IBM pris en flagrant délit !
Par Anonyme le vendredi 5 mars 2010, - Actualités - Lien permanent
Au fil des jours ce sont des nouvelles toujours plus inquiétantes qui nous parviennent sur l'infiltration d'IBM au sein de la DSIT.
On nous avait déjà reporté des dossiers des Achats qui ont été transférés à IBM. Ces derniers jours s'est joué un acte bien plus répréhensible.
IBM photocopiait les contrats de DSIT-PG !
Depuis mercredi, et jusqu’à ce matin, deux salariées d’IBM, mises à disposition de la JV, ont passé leurs temps à photocopier les dossiers Achats de DSIT-PG (l’entité qui gère les commandes de prestations informatiques).
L'affaire a été découverte par un Délégué du Personnel qui a rapidement prévenu toute l’intersyndicale (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT). Ce matin, des représentants des 4 OS sont intervenus pour tout arrêter.
Le chef de section avait reçu des consignes de la part du chef de DSIT-PG (Yves Thibaudeau, qui a une place au chaud dans la JV) pour laisser faire les deux personnes d’IBM. Après l'intervention des syndicats auprès du DRH S&F, elles ont reçu un appel de leurs patrons pour quitter les lieux.
En parallèle, il a également été constaté que le nombre de consultations (par Minidoc) des doc techniques sur les applis de DSIT-E avait augmenté de manière significative ces derniers temps. IBM serait-il encore derrière, entrain de récupérer "discrètement" notre documentation ?
Montons la garde
Notre réponse ne devra pas se faire attendre.
Désormais, filtrons nous-même les personnes qui pénètrent dans l'enceinte de
nos bâtiments. Organisons-nous, et vérifions les identités de toutes les
personnes étrangères au service.
Qu'on ne s'y méprenne pas, nous ferons cela par loyauté envers notre employeur,
contrairement à d'autres...
Commentaires
Bravo les représentants des 4 OS. Mille fois bravo ! Ca commence ainsi. IBM repère tout ce qui lui sera le plus lucratif. Ils vont évidemment nous dépouiller de tout ce qui a le plus de valeur à court terme.
Ne nous laissons pas voler notre patrimoine et notre savoir faire. Défendons les accès à Innovia. Les espions d'IBM ne sont pas les bienvenus. Faisons le savoir. Qu'ils ne se croient pas en terrain conquis mais en terrain miné !
De toute façon, DSIT-PG a pour consigne d'organiser et faciliter la reprise de l'ensemble des contrats ASTR en cours par la JV ; d'ailleurs cela fait déjà plusieurs mois que l'ensemble du domaine géré par PG n'a plus de secret pour la JV, et donc Ibm...
Ce qui est encore plus inquiétant, c'est la vaste opération de cartographie des périmètres applicatifs de DSIT-E lancée par certaines SSII bien implantées au sein de ce département, et qui utilisent largement les accès non protégés à Minidoc [le système de gestion documentaire de DSIT] pour récupérer l'ensemble des dossiers techniques...
Les cheminots ont déjà été écartés de la création de la JV, ils pourraient de même être ignorés pour la mise en place opérationnelle des centres de services, la JV s'appuyant directement sur les SSII déjà en place !
Il est donc urgent de se protéger contre ce pillage : dans un premier temps, limiter les accès aux documents techniques aux seules équipes concernées, retirer de minidoc les documents sensibles ou ne laisser leurs accès qu'aux seuls cheminots, ...
Vous savez, quand on n'a plus rien à perdre, quand on nous retire la passion, le métier, le but, le coeur, après tant d'années d'efforts... Il va se passer quoi?
J'imagine bien des tensions plus que verbales entre personnels IBM et cheminots (et voire prestataires et commerciaux).
Pour ma part, que je ne rencontre pas dans les couloirs un gars d'IBM, il sera reçu comme il se doit ! Il va y avoir de gros soucis dans un avenir proche !
Pour lutter, je pense à des accès ROOT pour des shutdown intenpestifs, des câbles débranchés en salle machine, des "FORMAT C:\", des rm *, bref...
Ca va être une guerre très dangereuse M. Baudy dont vous n'avez pas conscience de votre première responsabilité. Si les informaticiens n'ont peut être pas la volonté ardue comme sur le terrain de faire grève (quoique 78% est une première alarme), ils ont le pouvoir de geler le système en quelques minutes. Un accès administrateur, un accès aux serveurs, un accès aux bases de données, aux SAN, aux routeurs, applications sensibles, etc... quoi de plus facile pour nous, et si cohésion il y a... je n'imagine même pas l'effet boule de neige et des conséquences directes sur le fonctionnement de la SNCF et les effets médiatiques.
Grosso modo : Couper le disjoncteur informatique de la SNCF avant qu'il ne soit trop tard, et le garder en main comme arme dissuasive.
Alors un conseil, démunissez-nous de nos droits de suite, le pouvoir technique est encore entre nos mains (peut être plus pour longtemps).
Déjà nous avons vu ici et là des séquestrations dans le privé, je n'espère pas voir de tels comportements au sein des DSI de la SNCF, mais nous aurons aucun état d'âme à saboter le bateau qu'IBM veut manger. Coulons le avant !!!
Car si IBM se permet en toute impunité de venir dans nos locaux, copier les minidocs, photocopier nos dossiers, et ce n'est qu'un début... je ne vois pas pourquoi nous devrions rester les bras croisés sans rien faire. Après tout, quel serait la méthode la plus critiquable aux yeux de la justice et du peuble? Celui de défendre son emploi par des méthodes dures, ou celui de piller une société avec l'accord des plus hauts fonctionnaires et directeurs? Pour moins que ça, des poursuites judiciaires seraient mises en place.
Je me rends dans une entreprise X, et accédant aux documents, je copie tout sur ma petite clé USB... et que se passe t'il ensuite? Dans 1/4 d'heure, la police arrive, m'arrête, et je dois justifier de mes actes devant la justice. On appelle ca de l'espionnage, du vol, de la propriété intelectuelle... il y a la loi pour répondre à ces actes !!!
(Mais de nos jours, toutes les portes sont ouvertes au n'importe quoi, sans aucun respect ni de l'homme, ni de l'entreprise, ni même de la France.)
Alors que là, IBM a un comportement plus que limite, plus que douteux, et ce avec le tapis rouge déroulé par le soin de M. Baudy.
Mais c'est la guerre donc, ca y est? On y est? C'est parti?
Alors ok, ca va être la guerre !!! Même pas peur !!!
Et après mes doigts sur le clavier et quelques delete * ou shutdown, ce sera cafés renversés, et croches pieds dans les couloirs, avant le poing qui part (oups, je ne l'ai pas fait exprès, désolé monsieur... à vous êtes d'IBM, ohhhh je vois... ah vous êtes le nouveau Chef, empereur, celui qui sait tout, qui ne coûte rien, qui va faire travailler des français, oui oui bien évidemment, vous êtes bon mon cher monsieur... ohhh mince, je vous ai marché sur les pieds... ah vos chaussures à 200 euros la paire... oups... bah oui moi cheminot je n'ai que des baskets de la halle aux chaussures.). Vous avez quoi comme études? Ahhh HEC et grandes écoles de commerces, ah oui, ca vous grandit effectivement, de détruire des emplois. Et l'informatique, vous connaissez? Non? Ah bon... bah oui, on ne peut en même temps être intelligent et faire des écoles de commerces et politiques où on vous apprend à croquer même vos enfants !!! Et vos enfants, vous en avez au fait? Oui? Ah super, alors ils vont faire quoi dans la vie plus tard? Informaticiens? Ah quel beau métier!!! Mais au fait, il y a de l'avenir dans cette branche? Oui? En inde?
Mais en France? Vous êtes Français au fait? Ah non, indien? Ah je comprends mieux maintenant. Mais alors... vos chaussures à 200 euros? Comment faites-vous? Ahhhh vous êtes indien détaché en France au salaire européen et aux cadeaux IBM... Vous devez être un bon alors, un sacré coupeur de têtes. La guillotine, vous connaissez? La révolution française? Non? Attendez, je vais vous montrer...
Humour évidemment (quoique...).
Il est vrai qu'au lien de faire une grêve dont M. Beau Dit n'a rien à faire, je verrai bien une grêve des serveurs. Tellement facile pour nous autres, les incompétents.
On trouve une date, on débranche tout, et on attend qu'il veuille bien communiquer...
la photocopie par une entreprise autre que la SNCF de documents internes concernant les achats est-elle légale, même si un chef de quelque chose l'a autorisée, lorsque cela risque de fausser la concurrence, étant donné qu'IBM est juge et partie, et qu'il peut y avoir violation de la propriété intellectuelle? C'est à voir de très près. D'autre part, qui a donné l'autorisation à ces personnes d'utiliser le matériel SNCF (ont-elles payé les photocopies :-=)? En arriver là est pitoyable.
Puisque Mr Beau Dit touve malin de nous interdire l'accès à ce blog, interdison à notre tour aux bien intentionnés personnes d'IBM l'accès à notre patrimoine. Que ce soit chez DSIT ou DSIV, le combat est identique...
Oui chers collègues, vous avez raison. Notre meilleure défense c'est l'attaque notre plus grande force c'est nos compétences alors mettons les au service de notre juste cause et fermons les accès réseaux, éteignons les serveurs 1 heure par jour, rebootons par inadvertance, formatons ces IBM et si les copains de Lille arrêtaient la résa en demandant aux intrus d'IBM à PG de bien vouloir les remettre en marche.
Donnons le blues à IBM
BLACKHAT a complètement raison. Entrons en résistance et lançons des actions de harcellement, d'encerclement. Ne laissons aucune information à disposition de ces pilleurs de tombe car c'est bien ce que vous voulez M. Baudy, la mort de vos informaticiens qui depuis 1972 se sont donnés corps et âmes sans compter pour cette entreprise et son informatique qui à une époque était "une et indivisible", une grande famille qu'on nous avait dit. On a commencé à diviser cette belle famille, l'éparpiller à Lyon, à Nantes, à Charleville ou à Lille, pour mieux aujourd'hui l'euthanasier. Et moi qui croyait que l'euthanasie était interdite en France. Faut dire que je croyais aussi partir en retraite à 55 ans. Quel grand naïf je suis mais M. Baudy, vous me soignez. Grace à vous, j'apprends à aimer le riz à l'indienne.
Mais M. Baudy, moi je roule en BM, pas en e-BM.
Je vois qu'on ne s'ennuie pas sur ce blog et que certains ont beaucoup d'humour et connaissent leurs classiques.
Eh b ien les amis, dès demain, faisons pareil au bureau. Révisons nos classiques de formatage, de couches OSI, de sauvegarde de notre patrimoine et tout ça dans la bonne humeur en se disant que tout ce qu'on bouffera c'est autant que les IBM n'auront pas.
IBM go home !
S'il doit y avoir une réponse à cet acte, cela devra se faire d'abord par le juridique. Et ce sera nos syndicats qui porteront cette action.
Pour le reste de vos commentaires un peu chauds, nous vous rappelons qu'un groupe Facebook existe. Ce groupe permet justement d'échanger sur des sujets de discussion tout en étant un peu en retrait de la place publique qu'est devenu ce blog. Merci de votre compréhension.
bonsoir cher Cortis,
je peux comprendre que tu as peur d'être dépassé par le mouvement mais :
1) ce n"est pas ton mouvement mais le mouvement d'un collectif et tu ne peux empêcher toutes les sensibilités de s'exprimer, y compris dans une certaine radicalisation. La radicalisation, si elle doit naître, viendra de l'attitude de la direction qui s'entête à imposer une révolution sans la moindre communication, sans la moindre concertation, sans la moindre prise en compte de milliers deagents qui pour beaucoup, ont mis toute leur vie professioçnnelle au service de l'entreprise.
2) Je ne vois pas en quoi facebook serait en retrait de la place publique vis à vis de cortis.fr. En quoi un réseau social serait moins publique qu'un site privé ? J'avoue que je ne comprends pas bien cette logique. Tu nous as incité à alimenter twitter et facebook : très bien et oui bon complément à ton site. Plus il y aura de moyens d'expression et plus chacun poura y trouver sa voie. Cela dit, le dialogue entre collègues reste le plus riche et chers collègues, passez plus souvent au distributeur de café : c'est là que tout se sait et se diffuse.
Bon courage à toi cher Cortis, on est tous ensemble et tu verras nous gagnerons ensemble.
Maintenant, j'attends de voir ce que les syndicats vont nous proposermais pour l'instant, j'ai k'impression qu'ils sont partis profiter de la neige dans nos belles montagnes alpines.
Non les syndicats ne sont pas partis skier. Ils s'affèrent : la semaine dernière la DCI (cf. un autre billet) et maintenant la coordination des évènements à suivre en intersyndicale (et entre temps la chasse aux pillards d'IBM dans nos locaux), tout cela en relations avec les fédérations pour des actions communes tous sites. Car si nous sommes plutôt chauds sur Lyon, je ne suis pas sûr que sur tous les autres sites, cela soit pareil.
Par contre, je vous invite à suivre ce blog et les différents panneaux d'affichage car cela risque de partir très vite et il ne faudrait pas que certains restent en arrière par manque d'infos (ne pas avoir cherché l'info). Il faut tous que nous soyons proactifs en paroles ET en actes...
Bon courage à nous tous et que la victoire soit au bout.
11 M€. IBM cherche un pigeon pour récupérer les 11M€ qu'elle va devoir verser. Qui va payer ?
En décembre dernier, le Tribunal de Grand Instance de Niort a condamné IBM à verser plus de 11 M€ à la MAIF en remboursement de sommes versées pour un projet avorté de refonte de son système de gestion de la relation avec ses sociétaires, et au titre de dommages et intérêts. Selon le tribunal, IBM aurait usé de manœuvres visant à tromper son partenaire pour remporter le marché et « maintenir la mutuelle dans son erreur initiale. » Le prestataire, qui met en cause l'attitude de l'assureur, a fait appel. Les deux parties se refusent à tout commentaire.
La nouvelle serait peut-être passée inaperçue si notre confrère Sébastien Kérouanton, de la Nouvelle République du Centre Ouest, à Niort, ne l’avait relevée, mi-février : le 14 décembre dernier, IBM a été condamné par le Tribunal de Grande Instance de Niort à verser plus de 11 M€ à la MAIF, en réparation du préjudice causé par les dérapages d’un projet de refonte du système de gestion de la relation sociétaires de l’assureur. Si la MAIF se refuse à tout commentaire, les attendus du jugement détaillent l’historique du projet et de son échec.
Un projet de refonte CRM à 7,3 M€
« Souhaitant refondre le système information de la CRM (gestion de la relation clients), la MAIF a lancé un projet ‘GRS’ (gestion de la relation sociétaires) basé sur l’intégration du progiciel de CRM de la société Siebel. […] la MAIF a lancé un appel d’offres à l’issue duquel elle a retenu la société IBM. » Fin mai 2004, l’assureur commande à IBM une analyse de ses besoins et de son environnement, sur 243 jours homme, et pour 212 000 € HT. A la suite de cette prestation, c’est encore IBM qui est retenu, en décembre 2004, pour la maîtrise d’œuvre du projet : « conception de la solution, pilotage, réalisation, coordination de l’ensemble des prestations visées au contrat, intégration, reprise des données et assistance à la recette. » Ledit contrat évoquait, selon l’exposé des faits figurant dans les attendus du jugement, « une obligation de résultat », IBM s’engageant à fournir « une solution intégrée conforme au périmètre fonctionnel et technique convenu entre les parties, en respectant un calendrier impératif prévu et pour le prix forfaitaire ferme et définitif de 7 302 822 € HT. »
Le projet dérape rapidement
Mais très vite, la situation tourne à l’aigre. Toujours selon les attendus du jugement, « la MAIF a déploré dès le mois de février 2005 des retards qu’elle a signalés aux comités de pilotage des 8 mars et 5 avril 2005, émettant par une lettre du 20 avril 2005, une alerte sur le décalage constaté ainsi que sur l’absence de visibilité du projet. » En septembre 2005, la MAIF semble s’engager dans une approche plus formelle : elle demande, par courrier recommandé avec accusé de réception, un dédommagement « pour les retards accumulés », estimés alors, selon elle, à six mois. IBM répond rapidement, imputant à la MAIF la responsabilité de ces retards : pour l’intégrateur, l’assureur « n’aurait pas ‘accepté la traduction opérationnelle du Plan Projet’ et aurait sollicité une ré-analyse de la ‘stratégie de déploiement’ ‘impactant fortement les hypothèses dimensionnantes initiales.’ »
La MAIF et IBM n’en trouvent pas moins rapidement un terrain d’entente : report à début 2007 du pilote prévu en avril 2006, majoration de la facture de 3,5 M€ (plus un bonus de 464 000 € en fin de projet) contre la délivrance du projet par IBM « à marge nulle ». Surtout, ils s’entendent pour se donner jusqu’au 15 novembre pour la signature d’un avenant au contrat d’intégration initial assorti d’une « analyse détaillée assurant la visibilité du projet par la maîtrise des éléments variables », parmi lesquels l’impact sur les projets connexes, notamment. Faute de signature à cette échéance, l’accord serait considéré comme caduc. Mais voilà : le 14 novembre, tout le monde constate que le projet GRS n’est « pas techniquement réalisable dans les conditions initialement envisagées. » IBM, sur demande de la MAIF, conçoit un scénario alternatif, en deux vagues. Las, la MAIF n’y trouve pas encore la visibilité qu’elle souhaite. En particulier, la vague 2 ne fait l’objet d’aucun planning. Début janvier 2006, l’assureur signifie à IBM son refus de contractualiser sur la seule première phase. L’intégrateur revient plus tard à la table des négociations et annonce un délai d’un an après la vague 1 pour passer à seconde vague. Et de demander un budget de 5 M€ pour cette dernière, portant le coût total du projet à 18 M€. La MAIF refuse, met en demeure IBM de réaliser le projet selon les conditions du contrat initial sous 30 jours, faute de quoi elle « considérera ledit contrat résilié de plein droit. »
Le TGI de Niort se range aux arguments de la MAIF
S’en suit une passe d’armes autour des factures afférentes au projet, IBM faisant entrer en scène BNP Paribas Factor, pour le charger du recouvrement des sommes dont il juge que la MAIF lui est redevable. Mais l’assureur estime ne rien devoir à IBM : selon lui, le contrat est nul pour deux raisons ; le dol (manœuvre d'un cocontractant dans le but de tromper son partenaire), en premier chef, et « l’exécution lourdement tardive du contrat tenant en échec la clause limitative de responsabilité. » Selon la MAIF, l'expert qu'elle a mandaté conclut d’ailleurs qu’IBM « avait sous-évalué le calendrier et sous-estimé le budget. » Bref, pour l’assureur, « la compagnie IBM France a obtenu le contrat aux termes de manœuvres consistant à faire croire à sa contractante […] qu’elle maîtrisait l’ensemble des paramètres du projet, ce qui ne pouvait pas être le cas dès lors que, par infraction aux normes et règles de l’art, elle arrêtait le projet sur la seule étude des conceptions générales, laissant à définir les spécifications détaillées dans le cadre du planning et du prix forfaitaire. » C’est sur ce point que le TGI de Niort a donné raison à la MAIF. Pour lui, IBM a pris « un risque fort pour répondre à la demande de la MAIF, c’est-à-dire obtenir le marché. » Mais a « gardé le silence sur le risque. » Un élément qui a contribué à « caractériser une réticence dolosive qui affecte la validité du contrat. » Pire, selon le TGI, le dol a été « perpétué » à plusieurs reprises tout au long des négociations entre les parties pour la poursuite du projet.
IBM doit verser plus de 11 M€
Considérant comme nul le contrat initial – et, par conséquence, les accords qui lui ont succédé –, le tribunal a, au final, rejeté d’un revers de main les autres arguments d’IBM et notamment celui selon lequel « la MAIF a engagé sa responsabilité contractuelle à l’égard d’IBM en refusant le processus de collaboration convenu » ou encore « en différant sa prise de position sur les scénarios qu’elle requérait d’IBM. » Et tant pis si, pour sa défense, IBM indique que « l'expert n'a retenu aucune manœuvre, ni aucun mensonge à charge d'IBM. » Pour l’intégrateur, « les seuls délais qui n’ont pas été respectés et au dépassement desquels la MAIF a d’ailleurs contribué concernent le calendrier initial que la MAIF a conventionnellement accepté d’abandonner par deux protocoles successifs. »
Du coup, le TGI de Niort a débouté IBM et BNP Paribas Factor de leurs demandes de recouvrement des impayés de la MAIF pour le projet et condamné IBM à restituer près de 1,7 M€ à l’assureur et à lui verser « à titre de dommages et intérêts » plus de 9,5 M€. IBM, qui a refusé de commenter ce jugement, nous a indiqué en avoir fait appel. L’intégrateur devra néanmoins payer les sommes évoquées : le TGI a ordonné l’exécution provisoire de son jugement.
11 M€, ce n'est rien à côté des six milliards de dollars qu'IBM pourrait être condamné à payé à ses employés :
États-Unis – IBM condamné à verser des arriérés à 140 000 de ses employés âgés
Selon une décision de justice, le géant de l’informatique IBM devra verser des arriérés, qui pourraient s’élever à plusieurs milliards de dollars, à 140 000 de ses employés âgés, lésés par le passage du régime de retraite traditionnel au plan « cash balance », indiquait un article d’ Associated Press daté du 18 février.
Le jugement a été rendu le 12 février dernier par le juge fédéral G. Patrick Murphy qui avait déjà décidé l’année dernière -en juillet- que la compagnie IBM avait violé la loi sur la discrimination par l’âge lorsqu’elle avait converti, en 1999, ses régimes de retraite en plan « cash balance », désavantageux pour des salariés âgés.
Sous le régime de pension traditionnel, la retraite d’un employé se calcule sur la base du salaire de fin de carrière. Les plans « cash balance » fonctionnent différemment. Un compte individuel fictif est créé où s’accumule pour chaque année de présence du salarié un certain pourcentage de son salaire augmenté d’un pourcentage fixe déterminé à l’avance. L’avantage est que les salariés peuvent emporter leur « comptes » lorsqu’ils quittent la société pour une autre, ce qui peut être un avantage pour les jeunes employés. Mais les opposants à ces plans estiment qu’ils défavorisent les salariés âgés.
Le montant des paiements des arriérés n’a pas encore été déterminé, mais ils pourraient atteindre six milliards de dollars. De son côté, IBM, s’attend à gagner le procès en appel, précise Associated Press.
bonsoir,
un mouvement de grève est prévu pour le 23 mars. C'est le moment de transformer le coup d'essai lancé en février.
Et collègues de VINSI, rejoignez ceux de DSIT qui nous ont montré le chemin.
Je ne suis pas sûr que la grève du 23 mars - qui est à nouveau une grève nationale - fasse clairement apparaître notre mécontentement. Trop de revendications tue la revendication... (cf DCI...).
Il faudrait arriver à organiser un mouvement dédié à l'informatique.
je partage l'avis de Baudy Count :
- le taux record de gréviste est masqué par les chiffres nationaux ( moins record)
- les revendications sont bateaux : les syndicalistes ont pourtant une source importante de revendications avec ce site.
Mr Cortis, on peut faire un post pour proposer une rédaction collégiale de revendications ?
Un avis parmi les autres.
Si un prévis est lancé rapidement suite à la DCI "informatique", les personnes qui partagent le malaise pourront marquer leur position.
Positif : le nombre est clairement identifiable
Négatif : comme plusieurs collègues je pense que la liste des revendications manque de clairvoyance dans le contexte particulier de cette gangrène avancée.
Si aucun préavis "informatique" n'est lancé suite à la DCI, alors il est possible de s'associer à la grève du 23 faute de mieux (sans jugement de valeur sur les motifs de cette grève ci). Les statistiques de grève sont assez précises dans l'entreprise, quelqu'un fournira bien les chiffres des entités informatiques...
Positif : continuité probable du mouvement marquant une distance nette par rapport aux communications apaisantes qui continuent d'être diffusées. Éventuellement amplification du mouvement par une plus grande capillarité dans les DSI (ISI, VINCI, ...).
Négatif : un mouvement quantifié mais noyé qui n'a aucune chance d'être repris dans les media ... et c'est pourtant là que beaucoup de choses peuvent se jouer, surtout en rebondissant sur l'actualité "sous les feux de la rampe" suite aux dernières migrations présidentielles ("coup de gueule médiatique" sur les délocalisations des entreprise dont l'état est actionnaire, ...).
Je ne comprends pas pourquoi la DCI n'a pas été suivie dans la foulée d'un préavis de grève, plutôt que d'attendre la grève nationale du 23/03, qui, comme beaucoup l'ont déjà dit dans ce fil, qui ne fera que minimiser l'impact de notre mouvement.
Dommage de gâcher une telle occasion :-(
Qu'attendent nos syndicats pour lancer l'action ? Moi, je suis sûre que ça va faire comme pour les retraites, on va s'écraser mollement et tout le monde va trinquer. Y en a franchement marre !
Par pitié, ne taclez pas les syndicats, ils font ce qu'ils peuvent et moi qui les côtoie de près je les vois faire. Monter ce dossier, faire des intersyndicales, décider et organiser des actions, tout ce la ne se fait pas en 1 jour.
Après le dépôt d'une DCI, on ne peut pas embrayer sur la grève, il faut 10 jours de délai pour laisser la place à la discussion (loi de naboleon 1er pour faire retomber les motivations salariées).
Evitons de nous tirer dans les pattes et restons concentrés sur notre objectif : arrêter ce projet.
Concernant les retraites, ce ne sont pas les syndicats qui ont baissé les bras mais les salariés. Un syndicat qui n'est pas soutenu n'est pas écouté. Un syndicat c'est quoi à part des salariés ? Nos syndicats ont réussi à négocier au mieux qu'ils pouvaient je trouve (d'ailleurs ne dit on pas que la réforme des retraites SNCF coûte plus cher que prévu).
Objectif facile : syndiquons nous tous ! Cela arrêtera de faire rire nos dirigeants qui se gaussent du faible taux de syndicalisation (alors qu'ils feraient mieux de rire du taux encore plus faible de français adhérents à un parti politique). Les syndicats ne travaillent pas bien, OK, allons y et faisons changer les choses. Soyons acteur de notre destinée et plus consommateur mécontent !
Mais combien d'entre nous sont près à un mouvement dur (le seul qui fera plier), cela veut dire cumuler des jours de grève et les retenues qui vont avec, pas facile !
Ou faisons émerger d'autres idées que la grève pour faire tomber ce projet. A vos idées tous !