Beaucoup d'entre vous semblent s'interroger sur le silence qui règne sur ce blog depuis quelques semaines. Un petit billet pour les rassurer : le site n'est pas mort, ni les webmasters démasqués ou achetés par la direction ^^.

Et l'actualité calme du site ne permet pas de présumer de l'avancement du projet Ulysse pour autant.
Simplement il y a bien peu d'actualité à remonter : la Direction patine toujours dans la mise en place des Centres de Service, doit toujours faire face à une crise majeure de confiance du personnel, et même Guillaume Pepy commence à s'interroger sur l'intérêt du projet...
Il reste donc encore aux cheminots quelques cordes à leur arc. Ils attendent juste le signal, qui ne peut être donné que par les syndicats (selon nos sources, ça ne devrait plus tarder maintenant).

Pour autant, il semble désormais difficile de stopper la mise en place des centres de service (avec ou sans IBM), mais au moins pouvons nous espérer (et nous battre pour) qu'ils ne partent pas à l'étranger...

Une direction fébrile

S'il y a plusieurs façons d'illustrer notre direction en ce moment, celle qui colle le mieux c'est bien celle de l'autruche.
En effet, elle se retranche dans l'élaboration de ses EPC et dans des réunions en circuit fermé pour ne pas voir que tout reste à faire.
Tout reste à faire ? Mais, les dossiers de montage des centres de service ont bien avancé, et le Centre de Service Production Train a été officiellement lancé.
Sur le plan technique, effectivement, ils tiennent leurs objectifs. Sur le plan humain en revanche, tout reste à faire : on en est toujours au point mort, celui de mai dernier et du cinglant résultat de l'enquête CSA (pour rappel : 95% des agents rejetaient la co-entreprise avec IBM, et 88% ne faisaient pas confiance dans la direction, sans parler des 70% d'agents pessimistes, ou des seulement 8% qui avaient confiance pour l'avenir de DSIT...).

Non, non rien n'a changé (air connu)

Rien n'a donc changé : Les agents n'ont toujours aucune confiance ni en leur avenir, ni en leur direction, et la motivation est au plus bas.
Malgré la volonté de transparence affichée par Gilles Albertus lors de son arrivée, on ne peut pas dire qu'il y ait eu plus d'infos sur l'avenir.
En fait, c'est même pire qu'avant. Et l'un des rares moyens d'information qu'il reste (le blog DSI-T Infos restant une vaste farce), c'est les comptes-rendus des réunions DP et CHSCT...

Une Direction ébranlée

A ce propos, lors des deux dernières instances, les syndicats sont revenus à la charge par deux déclarations (ici et là).
Pour enfoncer le clou, l'invasion du kick-off du centre de services Production Train a permis de rappeler à la Direction qu'elle est toujours confrontée à un problème humain.
A tel point qu'ils craignent désormais que la moindre réunion soit envahie. Sur ce point là, ils n'ont pas tort. Des actions de ce genre seront sans doute reconduites dans les prochains mois...

Et ne parlons même pas de l'engagement de la Direction de reconduire un nouveau sondage un an après celui du CSA pour faire le point. Ils ont déjà pris une douche froide l'an passé. Et ils savent bien que s'il devaient le refaire maintenant, le résultat serait aussi catastrophique. Et Albertus ne peut se permettre un nouveau couac alors que le dossier sera réétudié par Guillaume Pepy en juin...

A quoi bon, M. Albertus ?

A quoi bon faire avancer les dossiers de Centres de Services, quand le personnel n'y adhère toujours pas ? Comment espérez-vous faire appliquer des directives si le personnel (essentiellement des cadres, donc peu habitués à faire sans réfléchir) n'y trouve pas son compte ?
A quoi bon claironner que tout va bien, quand le mal-être est ancré au plus profond de votre DSI ?

Le management ne se cantonne pas à avancer des dossiers techniques. L'aspect humain est tout aussi fondamental.
Sachez que chaque jour, chaque mois, qui passe en laissant vos agents dans le doute, en les tenant éloignés de toute décision, accentue leur démotivation, leur angoisse et leur défiance envers vous. Tout ce retard accumulé sur le plan humain depuis plus d'un an continuera de peser longtemps sur la mise en place des Centres de Service.