamment sur les bassins d’emplois de Lille, Lyon, Nantes et Paris.

En effet, les objectifs d’économies de 17 % sur 6 ans annoncés pour la SNCF, auxquels il faut ajouter les bénéfices escomptés par IBM, impliquent une délocalisation massive de centaines d’emplois d’informaticiens vers des Centres de Services «Offshore» (Inde, Europe de l’Est,...) à l’instar de ce que la multinationale a fait avec BNP-Paribas ou CMA CGM avec des résultats catastrophiques.

Le secteur Informatique en France a été durement touché par la crise ; le chômage des informaticiens a fortement progressé dans le pays en 2009 et cette situation est aggravée par une politique de délocalisation des emplois informatiques qui se généralise et s’amplifie depuis plusieurs années. Certaines des toutes premières SSII françaises compteraient dorénavant plus de salariés en dehors de nos frontières, principalement dans certains pays émergents comme l’Inde.

Il est intolérable qu’une entreprise publique comme la SNCF contribue par la mise en œuvre de ce projet à l’aggravation du chômage dans le pays et à une perte de compétences technologiques et stratégiques liées au système d’information public ferroviaire.

Dans le cadre d’une Demande de Concertation Immédiate déposée le 1er mars 2010, nos fédérations syndicales ont alerté et mis en garde, en vain, la direction de l’entreprise. Lors des journées de grève du 3 février et la « Journée sans Informaticiens » du 1er avril 2010 à la SNCF, les informaticiens se sont fortement mobilisés pour témoigner de leur inquiétude et de leur mécontentement avec de très forts taux de grévistes.

Nous portons aujourd’hui auprès de vous les revendications suivantes auxquelles nous vous laissons le soin de donner toutes suites que vous jugerez utiles.

Nous demandons :

  • L’abandon d’ULYSSE et de tous les projets d’externalisation.

  • La ré-internalisation des missions dans tous les domaines et la garantie de leur pérennité.

  • Le contrôle du système d’information exercé pleinement par l’EPIC SNCF pour assurer la pérennité de l’entreprise intégrée, de ses missions de service public et le maintien de l’emploi sur le territoire national.

  • La maîtrise d’oeuvre SNCF réalisée avec un faible volume de sous-traitance garantissant la confidentialité des données, la connaissance métier et la maîtrise des systèmes.

  • Une véritable politique de l’emploi informatique en interne à la SNCF, appuyée par des embauches au statut et l’organisation d’un examen sur l’ensemble des régions et directions.

  • Des engagements pour l’avenir de la filière informatique dans les Directions des Systèmes d’Information, dans les Agences de Service Télécoms et Informatiques et de tous les agents qui travaillent pour le système d’information de la SNCF.

  • Une politique d’achats efficiente pour toutes les prestations (matériels, logiciels, choix des SSII) garantissant notre indépendance des constructeurs et éditeurs.

  • Le respect des droits syndicaux élémentaires et des Instances Représentatives du Personnel.

Nous pensons que chaque élu-e doit faire entendre sa voix et peser sur ce sujet d'une importance nationale en terme de défense de notre savoir-faire technologique et de préservation du service public informatique ferroviaire.

Les conséquences néfastes en terme d’emplois vont d’autre part lourdement peser dans certaines régions.

Nos représentant-e-s sont à votre entière disposition pour vous apporter les éléments d'appréciations que vous jugeriez utile à votre engagement sur cette question et nous ne manquerons pas de faire connaître votre position sur ce dossier.

Veuillez recevoir, Madame-Monsieur la-le députée-é, nos meilleures salutations syndicales.

mercredi 21 avril 2010

Organigramme de B5 - suite

Découvrons ensemble la suite de l'organigramme de SNCF-B5, avec de nouvelles surprises au programme...

Organigramme de l'équipe Transformation IBM

Ceci concerne encore la partie Etudes évoquée hier, et rien que les noms des services sont évocateurs des (nombreux) changements à venir...

Pour rappel, le Transformation Leader est Régine Ragot, et elle a sous elle les services suivants :

  • Capitalization & Industrialization Lead : Surajit Mukhopadhyay (Inde)
  • Lean Coach India & Lean Team : TBN (Roumanie et Inde)
  • Data Privacy Management Lead : TBN (Inde)
  • Engagement Communication Deck
  • Translation Management
  • Knowledge Mgmt & Capitalization
  • Change & Organization Lead : Catherine Grizel (France)
  • Value Management Lead : TBN (Inde)
  • Consultant S&C
  • Program Governance and Financials
  • Training & Coaching
  • Customer Change & Resistance Management
  • Service Translation Lead : Christophe Plagué
  • 2 Service Transition Managers : Arup Aditya (en Inde), Randan Basu
  • ITIL/CMMI Practices Quality Assurance
  • Method & Tools Lead : Régine Ragot (acting)
  • Co-Sourcing Lead : TBN (Inde)
  • Ticketing and Report Tool Manager : TBN (Inde)
  • PM&T Focal Point / Method Champion : Nicolas de Cagny (France)
  • Estimate Tools & Metrics
  • Capacity Model
Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'approche "lean", Wikipedia est votre ami.
On appréciera notamment les pôles Traduction (Translation Management), ou encore celui du "Management de la résistance" (Customer Change & Resistance Management). Ca, c'est de la conduite du changement !)
Notez également l'approche d'assistance au ticket...

Organigramme des Centres de Services de Test IBM

Nous ne rentrerons pas dans le détail de cet organigramme. Sachez cependant que l'essentiel des taches est confié à... TBN.
Autre point marquant : que vient faire la partie Test dans B5, si la JV n'est là que pour gérer les contrats des Centres de Services ? Etrange... A moins que l'on nous ait encore une fois caché une partie de la vérité ?

Organigramme du domaine Production

Rappelons que le responsable de ce domaine est Frank Mercier. Il sera épaulé par François D'Oncieu (Manager de la Transition) et Thierry Heitmann (Manager de la Transformation).
Le découpage des CdS ressemble étrangement à celui du "document de travail" d'octobre 2009 :

  • Architecture & Process
  • Asset Management
  • Réseau
  • Mainframe et I*Net
  • Support & Intégration ERP
  • Admin & Support Bases de données
Pour le reste, dans l'organigramme apparaît clairement le rôle d'IBM prestataire (rappelons que dans le contrat IBM s'est octroyé 100% des CdS de Production), avec l'offshore mis en exergue :
  • IBM Front Office dans la JV avec 1DPE, 5 Service Managers, 3,5 Leaders Techniques, 2 Architectes)
  • IBM Back Office IDC (= India Deck C) avec 1 DPE, 2 Change Management, 5 Incidents & Problèmes, 1,8 Reporting)
Et les centres associés :
  • Support & Intégration Applications avec 20 ETP
  • Mail LDAP avec 8 ETP
  • Service Desk avec 90 ETP dont le responsable serait Mickael Osterlund
  • Support & Admin Systèmes & Middleware avec 70 ETP
  • Pilotage des serveurs

Organigramme du domaine Production : Transition (TRN) et Transformation (TRF)

Le domaine sera doté d'un architecte en la personne de Jean-Christophe Ollivier.
La partie Transition sera composée comme suit :
  • Chef de projet Services Logistique : Jean-Claude Letellier
  • Chef de Projet Vérification conjointe : Hervé Laurent
  • Architecte Réseau : TBN
  • Vérification conjointe
  • Solution
  • Evaluation Sécurité : Michel Rubira + 0,5 ETP de TBN
  • Adaptation outils : 1,5 ETP de TBN
  • Gouvernance : 1 ETP de TBN
  • Gestion des prestataires
Et la partie Transformation :
  • plusieurs chefs de projet (de TBN, pour changer, et Jean-François Gaillard)
  • Une équipe ITD composées d'architectes (Lionel Roquain, Samir Mehmal, 1 TBN), 6 spécialistes techniques (TBN) et 4 administrateurs systèmes (TBN)

Organigramme de la direction financière

Sans rentrer dans les détails, sachez que l'organigramme est tout de même important (en même temps, c'est normal vu le rôle théoriquement assigné à B5). Et on ne trouve pas de trace d'Yves Thibaudeau. Quelques noms de postes qui nous ont tout de même interpellés :
  • Accounts Payable & Travel expenses (il va bien falloir payer tous ces voyages en Inde)
  • QA Manager (étrange pour une direction financière)

Conclusion

Comme toujours, nous vous laissons vous faire votre propre opinion de tout cela. Mais avec le temps, les pièces du puzzle s'assemblent, et le résultat est de plus en plus inquiétant... Le temps de l'action musclée approche...

mardi 20 avril 2010

Organigramme de B5

Un organigramme complet de la co-entreprise qui répond encore au doux nom de SNCF-B5 (mais IBM aurait déjà d'autres noms en tête... toujours à consonance en "IS"...) circule depuis déjà plusieurs jours. Comme toujours, nous pouvons y apprendre beaucoup de chose, puisque qu'il est assez complet. Celui-ci est daté du 8 mars et est aux couleurs SNCF et IBM, on est donc loin d'une simple "version de travail"...

A noter : A la fin du document, on trouve la liste de tout le personnel d'IBM avec leurs coordonnées (toutes en France)... Peut-être en profiterons nous pour les contacter de temps à autre ^^

Organigramme général

Rien que l'organigramme général mérite le détour. Michel Baudy à plusieurs reprises a précisé qu'il n'y aurait qu'une poignée de personnes. Jugez plutôt :

  • Président : Michel Baudy
  • Directeur des Opérations : Bernard Lauquin
  • Directeur financier : Cathy Salmon
  • Secrétaire Général : Eric Lelièvre

Ensuite, la Direction des Opérations est découpée comme suit :

  • CTO du domaine Etudes : Jean-Luc Pichot
  • Directeur du programme Transition & Transformation : Joel Feron
  • CTO du domaine Production : Frank Mercier
  • Coordination centrale : Walid Bagga
  • Client Management : Pascal Sabrazes et Jean-Pierre Duffeyne
  • Security & Compliance : Michel Rubira (Prod), TBN (Etudes)
Pour une entreprise dont le siège social est en France, on notera de nombreux intitulés de postes en anglais, signature claire d'IBM.
Et le nom du programme "Transition & Transformation" est éloquent... Surtout quand on sait que depuis quatre mois aucun programme d'accompagnement au changement est en place à la SNCF...
Et ce n'est qu'une mise en bouche...

Organigramme du domaine Etudes

Sous Jean-Luc Pichot, CTO du domaine Etudes, on trouve :
  • Vendor Management Team : Coline Boudineau (pour IBM), François Sordoillet (pour Vendor 2), Olivier Laspagot (pour Vendor 3)
  • CdS Réalisations : Didier Delesque (IBM) et ?
  • CdS de Tests : Pascal Souletie (IBM)
  • Communication Leader : Anne Bocquet
  • Transition & Transformation (Vendors autres qu'IBM) : Gilles Gasse
  • Portfolio Mgt Consultant : Guillaume Bruckert
  • Lead Architect : Marc Legroux
  • Risk / Delivery Excellence Lead : Hubert Taupin
  • Metrics Manager : Laurent Gaillard
Tout de suite, il apparaît clairement que la JV ne va pas seulement jouer un rôle de conseil dans la contractualisation des Centres de Services, puisqu'on retrouve des fonctions transverses qui seraient proches de la division EX de DSIT par exemple...
Reste à trouver les sociétés qui se cachent derrière Vendor 2 et Vendor 3.

Organigramme du programme de Transition & Transformation

C'est ici que cela devient le plus croustillant, les noms étrangers, et leurs pays d'appartenance apparaissent clairement dans le document.

Sous le Directeur du programme, Joel Feron, nous trouvons :

  • Transition Project Manager : Eric Ohayon
  • Sr Migration Manager Application Transition : Pradip K Panigrahi
  • Transformation Project Manager : Régine Ragot
  • Due Diligence Manager : Thierry Fauvel (France), Achai R Sangal (Inde)
  • SMEs technical (BI, .Net & Microsoft Tech, Java)
  • Transition 2 Trasnformation : TBN
  • Connectivity / Infra : Venkatesh Annamalal (Inde), Cezar Simion (Roumanie), Dominique van Hove (France)
  • Application Transition Managers : Sara Abad (France), Santhosh Kandaswamy (Inde depuis la France), Mihaels Crimu (Roumanie Transition Lead Manager), Puneet Jain (Inde depuis la Roumanie), TBN (en Inde)
Vous noterez la présence d'une division "Connectivity / Infra" qui donne une idée sur la manière dont seront administrées nos serveurs à l'avenir...

La suite (Production, Direction financière, etc.) demain...

vendredi 16 avril 2010

Témoignage d'un IBM

Voici un témoignage (anonyme) reçu de la part d'une personne qui s'est retrouvée à travailler chez IBM à la suite d'un transfert d'activité.
Son éclairage est intéressant et illustre bien les méthodes (critiquables) d'IBM...

Si nous avions été plus lucide à l'époque, on aurait réellement fait des vagues (et pas une seule heure de grève symbolique). Je ne sais pas si nous aurions eu gain de cause, mais au moins on ne serait pas parti sans un merci avec nos salaires au rabais (par rapport à ceux d'IBM). Si vous comptez sur un rattrapage des salaires, vous pouvez brosser et idem pour la participation, l'intéressement, etc.... Le seul truc vraiment bien chez IBM c'est le CE et... tiens comme c'est bizarre c'est pas géré par IBM......
Donc bon, s'il y a quelque chose à négocier, c'est maintenant, après il sera trop tard une fois que l'affaire sera bouclée.


Pour ce qui de l'Inde et/ou la Roumanie (ou d'autre pays) c'est 100% la cible IBM, les propres salariés d'IBM (de France et d'ailleurs) se font déjà du soucis depuis plusieurs années. Au rythme où ça va il ne restera bientôt plus qu'une poignée de commerciaux en France (et de manière générale en Europe et même au USA). Toute la "force technique" (admin système, développeurs, voir même chef de projets, ...) sera en Roumanie, Tchéquie, en Inde ou en Chine (tous les services administratifs interne IBM sont déjà en Roumanie par exemple).

IBM est avant tout une société financière, la rémunération des actionnaires est le principal objectif, le reste importe peu... surtout "les êtres humains" (nous ne sommes qu'une variable d'ajustement, mais ne jetons pas plus la pierre à IBM qu'à un autre, Michelin c'est pareil aujourd'hui et c'est pourtant 100% franco français).

/!\ =>>>>> Ne surtout pas se mettre dans l'illégalité (ie: sabotage), IBM a un service juridique et n'hésitera sans doute pas à s'en servir (voire peut-être la SNCF, mais sans doute plus sous la pression d'IBM). Même si "on" pense avoir raison, IBM a de quoi payer des avocats pendant plusieurs années, ce n'est pas forcément le cas de "simples employés".

Dans une parfaite légalité, il y a sans doute de nombreuses actions possibles [...]

Un dernier point à bien garder en tête : IBM n'a pas connu de "grande grève" (ni de conflits sociaux durs comme à la SNCF) et par dessus tout IBM déteste la mauvaise presse/pub. Sur ce créneau, je pense que vous avez une carte à jouer...

mercredi 14 avril 2010

Un astucieux calcul

Vu sur un tract syndical distribué cette semaine, un calcul astucieux permet de mieux comprendre le rôle de l'offshore dans le montage actuel :

Afin de garantir 17% d'économie à la SNCF en moyenne sur les 75% du volume d'activités et octroyer les 13% à IBM, il faut en réalité réaliser 30% d'économie auprès des fournisseurs (SSII).

Ce pourcentage a été confirmé à maintes reprises dans les diverses réunions "pédagogiques"  [...] Dans ces mêmes réunions, la Direction annonce qu'une économie de 10% (sur 100% du volume d'activité) est parfaitement possible avec une meilleure gestion interne de la sous-traitance.

  • Un constat rapide met en évidence que l'offshore sert clairement à rémunérer IBM
  • La différence entre les 2 versions pour un volume V d'activité donne 2,75% :
    (0,17 * 0,75 V) - (0,10 * V) = 0,0275 * V
Alors, pourquoi un tel projet avec de tels risques non mesurés pour 2,75% ? Tout cela en vaut-il vraiment la peine ?

Tout est dit...
D'ailleurs, Eric Grasset n'a-t-il pas déclaré que les 17% de gains étaient faisables sans offshore mais que "c'était mieux avec" ? Voilà sans doute une des raisons...

lundi 12 avril 2010

Employés d'IBM, rejoignez-nous !

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire ce blog, et notamment chez IBM. Bien sûr la Direction d'IBM suit (d'un mauvais œil) ce blog, mais ce n'est pas à eux que nous nous adressons aujourd'hui.

Employés d'IBM, rejoignez-nous !

Nous nous adressons aux employés d'IBM, à ceux qui nous ont déjà témoigné leur sympathie par mail, à ceux dont les emplois sont aujourd'hui menacés par l'offshore indien. Rejoignez-nous !

Envoyez-nous vos témoignages sur les pratiques de votre employeur, sur vos informations autour du projet Eiffel. Car si ce projet passe, c'est aussi vos emplois qui seront touchés. Tous ensemble, luttons pour la sauvegarde de nos savoir-faire et de nos emplois en France !

Tous ensemble nous serons plus forts, et nous pouvons arrêter ce projet insensé !

IBM n'aime pas la mauvaise presse

C'est un fait, pour qu'IBM puisse signer régulièrement des contrats comme Ulysse, il leur faut une excellente image de marque.
A nous de ne pas les décevoir et de révéler leur vrai visage.
Peut-être qu'alors, ils comprendront que la SNCF n'est pas pour eux et qu'ils s'en retourneront vers d'autres proies moins coriaces...

Que ceux qui ont travaillé avec IBM (nous pensons notamment au projet OSMOSE) nous adresse leurs témoignages (anonymes bien sûr) sur les pratiques commerciales de Big Blue (contrats aux clauses  particulières,  préconisations avant-vente en décalage  avec ce qu'il faudrait réellement...)

Ce qui s'est passé sur NOTIS et OSMOSE ne sont pas des cas isolés, cela se reproduira de plus en plus souvent... Profitons donc de la notoriété  de ce blog, pour révéler toutes ces pratiques malsaines.

jeudi 8 avril 2010

Alcatel-Lucent : des débuts d'externalisation pas jolis jolis

Dans un article de ZDNet, on peut lire un premier retour 4 mois après l'externalisation chez HP des services informatiques d'Alcatel-Lucent.

On y apprend notamment que :

  • La CFE-CGC "juge que l'argument économique mis en avant par la direction d'Alcatel-Lucent pour motiver cet accord ne se vérifie pas. Bien au contraire.", car HP aurait déjà sorti les crocs !
  • "Concernant les prestations non standards, le coût homme/jour aurait été multiplié par deux, celui des projets par deux à trois."
  • Sur le plan social, HP manœuvre pour pousser le personnel transféré à la démission...
Pour plus d'infos, visitez le site la CFE-CGC d'Alcatel.

Et notre mouvement est même cité en fin d'article : "Du côté de la SNCF, le cri d'alarme d'Alcatel-Lucent ne passera sans doute pas inaperçu. L'entreprise française a en effet annoncé la création d'une co-entreprise (Ulysse) avec IBM prévoyant l'externalisation d'un certain nombre de projets informatiques. Ulysse est déjà à l'origine de deux mouvements de grève des informaticiens de la SNCF."

Rappelons tout de même notre chance : le personnel n'est pas transféré dans la filiale ni chez IBM, ce qui sera une arme pour nous dans quelques temps. Nous y reviendrons.

Comment notre Direction peut-elle continuer à fermer les yeux sur toutes les dérives de l'externalisation avec tous ces retours d'expérience catastrophiques actuels ?

Et ils sont où ?

Une semaine s'est écoulée depuis notre mouvement de grève du 1er avril. Et toujours aucune communication de la Direction...
On a dû oublier d'aller leur dire dans leur bunker atomique que la grève était finie et qu'ils pouvaient sortir ^^.

Bref, l'absence de réponse de Michel Baudy et de ses lieutenants (Eric Grasset et Rémi Goillot font moins les fiers que mardi dernier) en dit long sur leurs intentions. Fini le temps où ils cherchaient à nous rassurer par des beaux discours. Maintenant, ils préfèrent le mutisme en attendant que le projet se verrouille...

Nous aurions au moins souhaité les chiffres officiels de la grève. On ne les a même pas eus !
Pourtant, avec le mouvement des roulants hier, les résultats ont été rapidement publiés auprès des médias.
Notre conclusion : Les taux de la semaine dernière sont TRES élevés ! Sans doute même plus élevés que ce qu'annonçaient les syndicats...
Du coup la Direction préfère nous ignorer plutôt que de répondre à notre appel... Mais qu'on ne vienne plus nous parler de "courage managérial"...

Lettre à Guillaume Pepy

Une semaine après la Journée sans informaticien, n'obtenant pas de réponse de notre direction, nous avons adressé un mail à Guillaume Pepy pour lui expliquer notre point de vue sur le dossier Ulysse. Vous trouverez ci-dessous le texte du mail :

Monsieur

Jeudi 1er avril, les syndicats avaient appelé à une journée d'action baptisée « Journée sans informaticien » pour protester contre la mise en place du projet Ulysse. Les informaticiens (de toutes les Directions) ont répondu massivement à cet appel : Plus de 80% de grévistes à DSIT, plus de 70% à VINSI, 100% des ASTI dans de nombreuses régions. Ces taux sont à comparer avec ceux d'autres grèves nationales passées et qui tournent autour de 5% seulement.

Ce qu'ils ont souhaité exprimer à travers cette journée d'action, c'est une grande inquiétude. Et devant l'absence de réaction de la direction à ce message de détresse, nous (= l'équipe rédactionnelle du blog www.cortis.fr) avons décidé de vous adresser ce mail afin de vous donner tout l'éclairage nécessaire sur ce dossier (nous vous conseillons également la lecture de notre article Les raisons de la colère).

Le manque de communication, première source du malaise

Le premier point qui heurte les agents, c'est bien sûr le manque de communication. De l'article de la Tribune en janvier au mutisme total de ces dernières semaines, on ne peut pas dire que la direction ait cherché à informer son personnel sur le projet.
Où est ce fameux et tant vanté « courage managérial » de nos dirigeants, pour nous annoncer les tenants et les aboutissants de ce projet ? Car une fois informés sur leur avenir, chacun pourra alors, en connaissance de cause, établir un projet.
Le résultat ? C'est que désormais, la confiance est rompue. Et elle n'est pas rompue seulement entre la base et ses chefs, elle est rompue à un très haut niveau hiérarchique. Et il faudra plus que quelques effets d'annonce ou un changement de directeur, pour espérer la restaurer.

Un projet contraire à nos méthodes de travail

Les informaticiens sont pour la plupart diplômé dans l'enseignement supérieur. Cela veut dire qu'ils savent travailler avec une certaine rigueur et appliquer des méthodes de travail éprouvées et efficaces.
Hors, le projet Ulysse va à l'encontre total de ce que nous faisons dans notre travail depuis des années. En effet, il semble être bâti autour de considérations purement financières et économiques, en faisant fi des règles les plus élémentaires, comme par exemple la gestion des risques. Pourtant, depuis le début de l'année, de nombreux risques ont été remontés par la base, mais la direction continue de faire la sourde oreille.
Ces risques correspondent à des expériences passées, et nous sommes persuadés que la plupart d'entre eux s'avèreront dans les prochaines années. Qui en portera alors la responsabilité ?
Nous sommes persuadés qu'en faisant aujourd'hui les bons choix, nous pouvons les éviter.

Tenir compte des expériences passées
La SNCF a déjà expérimenté l'aide d'une société américaine dans le domaine informatique. Cela a donné Socrate, et le fiasco que l'on sait (même le grand public s'en rappelle encore), et ce sont les cheminots qui ont finalement sauvé du naufrage ce projet.
Nous avons également l'exemple d'une filiale qui ne marche pas fort, c'est le site www.voyages-sncf.com : Décrié partout, il porte un tort considérable à tous les informaticiens de l'entreprise (car le grand public assimile bêtement l'informatique SNCF à ce site de vente en ligne).

Les menaces sur l'emploi

L'autre inquiétude des cheminots concerne bien entendu l'emploi. Qu'il s'agisse du leur comme celui des sous-traitants.
Au niveau des cheminots d'abord, nous trouvons pour le moins choquant que l'entreprise soit capable de s'engager sur une durée de six ans avec des sociétés informatiques, alors qu'elle n'est pas en mesure de garantir l'avenir à ses propres agents au delà de trois ans...
En ce qui concerne les menaces que fait peser l'offshore sur l'emploi des sous-traitants , il nous est difficile de concevoir qu'une entreprise publique, qui se déclare en plus « éco-responsable », puisse ainsi participer à la délocalisation d'emplois français. Et le prétexte de réaliser des économies ne tient pas debout : Avec un raisonnement aussi basique, quel avenir peut-on imaginer pour notre pays ?

Le danger IBM
Nous ne savons pas comment IBM vous a présenté la chose, sans doute sous un angle merveilleux. Mais comme Alice, il vous faut comprendre qu'il ne s'agit que d'un rêve. La réalité est beaucoup plus sombre.
Nous ne voyons pas IBM comme un partenaire, mais plutôt comme un prédateur
qui en veut à notre portefeuille ainsi qu'à notre connaissance fonctionnelle du domaine ferroviaire.
Si IBM parvient effectivement à assister la SNCF pour faire des économies dans la mise en place des centres de service, il faudra absolument vérifier ce qui se passe du côté immergé de l'iceberg : les coûts logiciels, la dépendance de notre SI aux outils IBM, la perte de notre savoir-faire et de notre avance technologique sur nos concurrents européens (car IBM saura se l'approprier et le revendre par la suite)... Déjà sur certains projets informatiques, IBM a sorti les crocs et la facture (logicielle et missions d'expertises) s'envole...
Car les conséquences peuvent être lourdes : dans quelques années, nous aurons un SI totalement dépendant des outils IBM (avec une incidence notable sur les coûts, et pas dans le sens des économies), et aurons perdu la connaissance métier au profit d'IBM. Un retour arrière à ce moment-là sera difficile et très couteux.

Étudions ensemble une solution

La situation actuelle va dans une impasse. Certes, le projet avec IBM avance, mais sans associer les agents, il est inutile d'espérer obtenir des économies. En effet, les cheminots feront de la résistance passive.
Ce que souhaitent les cheminots, c'est d'être associés à la réflexion. Qu'ils n'aient pas l'impression d'être abandonnés sur le bord de la route.
Il y a de nombreuses solutions possibles pour atteindre le seuil des 17% d'économies. Certains de nos dirigeants sont même persuadés que cela est possible sans offshore.
Nous ne sommes pas opposés à tout le projet, mais celui-ci nécessite des aménagements :

  • IBM ne doivent plus être juge et partie, et doivent se retirer de l'appel d'offres des Centres de Service

  • L'offshore doit être exclus du dossier au profit d'un « nearshore » national (Centres de Services en Province).

  • Afin de conserver la maîtrise de notre SI, le choix des logiciels doit être libre : si IBM offre la meilleure solution, ils seront retenus, sinon, ce sera une solution concurrente qui sera retenue et ils devront revoir leur copie pour les projets suivants...

Nous espérons que vous aurez pris le temps de lire ce (long) mail jusqu'au bout, et vous invitons à revoir une partie du projet.

Dans un premier temps, peut-être pourrions-nous échanger quelques idées lors d'une bilatérale ?

Dans l'attente de votre réponse

Cordialement

Cortis
www.cortis.fr

mercredi 7 avril 2010

Le relais politique en marche

Suite aux différents courriers et à la médiatisation de notre mouvement la semaine dernière, les politiques commencent à s'intéresser à notre cas.

Citons par exemple le courrier de soutien de Danielle Lebail (PCF), Conseillère Régionale.

Bon, c'est léger.
Heureusement, des élus PS ont prévu d'aller plus loin et de poser quelques questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Là non plus, on ne va pas aller bien loin pour le moment.
Le même type d'action est prévu au Sénat.

Espérons tout de même que certains politiques mêleront l'action aux mots...

Ou bien ce sera à nous de (re)passer à l'action... mais en durcissant le ton...

mardi 6 avril 2010

VINSI en résistance

De nombreuses informations nous sont parvenues de VINSI ces derniers jours. Petit tour d'horizon d'une autre DSI en résistance à ULYSSE.

Une grève fortement suivie

Les chiffres officiels de la Journée sans informaticien sont tombés :

  • VINSI SI Nantes : 72%
  • VINSI SI Lille : 64%
Excellent score !!!

Un blog pour lutter

Et oui, nos petits copains de VINSI viennent de se doter d'un blog, pour aider leur communication. Souhaitons leur le même succès que notre blog (plus de 2000 visites/jour en fin de semaine dernière !).

Attention, peinture fraîche : Telegonos, contre le projet Ulysse, VINSI SI Nantes en lutte

Note à l'attention des webmasters : contactez-nous pour que nous vous donnions nos conseils pour optimiser tout ça (il faut se connecter pour poster un commentaire, pas d'adresse mail de contact...)

SNCF-B5 s'incruste à Nantes

Vendredi 2 avril, des personnes d'IBM détachées pour SNCF-B5 ont été vus dans le cadre d’une réunion sur les évolutions de l’informatique locale.

lundi 5 avril 2010

Rencontrons Guillaume Pepy

Ce week-end se tiendra la Cité de la Réussite à la Sorbonne. Pas moins de 40 débats (avec 120 personnalités) sont programmés sur les deux jours.
Rassurez-vous, si nous vous parlons de cet événement ce n'est pas parce que nous avons succombé à la mode des billets sponsorisés, mais bien parce que deux invités ont retenu notre attention.

Débat de Guillaume Pepy...

En regardant de plus près le planning, il apparaît que Guillaume Pepy tiendra une conférence le dimanche 11 avril à 14h30. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est le sujet : "Inventer ou réinventer la mobilité de demain".

La mobilité couvre un vaste champ de sens, et au fil des réorganisations actuelles, on peut se demande s'il ne s'agit pas de la mobilité professionnelle dont il sera question ^^.

... suivi d'Alain Bénichou

Et ce n'est pas fini, juste après son one man show, Guillaume Pepy cèdera sa place à Alain Bénichou... nouveau PDG d'IBM France ! Pur hasard ? Nous n'osons y croire... Il sera d'ailleurs accompagné d'Alain Juppé sur sujet étonnant (pour une société informatique) : "Comment réinventer la ville ?".

En fait, IBM est simplement partenaire de l'événement.

Rencontrons notre Président

Tout ça pour en venir aux faits : dimanche prochain, organisons nous pour rencontrer notre président Guillaume Pepy et l'interpeller sur notre sort, et avoir son avis sur les délocalisations d'emplois !

Lettre des DUPI à M. Granet

Fin de la trêve pascale, et retour de l'actu. La semaine dernière, les Directeurs d'UP Informatique des ASTI ont adressé une lettre à M. Granet, dirigeant de CSC-TI :

Lettre ouverte à M Granet, Chef du Département CSCTI.

Monsieur le chef de département.

Les propos « rassurants » de la Direction de l’Entreprise sur le projet Ulysse ne nous convainquent pas. La précipitation dans la prise de décision, l’absence de concertation, la nature et la puissance du partenaire, ses pratiques dans d’autres entreprises et ses ambitions affichées, le montant et la durée de l’engagement nous font craindre une perte de maîtrise du système d’information par la SNCF et font peser une menace sur la pérennité des emplois d’informaticiens, y compris en ASTI (la DSIT fournissant plus de 80% de la charge de travail des UPI).

Dans les UPI, le projet Ulysse vient cristalliser un malaise beaucoup plus ancien dont vous ne semblez pas, jusqu’à présent, mesurer l’ampleur.

Les informaticiens régionaux, au service de l’ensemble de l’entreprise, sont épuisés des restructurations, des choix contradictoires des activités, du réseau national de transmissions de données aux performances médiocres, de la faiblesse du pilotage politique et technique du système d’information de la SNCF. Médecins des malaises des utilisateurs, entonnoirs où se déversent les contradictions variées de l’entreprise, ils nous expriment quotidiennement une lassitude aggravée par un suivi de la production, certes nécessaire, mais souvent ressenti exclusivement comme un outil de réduction des coûts.

Depuis la généralisation des ASTI en 2002, les informaticiens régionaux n’ont jamais été rassurés sur leur sort et sur celui de leur métier : très peu d’embauches d’informaticiens, pas d’examen de TAD informatique, pas de cursus d’attachés TS informatiques, une passerelle EV7/EV9 très inadaptée aux informaticiens, une non- reconnaissance des emplois d’experts techniques réseau-serveurs, la suppression des DUP dans 4 petites régions, un abandon des emplois de développeurs (repris en partie seulement par la DSIT), une mésentente entre la DSIT, notre pilote métier et CSCTI notre hiérarchique, l’absence de politique de gestion prévisionnelle des emplois informatiques.

Convaincus de la convergence technique entre informatique et télécoms, ils ont attendu en vain la moindre proposition mobilisatrice de la direction qui permettrait dans le respect mutuel de rapprocher et de faire évoluer nos deux métiers. Pire, la maladresse d’un de vos prédécesseurs a réussi l’exploit d’unir les deux métiers dans un refus total de toute évolution de la répartition des tâches. Vos propres réflexions sur des unités mixtes télécom- informatique, dans votre projet ESTI, suscitent l’inquiétude. Seuls le dialogue avec les agents et des négociations sur les métiers avec les organisations syndicales pourraient emporter l’adhésion.

Le découragement de nos agents est tel, que certains, abandonnent ou envisagent d’abandonner le métier qu’ils aiment, pour chercher ailleurs une reconnaissance.

En participant à la « journée sans informaticiens » du jeudi 1 avril 2010, nous sommes convaincus qu’ils exprimeront d’abord leur attachement à leur métier et à l’entreprise.

Vous comprendrez que nous-mêmes, chefs d’UPI et responsables informatiques en ASTI, assumant nos responsabilités de dirigeants, nous faisons le choix d’être solidaires et partie-prenante de cette journée.

Restant à votre disposition pour un échange plus approfondi si vous le souhaitez, veuillez agréer, M le Chef de Département, nos sincères salutations.

Et si vous vous penchez sur les chiffres de la grève du 1er avril, vous constaterez qu'un certain nombre de ces Directeurs ont effectivement soutenu le mouvement.

Nous attendons maintenant la réponse de M. Granet...

vendredi 2 avril 2010

Vos derniers témoignages

La Commission Economique du CCE

Cet après-midi se tenait la Commission Economique du CCE autour du projet ULYSSE.
Certes, leur avis n'est que consultatif, et la Direction a sans doute déjà décidé de ne pas en tenir compte, mais c'est l'occasion pour les OS de faire remonter tous les impacts de ce projet.

Le discours dépassé de la Direction

Nous le savons déjà, les pièces que va fournir la Direction, ainsi que son discours sont déjà démodés, usés et vide de sens...

Des questions dérangeantes

De leur côté, les OS ont bien préparé le dossier et devraient soulever de nombreuses questions, notamment grâce à vos témoignages. Merci à vous !
En annexe se trouve la liste des questions de SUD-Rail.

Les témoignages apportés

Voici notamment quelques une des pratiques d'IBM au sein de la SNCF depuis leur arrivée :

Evolution de SMS vers NOTIS

Près de 400 serveurs SMS doivent être remplacés prochainement. Un appel d'offre a donc été lancé pour retenir une solution serveur. Après délibération, une solution serveur DELL avait été validée.

Lors d'une réunion des responsables SMS pour le lancement de cette partie du projet NOTIS, IBM était pésent et s'est imposé pour intervenir dans le choix de la solution à déployer.

Au final nous nous retrouvons donc avec une solution IBM de A à Z sans concession !
Préparation, initialisation et déploiement sur site par IBM !

Michel Baudy signe en douce des contrats

A l'automne 2009, Michel Baudy a signé en douce et tout seul (alors qu'il n'en avait ni le droit ni l'autorité pour cela) un contrat cadre pour l'achat de logiciels IBM. Une information a alors été diffusée à certains responsables de DSIT-X les invitant à piocher dans ce contrat et qu'il fallait absolument utiliser ces logiciels IBM (on a alors même vu imposer la migration d'un logiciel open-source vers de l'IBM !).

Externalisation des mainframes de Lille

Nous savons également qu'il y a une quinzaine de jours, une étude a été menée pour mesurer l'impact contractuel qu'aurait une externalisation des mainframes de Lille...

IBM connecté au réseau SNCF

Trois étages de la tour IBM à la Défense devraient être connectés en téléphonie et réseau comme s'ils faisaient partie de la SNCF...

IBM pressant sur la communication SNCF

IBM suit bien sûr notre blog. Et la tournure que prennent les événements n'est guère appréciée en haut lieu. A tel point qu'ils auraient demandé à notre Direction ce qu'ils comptaient faire...
Ils auraient répondu qu'ils maîtrisaient la situation, et qu'ils ne communiquaient pas volontairement. En fait, ils attendent l'été pour le faire !

Et la liste n'est pas exhaustive...

Nous attendons vos témoignages

Devant le succès de tous ces témoignages, continuez à nous envoyer toutes vos infos et témoignages par mail, afin que chacun puisse mesurer l'impact qu'a dores et déjà IBM sur notre activité...

jeudi 1 avril 2010

Urgent : Appel aux lecteurs pour la Commission Economique demain

En vue de la Commission Economique du CCE de demain, un appel aux lecteurs du blog est lancé pour recueillir dans les différentes DSI, les conséquences organisationnelles, juridiques et économiques, précises, détaillées et concrètes, réelles ou supposées, d'Ulysse.

Cet aspect de la lutte dans les instances représentatives est primordial car l'enjeu est bien d'obtenir la suspension de la mise en oeuvre du projet au tribunal.

Ces informations là ne peuvent remonter que de vous.
Merci de faire la distinction entre le projet, lié mais distinct, d'industrialisation de la production dans des Centres de Services et le projet Ulysse !

Exemple : Que devient le service qui achetait les prestations informatiques aux SSII ou élaborait les contrats ? Combien d'agents sont concernés ? Que deviennent les équipes d'Intégration Applicative ? A quel horizon ? etc.

Adressez nous vos témoignages d'ici demain matin (par mail), afin que nous puissions les transférer à nos représentants avant la Commission.

Lire la suite...

Succès sans précédent de la journée sans informaticien

Aujourd'hui, les informaticiens cheminots ont envoyé un message clair à la Direction : Ils rejettent massivement le projet ULYSSE.

Très forte mobilisation

Les chiffres officiels paraîtront demain, mais voici un premier état des lieux rapides pour les différentes DSI :

  • DSIT : > 80% de grévistes
  • VINSI : > 70%
  • ISI : ~65%
Les régions se sont également mobilisées très fortement (bravo à eux aussi) :
  • 100% pour Paris Rive Gauche, Normandie, Limousin, Midi Pyrénées, Alpes, Languedoc-Roussillon
  • > 90% pour Pays de Loire (100% des cadres), Aquitaine (100% des cadres), Centre (100% des cadres), Bourgogne Franche-Comté (100% des cadres), PACA (100% des maîtrises)
  • > 80% pour Champagne Ardenne (100% des maîtrises), Alsace (100% des cadres), Bretagne (100% des maîtrises), Rhône Alpes
Ce sont des résultats sans appel que la Direction devra prendre en compte. Nous attendons avec impatience une communication de sa part demain...

Les managers également concernés

Au global on note un taux de participation record de 60% des cadres !

Félicitons les Chefs de Division qui ont accepté de faire grève aujourd'hui. Même 59 minutes c'est déjà un grand pas pour eux.
Et remercions également les quelques prestataires qui se seront joints au mouvement.

Dans la presse


Enfin, cette journée d'action aura permis de porter plus haut notre combat. Dans la presse notamment avec les articles suivants :
Du côté de Nantes :

Des contacts avec les élus

Et puis, cela nous a également permis de nouer des contacts avec des élus politiques qui occupent une place importante sur la scène publique. Les rendez-vous sont pris. Nous pouvons ainsi espérer voir s'ouvrir le débat sur la délocalisation d'emplois par une société publique.

Quelques photos

Pour égayer cet article, n'hésitez pas à poster vos témoignages dans les commentaires et à nous envoyer vos photos.

Nous avons déjà réçu une photo de La Mulatière ce matin à 9h20 :


Mais à l'aube, les CRS étaient bien sûr présents :


Ils ont rapidement évacué les lieux quand ils ont vu qu'il n'y aurait aucun risque. A trop crier au loup, la Direction va perdre sa crédibilité aussi auprès des forces de l'ordre...

Et devant l'entrée du parking du Lugdunum (l'autre entrée ayant été barricadée, cf. la photo en tête d'article) :

A midi, un barbecue a été organisé devant le bâtiment. Remercions au passage les collègues des ateliers d'Oullins pour la fourniture du barbecue (et leur soutien !)


Devant le Premium dans la matinée :


Et à Nantes :



Mobilisation nantaise par un froid sec (2°C au petit matin).
72 % de grévistes, quelques prestataires.
Activité au ralenti toute la journée.
Mouvement bien suivi. Le ton est donné !



Et à Lille :

C'est aujourd'hui ou jamais !

Que vous soyez simple exécutant SNCF, prestataire, ou cadre dirigeant dans cette entreprise, c'est aujourd'hui que se décide l'avenir de l'informatique de la SNCF.

Que chacun prenne ses responsabilités et que les chefs qui ne font pas grève acceptent d'endosser la responsabilité du naufrage à venir (et qu'ils ne se défilent pas cette fois-ci). Car nous saurons nous rappeler de leur choix aujourd'hui...

mercredi 31 mars 2010

Tous ensemble !

Retour sur la réunion de conciliation de mardi

Suite au préavis de grève pour la journée du 1er avril, la Direction avait convoqué les syndicats à une réunion de conciliation mardi 30 mars après-midi au cours de laquelle il ne s'est rien passé... Les syndicats maintiennent donc l'appel à la grève pour demain.

A noter, lorsque les éléments sur l'offshore de DSIT-E ont été présentés, Michel Baudy a fait l'ignorant et n'a apporté aucune explication.

Organisation pour demain

Des rassemblements sont prévus devant l'ensemble des sites informatiques, citons notamment :

  • Lyon : La Mulatière
  • Lyon : Premium 
  • Lyon : Lugdunum
  • Nantes
Attention sur ces sites, des rumeurs feraient état de l'envoi des CRS et d'huissiers pour constater s'il y a blocage (qui est normalement illégal).
Note pour la Direction :  Nous préfèrerions des conciliateurs, et contrairement à vous (délit d'entrave, photocopies), nous n'irons pas dans l'illégalité... Dans les régions, d'autres actions sont prévues :
  • Distribution de tracts
  • Locaux vides
  • Astreinte non assurée
  • Gestionnaire d’absence comportant la mention en grève avec une signature sans équivoque.
Pour les régions suivantes, nous avons été informés qu'il n'y aurait aucun informaticien (pour cause de grève, maladie ou congé), encadrement compris à :
  • Toulouse
  • Bordeaux
  • Paris Rive Gauche
  • Chambéry
  • Nantes
  • Amiens
  • Marseille
  • Tours
  • Lille (Un piquet de grève est prévu a Socrate a l'embauche de 08h00 à 09h45)
  • Rennes (90% du personnel en grève) : fermeture de la hotline
  • Lyon (Distribution de tracts prévue sur plusieurs sites + présence au Lugdunum en appui aux informaticiens de DSIT)
  • Rouen
  • Clermont-Ferrand (11 agents en grève sur 13, plus le DPX)
  • Montpellier

Bravo aux ASTI pour leur mobilisation, et nous espérons qu'elle sera aussi forte dans les Directions (y compris le management).

Pour les modalités pratiques, nous vous renvoyons à la page dédié à la journée sans informaticien à la SNCF.

N'hésitez pas demain à nous envoyer des photos du mouvement.

Enfin, dans la journée de demain, nous remettrons en avant notre billet sur Les raisons de la colère pour que le grand public ait une vision claire de nos revendications.

mardi 30 mars 2010

DSIT-E : L'offshore en Roumanie et en Inde confirmé... et planifié !

Si depuis lundi nous n'hésitons pas à déclarer que la Direction ment, c'est parce que nous avons en notre possession des documents qui attestent d'un planning sur l'offshore IBM dans les tous prochains mois.

Ces documents sont bien sûr produits par IBM (qui tire les ficelles de cette réorg, quoiqu'en dise la Direction), et présentent un premier planning vers les Centres de Services, ainsi que l'évolution des effectifs.

Contrairement à ceux qui concernaient DSIT-X, ceux-ci ont été produits en début d'année. Cela ne peut donc pas simplement correspondre à des documents de travail ou des scénarios excluspar la SNCF, puisque le contrat avait déjà été signé.

Evolution des effectifs

Le 1er document dresse l'évolution des effectifs sur treize mois (sans savoir à quand correspond vraiment M1, mais il s'agit vraisemblablement de janvier voire février).

Voici les chiffres donnés sur quelques mois significatifs :
  • M1 : Roumanie 2, Inde 2
  • M5 : Roumanie 79, Inde 141
  • M8 : Roumanie 195, Inde 331
  • M12 : Roumanie 274, Inde 454
Ce qui au bout d'un an correspond à 728 postes externalisés en Roumanie et en Inde !

Le planning

Le planning est tout aussi éloquent. Il concerne la transition du domaine Etudes vers les Centres de Services IBM (Application + Testing).
Il est découpé en plusieurs vagues, 5 en tout, plus une vague 0 d'initialisation.
Les vagues 0, 1 et 2 correspondraient à DSIT-E, les autres vagues seraient plutôt pour les autres DSI.

  • Concrètement, la vague 0 basculerait dans le giron IBM dès le 26 avril et comprendrait 43 ETP.
  • La vague 1 concerne 168 ETP. La traduction des documents (ce qui indique encore clairement le recours à l'Inde) aurait débuté fin janvier, et ces centres de Services seraient opérationnels pendant l'été.
  • Enfin, la vague 2 touche 114 ETP, et la traduction des documents aurait débuté en février. Ces Centres là seraient opérationnels dès septembre.

DSIT : Des réunions pour rien

Comme nous nous en doutions, les deux réunions d'information ne nous ont rien appris, à part que la Direction se moque ouvertement de nous.

Nos dirigeants naviguent à vue : Alors qu'ils ont été capables d'élaborer un business plan sur six ans et d'élaborer de nombreux calculs qui leur a permis d'annoncer pouvoir réaliser 17% d'économie, ils ne sont pas capables de nous décrire la suite des événements, ni même de nous rassurer par rapport à nos emplois.

Ce ne sont clairement que des hommes de paille, qui attendent les directives d'IBM pour agir.

Et quand le sujet de l'offshore est abordé, nous avons le droit à tout et n'importe quoi. Entre un Rémi Goillot qui capitule et demande à changer de sujet, et un Eric Grasset qui annonce qu'on aurait pu atteindre les 17% d'économie sans l'offshore mais qu'on ne le fait pas, ils touchent le fond...

En parlant d'offshore, nous vous donnons rendez-vous au prochain billet...

Réponse de David Azema

Suite au courrier que les syndicats avaient adressé à David Azema après le photocopiage illégal de contrats confidentiels par IBM, celui-ci leur a adressé une réponse digne des grands technocrates de ce monde :

Messieurs,

J'ai pris connaissance de votre lettre ouverte concernant DSIT.

Comme vous le soulignez, vous avez reçus le 4 mars en concertation immédiate par les DSI de l'Entreprise, le Directeur des Relations Sociales ainsi que le DRH des Fonctions Supports qui ont apporté des réponses aux différents point que vous souhaitiez aborder.

Je souhaite en complément vous apporter quelques précisions.

Dans le cadre de son activité, il est en effet nécessaire que SNCF-B5 ait connaissance des commandes de DSIT vers ses sous-traitants.
La DSIT passera ses commandes vers Stelsia qui mettra en oeuvre le contrat global avec SNCF-B5, elle-même ayant en charge la contractualisation directe avec les sous-traitants, comme cela a été explicité dans les différents moments d'échanges qui ont eu lieu avec les représentants des salariés.

Je tiens par ailleur à vous repréciser, comme M. BAUDY l'a fait à plusieurs reprises, que l'accord de partenariat avec IBM vise à l'amélioration de la performance de la sous-traitance informatique de l'entreprise. Il ne s'agit donc pas d'un outsourcing du SI de notre Entreprise mais bien d'un accord de partenariat. Cela le distingue très clairement d'autres accords qu'IBM a pu mettre en oeuvre avec d'autres groupes. Il nous appartient donc de veille au respect de ce partenariat et des limites que nous lui avons données.

Enfin, je vous rappelle que depuis le mois de janvier, la Direction de la DSIT a chercher à partager avec les personnels les différents sujets qu'il s'agisse des Centres de Services ou des filiales. En parallèle, M. BAUDY a souhaité intervenir dans les CE Clientèles et Transverses. Par ailleurs, une information en commission économique du Comité Central d'Entreprise est envisagée et nous avons proposé en CPCSC un groupe de travail sur les métiers SI.

Les temps d'échange avec les agents ainsi que leurs représentants se poursuivent donc.

Je veillerai à ce que tout soit mis en oeuvre dans les meilleures conditions.

Je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.

David AZEMA

Ecrire trois paragraphes pour ne rien dire et noyer le poisson, voilà bien de l'énergie dépensée pour rien !

Car au final, il ne dit rien de plus que ce qui a été dit en DCI et n'apporte aucun éclairage supplémentaire sur l'affaire des photocopies.

lundi 29 mars 2010

La curée

Pendant ce temps, IBM se sert allègrement : Lors des réunions sur la méthodologie avec les équipes DSIT, ils ne sont là que pour prendre ce qui les intéresse, sans aucune contre-partie (ils ne fournissent aucun document alors qu'ils nous en demandent beaucoup).
Le pire : c'est que contrairement à ce qui avait été annoncé par Michel Baudy, il ne s'agit même pas de personnel propre à SNCF-B5, mais bien d'employés IBM qui sont simplement experts pour SNCF-B5.

Et du côté des Centres de Services, là aussi, la réalité rattrape nos pires cauchemars : IBM, étant à la fois juge et partie dans l'appel d'offre des Centres de Services, collent une très forte pression au niveau des prix des TJM. A tel point que même certaines sociétés qui font de l'offshore dans des pays émergents ne peuvent pas s'aligner.
Résultat : seul IBM avec son offshore en Inde peut répondre à ces TJM.
Et pendant ce temps, la Direction ose prétendre qu'il n'y aura que peu d'offshore...

Ainsi IBM est entrain de s'octroyer sa part de gâteau (pour ne pas dire LE gâteau) tant sur le plan financier que savoir-faire. Rappelons tout de même qu'IBM a pour ambition de devenir leader dans le domaine du ferroviaire (au niveau informatique, bien sûr), et que la SNCF est une entreprise qui possède une certaine avance sur ses concurrents européens, et que tout ceci sera bientôt perdu pour la SNCF...

Vraiment, Guillaume Pepy a dû oublier son slogan de Destination 2012 : comment fera-t-il pour faire de la SNCF un opérateur compétitif s'il donne tout notre savoir-faire à IBM ?

Toujours pas de vraie communication interne

Nous avons eu confirmation de ce que nous craignions : Les réunions de demain n'apporteront rien de neuf. C'est un souhait de la Direction. A nous donc de leur signifier notre désaccord...
Et qu'ils restent sur leurs gardes : il se pourrait bien que de nouvelles invasions impromptues de réunions s'organisent dans les prochains jours...

En parallèle, nos dirigeants s'étonnent du peu de succès de leur site interne de communication. Mouhahahahahahahahaha :-D
C'est avec plaisir que nous les invitons à venir prendre un cours de communication auprès de la rédaction. En fait, cela ne tient qu'à un mot (qu'ils n'ont jamais du pratiquer) : "franchise".

En parlant un peu de nous, un petit retour sur les statistiques du week-end paraît opportun : nous avons enregistré près de 800 visites uniques par jour ce week-end, contre traditionnellement 300.
Et ce n'est pas fini, devant l'actualité nous pensons que les stats vont encore décoller dans la semaine...

La gangrène bleue se répand dans l'entreprise

Bénédicte Tilloy rejoint IBM...

...dans le cadre du programme de développement des cadres dirigeants du groupe !

Voici une info qui est parue dans les Infos d'avance la semaine dernière :

A compter du 1 avril, Bénédicte Tilloy rejoint IBM dans le cadre du programme de développement des cadres
dirigeants du groupe.
Déléguée à la Qualité et au Management et à ce titre membre du COMEX, et, par ailleurs, Directrice de la Région Paris
Rive Gauche, Bénédicte Tilloy va expérimenter un programme innovant de développement des cadres dirigeants. Pendant
six mois, elle sera intégrée à IBM, groupe industriel à dimension mondiale et leader sur son marché. L’immersion de
Bénédicte Tilloy au sein de ce groupe et les projets qu’elle aura à y conduire lui permettront d’enrichir les pratiques qu’elle
a pu développer depuis près de 20 ans au sein de la SNCF en les confrontant à celles d’un autre secteur et à celles de ses
dirigeants.

Ainsi, le message est clair, l'entente SNCF-IBM va plus loin qu'un simple partenariat autour de la logistique ou de l'informatique, et il y a fort à craindre pour l'avenir de la SNCF (qui n'avait clairement pas besoin de ça maintenant).

Si Big Blue veut les clés de la boîte, qu'ils se servent !

La Direction ment

Depuis bientôt deux semaines, sans doute prise par une certaine panique, la Direction (de DSIT au moins) vient de franchir un cap dangereux en délivrant désormais des messages mensongers.

Attendons de voir ce qu'elle va nous servir demain lors de la énième réunion d'information (puisque "bande d'ignares vous n'avez encore rien compris, elle va tout vous réexpliquer"). Inutile de préciser que si la langue de bois est (encore) de la partie, il n'y a aucune raison que nous nous éternisions dans la salle...

Mais si leur position reste celle adoptée depuis deux semaines, mercredi, nous saurons les faire déchanter.

Des régions en grève jeudi

Plusieurs régions nous informe qu'ils seront en grève également jeudi. Nous savons dores et déjà que Toulouse, Paris Rive Gauche et Bordeaux seront effectivement sans informaticien !
De plus, des opérations de distribution de tracts seront organisées pour faire circuler l'info, et aucun informaticien ne sera présent sur les sites toute la journée de jeudi.

Retour sur la nuit indienne

Une semaine après l'organisation de la Nuit indienne sur le site de la Mulatière, nous revenons sur cet événement pour partager les informations obtenues.

Une Direction paniquée

Le week-end dernier n'a pas été de tout repos pour nos dirigeants qui ont paniqué après avoir vu l'annonce de la Nuit indienne sur ce blog (comme quoi, notre communication produit plus d'effets que la leur...). Plusieurs coups de fil ont été passés par Michel Baudy et son staff pour organiser en catastrophe une réunion de communication lundi après-midi sur le site de La Mulatière. Et c'est Joël Noirot et Eric Lelièvre qui s'y sont collés.

Compte-rendu de la réunion

Les agents qui ont assisté à la réunion de lundi ont décidé de rédiger un compte-rendu qui devra être validé par la Direction. Il est disponible sur le Minidoc de DSIT-X, sous la référence X07VQ, et voici les principales idées à retenir :
  • Le partenariat avec IBM ne reprend pas les modèles mis en oeuvre avec d'autres entreprises (CMA-CGM...) et serait un modèle "unique au monde"
  • La mise en place des Centres de Services ne se ferait pas avant l'été 2011 (NDLR, pourtant côté XIA-RH, ce n'est pas le même son de cloche, puisque certaines sections devraient se retrouver vides en septembre 2010...)
  • Finalement, Michel Baudy a raconté des sornettes sur l'offshore : Eric Lelièvre a précisé que la SNCF a le pouvoir d'autoriser ou non l'offshore et que la rentabilité de l'offshore n'est pas garantie, et que le recours à l'offshore ne se fera que dans des cas limités et la SNCF s'assurera que cela n'entraînera pas de perte d'emploid chez nos sous-traitants. (NDLR, oui, vous avez bien lu, Michel Baudy est contredit par ses lieutenants)
  • Deux questions restent en suspens :
    • Est-il acceptable de permettre l'offshore pour une entreprise publique ?
    • Est-il normal d'essayer de contourner les règles des marchés publics ?
Vous noterez que depuis la semaine dernière, le discours de notre Direction a évolué et s'est adapté face à nos craintes. Pourtant, dans les faits, rien ne semble avoir vraiment changé, et nous avons du mal à croire que l'offshore ne sera finalement pas de la partie...
Nous y reviendrons bientôt...

Quelques photos

Voici trois clichés de cet événement bon enfant qui aura réuni une trentaine de participants.






samedi 27 mars 2010

Les raisons de la colère

Note préliminaire : cet article a été publié ce week-end, mais nous le remettons en avant aujourd'hui pour expliquer notre mouvement.

Le grand public s'interroge sur notre mouvement. Pour eux, il est normal que la SNCF fasse appel à une société externe car l'étiquette "fonctionnaire" ou "fainéant" qui colle (à tort) aux agents SNCF laisse penser que nous ne savons pas gérer notre informatique.

Pourtant... Si les cheminots seront en grève le 1er avril, c'est parce qu'ils craignent avant tout pour la sécurité et la pérennité de l'informatique de la SNCF.
Bien sûr, avant de lancer ce mouvement, nous avons tenté par tous les moyens d'alerter notre Direction (et le gouvernement, dont le Ministre des Transports) sur les dangers du projet. Jusqu'ici, sans succès. C'est pourquoi, il nous reste le recours à cette grève, pour médiatiser le débat, et l'amener sur la scène publique.
Précisons enfin que traditionnellement les services informatiques ne font pas grève (moins de 5% des effectifs en moyenne), cette journée-ci est donc exceptionnelle, et reflète un réel malaise dans les équipes. Et que cette grève ne devrait pas avoir d'effet néfaste pour le grand public (aucune perturbation de la circulation des trains ou de la vente de billets par exemple).

La délocalisation d'emplois qualifiés

En préambule, nous rappelons que la SNCF est une entreprise publique dont l'état est actionnaire à 100%. L'état est représenté par le Président de la République, qui a tenu un discours fort contre la délocalisation (c'était lors des Etats Généraux de l'Industrie, le 4 mars dernier). Pour autant, quand il s'agit de notre cas, l'état semble être moins regardant...

La SNCF souhaite confier le développement des applications et l'exploitation des serveurs à des sociétés tierces (on parle alors de Centres de Services) pour réduire les coûts. Cela pose déjà des problèmes sur la perte de la connaissance fonctionnelle, mais passons. Le plus grave dans cette histoire, c'est que, sous la pression des coûts, ces Centres de Services vont se retrouver à l'étranger (Inde, Maroc, Roumanie) et provoquer la suppression de plusieurs centaines d'emplois qualifiés en France (précisons au passage qu'il ne s'agit pas des emplois des cheminots dans un premier temps, mais de prestataires informatiques. Et les cheminots se battent pour préserver ces emplois également).

Certes, l'externalisation de l'informatique est une tendance actuelle forte, et de nombreuses entreprises le font. Sauf que, pour la SNCF, il y a un problème éthique : une entreprise publique, financée par des collectivités locales (notamment les régions) ne doit pas participer à la délocalisation d'emplois, même sous prétexte de faire des économies, qui de toutes façons ne seront pas répercutées sur le prix du billet.
En réalité, elle l'a déjà fait avec la facturation du Fret au Maroc en 2008, et l'histoire semble vouloir se répéter en 2010 avec l'informatique... D'où notre combat.

Comprendre le mode opératoire d'IBM

Mais, IBM n'a pas noué un partenariat avec la SNCF pour améliorer quoi que ce soit. Ils sont là uniquement pour gagner de l'argent, et récupérer notre savoir-faire (car IBM a des ambitions au niveau ferroviaire international).

Leur myriade de logiciels  tous interdépendants est étudiée pour ça : Lorsqu'un projet démarre, le client pense qu'il n'a besoin que de quelques produits. Diling-Diling, premier passage à la caisse (et quand on connaît les prix des produits IBM, ça fait déjà mal). Quelques mois plus tard, cela ne fonctionne pas, et IBM de rétorquer "Normal, il vous faut aussi prendre ces produits", re-Diling-Diling (toujours aussi mal). Mais pour autant, deux mois plus tard cela ne marche pas, car "il vous faut aussi ceux-là", re-re-Diling-Diling (re-aïe-aïe-aïe). Les retours d'expérience d'autres sociétés telle que CMA-CGM montre à quel point IBM n'est là que pour vendre et non conseiller les projets.

Et les premiers projets qui ont démarré à DSIT peuvent également l'attester. Et cela s'est confirmé lors de la réalisation de prototypes avec eux : il y a eu des non-dits, notamment autour de l'utilisation de certains logiciels.
Finalement, nous ne sommes pas loin de l'affaire de la MAIF : IBM est prêt à tout (même faire des propositions commerciales qu'il sait erronnées) pour rafler le marché et empocher des millions.

IBM et la SNCF

Jusqu'ici, voici comment IBM a procédé avec la DSIT (Direction informatique de la SNCF) :
  • Tirer les prix des Centres de Services vers le (très) bas, pour évincer les concurrents : Moins de 230€/ jour, contre 500€ en moyenne pour des prestations réalisées en France.
  • Récupérer la documentation et le savoir-faire, sous prétexte de pouvoir nous apporter des améliorations dans notre organisation (lors de réunion, mais aussi lors de séances de photocopiage illégales)
  • Mettre la pression sur les projets, lors des interventions des consultants, en imposant des choix logiciels coûteux, et qui ne fonctionnent pas toujours.
Peut-être que notre Direction ne voit pas (ou plutôt ne veut pas voir) cette partie immergée de l'iceberg, mais notre action vise justement à la dénoncer et éviter le pire pour la SNCF.

Tenir compte des échecs passés

La Direction de la SNCF a la mémoire courte (normal, avec la valse des dirigeants nous direz-vous). Pourtant quand on parle du projet SOCRATE, tout le monde se souvient des débuts difficiles. Par contre, il faudait aussi se souvenir que c'était une solution proposée par une société américaine et qu'elle était censée amener un produit merveilleux. Le résultat on le connaît : Ce sont les cheminots de l'époque qui ont repris les choses en main pour finir correctement le travail !

L'autre expérience de filiale informatique, c'est bien sûr Voyages-Sncf.com. Une pure merveille d'ergonomie et de technologie qui ne rate jamais une occasion de se faire taper dessus (par la presse ou les internautes) tant la navigation est peu aisée, la commande de billets fastidieuse, sans parler de la sécurité...

Bref, c'est à la mode de cracher sur le public, mais les expériences passées avec le privé ne permettent pas non plus de penser que le partenariat avec IBM sera réellement bénéfique pour la SNCF. Au contraire, nous prenons le pari que dans trois ans, la SNCF cherchera à faire marche arrière, mais ce sera trop tard, l'entreprise sera pieds et poings liés avec les logiciels IBM...

vendredi 26 mars 2010

Conférence de presse de Didier Le Reste

Décidément, on ne pourra pas dire cette semaine que les syndicats seront restés les bras croisés : Après un début de semaine agité, voici qu'à 11h, Didier Le Reste, secrétaire de la fédération CGT des cheminots, a tenu une conférence de presse pour alerter les médias sur le projet ULYSSE.

Parmi les nombreux journalistes présents, nous pouvons citer Europe1, RTL, NVO, Libération, La vie du rail, FranceInfo, La Tribune, l'Humanité...L'AFP prévoir de rappeler à 17h00 pour un complément d'infos...
La diffusion devrait donc être massive durant le week-end, nous verrons alors ce que la Direction a prévu pour contrer...

C'était la "surprise" du jour annoncée hier.
Rien de plus fracassant que les autres jours, mais nous ne voulions pas que la Direction lui envoie les CRS, on n'est jamais trop prudent ^^

Nous n'avons pas plus d'infos pour l'instant, mais ce billet va sans doute s'allonger progressivement d'une longue liste de liens vers les reportages des journalistes. N'hésiter pas à nous envoyer par mail ceux que vous croiseriez (web, radio, télé...)

"Oui les cheminots peuvent être inquiets"

Un article publié hier soir sur Europe1 (L’informatique de la SNCF gérée par IBM) présente pour la première fois un témoignage d'un syndicat IBM, et la seule phrase qui en ressorte à propos de l'emploi est celle la :  "Oui les cheminots peuvent être inquiets"

jeudi 25 mars 2010

Demain, une nouvelle surprise pour la Direction

Si aujourd'hui a amené un peu de répit à notre Direction, malmenée quotidiennement depuis le début de la semaine, nous pouvons l'assurer que demain apportera son nouveau lot de surprises.

Seulement, cette fois-ci, vu sa réaction un peu disproportionnée sur nos dernières actions (et notamment la présence des CRS à Lyon Perrache), et comme nous savons que ce sont les premiers à venir consulter ce blog, nous ne dirons rien de plus.
Rions un peu : A nous de jouer les non-communiquants. Les personnes qui y participeront sont déjà informées et sur les rangs. Inutile par conséquent d'en dire plus... Nous souhaitons simplement à nos dirigeants... une bonne nuit ^^

Journée sans informaticien le 1er avril

Bon et si nous parlions un peu de la suite du mouvement ? Les OS se sont réunies hier et ont enfin fixé la date de la prochaine journée d'action. Ce sera un mouvement de grève de toute l'informatique jeudi prochain.

Pour plus de lisibilité, une page spéciale a été créée : Journée sans informaticien le 1er avril à la SNCF.

mercredi 24 mars 2010

"Le code des marchés publics est une connerie"

Lors de la réunion d'information lundi après-midi sur le site de La Mulatière, Joël Noirot  a clairement exposé la volonté de la Direction  de contourner le code des marchés publics et a déclaré : "Le code des marchés publics est une connerie".

Un problème éthique

Au-delà de la forme catastrophique (pas de planning, pas de feuille de route, pas d'élément chiffré sur les économies réellement réalisées), la mise en place d'une structure commune avec IBM pose un problème de fond : celui de l'éthique.

Or, la SNCF est une entreprise publique. À travers son rôle de service public, elle a aussi un rôle particulier : celui de l'impartialité. Le code des marchés publics a été mis en place pour se protéger de la corruption et du copinage.

Refuser de se soumettre aux marchés publics est doublement condamnable : c'est un refus des lois édictées démocratiquement par les représentants du peuple et c'est une porte ouverte à la corruption et aux accords de gré à gré (l'accord IBM - SNCF en est d'ailleurs la parfaite illustration).

Mais le rêve de nos dirigeants n'est-il pas justement que la SNCF perde son statut d'entreprise particulière et devienne une société privée comme toutes les autres ?

Action du 24 mars 2010

Aujourd'hui encore, les informaticiens SNCF sont sur la brèche : Lors du passage du Train de l'Emploi en gare de Lyon Perrache, ils ont distribué des tracts pour dénoncer le projet ULYSSE et les nombreuses menaces qu'il fait peser sur la SNCF et l'emploi de centaines d'informaticiens en France.

En gare de Lyon Perrache, nous déplorons qu'encore une fois la Direction ait paniqué et ait envoyé une vingtaine de CRS. Cela montre à quel point le climat est tendu et comment la Direction refuse tout dialogue...

Gérard Larcher, président du Sénat, numéro 2 de l'état français, s'est vu remettre un tract alors qu'il était de passage devant la gare de Perrache en début d'après-midi. Des tracts ont également été remis à des élus de passage, ce qui a amené des discussions et ce qui a permis d'expliquer notre situation.

Notre action est passée à Soir3 Rhône-Alpes (mais malheureusement pas lors du 19/20).
La vidéo est disponible en annexe (format WMV).

L'info a également été relayée par Le Progrès : Train de l'emploi... et contre-emploi et dans Metro Lyon.

Nous avons également appris que la présence de François Avrillon n'avait pas seulement pour but de donner la vision de la direction. il était également présent pour voir qui était présent. Visiblement, en haut lieu, la paranoïa continue...

Un courrier adressé aux élus

En parallèle, les OS ont également envoyé un courrier aux élu(e)s politiques pour expliquer les dangers du projet ULYSSE.

Manifs du 23 : Revue de Web


Merci à tous ceux qui auront relayé notre combat à travers les manifestations d'hier.

Celui-ci est désormais visible sur plusieurs articles autour de la manif lyonnaise :

mardi 23 mars 2010

Les informaticiens de la SNCF prennent d’assaut le Train de l’Emploi

en gare de Lyon Perrache le mercredi 24 mars à partir de 12h15 (un départ depuis le Lugdu est prévu à 11h30)

Les informaticiens cheminots et des entreprises sous-traitantes qui travaillent pour la SNCF manifesteront leur opposition au projet de la SNCF de céder la gestion de la sous-traitance de ses prestations informatiques à IBM.

Au-delà du fait que l’entreprise publique SNCF brade sa technologie informatique à une multinationale qui ambitionne de devenir un opérateur majeur de l’informatique ferroviaire, cette réorganisation va entrainer la délocalisation de centaines d’emplois d’informaticiens vers des pays où règne le moins-disant social (Inde, Europe de l’Est,...)

Lyon est une des quatre villes (avec Nantes, Lille et Paris) où la SNCF a implanté ses directions informatiques et on peut craindre la disparition de près de 350 emplois sur le bassin lyonnais. Les salariés des entreprises de services informatiques sous-traitantes (SSII) seront les premiers touchés.

Cette réorganisation s’inscrit aussi dans le cadre de la politique de réductions d’effectifs que la SNCF mène depuis des années et qui devrait entrainer la suppression de 4000 postes en 2010.

Curieuse conception, pour une entreprise publique, de l’action citoyenne pour la sauvegarde de l’emploi.

Succès de la grève

Selon les OS, on annonce environ 52% de grévistes à DSIT pour un score d'environ 30% au niveau national SNCF.

C'est un score tout à fait satisfaisant compte tenu du fait que les syndicats demandent aux gens de se préparer à se mobiliser plus fortement en avril.

Mise à jour du 24/03 : Mise à jour du taux de gréviste à DSIT, bien supérieur au premier chiffre !

lundi 22 mars 2010

Une semaine d'action

Outre la nuit indienne ce soir, plusieurs actions sont au programme cette semaine, petit repérage.

Grève nationale du 23

C'est bien sûr l'événement principal de la semaine. Nous regrettons qu'il s'agisse d'un mouvement national et craignons que nos revendications soient noyées dans la masse. Pour autant, après le succès de la grève de février, qui ne fut suivi d'aucune action de la Direction, nous devons tous y participer pour montrer que notre motivation est restée entière !

Nous vous invitons également à participer aux manifestations qui sont prévues dans vos villes (Lyon : 10h30 à Jean Macé, avec regroupement devant le Lugdu dès 9h, Paris : 13h30 place de la République, Lille : 14h30 Porte de Paris, Nantes : 10h30 Place du Commerce).

Opération Train de l'emploi

Mercredi 24 le Train de l'emploi s'arrêtera en gare de Lyon Perrache. Il serait dommage que nous n'allions pas leur rendre une petite visite pour dénoncer la politique actuelle de notre direction et les menaces qu'elle fait peser sur l'emploi en France.
Pour ceux qui souhaiteraient participer, le rendez-vous est donné au Lugdunum à 11h30, et tout le monde devrait être rentré en début d'après-midi.
Le même type d'opération sera mené ensuite à Lille le 30 mars.

Courrier aux députés

Beaucoup d'entre vous souhaitent agir en adressant aux élus locaux des courriers pour les alerter sur le projet Ulysse (Note : certains courriers sont déjà parvenus au Ministre des Transports et à Nicolas Sarkozy, mais sans résultat probant).

Dans les prochains jours, nous vous proposerons donc un modèle de lettre.
A noter que les syndicats prévoient également une action dans ce sens, mais le mouvement paraitra plus fort si chacun de nous y va de sa petite lettre.

Journée sans informaticien

Même si la date de cette journée d'action forte n'est pas encore connue, c'est dès aujourd'hui qu'elle se prépare. Il s'agira sans doute d'un mouvement fort et reconductible avec piquets de grève etc dans le but de médiatiser le débat.
Plusieurs dates ont été évoquées (30mars, 1er avril, 6 avril...), n'hésitez pas à participer au débat via les commentaires.

Nous invitons également les prestataires à inviter leurs syndicats à se mettre en relation avec nos OS afin d'unifier le mouvement.

Succès de la nuit indienne !

L'opération n'a pas encore commencé que c'est déjà un succès !

Ce matin, en toute hâte, la Direction a réagi dans la plus pure panique à la nuit indienne. Craignant sans doute une occupation forte du site, ils ont rapidement dépêché Joël Noirot et Eric Lelièvre pour une réunion d'information sur le site cet après-midi.
Celle-ci a duré près de 3 heures !

Nous reviendrons dessus dans la soirée, le temps de synthétiser nos notes à froid.

L'opération suit son cours. Il y a bien un barbecue prévu ce soir, et une nuit sous tente ainsi qu'un joyeux petit-déjeuner.
Pour ceux qui hésitaient encore, voici l'occasion de vous joindre à toute la joyeuse troupe pour fêter dignement cette réussite

Mise à jour du 22/03 à 20h45 : C'est finalement une trentaine de personnes, dont Joël Noirot, qui sont réunies autour du barbecue ce soir. L'ambiance est bon enfant, et les saucisses sont tout juste prêtes. Le retour de la réunion d'information arrivera donc plutôt demain matin.

Pour les autres, ne vous inquiétez pas, cette semaine sera riche en actions, voici le programme des réjouissances.

samedi 20 mars 2010

Nuit indienne à la Mulatière

Dans le cadre du préavis de grève de mardi, une occupation du parking du site de La Mulatière est organisée , à partir de la fin du service lundi soir.

Cette occupation se déroulera sous la forme d'une soirée sur le thème de l'Inde, qui se poursuivra toute la nuit jusqu'au Mardi 23. Vous êtes tous invités à participer à cette soirée conviviale et bon enfant, cheminots et prestataires, avec tentes, duvets et barbecue.

Pour ceux qui auraient des obligations les empêchant de participer toute la nuit, nous vous invitons à venir prendre le petit-déjeuner à l'aube, pour amorcer cette journée de grève. (Vous pourrez amener café chaud et croissants aux vaillants campeurs)

Cette opération est organisée en marge de toute organisation syndicale. Elle a pour but de faire réagir notre direction pour qu'enfin nous soyons traités en adultes responsables. Que les enjeux nous soient expliqués clairement afin que chacun puisse accepter ou rejeter les propositions qui nous sont faîtes en toute conscience. Tout ce qui nous a été présenté jusqu'à présent ne nous semble pas suffisamment consistant, factuel et argumenté.

Il fut un temps où notre direction nous serinait « soyez acteur de votre carrière », nous sommes pleinement d'accord, alors donnons-nous les moyens de conduire les changements de demain.

Vous êtes donc conviés au travers des vos commentaires anonymes à nous indiquer votre soutien, votre participation, vos idées.

Afin qu'un maximum de personnes puissent participer à cette nuit Indienne, nous vous invitons à faire circuler cette invitation à vos collègues pendant ce week-end, par téléphone, mail ou facebook, afin que chacun puisse s'organiser pour se libérer lundi soir.

DSIT-X, DSIT-E, cheminots ou prestataires, signalez vous sur ce site et venez lundi avec tente, turban, duvet, gateaux  à la Mulatière vers 18h00 pour cette soirée sur le thème de l'Inde.

vendredi 19 mars 2010

Retour sur la semaine

Faisons un petit bilan de la semaine écoulée, riche en événements.

Communication interne

Avec la fin de la semaine s'achève progressivement la communication au sein des Divisions de DSIT-E. Merci pour vos nombreux témoignages, qui nous permettent de conclure que nous n'aurons pas appris grand chose de plus.
Ce qui est intéressant c'est de voir à quel point nos chefs sont en plein flou, alors que les premiers Centres de Services débuteront dans quelques semaines. Les rôles de chacun ne sont pas définis, la réflexion semble à peine aboutie, bref, nous avons l'impression que tout ceci se fait dans la précipitation la plus totale.

Actions syndicales

Vous les critiquez dans vos commentaires, et pourtant, ils travaillent dur en ce moment, les syndicats préparent la grève du 23 pour laquelle ils comptent sur une participation forte de votre part. Certes il s'agit d'un mouvement national et nos revendications vont se perdre dans la masse, mais la Direction surveillera tout de même ces chiffres, et vous êtes invités à vous réunir pour défiler sous des bannières communes lors des manifestations.

Ensuite, un mouvement plus spécifique devrait être lancé et médiatisé : on parle d'une journée sans informaticien à la SNCF. Cela indiquerait que les prestataires seront invités à se joindre au mouvement.

En parallèle, des courriers vont être adressés aux élus politiques pour les alerter sur Ulysse et les risques du projet pour la SNCF.

Petits couacs informatiques de la SNCF

Cette semaine a également été marquée par deux événements informatiques relayés par la presse : la fausse anonce de l'explosion d'un TGV mardi matin sur sncf.com et une faille de sécurité sur le site voyages-sncf.com qui permettait d'accéder aux données personnelles des clients.

Nous avons été alertés sur le fait que DSIT-SEC enquêtait pour voir si nous n'étions pas derrière tout ça. Quelle idée grotesque !
Si nous ne nions pas être en contact avec la presse, ce n'est certainement pas pour révéler des bugs qui ont déjà été signalés l'été dernier (cf. Le Canard) et sur la résolution desquels DSIT-SEC aurait une bien plus forte valeur ajoutée plutôt qu'à perdre son temps à nous traquer... Passons...
Et bien sûr, nous aurions préféré que le message de mardi sur sncf.com dénonce l'externalisation de l'informatique de la SNCF en Inde, plutôt que l'annonce d'une fausse explosion à bord d'un TGV... L'effet aurait pu être encore plus retentissant !

Mais la faille de VSC illustre bien les problèmes inhérents à notre entreprise : communication déplorable de chefs hautains (la SNCF avait nié l'existence de failles et expliqué que les données clients étaient protégées "par un double niveau de firewalls"), bafouement des lois sur les données personnelles (La SNCF n'a pas trouvé son correspondant national Informatique et Libertés (C.I.L.) mais ne saurait tarder (sic!)) et on en passe...
Finalement, c'est peut-être bien un informaticien de la SNCF qui a contacté le Canard pour dénoncer tout cela... Mais ce n'est pas nous !

Revue de web

Plusieurs articles parlent d'Ulysse sur le web :
Enfin, on nous a signalé que Codessis avait repris du service. Son auteur se fend d'un excellent billet où il reprend le discours de Nicolas Sarkozy à propos de la délocalisation chez Renault en graissant les parties qui pourraient également s'appliquer au cas de l'informatique SNCF.

Surfez anonymement

Pour celles et ceux d'entre vous qui n'oseraient pas publier de commentaires de peur d'être identifiés, nous vous avons préparé une petite page pour vous expliquer comment naviguer anonymement.

Nous profitons de ce point pour éclaircir deux choses :
  • L'e-mail qui est demandé lors de la saisie d'un commentaire peut être bidon, il n'y a aucune vérification de ce côté là, mais il faut en saisir un.
  • Votre adresse adresse IP est enregistrée avec votre commentaire.
    En théorie, avec la géo-localisation nous pouvons donc remonter à vous. Mais franchement, nous avons autre chose à faire, et la solution du surf anonyme vous ôtera tout doute de ce côté là.

jeudi 18 mars 2010

Gilles Albertus nommé à la tête de DSIT

Pas mal d'infos sont parvenues ces derniers jours, dont la plus importante est la nomination à compter du 1er mai du remplaçant de Michel Baudy à la tête de DSIT.

Gilles Albertus à la tête de DSIT au 1er mai

S'il arrive de Paris Nord, il ne faut tout de même pas oublier que ce cher Gillou (avec son petit accordéon ?) avait été à la tête de SIV de 2000 à 2003. Il en avait alors été chassé suite à un projet de filialisation des différents SI (amis de DSIV n'hésitez pas à apporter vos témoignages dans les commentaires). Le voici donc en terrain connu !
En clair, si l'annonce du départ de Michel Baudy pouvait en ravir certains, l'annonce de son successeur a de quoi inquiéter. Il sera important de lui réserver notre meilleur accueil dès ses premiers jours (par le même type d'opérations que celles qui ont été menées lors des dernières venues de Michel Baudy à Lyon). Collègues parisiens, on compte sur vous !

Pour le reste, nous nous demandons bien ce que va pouvoir faire M. Baudy dans une entreprise qui n'a soi-disant que "peu de personnel" (bien que, selon nos sources proches d'IBM on parlerait plutôt de 80 personnes déjà dans la filiale).

Un semblant de communication

Il aura fallu plus de deux mois pour que la Direction s'offre un site de communication. Pourtant, au vu du peu de contenu, on peut se demander ce qu'ils ont fait pendant tout ce temps pour en arriver à un tel résultat !
Pas de souci à se faire pour nous, la concurrence n'arrivera pas de ce côté ^^.

DSIT subira-t-elle des pénalités ?

Le contrat avec IBM engageait la SNCF à transférer 75% de sa sous-traitance vers la JV. Hors, actuellement, les autres DSI, ISI en tête (François, nous sommes avec toi !), refusent d'entrer dans le système. Du coup, le pire est à craindre pour DSIT qui devrait supporter des pénalités... Nous n'avions vraiment pas besoin de cela...

Le personnel IBM non grata au Lugdu

Suite à l'affaire des photocopies, les réunions avec le personnel IBM à Lyon se feraient désormais de préférence au Premium... Collègues du Premium, ouvrez l'oeil !

L'offshore dénoncé... à Cap Gemini !

Dans des tracts distribués chez Cap Gemini on retrouve les mêmes craintes face au recours de plus en plus important de l'offshore :

"Depuis le virage de l’offshore, la stratégie de Capgemini n’a pas changé et les dangers alors entr’aperçus apparaissent de plus en plus réels et de plus en plus dramatiques : délocalisation à tour de bras, croissance de l’activité à l’offshore au détriment des salariés en France, dégraissage (licenciements, ruptures conventionnelles initiées par la Direction, pressions à
la démission) en France qui va crescendo, ...

Notre analyse de la situation est que cette stratégie, loin de s’atténuer va en empirant et se généralisant. Ainsi, certains
établissements comme ceux de Capgemini qui étaient relativement privilégiés dans les années 90 se voient
maintenant appliquer des recettes inspirées du modèle Sogeti, beaucoup plus dur."

C'est tout pour aujourd'hui

Voilà pour les infos du jour. Il nous reste à faire le point sur quelques informations concernant la propriété intellectuelle. La suite demain si tout va bien...

dimanche 14 mars 2010

Luttons !

Lettre ouverte à David Azéma

Suite à la DCI, et l'affaire des photocopies d'IBM, les syndicats ont adressé en début de semaine une lettre ouverte à David Azéma :

Monsieur le Directeur Général Délégué S&F,

Ce qui se passe actuellement dans les DSI, et en particulier à DSIT, est totalement intolérable sur le fond et sur la forme.

Alors que les représentants du personnel portaient nos revendications aux représentants de l’entreprise, lors de la réunion de concertation immédiate du 4 mars à laquelle vous n’avez pas jugé utile de participer - et recevaient en retour le même discours rassurant qui nous est ressassé depuis plus de 4 mois – des salariés d’IBM, employés par la co-entreprise SNCF-B5, entreprenaient de faire des copies des contrats de prestation gérés par DSIT-PG.

Les agents de DSIT-PG n’avaient pas été informés officiellement, seul le chef de section avait reçu des instructions téléphoniques de la part du « patron » de DSIT-PG. Le 5 mars matin, nous avons pu faire cesser ces agissements dignes de patrons voyous et contraires à toute éthique. Contacté à notre demande par M. HUREAU, le Directeur de DSIT se serait dit choqué de ces méthodes pratiquées à son corps défendant.

Le Directeur de DSIT ne se souvient-il pas de ce qu’il a demandé la veille, alors qu’il portait la casquette de président de la co-entreprise SNCF / IBM ? Si tel n’est pas le cas, ne serait-on pas en train de se faire déborder par le « partenaire » ? Au delà de l’évident conflit d’intérêt auquel il est confronté (ce que nous avons déjà dénoncé par ailleurs), M. BAUDY place ainsi sa hiérarchie dans une situation des plus inconfortable et anxiogène, en l’obligeant à relayer vers ses agents un message avec lequel elle ne peut pas être d’accord.

Ceci est d’autant plus ingérable que, dans sa communication officielle, la Direction de DSIT s’évertue depuis le début à dire ce qu’elle ne fait pas, sans ne jamais vouloir rien préciser de ce qu’elle fait.

Par cette lettre, nous attendons de votre part une prise de position officielle par rapport à ces états de faits, d’y mettre un terme, et par la même d’apporter votre contribution à la lutte contre les risques psychosociaux pour tous les salariés cheminots et sous-traitants.

Dans l’attente de vous lire, nous vous prions d’agréer, Monsieur Le Directeur, l’expression de nos sentiments respectueux.

CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT

Luttons au quotidien

Pour la suite, l'expression de votre colère via les commentaires est un message fort adressé à la Direction et aux syndicats. Une action est entrain de prendre forme, mais il n'est pas possible d'en dire plus pour le moment.

Une question que nous nous posons tout de même à la rédaction : Qui est prêt à partir dans une grève reconductible ? (et des grèves d'une journée, hein, pas d'une heure !) Car seule une grève d'au moins deux semaines et d'une part significative de l'effectif (cheminot et prestataire) pourra peser car cela entraînera des blocages applicatifs.

Il y a d'autres moyens de lutte que la grève, à nous de les imaginer et de les mettre en application. Voici quelques idées :

  • vous opposer de vives voix face à votre hiérarchie lors des "réunions d'information" sur Ulysse,
  • protéger les documents sensibles par des mots de passe (ou les faire disparaître de Minidoc),
  • faire la grève du zèle en appliquant stricto sensu toutes les procédures qualité, et autres qui devraient faire trainer plus que de raison certains dossiers...
  • etc.
Et vous, quelles sont vos propositions de lutte ?

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