Victoire !!!
Par Anonyme le mercredi 7 décembre 2011, - Actualités - Lien permanent
Et voilà, ce qui était pressenti depuis plusieurs mois est désormais une réalité : la SNCF et IBM ont décidé de ne pas poursuivre leur aventure ensemble.
La SNCF, via Stelsia va donc prendre le contrôle à 100% de Noviaserv (contre
51% actuellement).
Bien sûr, de nombreuses questions demeurent :
- dans quels délais tout ceci va se faire ?
- la SNCF doit-elle payer des pénalités à IBM suite à la rupture du contrat ?
- que vont devenir les dizaines de personnels IBM détaché dans Noviaserv ?
- Et que va faire la SNCF de toutes les licences logicielles acquises il y a deux ans, et que personne n'utilise ?
Dans son discours, Gilles Albertus veut encore croire que la transformation
engagée avec les Centres de Service est une bonne chose, et qu'elle est bien
engagée.
Maintenant qu'IBM est écarté pour de bon, nous allons pouvoir nous atteler à
lui démontrer tous les méfaits de cette transformation. Mais c'est un autre
combat, et ce n'est pas celui de ce site. Les syndicats sont mieux armés que
nous pour y faire face.
Ce site avait pour but initial de dénoncer l'accord entre la SNCF et IBM.
Maintenant que l'aventure arrive à son terme et que la séparation a été
prononcée, ce site ne sera plus mis à jour.
Pour autant, il sera maintenu en ligne encore pendant de nombreuses
années, car il est important qu'IBM se souvienne de son
échec, et que d'autres sachent qu'il est possible de résister
face à IBM.
Merci à tous pour votre soutien du début.
Au revoir.
Edit : L'info est déjà reprise par la presse informatique :
- Le Mag IT : Abandon du projet de co-entreprise IBM/SNCF
- 01 Net Pro : La SNCF et IBM se séparent
Commentaires
Bravo !
le bon sens a triomphé et, sur ce dossier de co-entreprise, IBM a été autant dupé que G.Pépy par un patron d'un site informatique lyonnais qui a réussi à démontrer le principe de Peter:
« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »
Heureusement que les syndicats, les cheminots informaticiens unis ont évité une perte de contrôle totale de l'informatique.
attention toutefois à limiter l'emprise des centres de services...
Bravo, beau cadeau de noël!
Par contre je pense que le vrai travail commence pour vous.
L'informatique n'est toujours pas représentée au COMEX de la SNCF.
Les guerres de chapelles entre toutes vos DSI et services Informatiques sont toujours très "vivantes".
Et il vous manque toujours un vrai "Patron" avec une vision transversale, globale de votre informatique.
...
Bravo, et Bon courage pour la suite,
la sncf ne roule plus pour ibm
la sncf ne roule plus en corse
tout se perd ;)
En quoi est-ce une victoire !!??
Avec ou sans IBM, est-ce que la SNCF va arrêter de faire un appel massif à la sous-traitance ? Est-ce que la SNCF va continuer à embaucher au cadre permanent (les derniers embauchés l'auraient été par SNCF participations) ? Est-ce que la SNCF va se priver de délocaliser le pilotage en Pologne ? Est-ce que la SNCF ne cherche pas tout simplement à rejeter les informaticiens hors de l'EPIC ?
Se focaliser sur l'accord IBM / SNCF est la preuve d'une étroitesse d'esprit peu constructive. Arrêter de mettre à jour ce site sous prétexte qu'IBM ne fait plus partie de l'accord, c'est faire le jeu de la direction.
Oui, la fin de ce partenariat laisse encore de nombreuses questions en suspens.
Mais le but de ce site n'est pas non plus de tout contester.
Il est né avant tout du manque de communication de la Direction il y a deux ans. Il a permis de dénoncer l'offshore et de remuer les troupes, c'est déjà plus que nous ne pensions faire en réservant le nom de domaine il y a deux ans.
Certes, la Direction ne communique pas mieux qu'avant. Mais nous n'avons plus ni l'envie, ni l'énergie de poursuivre l'aventure (sauf si la Direction avait le malheur de nous planter un nouveau poignard dans le dos).
Pour la suite du combat, nous vous invitons à vous rapprocher des organisations syndicales, seules à mêmes de suivre dans la durée cette lutte.
Pour autant, nous sommes persuadés que les retours des premiers centres de services seront suffisamment désastreux pour stopper la machine qui a toujours du mal à se mettre en route (pire que nos bons vieux moteurs diesel d'antan). En interne, tout le monde sait que rien n'est encore vraiment prêt, et que nous fonçons tout droit dans le mur. Gilles Albertus veut encore y croire, tout comme il croyait il y a encore quelques semaines que le sondage CSA lui donnerait raison...