Albertus, secoue-toi les puces !
Par Anonyme le jeudi 18 novembre 2010, - Actualités - Lien permanent
Quelle surprise que de recevoir aujourd'hui un e-mail de notre cher Directeur Gilles Albertus qui commençait en ces termes :
Quelle SNCF pour demain ? Et DSI-T dans tout cela ?
Chic, se disait le lecteur, on va enfin me parler de mon avenir dans Ulysse.
Que nenni, il ne s'agissait que d'un teasing pour des rencontres pipo-pipo avec
le top management.
Et le mail n'en finit pas d'abuser de termes et de promesses pompeuses (et
trompeuses) :
Le Président Guillaume Pepy et les membres du Comité Exécutif ont
fait une priorité de donner aux 160 000 agents de SNCF une opportunité
de débattre et de mieux comprendre l’avenir de l’entreprise et le
nôtre.
Bref, contrairement aux belles promesses faites lors de son arrivée en mai, Gilles Albertus s'en tient à la même ligne que son prédécesseur Michel Baudy : aucune communication. Pourtant, il nous avait fait de belles promesses, comme la transparence sur l'enquête interne. Curieusement, nous n'avons eu droit qu'à une des trois parties de la restitution de cette enquête. Le reste a dû être trop dur à digérer...
Car il ne faut pas se leurrer. Ce n'est pas parce que rien n'est dit, que rien ne se fait. Les montages autour des Centres de Services continuent d'avancer...
Nous voici arrivés à un point où la communication va devoir reprendre le dessus. Et si possible, éviter le pipo, car nous ne serons pas dupes. Si notre directeur soigne actuellement les Chefs de Division (malheureusement délaissés par le père Baudy à l'époque), cela n'empêchera pas la base de toujours faire front contre le projet.
D'autant que nombreux sont ceux qui craignent Noviaserv. Actuellement bien tapie dans l'ombre, il se murmure que la filiale n'attend que l'échec de la conduite du changement interne pour sortir ses griffes. Méfiance donc...
L'orage des retraites étant (à peu près) derrière nous, préparons-nous à
reprendre la lutte et à retrouver la mobilisation du printemps (car depuis
cette époque, nous n'avons encore obtenu aucune avancée).
Syndicats, faîtes nous signe !
Commentaires
La mygale et la souris
La mygale veillant, planquée
Sous filet,
Le trouva fort bien pourvu
Quand sa prise fut tenue.
Pas bégueule si ce morceau
De bouche où des vers nichent vaut
Qu’elle râle à trier vermine,
C’est la souris, sa cuisine.
La criblant d’huiles frelatées,
Celles qu’au train où c’est grillé,
Jusqu'à la cuisson ruissellent.
Je vous cuirai, lui dit-elle,
Avant tout, foi de mygale,
L’intérêt c’est que ça cale.
La souris n’est pas joyeuse ;
Elle a des marmots chemineaux.
Que ferez-vous de mes petiots ?
Dit-elle à cette croqueuse.
Pour toujours à vos enfants
J’offrirai beaucoup de pèze !
Des rentiers ? J’en suis fort aise,
C’est bien ! Mangez goulument !
Mélancoliques de l’automne
Ô vous, souvenez-vous quand vous filiez sur l’île
A ramer comme un fou vers des terres fertiles,
N’étiez-vous plus agile ?
Déjà, de l’arsenal des mesures radicales
De façon patronale, pointait une filiale.
Gardiez-vous le moral ?
Si pourtant du passé vous n'étiez point cerbère,
Ce talent de casser l’avenir de vos pairs,
Craigniez-vous qu’il obère ?
De réduire les coûts en invoquant Crésus
Mais produire des coups provoquant l’infarctus,
Etaient-ce des cactus ?
Dès lors, soyez tranquille vous n’êtes plus fragile,
Le colon, c’est banal, fait siège en capitale.
De grands rais de lumière sur lui se réverbèrent.
Il paraît, mais motus, qu’ils masquent un rictus.
Ce n’est pas l’évangile pas plus que la cabale
Pas même le Robert qui lèvent le stratus.
Pour les derniers vigiles attendant la finale,
Ce qui suit vous libère en dévoilant l’astuce.
D’aucuns pourraient émettre qu'en norme de son nom,
Les trois extrêmes lettres formant si mauvais son,
Un tel titulaire fût quelque peu atteint
D’affection transitaire et perte de latin.
Ce sont là déraison et manque de finesse.
Pareille privation ne serait que promesse
De capitulation et d’absence de noblesse,
Indignes d’un souverain en quête de prouesses.
Pour clore la chanson avec délicatesse
En tranchant la question, béni-soit qui professe :
Quelle que soit la fonction, c'est la loi de l'espèce,
Qu’importe le côlon pourvu qu’on ait la vesse.
Albert tousse, Eric s'étrangle sur le journal du net
http://www.journaldunet.com/solutio...
A la SNCF, la qualité est inscrite dans les gènes de la DSI. Principale raison à celà : la production informatique est directement liée à l'activité du groupe ferroviaire. "Nous avons connu quelques grandes pannes avec un retentissement sur l'activité", commente Eric Grasset, directeur des prestations systèmes d'information de la SNCF-DSIT (Direction des Systèmes d'Information et Télécommunications). "Il y a quelque chose que déteste Guillaume Pepy, notre directeur général, c'est se retrouver au Journal de 20 heures suite à une panne."
Eric Grasset est directeur des prestations systèmes d'information de la SNCF-DSIT. © Antoine Crochet-Damais / JDN
Partager la mesure de la qualité du code et son évolution en lien avec les sous-traitants
D'où l'implication forte de la DSI sur le terrain de la qualité des processus. "Mais, nous adressions encore assez peu la qualité du code", poursuit Eric Grasset. Après avoir initié un projet pilote autour de quelques applications, la direction informatique de la SNCF décide de mettre en œuvre une démarche plus industrielle autour de la qualité logicielle.
Le chantier en question est initié à l'occasion de la mise en place d'une politique de centres de services offshore en lien avec IBM. Une démarche dont l'objectif est de répondre aux demandes des clients internes en matière de réduction des prix des applications. Pour éviter que la qualité des systèmes ne baisse suite au passage à la nouvelle organisation, la DSI met donc en place des dispositifs d'analyse des blocs applicatifs produits par ces implentations offshore.
"Il est important de partager la mesure de la qualité du code et son évolution en lien avec les sous-traitants, en vue de s'assurer que ce qui est livré est de qualité", commente Eric Grasset.
Définir un langage commun avec les métiers pour négocier les prix
Reste que la question de la qualité concerne également le lien avec les directions métiers et la direction générale de la SNCF. "Cette question rejoint celle des indicateurs à trouver pour dépassionner le débat sur les prix. il est important dans cette optique de s'accorder sur la définition du point de fonction par exemple, et plus globalement objectiver prix et niveau de qualité", conclut Eric Grasset.
Voilà un commentaire croustillant que l'on trouve dans le sondage d'évaluation de la dernière RCSNX au sujet de l'intervention de Gilles Albertus.
A savourer sans modération.
« De l'intervention de notre Directeur j'ai particulièrement apprécié : Son introduction plutôt primesautière mais en la circonstance singulièrement propice à l'établissement d'un dialogue spontané, riche et fructueux. Son langage remarquablement châtié et utilisé à bon escient à l'adresse d'une assemblée définitivement subjuguée. Ses jugements bienveillants opportunément portés à l'encontre de l'éloquence et de la pertinence des questions soumises à sa compétence. Le degré d'engagement et d'implication de ses réponses, élaborées chaque fois dans un souci constant d'exhaustivité, de clarté et de transparence. Une tendance délicatement dithyrambique à l'évaluation de notre compétitivité. La portée de son message salvateur qui, désormais et sans plus aucun doute, confirmera tous les participants dans la foi inébranlable d'un avenir prospère et radieux. J'ai cependant regretté : La frustrante célérité de l'entretien interdisant de savourer pleinement sa présence et son charisme dans un évènement de cette dimension. Le manque de reconnaissance d'un auditoire ingrat qui n'a pas crû bon de devoir applaudir au terme d'une brillante intervention à inscrire dans les annales de notre entité. »