Vu sur un tract syndical distribué cette semaine, un calcul astucieux permet de mieux comprendre le rôle de l'offshore dans le montage actuel :

Afin de garantir 17% d'économie à la SNCF en moyenne sur les 75% du volume d'activités et octroyer les 13% à IBM, il faut en réalité réaliser 30% d'économie auprès des fournisseurs (SSII).

Ce pourcentage a été confirmé à maintes reprises dans les diverses réunions "pédagogiques"  [...] Dans ces mêmes réunions, la Direction annonce qu'une économie de 10% (sur 100% du volume d'activité) est parfaitement possible avec une meilleure gestion interne de la sous-traitance.

  • Un constat rapide met en évidence que l'offshore sert clairement à rémunérer IBM
  • La différence entre les 2 versions pour un volume V d'activité donne 2,75% :
    (0,17 * 0,75 V) - (0,10 * V) = 0,0275 * V
Alors, pourquoi un tel projet avec de tels risques non mesurés pour 2,75% ? Tout cela en vaut-il vraiment la peine ?

Tout est dit...
D'ailleurs, Eric Grasset n'a-t-il pas déclaré que les 17% de gains étaient faisables sans offshore mais que "c'était mieux avec" ? Voilà sans doute une des raisons...