C'est la rentrée !
Par Anonyme le vendredi 3 septembre 2010, - Actualités - Lien permanent
Et oui, cette semaine marque le retour de la plupart d'entre nous au
travail. Et chacun de se demander ce qui a changé pendant son absence.
Voici donc une petite synthèse qui en amusera plus d'un (sauf nos dirigeants,
mais il faut avouer qu'ils n'ont pas un grand sens de l'humour).
Les sociétés retenues pour les Centres de Services
Bien que l'information n'ait pas été diffusée en interne (et bien M. Albertus, qu'est devenue cette promesse pour plus de transparence ?), elle est disponible sans trop de difficulté sur le net : Les société retenues pour être en première ligne des Centres de Services sont au nombre de trois : IBM, Cap Gemini et Sopra.
L'offshore IBM repoussé
Il semblerait que les Centres de Services IBM ne rejoindront pas l'Asie avant un moment (18 mois ?). Il y aura donc une phase de transition qui passera par Belfort, où IBM est présent (mais cela ne doit guère représenter plus de 100 à 150 postes).
Une Direction qui s'emmêle les pinceaux
Au début de l'été, nos dirigeants avaient décidé de faire tomber quelques têtes à DSIT-E. Seulement, le chef d'orchestre a dû rater quelques notes, et la valse subit un petit couac : n'ayant pas trouvé de remplaçant pour Gilles Hozé cet été, finalement, les changements de poste sont repoussés d'un mois. Un bel exemple de management : on punit d'abord, on réfléchit ensuite !
On le savait, la Direction DSIT ne sait pas communiquer en interne. Ce qui est plus intéressant, c'est de voir qu'ils communiquent mal également avec les autres DSI. Résultat : des dossiers faits en double et des prises de décision qui traînent. Bref tout ce qu'il faut pour émousser la patience d'IBM... Messieurs, merci à vous !
Finalement cet été, seuls les syndicats ont su faire avancer leurs
dossiers.
Mais à y réfléchir, il suffirait peut-être juste de laisser faire nos
dirigeants, ils ont l'air tout à fait capables de planter le projet tout
seuls ^^
Commentaires
Bonjour,
Quand je lis les différents posts je me pose une question fondamentale : qu'elle est la vraie gouvernance de notre entreprise?
En effet, comment notre direction a t'elle pu laisser en roue libre un simple directeur signe un contrat qui l'engage pieds et poings liés avec un partenaire qui n'a visiblement pas du tout les mêmes intérêts ?
Comment notre direction a t'elle accepté que la direction des achats, qui a l'habitude et les compétences, soit mise à l'écart des négociations ?
Comment notre direction a t'elle accepté d'accepter un contrat qui l'engage à hauteur d'une pognée de cacahouète, surtout si celles-ci sont en or massif ? Un "petit" directeur peut s'engager à hauteur de plus de 100 millions (soit plus qu'un TGV) ?
Bref mes remarques m’amènent à me demander qu'elle soit vraie gouvernance de notre entreprise ?
Que va t'on apprendre par la suite ? Qu'un petit cadre a engagé notre société à hauteur de 50 milliards comme pour la société générale ?
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce n'est pas Michel Baudy qui est derrière cet accord, mais bien Guillaume Pépy lui-même. D'où l'engagement pour 100 millions d'euros. D'où l'absence totale de réflexion sur l'organisation (à son niveau, il n'a aucune idée de notre travail, des volumes pour lesquels il s'engage, ni même des conséquences pour ses propres agents).
Le problème pour lui (et son copain David Azéma), c'est qu'ils ne pensaient pas que des informaticiens fassent autant de remous (et encore, nous sommes des enfants de coeur face aux mouvements sociaux du terrain, regardez la journée devant le siège comme nous avons été sages), et au fur et à mesure que le dossier capote et que la presse s'en mêle, ils se débarrassent du dossier qui ne pèsera bientôt plus que sur les épaules des directeurs des DSI, Gilles Albertus en tête...
Nos dirigeants sont trop fiers pour avouer leur erreur et accepter l'échec. Pour sortir de cette impasse, il reste la piste IBM : Plus le dossier patine (et donc les résultats promis ne sont pas atteints), pls le dossier nuit à l'image de la firme américaine (par ce blog, mais surtout par les échos qui en sont faits dans la presse spécialisée), et plus on a des chances de voir IBM abandonner...
alors continuons à discréditer IBM pour qu'il nous donne de l'argent pour pouvoir se désengager de la galère où on l'aura fourré.
Grâce à Cortis, je vous invite à vous livrer à un petit exercice d'étude de textes comparés :
Extraits du rapport Sopra où on apprend qu'ils ont été choisis avec IBM et Cap Gemini pour leur talent de délocaliseurs d'emplois :
" Enfin, la SNCF a décidé de rationaliser lourdement son informatique. Elle a, pour ce faire, créé une société nommée NoviaServ. Cette société a choisi trois prestataires : IBM, Cap Gemini et Sopra Group pour le management de son nouveau système d’information. Il s’agit d’un projet pluriannuel qui démarre aujourd’hui. Nous n’en verrons les résultats véritables qu’en fin d’année et sur l’année 2011. Il mobilisera, je pense, plusieurs centaines d’ingénieurs de Sopra Group. Cette décision étant publique, nous pouvons l’annoncer. Il faut désormais lui en donner toute la substance nécessaire.
Nous aurons aussi, je l’espère, l’occasion de confirmer d’ici quelques temps la belle performance que nous connaissons dans le secteur public. Nous attendons de beaux succès dans ce secteur.
Pierre Pasquier, Président-Directeur général
Merci. Sur la SNCF, vous avez tous doutés de notre capacité à produire en Inde. Si nous avons été choisis comme numéro 3 contre 3 autres concurrents, c’est pour la qualité du delivery de Sopra Group depuis sa plateforme indienne. Ceci démontre que ce que nous avons mis en place pour le marché français en Inde fonctionne très bien. Le référencement EADS nous a servi sur ce plan car nous effectuons en Inde non pas du BPO mais de grands projets de TMA et au forfait.
Nous avons pris du temps. L’équipe indienne va bien. Elle se révèle de qualité. ..."
Et dans le même temps, extrait de la réponse copiée/collée fournie par la direction SNCF au gouvernement à destination des sénateurs et députés :
"Toutefois, la SNCF doit prendre en compte, dans le choix de ses fournisseurs, la qualité de leur responsabilité d'entreprise, et notamment leur contribution au maintien de l'emploi sur le territoire. Les pouvoirs publics demeurent très attentifs aux conséquences sociales des choix de l'entreprise et veilleront au bon déroulement de ce partenariat stratégique avec IBM."
Si c'est pas du foutage de gueule ?!
Pépy prend vraiment les parlementaires pour des jambons !!!
IBM à Belfort est une petite filliale et représente moins de 100 salariés.
Personne n'est au courent de rien là-bas donc pas d'inquiétude : il y a peu de chance que des IBM de Belfort travail pour la SNCF :p