Offshore : Le coming-out d'Eric Grasset
Par Anonyme le jeudi 25 novembre 2010, - Actualités - Lien permanent
Dans un dossier sur la qualité logicielle sur le Journal du Net, Eric Grasset se pavane de faire de la qualité logicielle à DSIT.
Plus fort, il affirme que "Le chantier en question est initié à
l'occasion de la mise en place d'une politique de centres de
services offshore en lien avec
IBM."
(Petite parenthèse : Il faut être non-informaticien pour annoncer, avec fierté,
faire de la qualité logicielle... en 2010 ! Heureusement que nous n'avons pas
attendu Eric Grasset et IBM pour se mettre à la tâche !)
Pour le reste, l'article ne nous apprend pas grand chose, et il n'est
malheureusement pas possible d'y répondre.
Nous remarquerons juste le changement de discours : en moins de six mois, nous sommes passé du déni de l'offshore, à l'expression ouverte et sans honte dans la presse de nos dirigeants sur le sujet. Ce qui étonne, c'est que les lecteurs ne s'émeuvent pas plus que ça de voir une entreprise publique française exporter ses services informatiques.
Enfin, nous ne pouvons nous empêcher de finir sur cette citation d'Eric Grasset (à la tournure si technocrate) en fin d'article :
"Cette question rejoint celle des indicateurs à trouver pour dépassionner le débat sur les prix. il est important dans cette optique de s'accorder sur la définition du point de fonction par exemple, et plus globalement objectiver prix et niveau de qualité".
Pour ceux qui connaissent le personnage et sa méconnaissance de tous ces sujets techniques, on peut se demander s'il a bien compris son sujet... Quant à dépassionner le débat sur les prix, tout le monde sait que la SNCF a confié ses Centres de Services aux entreprises capables de proposer le plus faible TJM, au détriment de... la qualité ! (sauf que ça ne se verra qu'en 2012...)
Commentaires
"dirigeant" : z'êtes gentils !
Au fait, on sait depuis longtemps que EGT fait du off-shore. Il a même fait rire tout le monde en parlant de Charleville comme le début de l'off-shore...
Au lieu de "dirigeant", je dirais plutôt "comique".
Quand je lis qu'Eric Grasset parle d'informatique, ça me fait penser au pape prônant l'utilisation du préservatif. Cela a quelque chose de décaler et de totalement irréel.
Au fait Eric on attend toujours de te voir sur Lyon.
Eric, j'ai une petite question : tu vas faire comment pour vérifier la qualité de ton informatique quand elle sera faite à 8 000 km de là ?
Tu as des outils pour çà ?
et si la qualité est aussi bonne que la daube sans nom qu'ils sont en train de nous livrer sur OSMOSE, on pourra s'en plaindre ou vas tu exiger comme c'est le cas aujourd'hui de ne pas faire de vague.
Allez Eric à défaut d'être crédible, tu nous fait bien rire... jaune mais c'est déjà ça.
Le thon et les sardines
Maître thon se baignait dans un océan d’huile.
De conserve il traquait, de quelque saut piqué
Avec d’autres parents pélagiques futés,
Des sardines en bancs serrés et versatiles.
Ces poissons très mobiles forcent leurs prétendants
À manœuvres subtiles pour glaner leur content.
En usant de tactique il convient d’isoler
Du reste de la clique la proie tant convoitée.
Mais l’art est difficile et c’est par la caudale
En mouvements habiles qu’on sépare l’animal.
À chercher sa pâture le vaillant scombridé
Multiplie les figures et change de braquet.
Las ! Point de débandade chez les clupéidés.
L’affligeante parade suscite quolibet :
Le germon, par l’élan produit de son ballet,
S’égare aveuglément tout cuit dans un filet.
L’albacore même en miettes se redresse pourtant,
Ainsi que la girouette il nage dans le courant.
Il va donc à la chasse quitte à perdre sa classe
Mais garde bien sa place à coups de volte-face.
Chassez le naturel, il revient en conserve !
Après les vacances, après avoir perdu sur les retraites, je croyais le mouvement totalement fini et heureusement je vois que Cortis reprend quelques couleurs. Allez les amis, recommençons inlassablement notre harcellement contre cette con-entreprise noviaserv et offshorisons IBM loin du monde ferroviaire.
remobilisons nous. Merci Eric Gaesset de relancer le mouvement grâce à tes propos si convaincants.
Alex, mon cher poète, réveille par tes jolis mots ces informaticiens groguis par l'hiver.
Supplique pour Eric Grasset : fais-nous encore rire un coup sur la qualité de l'offshore.
Au fait, vous savez que noviaserv, c'est + 3% sur toutes les factures
Essayons de faire une petit bilan !
Nous attendions tous du changement avec l'arrivée de Gilles ALBERTUS, mais 6 mois plus tard, force est de constater, qu'il y en a eu peu. La Direction a bien fait de solliciter une aide extérieure pour l'accompagnement au changement, car même pour elle, cela semble difficile.
L'homme de tête a changé : Gilles ALBERTUS est beaucoup plus charismatique et bien meilleur communiquant que Michel BAUDY. On a clairement changé de catégorie sur la forme.
Mais sur le fond, c'est langue de bois à tous les repas. La Direction essaye d'avancer tant bien que mal sur son plan initial. Le souhait d'effectuer une mutation rapide dans la précipitation n'est plus. L'annonce d'un tsunami salvateur des finances de notre SI mené avec notre partenaire a cédé sa place à des vagues prudentes de mise en œuvre.
L'assurance arrogante de notre direction a laissé la place à une timide exhortation à construire ensemble l'ambition managériale à 3 ans de DSIT. Et donc pendant que François AVRILLON assure le rôle de comique troupier (qui l'eut cru ?), la Direction refuse toujours de communiquer sur sa stratégie réelle.
Enfin, coté communication, nous avons aussi eu droit à un document définissant les modalités de fonctionnement entre SNCF et NOVIASERV. Déjà, ce document a été fait à la va-vite (mise en forme approximative, qualité de rédaction médiocre, contenu imprécis). Ensuite, il ne clarifie, ni n'explique rien. Le schéma de fonctionnement qu'il contient en est la parfaite illustration : on voit, du premier coup d'œil, que les lignes directrices n'ont pas été simplicité, efficacité et lisibilité... Cela rappelle beaucoup les documents médiocres fait dans l'urgence par Éric LELIÈVRE en début d'année pour tenter de nous expliquer ULYSSE.
La Direction n'a toujours rien à nous dire et elle a même beaucoup de mal, semble-t-il, à reconquérir ses chefs de Division et de Département. L'utilisation d'un coach, psychiatre de formation, Éric ALBERT, en dit long sur les difficultés rencontrés. La direction prendra-t-elle à sa charge les médicaments psychotropes afférents ?
Et si après les discours, on s'intéressait aux actions.
Coté DSIT-E et malgré le temps propice, la mise en œuvre des centre de services est loin de s'apparenter aux évolutions du skieur dans la poudreuse. On pédale plutôt dans la semoule... Il semblerait même que la vitesse d'avancement soit inversement proportionnelle à la présence de IBM/NOVIASERV. Ce qui n'est pas le cas des coûts et des délais de réalisation qui, eux, sont bel et bien proportionnel à la présence de IBM/NOVIASERV et des technologies IBM. Quand on voit les millions d'euros supplémentaires nécessaires à l'IBMisation pour une valeur ajoutée nulle, voire négative, nos chers dirigeants de DSIT vont devoir mettre à profit cette capacité inouïe qu'ils ont développé depuis des années à faire prendre des vessies pour des lanternes à tout le monde.
Le problème, c'est que le montant des factures, même chantées, ne s'apparentent pas au chant des sirènes.
Coté DSIT-X, la première vague porte sur des périmètres qui était déjà ou presque en centre de service. Génial, la Direction affichera donc bientôt des avancées significatives ! Mais cela va être coton pour démontrer des gains. Ces périmètres étaient déjà relativement bien optimisées en terme de sous-traitance. Mais même s'il y avait encore un peu de gras, une fois que NOVIASERV aura pris sa marge, il ne restera pas de quoi pavaner.
Mais ce qui est plus intéressant coté DSIT-X, c'est le fameux projet de consolidation de serveurs. NOVIASERV est en train de récupérer une foultitudes d'informations sur nos serveurs et notre SI (le type de machines, les applications hébergées, les architectures et les interdépendances applicatives, le taux d'utilisation des ressources physiques...). L'objectif est de nous expliquer en mai 2011 comment consolider nos serveurs pour en réduire drastiquement le nombre. Et il y a fort à parier que NOVIASERV accompagnera sa copie d'une proposition d'hébergement de nos serveurs chez IBM sur des technologies IBM.
Cela ne vous rappelle rien ? Si ? Hé oui, le fameux document d'octobre 2009 qui détaillait, par le menu, le devenir de DSIT-X. Celui-là même que Michel BAUDY avait soit disant enterré car ce n'était qu'une proposition de IBM qui n'avait rien compris à ce que SNCF lui demandait. Pourtant, c'est bizarre, mais ce projet de consolidation des serveurs se fondent sur les informations qui ont servi à élaborer ce document et ressemble beaucoup à la phase de mise en œuvre de ce qui avait été proposé... Tout comme l'offshore qui figurait dans ce document et qui, après une période de déni, est à présent affiché haut et fort, jusque dans les médias. Relisez ce document, vous verrez que ce qui y est décrit, se réalise maintenant, sournoisement, lentement, patiemment.
Quand aux relations avec notre partenaire IBM, il semblerait qu'il y ait de plus en plus d'eau dans le gaz. SNCF a débarqué Michel BAUDY et IBM, Daniel CHAFFRAIX, l'ex-président de IBM France, qui avait pris en charge la relation client avec le groupe SNCF suite à la signature du contrat qui donnera naissance à NOVIASERV. Ce sont des signes la machine s'est enrayée dès le départ. Et cela ne s'améliore pas : IBM s'embourbe dans le projet OSMOSE, ternit du coup encore plus son image, perd en crédibilité et finit par céder du terrain à ses partenaires dont CAPGEMINI. Ce dernier, avec sa filiale SOGETI, devient pour IBM un partenaire de plus en plus encombrant, qui va certainement chercher à tirer son épingle du jeu, voire à récupérer les morceaux si NOVIASERV disparaît. L'arrivée de Daniel CHAFFRAIX à CAPGEMINI en qualité de directeur, en charge au plan mondial des services de conseil et de projet dans le domaine des infrastructures informatiques n'est certainement pas un hasard.
En résumé : rien n'a changé ou presque depuis l'arrivée de Gilles ALBERTUS. La machine IBM est bel et bien à l'œuvre pendant que nos dirigeants nous endorment, nous divisent, nous montent les uns contre les autres. Nous avons réussi à mettre du sable dans les rouages et retarder ce projet diabolique, mais, si on ne se réveille pas rapidement, tout cela n'aura servi à rien.
La Direction mène une guerre psychologique pour anéantir les résistances. Les victimes, de plus en plus nombreuses, témoignent des conditions inhumaines dans les quelles nous travaillons aujourd'hui. Fermer les yeux, faire le dos rond, obéir aveuglément ne sont pas des solutions. N'attendons pas que la souffrance nous tétanise. Il faut continuer à lutter, au quotidien, dans l'ombre, silencieusement mais pas en solitaire. Discutons entre nous, parlons de nos souffrances, partageons nos expériences et nos informations, c'est comme cela que nous deviendrons plus fort. Et reprenons la lutte au grand jour, sans délai.
Nous constatons que tous ces patrons qui nous imposent de respecter leur "déonthologie", à savoir trahir les clients, les traiter comme du purain, exactement comme ils traitent leurs salariés, étendent leur pouvoir à la tête d'autres entreprises. Toutes ces sociétés internationales pourrissent de la tête, pourquoi ne pas nous fédérer et nous solidariser, c'est notre seule moyen de couper ces têtes : Chaffraix, Albertus, Baudy... ces dirigeants ne connaissent strictement rien à nos métiers, quant à l'informatique, ils n'y touchent rien, sauf le POGNON, leur unique obsession.
Je vous laisse imaginer la catastrophe que représente pour nous IBM'ers, ingénieurs, la gestion globalisée par ces messieurs. Entre Bratislava, Madrid, Bengalore, plus rien ne fonctionne, souvent nous sommes contraints de reprendre le travail mal fait par ces différents sites où les salaires ne dépassent pas les 900 € mensuels bruts pour les plus élevés d'Europe ! De plus, on nous oblige à signer des avenants, aux avenants des avenants au contrat de travail qui font que nous voyons passer les commissions directement dans les poches d'un management chargé uniquement de nous éliminer. Imaginez ce que gagnera Bénichou, remplaçant de Chaffraix, lorsqu'en 2011, il aura fait - 5000 Ibm'ers sur tout le territoire français ! Combien touchera Chaffraix lorsqu'il aura liquidé CAPGEMINI ? Autant que Madame Gri, autre ancien PDG d'IBM, qui avait déjà fait un sérieux ménage en 2000 et qui actuellement casse Manpower, en s'attaquant plus précisément aux syndicalistes de la CGT.
Comme le confirmait le sieur Warren Buffet (plus grosse fortune au monde), "la guerre des classe existe, puisque nous tous, les escrocs officiels tellement respectés par ces froussards de salariés, nous sommes en train de la gagner"... nous tous derrière nos écrans et nos claviers, regroupons nos talents pour mettre à bas ces mafieux qui se considèrent à juste titre comme les maîtres du monde et qui le saccagent en toute quiétude... nous sommes les plus nombreux, regroupons nos énergies et sabotons leurs funestes plans ! C'est la guerre, ils l'ont déclenchée et sus à leur Jeanne d'arc Parisot qui nous sucre les retraites, bientôt la sécu, les emplois dignes de ce nom, la recherche etc...et casse nos salaires par tous les moyens ! Les Ibm'ers ne sont pas tous des fachos.... du moins y en a-t-il un/cent en France !