Une direction prise en étau
Par Anonyme le vendredi 25 juin 2010, - Actualités - Lien permanent
De nombreuses informations nous sont récemment parvenues. Prises individuellement, elle ne nous amène pas grand chose, mais en prenant du recul, nou pouvons voir que nous sommes encore loin de la sortie de la crise.
L'héritage de Michel Baudy
Les propos de Gilles Albertus à propos du projet ont été rapportés un peu
partout : Il n'a jamais vu un tel bazar !
Et selon nos informations sur quelques projets, il apparaît clairement que
Michel Baudy aurait permis à IBM de se servir à volonté parmi nos projets.
Heureusement, M. Albertus veille et semble revoir le périmètre de certains
centres de services afin de pouvoir garantir notre contrôle sur les CS. Ouf
!
Résultat : Il prend le temps de revoir tout ça, et la mise en place des
centres de services va prendre plus de temps que prévu.
La Direction a aussi hérité d'une défiance du personnel envers elle (88% selon le sondage CSA). Là par contre, ils ont encore du travail et ce n'est pas le million d'euros qui va être englouti (à perte ?) dans la conduite du changement qui va changer cela. On ne regagne pas la confiance de son personnel aussi facilement, surtout quand on est tombé dans un trou aussi profond !
Là encore, M. Albertus en est conscient et les Chefs de Division sont
invités à proposer des idées et à mesurer le personnel encore dans
l'opposition. Bon courage !
Rappelons que 95% parmi les 506 agents qui ont répondu à l'enquête du CSA se
sont prononcés contre la co-entreprise, autant dire tout le monde, et même
quelques chefs de division !
Et il sera difficile de faire passer un projet en force quand la
totalité du personnel y est opposé. D'où la tentative de M. Albertus
d'intégrer les syndicats dans l'accompagnement du projet via la négociation
d'un avenant avec IBM. Ce qui a bien sûr provoqué la première suspension de
séance de la table ronde : dans ces conditions, les syndicats n'avaient aucune
raison de rester, puisque la première revendication est l'abandon du projet
ULYSSE.
Un contrat contraignant pour la SNCF
Le prix à payer pour la SNCF si elle se retire du contrat avec IBM est très
élevé : 100 millions d'euros !
Avec un tel montant, il paraît évident que M. Albertus ne peut se permettre
d'annuler, et la pression doit être forte pour mener le projet au bout.
Résultat, notre Direction se retrouve prise en étau entre un
engagement impossible à révoquer, et un personnel totalement opposé au
projet. Malgré tout, si les choix ne seront pas simples pour eux, il
paraît évident que le projet ne sera pas abandonné, et qu'ils vont tenter de
passer en force.
Et pour y arriver, la communication va continuer à se faire sous forme
de propagande (ce qui est par exemple encore le cas dans les documents
remis lors de la table ronde à propos d'un soi-disant REX des Centres de
Services à VINSI quand il ne s'agit que d'une présentation commerciale du
sujet, ou encore la justification de l'offshore sous des arguments pour le
moins douteux...).
Pour qui nous prennent-ils ??
La lutte continue
En attendant, la prochaine table ronde est prévue pour le 9
juillet. Espérons qu'à cette date-là, la Direction aura pris la vraie
mesure de la situation et aura compris que payer la rançon
l'indemnité de rupture de contrat à IBM (ils permettront peut-être un paiement
en 3 fois sans frais ? ^^) coûtera moins cher sur le long terme que de
poursuivre ce projet insensé, qui ne fait que pourrir le climat social,
démotiver le personnel, augmenter les risques de troubles psychosociaux et
n'amènera rien de bon pour la SNCF...
Ne fléchissons pas, maintenons la pression et préparons-nous donc à poursuivre la lutte une fois l'été passé (maintenant que nous sommes assurés que le projet va prendre plus de temps pour se mettre en place) et de nouvelles actions devraient être proposées dès septembre par les organisations syndicales si la prochaine table ronde ne donnait pas satisfaction...
Commentaires
Monsieur Albertus décide de revoir le périmètre de certains CS et revenir sur la carte blanche donnée par Michel Baudy à IBM pour se servir à volonté parmi nos projets, ok. On aurait pas quelques applications en fin de vie à leur refiler et puis basta. A Lille en tous cas, on a de quoi les occuper avec quelques "merdes" qui continuent de tourner depuis des lustres mais que plus personne ne regarde. Si ça peut aider à remplir le contrat. On peut même redémarrer l'ancienne résa et leur refiler s'ils en veulent. Ils pourront jouer au "cheminot" et faire semblant de vendre du train. Mais qu'ils ne compte pas sur moi pour leur refiler quelque chose de sérieux.