Gilles Albertus a rencontré les syndicats
Par Anonyme le jeudi 6 mai 2010, - Actualités - Lien permanent
Ces derniers jours, Gilles Albertus a rencontré les syndicats
individuellement au cours de bilatérales.
Divers sujets ont été abordés, dont Ulysse.
A propos d'Ulysse
Il a confirmé qu'il n'était pas là pour arrêter le projet
Ulysse, mais bien pour poursuivre sa mise en place, sans même s'offrir
une pause.
Pour autant, il a souhaité clarifier la communication de Michel Baudy en
précisant que les filiales n'ont pas juste été créées pour nous assister dans
la mise en place des centres de services. Elles ont également vocation à gérer
les projets.
Selon lui, nous sommes engagés dans un partenariat avec IBM,
donc les deux parties devraient y trouver leur compte.
NDLR : Ces visions déformées de la part de nos hauts dirigeants sont
toujours incroyables. Qu'ils viennent donc travailler avec nous quelques jours
et participent anonymement aux réunions avec IBM, et nous verrons bien si la
SNCF peut y trouver des avantages tant elle se fait presser...
A propos de l'offshore
Attention, nous abordons les sujets qui fâchent. Au niveau de l'offshore,
Gilles Albertus ne le nie pas et considère même que c'est l'unique
solution pour atteindre les exigences de coûts demandés !
Cette réponse semble sceller définitivement le sort de nos prestataires...
Au niveau des emplois des cheminots
Gilles Albertus est partisan de placer des cheminots dans
SNCF-B5 pour amener un contre-pouvoir à IBM. Toutefois, ces postes
sont à Paris, et seraient sous la tutelle de dirigeants IBM, la belle affaire
!
Il réfléchit également à créer des postes d'assistance à maîtrise
d'ouvrage. Mais nous savons tous que pendant les huit ans de
présidence de Michel Baudy, celui-ci n'a jamais vraiment réussi à concrétiser
cette voie.
Car, il est conscient qu'en l'état actuel des choses, de nombreux
postes vont être modifiés voire même vidés de leur
contenu et que cette partie du dossier avance moins vite que
d'autres...
Commentaires
Il eut été étonnant de voir un virage à 180 degrés sur une telle affaire initiée ... quand même ... par la présidence.
Le changement d'acteur est néanmoins de nature à mettre les sujets douloureux (dont l'offshore) plus vite sur la table ... tant mieux, même si cela ne change rien sur le fond.
Un retour à la situation initiale est de toutes façons illusoire. On peut se raconter de belles histoires avant de s'endormir, qui de révolution des masses laborieuses, qui de super bonus doré dans une filiale à 49% d'un géant bleu américain ... les choses ne seront plus les mêmes.
Maintenant que fait on pour la suite du repas ... ?
Disons qu'on est au moment du trou normand ... on décide que c'est dégueulasse et on quitte le repas (pourquoi pas ... demandons de la part de RH un condensé des informations sur les démarches et conséquences en cas de démission de la SNCF pour les agents au statut), ou on espère que cela peut redevenir mangeable avec un arrière goût qui mettra dix ans à passer tout en sachant que désormais on va bouffer de l'OGM mais qu'au moins on peut agir pour en réduire la part au maximum ... et préserver un retour au bio ... peut être ... pour nos enfants. Peut être.
Pour continuer sur cette image, demander à un agent (un vrai, celui qui a des valeurs de service public, le soucis du client et la fierté d'œuvrer pour le bien collectif et pas seulement pour des intérêts particuliers) d'aller bosser dans les conditions actuelles à B5 c'est demander à José Bové d'aller servir des hamburgers le reste de sa vie au MacDo ... faut pas déconner.
Quand même !
Quand j'ai postulé à la SNCF, j'avais dans l'idée d'intégrer une entreprise respectueuse de son personnel et des parcours professionnels de chacun de ses salariés. Aujourd'hui, je me rend compte que les seuls soucis de la Direction ne sont que économiques et que le personnel ne devraient être que des pions que l'on place ici ou là au besoin, voire même que l'on détache, histoire de les diriger vers la sortie en douceur. Cela m'attriste et je suis inquiet pour mon avenir à moyen terme.
Je comprends mieux maintenant l'objectif de M. Pepy d'atteindre 36 milliards de chiffre d'affaires, en économisant sur les charges salariales cela va grandement aider. A l'heure où on nous prépare des retraites de septuagénaires, nous ne sommes même plus sûrs de rester et de servir fièrement une entreprise qui se veut un modèle en matière social, environnemental et technologique.
Je n'ai pas envie de revivre une longue période de chômage qui va détruire tous mes projets d'avenir et m'obliger à revenir habiter dans la famille, situation inconfortable et humiliante.
Mais si l'entreprise est vidée de ses membres, comment diriger au quotidien une coquille vide ? Le libéralisme à outrance nous prépare à des jours sombres. Quand l'informatique sera complètement externalisée, l'entreprise sera vulnérable et aura pieds et points liés le jour où elle sera attaquée par des concurrents ou partenaires malhonnêtes. Tenir une entreprise par son système informatique c'est la tenir en otage et la rendre incapable de se défendre. A moins que ce soit le résultat recherché par certains dans notre pays…
La bataille du rail recommence. Je ne reviendrai pas sur l'épisode douloureux ou dans les années 40, un méchant monsieur à petite moustache avait pris la main sur tout le système ferroviaire maîtrisant ainsi tout le transport dans le pays.
Aujourd'hui, la menace est bleue.
Signé, un Cheminot En Voie De Disparition
Un point Godwin!
"Pour autant, il a souhaité clarifier la communication de Michel Baudy en précisant que les filiales n'ont pas juste été créées pour nous assister dans la mise en place des centres de services. Elles ont également vocation à gérer les projets."
Ok donc même les postes de chef de projet ne seront plus en interne, contrairement à ce qu'on nous vendait il y a quelques semaines... Parfait... Ça fait des année qu'on me tanne pour que j'abandonne la technique pour viser ce type de poste et aujourd'hui j'entends que ces postes ne seront même plus assurés en interne ? Vraiment du foutage de gueule...
L'arrivée de M. Albertus sonne donc la fin de la communication langue de bois. Malheureusement, tout ce que nous craignions depuis le début s'en trouve vérifié. Merci aux OS d'avoir crié si fort dès le début de ce projet funeste, leur clairvoyance les honore. Sinon ce serait pire, nous serions laminés sur place, seuls et sans rien comprendre.
La seule vérité de tout ce qui aura été dit par M. Baudy et son équipe de rigolos c'est la validité de nos postes : 3 ans maxi.
Le temps de donner (le terme est bien donner) nos connaissances à l'extérieur et de nous fourguer en filiales (pour ensuite pousser vers la porte les récalcitrants, ceux qui resteront paumés de ce mauvais traitement, ceux qui ne se seront pas remis de perdre leur SNCF + tous les autres mais ils s'en foutent) ou de nous pousser à la démission (ce doit être un des objectifs de nos dirigeants avec méga prime à l'appui : si tu fais + 20% de démission dans ton département, tu as ta MEGA GIR).
Quand je repense aux mensonges dont on nous a abreuvés, en nous regardant droit dans les yeux, main sur le coeur, c'est tout le staff actuel qui doit partir. Moi je ne leur reconnaîs plus aucune légitimité. Ils ne représentent pas la SNCF, la SNCF ce sont ses cheminots, ceux qui savent mieux la défendre que ces pique-assiettes préoccupés uniquement de leur carrière et de leurs poches.
En un an, tout en donnant le meilleur de soi et beaucoup de soi à son travail, on peut passer d'un avenir serein à un début de trou noir. J'attends la prochaine étape de protestation. Aujourd'hui, je n'ai plus l'impression d'avoir grand chose à perdre puisque notre avenir est bouché.
Peut-être vont-ils faire comme à l'ANPE : nous proposer +20% de salaire brut en échange de notre statut ?
Un grand merci à nos dirigeants; menteurs, fourbes et inhumains...
Les mêmes qui nous parlaient de leurs enfants... elle est belle la vie professionnelle de ces hommes.. ils pourront être fier en rentrant chez eux le soir ...ou en retraite... belle carrière en effet... bravo messieurs!
Le choix est dur pour vous... espérons qu'il vous arrive la même chose un jour!
"Gilles Albertus est partisan de placer des cheminots dans SNCF-B5 " :
aucune offre sur la BEC !
Et des postes avec un variable à la mode VSC ?: indexé en grande partie sur les indicateurs qualités émis par les clients du site.
Au fait dans l'histoire, c'est qui le client ?
Albertus n'est pas un tendre. Il parle vrai et sans complaisance il annonce notre mort.
Le rapport de force est mainenant lancé sur les vraies bases. C'est maintenant que nous devons TOUS, absolument TOUS entrer dans la lutte pour notre survie et pour la défense d'une éthique.
Pepy montre aussi son vrai visage : pauvre SNCF. Messieurs des syndicats, faîtes connaître notre situation à nos 160 000 collègues, défendons cette entreprise que nous avons tant aimée et qu' aujourd'hui ses dirigeants détruisent.