Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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Tag - Filiales

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mercredi 17 février 2010

Anatomie des filiales

Maintenant que les statuts des filiales sont connus, nous pouvons nous intéresser de plus près à elles et leurs missions.
Nous vous livrons les informations telles quelles. A vous d'en tirer les conclusions...

Tout est sur la page Les statuts des filiales.


lundi 15 février 2010

Retour sur l'actu de la semaine passée

Un blog qui dérange

Devant le succès grandissant de ce site, nous souhaitons revenir sur quelques points qui nous semblent importants.
Bien que nous ayons choisi un ton plutôt incisif, ce site ne se veut pas "anti-Baudy". Nous revendiquons juste l'accès à plus d'informations concernant notre avenir, et une "vraie" transparence sur le dossier.
Ce n'est pas encore arrivé pour le moment, mais nous vous demandons de toujours bien modérer vos propos dans les commentaires, car bien qu'anonyme, le site risque toujours de tomber sous le coup de la loi, si des propos diffamatoires venaient à être tenus. Nous y prenons garde et n'hésiterons pas à supprimer tout commentaire contrevenant.
Bien que le cas ne se soit pas encore produit, nous craignons une probable radicalisation des positions dans les prochaines semaines (des agents, mais aussi de la Direction), et préférons rappeler les règles de bienséance. D'avance, merci.

Le point sur les statuts des filiales

Les statuts des filiales ont enfin été rendus publics. Ce sont toutes les deux des Sociétés par Actions Simplifiée Unipersonnelles dotées d'un capital de 37000€.
Newco s'appelle donc bien Stelsia. Elle a son siège avec SNCF Participations, et son Directeur est Michel Baudy.
La JV s'appelle pour le moment SNCF-B5. Son siège est situé dans les locaux d'IBM à Bois-Colombes. Nous reviendrons plus en détail sur son organigramme et ses missions dans le courant de la semaine (l'actualité du jour est déjà suffisamment dense).

Info ou intox ?

Pour finir, les derniers bruits de couloir. A prendre avec des pincettes comme toujours, même si jusqu'ici, la plupart se sont révélés vrais :
  • Centres de Services : Les SSII continuent de rencontrer IBM au siège de la JV dans le but de finaliser l'appel d'offres des Centres de Service. Objectif : En retenir entre 2 et 6 d'ici la fin de la semaine prochaine.
    A priori, les tarifs demandés indiquent clairement le recours à l'offshore (on parle de 228€/jour !)
  • Une réorganisation en profondeur de DSIT-E serait en cours d'étude. Résultat attendu d'ici deux semaines !

mardi 12 janvier 2010

Le montage

Pour bien comprendre comment l'opération va être mené, nous avons choisi de compiler les informations sur une page spéciale : Le montage financier.

Nous espérons pouvoir la mettre à jour régulièrement. Si vous avez des infos, contactez-nous !

La SNCF confie son informatique à IBM

Alors qu'un Conseil d'Administration exceptionnel s'est tenu la veille à 18h30, et que la Direction n'a pas su communiquer dans la foulée auprès de la presse, mais aussi (et surtout) de ses employés, c'est La Tribune (article en PJ) qui révèle l'affaire dans son édition du mardi 12 janvier. Cet article sera rapidement repris par toute la presse, qui se contentera d'ailleurs de citer sa source, sans chercher à vérifier vraiment les informations (car il y a plusieurs erreurs dans l'article de La Tribune).

Qui a informé la Tribune ? On pense tout de suite à une source syndicale, mais les imprécisions sur le fonctionnement de l'informatique à la SNCF font plutôt penser que c'est IBM qui a lâché le morceau, car le titre est plutôt élogieux pour eux.

La Direction de la SNCF se refuse à tout commentaire à la presse dans la matinée. Michel Baudy, directeur de la DSIT envoie alors le mail suivant à ses employés:

Chers collègues,

Depuis septembre 2009, dans les différents mails, audiences, réunions des Délégués du Personnel et certains débats tenus lors des présentations de projets d'entité, j'ai abordé le sujet d'une étude économique et juridique visant à optimiser la mise en place des centres de services, côté fournisseurs.

Le Conseil d'Administration de la SNCF a approuvé hier ce projet, après avis du Comité Stratégique. Sa mise en œuvre commence dès maintenant, pour répondre aux besoins des DSI. Le contenu de ce projet correspond à tout ce qui à déjà été présenté. Je rappelle qu'il ne s'agit ni de filialisation d'activités de l'entreprise, ni d'outsourcing.

Dans ce cadre, il est créé une co-entreprise (51% SNCF, 49% IBM), que je présiderai, pour optimiser la majorité des contrats de centres de service avec les SSII actuellement référencées par la SNCF, tout en répondant aux cahiers des charges des DSI.

Des informations complémentaires vous seront communiquées par votre management.

Pour DSIT, l'intérêt sera une meilleure performance (économique, qualité) dans la mise en place de la sous-traitance par centres de services. Dans ce domaine, les travaux lancés à DSIT depuis l'été se poursuivent comme prévu.

Bien cordialement

Michel Baudy

M. Baudy n'ayant pas toujours été clair avec les agents de la DSIT tout au long du montage de ce dossier en 2009, personne n'est vraiment rassuré, ni ne croit au message. On n'est pas dupe deux fois !

Pendant ce temps chez IBM, on en est plutôt à l'auto-congratulation (voir en annxe le communiqué qu'IBM a adressé à ses collaborateurs). Ce n'est pas tous les jours qu'on signe un contrat de 1,7 milliards d'euros sur six ans, et cela permet de rattrapper un peu le retard pris sur les concurrents en 2009. Et tant pis si la SNCF croit vraiment qu'elle en retirera 300 millions d'euros d'économie...

Ce n'est que dans l'après-midi qu'un communiqué de presse officiel rédigé en commun par IBM et la SNCF est adressé à la presse (voir les annexes). Il arrive bien entendu un peu tard. Et la presse n'en reprend que les citations plates et vides de sens des dirigeants ("Cette structure commune va bénéficier des capacités d’industrialisation de l’ensemble des services d’IBM"). Du côté des informaticiens SNCF, c'est la douche froide. Guillaume Pépy annonce que "Notre objectif est d’améliorer l’efficacité du service offert à nos clients voyageurs et chargeurs en nous appuyant sur les capacités d’innovation d’IBM. La recherche de la qualité et de la performance est également au coeur de cette décision stratégique", en clair : les informaticiens à la SNCF sont des incompétents !