Retour sur la Commission Economique du CCE du 2 avril
Par Anonyme le jeudi 29 avril 2010, - Actualités - Lien permanent
Les réponses de la Direction aux questions qui ont été soulevées lors de la Comission Economique du CCE le 2 avril dernier ont été publiées et sont disponibles en annexe de cet article.
Rien de bien nouveau, dans tout ceci. Mais nous sommes tout de même étonnés de voir la Direction servir du réchauffé. Car nous ne trouvons dans leur réponse ni plus ni moins que le discours qu'ils nous tiennent depuis des mois, y compris avec ses non-dits (notamment l'offshore), et ses réponses à la limite du mensonge (choix d'IBM pour rééquilibrer par rapport à Cap Gemini, justification de la signature accélérée fin décembre, etc.).
De nombreux éléments qui contredisent ces réponses ont été publiées à travers différents articles sur ce blog. Gageons que les responsables du CCE sauront en tenir compte.
Prenons le temps de nous pencher notamment sur celles-ci :
- A propos de l'effectif de SNCF-B5 : Les organigrammes que nous nous sommes procurés révèlent plusieurs dizaines de poste définis essentiellement pour du personnel IBM. La Direction justifie cela ainsi : "C'est pour faciliter cette éventuelle sortie [du partenariat] que SNCF B5 n'est composée que de 5 à 6 cheminots". Incroyable comme nous sommes plus rusés à la SNCF que chez IBM où ils ont envoyé des dizaines de personnes alors que le partenariat peut être rompu à tout moment. A moins que la Direction ait des doutes et n'ose effectivement pas s'engager ? Nous n'osons y croire...
- A propos du fonctionnement des prestations en français : De notre côté du miroir peut-être. Pourtant, deux documents (le planning et l'organigramme) ont révélé des équipes de traduction de nos spécifications (sans doute en Roumanie pour l'Inde).
- Idem pour l'offshore : Nous ne pouvons croire des affirmations comme : "S'il devait y avoir de la sous-traitance offshore, ce serait dans les pays avec lesquels il existe des partenariats". A moins que la SNCF n'envisage des partenaraits avec des pays comme l'Inde et la Roumanie ?
- A propos de la loi sur les marchés publics : Ils répondent à côté en indiquant que STELSIA et SNCF-B5 ne sont pas soumises à la règlementation européenne 2004-17. Oui, mais la SNCF ?
- Quand on leur demande le business plan, comme toujours, la réponse se fait plus vague et renvoie à une note d'information publiée (tronquée) auprès du personnel le jour de la Commision Economique.
- Projet NOTIS : Nous sommes carrément tombés de notre chaise devant tant de mauvaise foi : "Afin de ne pas décaler une nouvelle fois le planning du projet (risques liés à l'obsolescence de l'infrastructure actuelle), et de manière à pouvoir rapidement obtenir les machines nécessaires aux tests techniques, il n'a pas été décidé de lancer un AO pour cette prestation."
- A propos des 200 postes qui vont être réinternalisés : ils ne savent même pas à quoi ils correspondent réellement (d'ailleurs leurs réponse reste vague) et ce qu'ils vont en faire. Ils externalisent le développement d'applications stratégiques et critiques pour notre SI, et en parallèle osent communiquer sur des postes dits "stratégiques"..
Enfin, notez, que le dossier Ulysse n'est pas à l'ordre du jour du prochain CCE du 19 mai.
Commentaires
Qui fixe l'ordre du jour au CCE? est-ce la direction ou les délégués? Merci Bicolor en délire!!!!
Depuis la loi du 18 janvier 2005, l'employeur ou LE SECRETAIRE DU CCE (s'il le souhaite ?), peuvent inscrire de plein droit et unilatéralement un point à l'ordre du jour du CCE.
En cas de blocage de la direction, le secrétaire du CCE peut saisir le juge des référés pour faire cesser cette entrave.
On se demande donc ce qu'ON attend pour mettre à l'ordre du jour d'un CCE ordinaire (ou extraordinaire si nécessaire !), le vote d'une délibération pour défaut de consultation du CCE sur le projet Ulysse.
Cette délibération devant permettre au CCE d'ester en justice en référé auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris avec de sérieuses chances d'obtenir la SUSPENSION DE LA MISE EN OEUVRE DU PROJET.
Rien que ça !
Alors...?
Kanfoyaléfoyalé !
Pour NOTIS "Afin de ne pas décaler une nouvelle fois le planning du projet (risques liés à l'obsolescence de l'infrastructure actuelle), et de manière à pouvoir rapidement obtenir les machines nécessaires aux tests techniques, il n'a pas été décidé de lancer un AO pour cette prestation."
c'est totalement faux ! car le dépouillement de l'AO avait déjà commencé en fin d'année dernière ! l'AO etait deja dans les tuyaux quand M Baudy a dit "stop" et a demandé à passer directement par IBM, le budget a alors explosé, et il est passé de env. 800 K€ a plus de 2.5 M€ pour l'achat des serveurs.
Le projet NOTIS va droit dans le mur...c'est une honte pour une entreprise comme SNCF.
aujourd'hui ce projet est en péril ainsi que l'infra SMS 2.0 du même coup, il prend du retard car, les commanditaires, ainsi que la MOA ne savent plus comment payer !! et demande de revoir le nombre de serveur !
De plus, et à mon avis, la MOA de ce projet est totalement incompétente en la matière et n'a aucune valeurs ajouté sur la conduite du changement, aucun plan projet, aucune communication fédératrice qui tendrait a rassurer l'ensemble des acteurs projet, peut être que cette MOA attend de se placer chez IBM ?
Bravo Mr Baudy, le projet NOTIS est un exemple des plus concrets, des objectifs (à venir) d'IBM avec sa JV.
Exploser les budgets sans les contraintes d'un AO ; pas de concurrence donc pas d'autre choix ; pas d'engagement clair sur les délais ...
Ça sent bon la "QUALITÉ" tout ça !!!
Et cerise sur le gâteau, devinez qui sera, à coup sûr, désigné par nos clients comme "responsables" de ces dépassements et de cette mauvaise gestion ??? Les cheminots ... bien entendu (...) On nous prend vraiment pour des imbéciles !!
"Passer pour un con auprès des cons c'est tout un art" disait l'autre ....
Alors bougeons nous et VITE !! Il n'est peut-être pas trop tard ...
je ne sais pas si toutes les infos sur le site sont valides mais les commentaires de siton me suggère plusieurs hypothèses :
- Soit Siton connait le dossier NOTIS et ses informations sont à priori significatives que certains acteurs (ce qui peuvent !!!!) de la SNCF savent profiter avantageusement de leur position. Et surement des acteurs de "haut niveau" au vu des sommes évoquées.
Mais alors, pourquoi la Direction n'est pas saisie par les syndicats pour s'expliquer sur ces sujets ? les syndicats ne sont pas au courant ?
Pourtant des syndicats SNCF qui arrêtent d'emmerder et de prendre en otage les français dans des grèves incomprises mais qui s'assurent de l'éthique des responsables de l'Entreprise, ca a de la gueule ?
- Soit Siton est un menteur, communique des informations portant atteinte à la SNCF et il devrait être poursuivi par la SNCF
- Si l' exemple remonté par Siton est vrai et s'il n'est pas unique, vous avez alors un faisceau concordant de preuve montrant que les décisions prises ne sont pas toutes réalisées dans l'intérêt de la SNCF. Alors ACTION
malheureusement, siton a raison sur le projet notis.
il y a bien eu 1 appel d'offre auquel ibm avait répondu en proposant des machines moins chères mais qui ne correspondaient pas au cahier des charges.
J'imagine qu'au prix où sont les machines ibm, les disques durs sont en or.
Je n'ose pas imaginer quelles seront les réactions des élus lorsqu'ils apprendront que leur contributions au service public des TER sert a engraisser les "partenaires" de l'entreprise publique. Ils ne protesteront pas ouvertement mais confieront les TER aux nouveaux opérateurs férroviaires, ce qui accentuera le démentèlement de l'entreprise ferroviaire historique. Ce qui je crois, les arrange bien.
Un petit cochon pendu au plafond, tirez lui la queue il pondra des œufs. Tirez lui plus fort, il pondra de l'or ...
Ulysse c'est le nouveau petit cochon d'IBM. Coupons lui la queue et VITE !! AGISSONS avant qu'il ne soit trop tard !!