De nombreuses informations nous sont parvenues des syndicats mais aussi de la Direction ces derniers jours

Un contrat en demi-teinte

Cela se murmurait dans les couloirs depuis un moment, et cela semble se confirmer : Aux dernières nouvelles, le business plan initialement prévu avec IBM a du plomb dans l'aile. Les engagements de volume sont loin d'être tenus (forcément, un projet signé au niveau du top management était forcément loin de la réalité). Il va donc être révisé en tenant compte de la réalité et en associant toutes les DSI.

Au niveau du contrat logiciel, c'est la débandade également : seulement 30% du montant du contrat est utilisé. Et encore dans ces 30%, il y a certains produits qui sont finalement abandonnés en cours de route par les projets (comme QuickR pour ne pas le nommer)...

Enquête CSA

Nous attendons une communication officielle de Gilles Albertus sur le sujet, mais les premiers résultats ont commencé à filtrer auprès des Chefs de Division notamment (n'hésitez pas à leur demander), et c'est franchement pas beau à voir :
  • Satisfaction de travailler pour DSIT : Très (14%), Assez (47%), Peu (30%), Pas du tout (9%)
  • Etat d'esprit : Motivé (11%), Confiant (5%), Attentiste (11%), Inquiet (50%), Sceptique (20%) 
  • Conclusion : les résultats sont à rapprocher de ceux de l'enquête interne pour ce qui est de la satisfaction de DSIT.
Les résultats concernant les Centres de Service et la co-entreprise sont très mauvais et montrent un rejet massif du projet :
  • Opiçnion sur la mise en place des Centres de Services : Très bonne (1%), Bonne (25%), Mauvaise (39%), Très mauvaise (34%)
  • Et sur la co-entreprise : Très bonne (1%), Bonne (4%), Mauvaise (25%), Très mauvaise (70%)
  • Confiance dans la direction de DSIT : 35% déclarent ne plutôt pas faire confiance, et 53% (!) ne font pas du tout confiance
Pour info, il y a eu 506 réponses, ce qui est un très bon taux de participation.

En plus de ces résultats chiffrés, CSA devraient fournir des commentaires et analyses. Nous sommes impatients de les lire.
Ce que nous en retenons : Ces chiffres viennent conforter le fort taux de la grève du 1er avril, et bien que Michel Baudy nous ait quitté, il porte une grande responsabilité dans ce désastre.
Que nos dirigeants ne se félicitent pas trop vite que plus de 50% du personnel se déclare satisfait de travailler à DSIT, il y a quand même 39% qui ne le sont pas. Cela, couplé aux mauvais résultats des questions suivantes et des baromètres de l'an dernier, il apparaît clairement que la Direction a un problème RH important à régler, et une confiance à reconquérir. Tellement important même qu'il devrait être réglé avant la poursuite d'Ulysse.
Car il paraît impossible en l'état actuel pour la direction de demander aux agents d'appliquer un plan quelconque quand ils ont perdu toute adhésion...

Retours des élus politiques

Suite aux envois de courriers aux députés, sénateurs et autres élus locaux, les résultats arrivent : les syndicats ont reçu des dizaines de réponse (une liste diffusée par SUD circule actuellement par mail, la CGT recense de son côté une cinquantaine de réponses). Certains de ces élus ont interpellés des ministres (Bussereau, Borloo, Kosciusko-Morizet...) voire même directement Guilaume Pepy.
Des questions ont également été posées à l'Assemblée Nationale (recherchez "Ulysse" sur le site de l'Assemblée), nous attendons la publication des réponses.
Et la parution la semaine dernière d'un article dans l'Humanité, et la dépêche AFP qui en est ressorti, ont relancé un petit coup) la machine...
Au niveau local, à Lyon, Gérard Collomb a été informé du dossier. Comme nous craignons qu'il ne prête pas bien attention à nous, son premier adjoint a été relancé, et il est toujours possible de laisser des commentaires sur son blog.
Benoît Hamon a également rencontré une délégation CGT la semaine dernière lors d'un déplacement à Villeurbanne. Bref, le relais politique est en marche.

Conclusion

Ces différentes nouvelles du front peuvent nous faire espérer. Certes le combat est encore long, car le dégout d'IBM, ou les relais politiques mettront du temps à venir. Mais avec le retard dans la mise en place des centres de serivces, la renégociation du contrat, les problèmes RH internes, la pression politique qui va s'accentuer, il est évident que la pression est entrain de changer de camp.
Il reste encore à attendre la Table Ronde de lundi 14 juin, mais cette fois-ci, la Direction devrait être dans ses petits souliers...