Journée du 14 juin
Par Anonyme le dimanche 13 juin 2010, - Actualités - Lien permanent
De nombreux événements se profilent pour la journée de demain. En voici un bref rappel.
Table ronde avec la Direction
C'est demain que les organisations syndicales rencontreront la Direction (des lieutenants bien sûr, Guillaume Pepy a d'autres choses à faire).Nos dirigeants devront répondre à toute une série de questions émanant des OS (la CGT en annonce plus d'une centaine) visant à éclaircir certains points du projet Ulysse (avenir des ASTI, déménagement du centre de pilotage à Roanne, coûts, etc.). Bien sûr ils pourront encore une fois décider de ne pas répondre, mais depuis mai, leur message est de dire qu'ils veulent communiquer et être plus transparents. Pour démontrer leurs bonnes intentions, ce sera demain ou jamais : La balle est dans leur camp.
Par contre, qu'ils ne se méprennent pas : Cette table ronde n'est pas une ronde de négociation pour acccompagner le projet avec moins de douleur... L'enquête CSA l'a démontré, les informaticiens rejettent en masse la co-entreprise, et c'est le projet complet qu'il faudra annuler...
Inauguration de la CCR Rhône-Alpes
A Lyon demain, à l'occasion de l'inauguration de la nouvelle CCR Rhône-Alpes, RFF a convié le Ministre des Transports, Dominique Bussereau.L'idée est de s'inviter à cette petite fête, pour y faire du bruit et pouvoir attirer l'attention sur notre cas. Étant donné l'horaire (10h45, RDV à la gare Jean Macé dès 10h), il se peut que seule une poignée d'entre nous s'y rende. Qu'à cela ne tienne, nous ne sommes pas obligés d'être plusieurs centaines à chaque fois pour interpeler l'opinion, ce qui compte, c'est de ne jamais baisser les bras, car la lutte contre Ulysse sera encore longue...
Toutefois, nous tenons à remercier dès maintenant ceux qui se seront libérés pour l'occasion.
Commentaires
Pour parler ils vont parler mais vont ils dirent réellement la vérité ?
Vont ils avouer que la mise en place des centres de services vont couter plus cher, vont faire dériver plus et ne vont pas faire mieux en qualité ?
Vont ils avouer enfin que l'organisation qui se profile est un modèle d'usine à gaz qui ne peut pas apporter la moindre optimisation ?
Vont ils avouer que prendre pour partenaire une société qui est juge et partie est une erreur de débutant ?
Vont ils avouer que forcer la main auprès de toutes les équipes pour prendre à tout prix des logiciels IBM nous pause aujourd'hui des problèmes à tous les niveaux (du dev à la prod) ? Et que bien sur cela abouti à des surcouts, des dérives et des factures non justifiables vis à vis des clients ?
Vont ils enfin avouer qu'ils nous ont pris pour des imbéciles ?
là, à froid, j'ai un gros doute. Mais bon d'un autre coté le père noël existe peut être
Pour avouer, faudrait il un tribunal.
J'ai bien peur que la société française en 2010 n'offre pas de tribunal pour ce genre d'inepties (avec un S car comme le souligne Yi, nombreuses sont les erreurs manifestes, dans cette affaire).
Pour être positif, je dirais que la posture semble plus humble que celle du prédecesseur. C'est déjà cela, même si rien n'est changé au fond.
Pour être critique je dirais que ... les quelques millions que nous fourguons à IBM en direct (voir le post précédent sur le niveau d'utilisation des logiciels achetés 'cash' par la SNCF en violation probable des règles d'achat, logiciels inutilisés - un bon sujet pour la cours des comptes, non ?) ... ne sont rien devant le coût de l'usine à gaz que nous sommes en train de monter.
Bah, en 2050 il n'y aura plus de gaz, l'usine cessera de tourner ... "mais nous nous serons moooorts mon frèèèère ..." (voir une très belle chanson interprétée entre autres par Gilles Vigneault - pourrait presque être parodiée pour l'odyssée d'Ulysse).
Il est vrai que cette histoire traîne en longueur, mais laissons les choses se décanter et faisons confiance à IBM pour mettre un peu d'ordre dans tout cela. Certes, les paroles doivent le céder aux actes. Certes, l'impatience gagne nos rangs face aux atermoiements de la direction, face aux promesses de rationalisation non tenues. Mais les premières délocalisations pointent déjà le bout de leur nez, alors gardons espoir !
En attendant, bien sûr, l'arrivée d'un véritable actionnariat qui permettra au management d'asseoir une véritable stratégie sur le long terme.