Il n'est plus besoin de faire un recensement au jour le jour des avancées des Centres de Service (CdS) ou du projet Ulysse sur ce site, puisque c'est désormais au quotidien que la plupart d'entre nous est impacté.

Entre ceux dont les projets ne devaient pas partir en CdS mais qui finalement partent (au Maroc ou en Europe de l'Est), ceux qui voient leur poste supprimé (ils sont plus de 50 dans ce cas alors que dans un premier temps la Direction avait indiqué qu'aucun poste ne serait impacté), et ceux qui participent aux Etudes Préalables Conjointes (EPC), tout le monde ou presque voit le projet avancer concrètement. Et toujours sans tenir compte de nos remarques, et toujours dans le sens de nos principales craintes (suppression de postes, perte des connaissances fonctionnelles et techniques, aucune garantie sur la protection des données confidentielles...).

Un projet qui a du plomb dans l'aile

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ou ce qui a été annoncé par la presse, le projet Ulysse et les centres de services ne se portent pas si bien que cela.

Tout d'abord le "partenariat" avec IBM est au ralenti : le CdS de tests et de qualification ne verra finalement pas le jour chez IBM. Le chiffre d'affaires promis n'est pas atteint et devrait être revu de moitié.
Mais n'oublions pas que la SNCF a déjà payé des pénalités (on parle de plusieurs millions d'euros !) pour l'année 2010.

Au niveau de la mise en place des Centres de Services, tous accusent un retard de plusieurs mois. Même ceux qui paraissaient les plus simples à mettre en place (ERP, Décisionnel), se brisent les dents sur la réalité et la complexité de la mise en place de telles structures.

Plus fort encore, le CdS Production Train, lancé en fanfare en mars, est toujours au point mort.

Et pour finalement accélérer le lancement, Sogeti fait venir les informaticiens marocains dans les bureaux à Clichy. Derrière tout ça se pose bien sûr la question du statut sous lequel ils travaillent sur le territoire français...

Vers un nouveau mouvement social ?

Le mouvement du 1er avril 2010 a fortement pesé sur le projet Ulysse et sur les choix de la direction. Si cela n'a pas permis de stopper net la mise en place des CdS, cela a en tout cas contribué à un assainissement général notamment par le remplacement de Michel Baudy par Gilles Albertus.

Le Conseil d'Administration de la SNCF qui aura lieu le 30 juin et au cours duquel doit être revu le contrat avec IBM (on parle de "re-solutionning") est donc l'occasion parfaite de rappeler à la Direction notre refus en bloc du projet Ulysse, ainsi que des Centres de Services.

Rappelons également que des représentants de l'état siègent au CA, et que ce sera donc l'occasion de les interpeler sur le sujet de l'offshore.

La question est donc ouverte : Les informaticiens seront-ils prêts à participer à un mouvement d'envergure le 30 juin ? Verrons-nous, pourquoi pas, une nouvelle nuit indienne à la Mulatière en préambule ?