De nombreuses informations nous sont récemment parvenues. Prises individuellement, elle ne nous amène pas grand chose, mais en prenant du recul, nou pouvons voir que nous sommes encore loin de la sortie de la crise.

L'héritage de Michel Baudy

Les propos de Gilles Albertus à propos du projet ont été rapportés un peu partout : Il n'a jamais vu un tel bazar !
Et selon nos informations sur quelques projets, il apparaît clairement que Michel Baudy aurait permis à IBM de se servir à volonté parmi nos projets. Heureusement, M. Albertus veille et semble revoir le périmètre de certains centres de services afin de pouvoir garantir notre contrôle sur les CS. Ouf !
Résultat : Il prend le temps de revoir tout ça, et la mise en place des centres de services va prendre plus de temps que prévu.

La Direction a aussi hérité d'une défiance du personnel envers elle (88% selon le sondage CSA). Là par contre, ils ont encore du travail et ce n'est pas le million d'euros qui va être englouti (à perte ?) dans la conduite du changement qui va changer cela. On ne regagne pas la confiance de son personnel aussi facilement, surtout quand on est tombé dans un trou aussi profond !

Là encore, M. Albertus en est conscient et les Chefs de Division sont invités à proposer des idées et à mesurer le personnel encore dans l'opposition. Bon courage !
Rappelons que 95% parmi les 506 agents qui ont répondu à l'enquête du CSA se sont prononcés contre la co-entreprise, autant dire tout le monde, et même quelques chefs de division !

Et il sera difficile de faire passer un projet en force quand la totalité du personnel y est opposé. D'où la tentative de M. Albertus d'intégrer les syndicats dans l'accompagnement du projet via la négociation d'un avenant avec IBM. Ce qui a bien sûr provoqué la première suspension de séance de la table ronde : dans ces conditions, les syndicats n'avaient aucune raison de rester, puisque la première revendication est l'abandon du projet ULYSSE.

Un contrat contraignant pour la SNCF

Le prix à payer pour la SNCF si elle se retire du contrat avec IBM est très élevé : 100 millions d'euros !
Avec un tel montant, il paraît évident que M. Albertus ne peut se permettre d'annuler, et la pression doit être forte pour mener le projet au bout.

Résultat, notre Direction se retrouve prise en étau entre un engagement impossible à révoquer, et un personnel totalement opposé au projet. Malgré tout, si les choix ne seront pas simples pour eux, il paraît évident que le projet ne sera pas abandonné, et qu'ils vont tenter de passer en force.
Et pour y arriver, la communication va continuer à se faire sous forme de propagande (ce qui est par exemple encore le cas dans les documents remis lors de la table ronde à propos d'un soi-disant REX des Centres de Services à VINSI quand il ne s'agit que d'une présentation commerciale du sujet, ou encore la justification de l'offshore sous des arguments pour le moins douteux...).
Pour qui nous prennent-ils ??

La lutte continue

En attendant, la prochaine table ronde est prévue pour le 9 juillet. Espérons qu'à cette date-là, la Direction aura pris la vraie mesure de la situation et aura compris que payer la rançon l'indemnité de rupture de contrat à IBM (ils permettront peut-être un paiement en 3 fois sans frais ? ^^) coûtera moins cher sur le long terme que de poursuivre ce projet insensé, qui ne fait que pourrir le climat social, démotiver le personnel, augmenter les risques de troubles psychosociaux et n'amènera rien de bon pour la SNCF...

Ne fléchissons pas, maintenons la pression et préparons-nous donc à poursuivre la lutte une fois l'été passé (maintenant que nous sommes assurés que le projet va prendre plus de temps pour se mettre en place) et de nouvelles actions devraient être proposées dès septembre par les organisations syndicales si la prochaine table ronde ne donnait pas satisfaction...