Suite au courrier qui lui a été adressé le 31 mars dernier, Patrice Granet a apporté le 27 avril la réponse suivante (les gras sont de nous) :
Votre lettre ouverte du 31 mars 2010 concernant le mal être des
informaticiens en ASTI a attiré toute mon attention.
Son cadre dépasse largement la Direction d’Affaires CSC-TI, CSC ou
encore la branche Infrastructure.
La filiale commune avec IBM est une décision d’entreprise dont
le pilotage de la mise en œuvre a été confié à DSIT. Concernant plus
particulièrement les ASTI, DSIT, le premier client comme vous le soulignez à
juste raison, a indiqué à plusieurs reprises que la création n’aura pas
d’impact sur l’activité. L’engagement a été communiqué en CPC-VA le 11
mars et réaffirmé par courriel le 24 mars.
Concernant les problèmes spécifiques à la branche Infrastructure, les
embauches d’informaticiens sont réalisées de manière à traiter les besoins de
production. Le plan 2010 prévoit 29 apports pour faire face aux départs et
déficits.
L’examen de TAD informatique n’apparaît pas nécessairement comme la
solution la plus adaptée en termes d’apports et de déroulement de carrière. En
effet, la taille des UP Informatique ne permet pas d’offrir suffisamment
d’opportunités de carrière et l’évolution du marché est toute entière vers la
convergence télécoms et informatique. En conséquence, il vous sera proposé,
lors de CPC-SC du 11 mai, qu’un groupe commun issu des CPC-SC et CPC-VA traite
du sujet des métiers en ASTI et des parcours possibles. Vos préoccupations
telles la reconnaissance de la technicité sur les réseaux ou serveurs ou encore
le maintien de passerelles vers les DSI seront bien évidemment examinées. Le
rapprochement des métiers télécoms et informatiques, du poste d’opérateur à
celui d’expert, devra aussi être abordé. Les premières réunions pourraient se
tenir fin mai avec pour objectif d’aboutir à un projet à fin
2010.
[...]
La disparition de petites UP n’est pas une problématique spécifique au
métier Informatique. Vos inquiétudes, légitimes dans un monde en pleine
mutation, doivent intégrer que la SNCF change, que l’Infra change. Il n’en
reste pas moins que les ASTI sont reconnues par leurs clients comme étant le
maillon local indispensable aux rouages de la maison SNCF. IG a récemment
décidé de renouveler sa confiance aux ASTI alors que le marché n’était pas
acquis. La Direction du Matériel, après avoir hésité, reste sur la logique de
confier son parc aux ASTI et cette opération sera réalisée dès que la
production des ASTI aura été homogénéisée et lorsque les nouveaux moyens
nécessaires pourront être mis en œuvre. Enfin, des missions nouvelles, comme
celle de CSIE, pourront être fournies par l’ASTI dans une logique d’Assistance
à Maîtrise d’Ouvrage : une expérimentation est en cours sur le
Limousin.
Vous abordez le problème de la mésentente entre le pilote métier et les
DSI. Ce point est inexact. Certes, le métier d’informaticien est doublement
piloté : sous l’angle de la production par CSC et sous l’angle de la technique
par DSIT. Certes l’orientation client fournisseur de la relation DSIT CSC
conduit à des négociations. Cependant, la relation entre CSC-TI et DSIT
est extrêmement forte et solidaire, les parcours professionnel de nombreux
agents, de DSIT vers l’Infra et réciproquement, témoignent de la force des
liens unissant les deux entités. Par ailleurs, le prochain contrat
entre DSIT et CSC-TI sera triennal ce qui, là aussi, démontre un souhait
d’engagement mutuel sur le long terme.
Je reste donc confiant sur l’avenir des ASTI. Ce ne sera pas toujours
facile mais tout le parcours fait depuis 2002 démontre justement que les
informaticiens en ASTI ont toujours su s’adapter pour mieux
progresser.