Le relais politique en marche
Par Anonyme le mercredi 7 avril 2010, - Actualités - Lien permanent
Suite aux différents courriers et à la médiatisation de notre mouvement la semaine dernière, les politiques commencent à s'intéresser à notre cas.
Citons par exemple le courrier de soutien de Danielle Lebail (PCF), Conseillère Régionale.
Bon, c'est léger.
Heureusement, des élus PS ont prévu d'aller plus loin et de poser quelques
questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Là non plus, on ne va pas
aller bien loin pour le moment.
Le même type d'action est prévu au Sénat.
Espérons tout de même que certains politiques mêleront l'action aux mots...
Ou bien ce sera à nous de (re)passer à l'action... mais en durcissant le ton...
Commentaires
J'en ai marre que la SNCF se résume aux agents de conduite et aux contrôleurs ! Merde on est 160 000 et on ne parle que d'une minorité, on négocie que pour une minorité et ainsi on divise le mouvement.
Jusqu'à notre direction et nos syndicats qui se battent pour 2000 embauches de roulants et des garanties de retraite pour les mêmes catégories !!! Et nous nous sommes où ? Nous existons pour qui ? Et nos emplois, nos retraites, qui s'en soucie vraiment. J'ai entendu Didier Le Reste ce week-end : pas le moindre mot sur l'informatique, pas la moindre allusion à notre mouvement ! Ras le bol. Je crois qu'il faut monter en puissance avec ou sans les syndicats mais ne nous laissons pas mener en bâteau par tous ces gens qui ne connaissent qu'une catégorie de personnel et qu'une revendication.
Pour être esclave, il faut que quelqu'un désire dominer et... qu'un autre accepte de servir !
Je vous encourage à relire le "Discours de la servitude volontaire " de La Boétie (en téléchargement sur http://www.forget-me.net/LaBoetie/s... )
"Ya pas que que les roulants", tu y trouveras des raisons de lutter, de ne pas toujours attendre des miracles des syndicats qui sans nous ne sont rien, tout comme nos dirigeants qui sans nous ne peuvent rien.
Voici quelques extraits pour, je l'espère, te donner ainsi qu'à tous ceux qui liront mon message, l'envie de retrouver ou de découvrir ce qu'un jeune de 20 ans pouvait écrire il y a quelques siècles.
"nous ne sommes en esclavage que parce que, quelque part, nous le voulons bien ; car cet esclavage ne peut être uniquement expliqué que par notre lâcheté, car les opprimés sont mille fois plus nombreux que les oppresseurs. "
On y trouve aussi les raisons de la résignation collective, les angoisses des courtisans qui sont les assujétis de tous et ne doivent leur "vie" qu'au bon vouloir du "suzerain".
Rappelez-vous que la première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude.
Rappelez-vous aussi qu'un régime, même le plus autoritaire ne peut rien contre la force collective. Que reste-t-il du régime soviétique qu'on croyait pourtant tout puissant : tout simplement rien parce que impuissant face à une résistance passive généralisée.
Voilà quelques raisons d'espérer cher "y a pas que les roulants" à condition de rester solidaires et décidés et si l'affrontement direct est trop difficile alors la résistance passive aura raison de décisions ineptes et absurdes à long terme.
excellent ton texte Le Beau Si :- )
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Voilà ce que déclara Ulysse en public, selon Homère.
S’il eût dit seulement : « Il n’est pas bon d’avoir plusieurs maîtres », c’était suffisant. Mais
au lieu d’en déduire que la domination de plusieurs ne peut être bonne, puisque la puissance d’un
seul, dès qu’il prend ce titre de maître, est dure et déraisonnable, il ajoute au contraire : « N’ayons
qu’un seul maître... » IBM !!
Merci Ulysse
Rappelons qu'un blogeur signalait ici l'existence d'une question écrite posée à l'assemblée nationale le 19 Janvier 2010. Celle ci n'a encore pas de réponse si j'en crois le lien http://questions.assemblee-national... ...
Rappel du texte de la question :
M. Michel Vergnier attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur la récente signature d'un contrat relatif aux services informatiques de la SNCF avec le groupe IBM. Cette opération passe par la création d'une co-entreprise et, d'après La tribune, le volume d'affaires de cette filiale s'élèverait à 1,7 milliard d'euros sur six ans. Les 2 000 cheminots du pôle informatique ne devraient pas changer d'entreprise selon les informations publiées. Il lui demande donc de bien vouloir lui confirmer ce dernier point, dans la mesure où ce genre d'évolution a conduit aux licenciements avérés du personnel dans plusieurs entreprises ces dernières années.
Merci "VINSI ZOSSI" pour ta remarque. Comme tu sembles apprécier La Boétie, permets-moi de te livrer cet autre extrait :
"J’en arrive maintenant à un point qui est, selon moi, le ressort et le secret de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie. Celui qui penserait que les hallebardes, les gardes et le guet garantissent les tyrans, se tromperait fort. Ils s’en servent, je crois, par forme et pour épouvantail, plus qu’ils ne s’y fient. Les archers barrent l’entrée des palais aux malhabiles qui n’ont aucun moyen de nuire, non aux audacieux bien armés. On voit aisément que, parmi les empereurs romains, moins nombreux sont ceux qui échappèrent au danger grâce au secours de leurs archers qu’il n’y en eut de tués par ces archers mêmes. Ce ne sont pas les bandes de gens à cheval, les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent un tyran, mais toujours (on aura peine à le croire d’abord, quoique ce soit l’exacte vérité) quatre ou cinq hommes qui le soutiennent et qui lui soumettent tout le pays. Il en a toujours été ainsi : cinq ou six ont eu l’oreille du tyran et s’en sont approchés d’eux-mêmes, ou bien ils ont été appelés par lui pour être les complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés et les bénéficiaires de ses rapines. Ces six dressent si bien leur chef qu’il en devient méchant envers la société, non seulement de sa propre méchanceté mais encore des leurs. Ces six en ont sous eux six cents, qu’ils corrompent autant qu’ils ont corrompu le tyran. Ces six cents en tiennent sous leur dépendance six mille, qu’ils élèvent en dignité. Ils leur font donner le gouvernement des provinces ou le maniement des deniers afin de les tenir par leur avidité ou par leur cruauté, afin qu’ils les exercent à point nommé et fassent d’ailleurs tant de mal qu’ils ne puissent se maintenir que sous leur ombre, qu’ils ne puissent s’exempter des lois et des peines que grâce à leur protection. Grande est la série de ceux qui les suivent. Et qui voudra en dévider le fil verra que, non pas six mille, mais cent mille et des millions tiennent au tyran par cette chaîne ininterrompue qui les soude et les attache à lui."
Ne tombons pas en servitude, ne nous laissons pas berner par quelques vassaux intrigants pressés de courtiser le prochain directeur Gilles Albertus.
http://questions.assemblee-national...
Le site de l'assemblée annonce une publication de réponse du ministre le 20/4/2010 au JORF
Réponse du secrétaire d'Etat
"Le projet de création d'une filiale commune à la SNCF et à IBM a effectivement été entériné le 11 janvier 2010 lors d'un conseil d'administration exceptionnel de la SNCF. Cette nouvelle structure aura pour objectif d'améliorer l'organisation des prestations informatiques auxquelles a recours la SNCF. Elle se verra confier l'industrialisation de 75 des prestations informatiques à ce jour sous-traitées par la SNCF pour un montant de près de 500 millions d'euros par an. Aucun des 2 000 cheminots du pôle informatique ne sera affecté statutairement par la nouvelle organisation et ces changements n'auront pas d'impact sur leur activité. Attachés à l'amélioration des performances économiques de la SNCF, les pouvoirs publics demeurent particulièrement attentifs aux conséquences sociales des choix de l'entreprise.
"