Ca continue, encore et encore...
Par Anonyme le mercredi 4 août 2010, - Actualités - Lien permanent
Si l'été est calme en apparence, il n'en est rien : Après l'échec de la seconde table ronde, chacun est reparti dans son coin et œuvre à l'avancement de ses dossiers pour la rentrée.
La table ronde du 9 juillet
En préambule de la réunion, les syndicats ont souhaité lire
une déclaration. Celle-ci est un résumé clair de la situation et place la
Direction face à ses choix et ses contradictions.
Malheureusement, après quatre heures de réunion, rien n'en ressort. Cela s'est
bien entendu vu dans le mail d'Eric Lelièvre, bien pauvre en info et qui encore
une fois tente de dédramatiser l'offshore (alors qu'aujourd'hui
encore, ce choix de la SNCF n'est pas compris, même par les dirigeants de
SSII).
De leur côté, les syndicats viennent de diffuser
un tract unitaire qui rappelle tous les dangers que fait peser le projet
Ulysse sur nos emplois avec par exemple le départ confirmé de 44 postes de
cheminots de DSIT-X au profit de centre de services dès 2011.
Il est évident que ce deuxième échec pour la Direction amènera de nouvelles
actions syndicales dès la rentrée de septembre. Nous aurons bien sûr l'occasion
d'en reparler...
Gilles Albertus confiant
Dans une "interview" accordée pour le bulletin interne DSIT Info, Gilles Albertus semble confiant quant à la mise en place du projet. Il ne communique finalement pas plus ni mieux que son prédécesseur, ce qui laisse toujours la part belle aux bruits de couloirs et à notre site (dont les statistiques de consultation ne faiblissent pas, malgré l'actualité un peu plus creuse en cette période estivale). Notre blog continue d'ailleurs à les intriguer, mais rassurons les tout de suite, même si nous n'aurons sans doute plus de scoop à révéler, nous resterons fidèles au poste et à l'affût.La Direction compte évidemment sur la résignation des agents pour faire passer son projet. Mais il est bien loin des réalités du terrain, et convaincre les managers leur demandera une énergie considérable (sans assurance de réussite).
Les syndicats sur la brèche
Si la Direction estime pouvoir faire progresser son projet dès la rentrée, les organisation syndicales ne sont pas en reste et continuent leur offensive sur plusieurs fronts.Le délit d'entrave
Le sujet avait été évoqué il y a quelques mois, c'est désormais fait : Les avocats des 3 CE ont confirmé l'enrôlement des assignations auprès du Tribunal de grande instance de Paris. La procédure contre la Direction pour délit d'entrave est donc lancée.Concrètement, ce n'est pas ce qui arrêtera le projet, et cela prendra plusieurs mois avant d'aboutir, mais c'est toujours un coup de plus porté contre la Direction.
Une enquête sur les troubles psychosociaux
Début juillet, lors d'une réunion extraordinaire du CHSCT de DSIT, il a été
décidé (à l'initiative des élus syndicaux) d'ouvrir une enquête sur les
troubles psychosociaux, en mesurant notamment l'impact du projet Ulysse. Cette
enquête sera menée par un organisme externe, l'ANACT, afin de garantir
l'indépendance de l'analyse. Un comité de pilotage a été constitué, et une
première réunion a déjà eu lieu le 22 juillet.
Depuis, la Direction tente de récupérer pour elle cette initiative. Il est
évident qu'elle n'y est pour rien. Pour la petite anecdote, au cours de cette
séance, Messieurs Noirot et Lelièvre ont souhaité suspendre la séance, et ils
ne sont revenus qu'au bout d'une heure pour rendre leur avis sur la question.
Bref, on sent que le sujet était douloureux pour eux, et que la décision n'a
pas été facile à prendre !
Commentaires
Qu'entendez vous par "le départ confirmé de 44 postes de cheminots de DSIT-X" ? Départs volontaires ? Pourquoi et comment "44" ? (vu aussi dans le tract).
Savez vous combien de cheminots chez DSIT-X ?
vous ne faiblissez pas mais les cheminots non plus. même en vacances, nous continuons à venir sur cortis, à échanger avec des collègues proches, bref M. Albertus, la résistance est toujours là et nous n'accepterons jamais un projet aussi contraire à nos intérêts.
bonnes vacances les amis et revenons gonflés à bloc.