Les réponses de la Direction aux questions qui ont été soulevées lors de la Comission Economique du CCE le 2 avril dernier ont été publiées et sont disponibles en annexe de cet article.
Rien de bien nouveau, dans tout ceci. Mais nous sommes tout de même étonnés de voir la Direction servir du réchauffé. Car nous ne trouvons dans leur réponse ni plus ni moins que le discours qu'ils nous tiennent depuis des mois, y compris avec ses non-dits (notamment l'offshore), et ses réponses à la limite du mensonge (choix d'IBM pour rééquilibrer par rapport à Cap Gemini, justification de la signature accélérée fin décembre, etc.).
De nombreux éléments qui contredisent ces réponses ont été publiées à travers différents articles sur ce blog. Gageons que les responsables du CCE sauront en tenir compte.
Prenons le temps de nous pencher notamment sur celles-ci :
- A propos de l'effectif de SNCF-B5 : Les organigrammes que nous nous sommes procurés révèlent plusieurs dizaines de poste définis essentiellement pour du personnel IBM. La Direction justifie cela ainsi : "C'est pour faciliter cette éventuelle sortie [du partenariat] que SNCF B5 n'est composée que de 5 à 6 cheminots". Incroyable comme nous sommes plus rusés à la SNCF que chez IBM où ils ont envoyé des dizaines de personnes alors que le partenariat peut être rompu à tout moment. A moins que la Direction ait des doutes et n'ose effectivement pas s'engager ? Nous n'osons y croire...
- A propos du fonctionnement des prestations en français : De notre côté du miroir peut-être. Pourtant, deux documents (le planning et l'organigramme) ont révélé des équipes de traduction de nos spécifications (sans doute en Roumanie pour l'Inde).
- Idem pour l'offshore : Nous ne pouvons croire des affirmations comme : "S'il devait y avoir de la sous-traitance offshore, ce serait dans les pays avec lesquels il existe des partenariats". A moins que la SNCF n'envisage des partenaraits avec des pays comme l'Inde et la Roumanie ?
- A propos de la loi sur les marchés publics : Ils répondent à côté en indiquant que STELSIA et SNCF-B5 ne sont pas soumises à la règlementation européenne 2004-17. Oui, mais la SNCF ?
- Quand on leur demande le business plan, comme toujours, la réponse se fait plus vague et renvoie à une note d'information publiée (tronquée) auprès du personnel le jour de la Commision Economique.
- Projet NOTIS : Nous sommes carrément tombés de notre chaise devant tant de mauvaise foi : "Afin de ne pas décaler une nouvelle fois le planning du projet (risques liés à l'obsolescence de l'infrastructure actuelle), et de manière à pouvoir rapidement obtenir les machines nécessaires aux tests techniques, il n'a pas été décidé de lancer un AO pour cette prestation."
- A propos des 200 postes qui vont être réinternalisés : ils ne savent même pas à quoi ils correspondent réellement (d'ailleurs leurs réponse reste vague) et ce qu'ils vont en faire. Ils externalisent le développement d'applications stratégiques et critiques pour notre SI, et en parallèle osent communiquer sur des postes dits "stratégiques"..
Enfin, notez, que le dossier Ulysse n'est pas à l'ordre du jour du prochain CCE du 19 mai.