Quelle surprise que de recevoir aujourd'hui un e-mail de notre cher Directeur Gilles Albertus qui commençait en ces termes :

Quelle SNCF pour demain ? Et DSI-T dans tout cela ?

Chic, se disait le lecteur, on va enfin me parler de mon avenir dans Ulysse. Que nenni, il ne s'agissait que d'un teasing pour des rencontres pipo-pipo avec le top management.
Et le mail n'en finit pas d'abuser de termes et de promesses pompeuses (et trompeuses) :

Le Président Guillaume Pepy et les membres du Comité Exécutif ont fait une priorité de donner aux 160 000 agents de SNCF une opportunité de débattre et de mieux comprendre l’avenir de l’entreprise et le nôtre.

Bref, contrairement aux belles promesses faites lors de son arrivée en mai, Gilles Albertus s'en tient à la même ligne que son prédécesseur Michel Baudy : aucune communication. Pourtant, il nous avait fait de belles promesses, comme la transparence sur l'enquête interne. Curieusement, nous n'avons eu droit qu'à une des trois parties de la restitution de cette enquête. Le reste a dû être trop dur à digérer...

Car il ne faut pas se leurrer. Ce n'est pas parce que rien n'est dit, que rien ne se fait. Les montages autour des Centres de Services continuent d'avancer...

Nous voici arrivés à un point où la communication va devoir reprendre le dessus. Et si possible, éviter le pipo, car nous ne serons pas dupes. Si notre directeur soigne actuellement les Chefs de Division (malheureusement délaissés par le père Baudy à l'époque), cela n'empêchera pas la base de toujours faire front contre le projet.

D'autant que nombreux sont ceux qui craignent Noviaserv. Actuellement bien tapie dans l'ombre, il se murmure que la filiale n'attend que l'échec de la conduite du changement interne pour sortir ses griffes. Méfiance donc...

L'orage des retraites étant (à peu près) derrière nous, préparons-nous à reprendre la lutte et à retrouver la mobilisation du printemps (car depuis cette époque, nous n'avons encore obtenu aucune avancée).
Syndicats, faîtes nous signe !