Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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Tag - Guillaume Pepy

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mercredi 6 juillet 2011

Ulysse et Pépy en pleine tempête médiatique

Alors que rien ne le laissait présager (la grève de jeudi dernier étant passé totalement inaperçue auprès des médias), de nombreux articles sont parus hier suite à un article publié par Les Echos.
Ces articles reviennent tous sur les déboires du projet Ulysse, qui pourrait être remis en cause lors du prochain Conseil d'Administration de la SNCF fin juillet :

Guillaume Pépy sur France Inter

Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, il a fallu que ça tombe le jour où Guillaume Pépy était l'invité dans l'émission 7/9 de Patrick Cohen sur France Inter. Évidemment la question d'Ulysse a été abordée. Guillaume Pépy répond tout simplement, qu'il s'agit de débattre pour réduire le coût de la sous-traitance informatique, sans toucher aux emplois des informaticiens cheminots.
Étonnamment, Mr Cohen ne semble pas s'indigner (ou au moins s'interroger) sur le fait qu'une entreprise publique délocalise sa sous-traitance à l'étranger... Mais il cite tout de même l'article des Echos, ce qui a sans doute provoqué l'effet boule de neige...

Le contenu du nouveau contrat

Lors du Conseil d'Administration de la SNCF du 30 juin, les représentants du personnel ont tenu à lire une déclaration pour insister sur leur opposition à ce projet.

Pour autant, à en croire Le Mag IT, le projet serait loin d'être abandonné.
Au contraire même, puisque le "re-solutioning" porterait le contrat à une durée de 7 ans et 2 mois à compter du 1er janvier 2011. On en prendrait donc pour deux ans de plus ("Putain, deux ans !").
Le volume d’affaires serait finalement d'un milliard d'euros (contre 1,7 Md€ initialement), et les économies pour la SNCF ne seraient plus que de 12% au lieu des 17%.
Quand on se rappelle dans quelles conditions le premier contrat a été monté, personne ne s'étonne de cette nouvelle version, qui semble (malheureusement) plus réaliste.

Mettre fin au conflit social ?

Alors que la Direction n'a toujours pas communiqué de chiffre officiel sur la grève du 30 juin (on en déduit donc qu'ils sont loin de jouer en sa faveur), la voici dans une position très inconfortable où elle doit choisir entre conserver son "partenaire" pour espérer réaliser des économies (mais rien ne dit qu'elles seront au rendez-vous, surtout avec un partenaire comme IBM) ou mettre fin à un conflit social latent.

Et il ne faut pas se fier aux apparences, les économies ne sont peut-être pas là où on pense les trouver.
Le coût d'un conflit social qui s'enlise et la perte de confiance du personnel qui s'ensuit peuvent avoir des effets désastreux à terme (et nous n'osons pas parler ici des effets humains ou des troubles psychologiques et de leurs conséquences que cela peut avoir...).

Mise à jour à 17h30

Le Mag IT vient de publier deux nouveaux articles sur le dossier, dont l'un qui relaie le courrier de Christian Mahieux à Guilaumé Pépy qui dénonce des irrégularités dans les commandes de produits IBM.

L'autre article révèle (ce n'est pas une surprise pour certains d'entre nous qui vivons l'évolution du dossier au quasi-quotidien) que la SNCF cherche à renégocier le contrat depuis un an.
Le journaliste révèle également l'intention des syndicats d'envoyer un nouveau courrier aux élus politiques (dont la rédaction est en cours de finalisation NDLR) ainsi que leur intention de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire.

mardi 5 octobre 2010

Sachons accueillir notre Président

L'information est confirmée : Guillaume Pépy sera bien de passage demain sur la région de Lyon. Les syndicats en profiteront pour le rencontrer. Même si c'est avant tout au sujet de la région, il est évident que le projet Ulysse sera mentionné, ne serait-ce que parce qu'il a un impact sur l'avenir des ASTI.

Non, nous ne nous résignerons pas !

La visite de notre Président à Lyon est suffisamment rare pour ne pas saisir l'occasion de l'interpeler sur notre sort.

Il est important demain de lui montrer que les informaticiens de la DSIT ne sont toujours pas passés au stade de la résignation mais qu'ils sont encore clairement dans l'opposition.
Collègues lyonnais, parlez-en autour de vous, rameuter le maximum de troupes et pensez également que vous serez les porte-paroles des collègues parisiens, nantais et lillois. Et qu'ils comptent sur vous !

Rendez-vous donc demain à partir de 13h30 devant le siège de la Région de Lyon, cours de Verdun. Le but sera évidemment de se faire entendre et de montrer notre mécontentement. Et les bannières seront aussi de sortie.

vendredi 1 octobre 2010

Guillaume Pépy à Lyon le 6 octobre

Sortez les banderoles, échauffez votre voix pendant le week-end, rappelez vous de votre colère et votre hargne lors des mobilisations du printemps car vous pourriez en avoir besoin la semaine prochaine : Guillaume Pépy sera à Lyon mercredi 6 octobre.

Il faut savoir qu'il y a eu une enquête interne auprès des agents, mais les résultats ne sont pas sortis du ComEx car il  semblerait qu'ils soient aussi catastrophiques que ceux du sondage CSA de mai à la DSIT...
Du coup, notre cher Président part en tournée de reconquête dans les régions.

Et il serait trop bête de laisser passer une opportunité comme celle-là.
Alors, tenez-vous prêts à accueillir l'homme qui est derrière Ulysse.
Nous vous donnerons plus d'infos très prochainement...

lundi 28 juin 2010

Lettre ouverte à Guillaume Pépy

Aujourd'hui, les organisations syndicales ont adressé une lettre commune à Guillaume Pepy. En voici la teneur :

Monsieur le Président,
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT,  réunies  en  Interfédérale  le  23  Juin  2010,  ont  pris  la
décision de vous envoyer ce courrier concernant un dossier qui occupe une place significative dans le
paysage social : le projet ULYSSE.
 
Dans  ce  dossier,  les  cheminots  des  DSI  et  des  ASTI,  ainsi  que  les  Fédérations,  sont  passées  par
différentes phases fort déplaisantes.
 
La première étape, menée par M. BAUDY pourrait être qualifiée comme période de non‐dits et même
de mensonges et d’enfumage. Le 16 Décembre 2009, il est dit en Commission Economique du CE DT
que rien n’est prévu dans l’immédiat, alors que ce même jour, un Comité Central d’Entreprise d’IBM
entérine la création d’une filiale de deuxième niveau SNCF B5 détenue à 49% par IBM et à 51% par une
filiale  du  groupe  baptisée  NEWCO,  avant  de  devenir  STELSIA.  Le  11  Janvier  2010,  c’est  un  Conseil
d’Administration exceptionnel de la SNCF qui acte cette décision. Cette co‐entreprise serait une simple
structure minimaliste pour mieux gérer la sous‐traitance  et réaliser des économies pour l’EPIC et les
autres filiales du groupe.
Par  la  suite,  M.  BAUDY  affirme  aux  Organisations  Syndicales  qu’il  n’y  a  pas  de  contrat  avec  IBM,  il
prétend aussi que cette alliance ne génèrera pas de délocalisation à l’étranger pour la sous‐traitance. 
 
Deuxième  étape,  la  tentative  de  démobilisation.  Face  au  rapport  de  force  des  informaticiens,
notamment l’action de grève du 1er Avril suivie par 83% des cheminots des DSI et des ASTI, la Direction
s’est voulue  rassurante, ré‐internalisation de  charges et étude sur l’emploi sont annoncées avec à la
clef, la formation de cheminots aux métiers de l’informatique. Toutefois, M. AZEMA, interviewé dans
le journal d’entreprise, reconnaît qu’il y a une relation contractuelle de 6 ans et 2 mois avec IBM, qui
assure  à  cette  firme  une  charge  de  travail  conséquente  avec  une  garantie  de  chiffre  d’affaires  de
l’ordre de 1,7 G€. Dans le même temps, la Direction avoue à demi‐mots qu’il y aura du « Off Shore »
sur des plateformes de services installées à l’étranger.
Contrairement  aux  affirmations  de  M.  BAUDY,  la  Direction  de  la  SNCF  précise  qu’il  y  a  une  relation
entre ce contrat et le rachat de la logistique d’IBM financé par la SNCF pour GEODIS. 
 
Troisième  étape,  les  voiles  se  lèvent.  M.  ALBERTUS  est  nommé  à  la  place  de  M.  BAUDY,  qui  dirige
STELSIA  et  la  co‐entreprise  devenue  NOVIASERV.  Les  choses  changent,  les  200  emplois  qui  devaient
être issus de la Nouvelle Dynamique Métier et des EME ne sont pas faciles à réaliser, mais la Direction
n’envisage pas de recruter ou de permettre l’accès à l’examen de TAD INF à de nombreux cheminots,
notamment  aux  agents  SE  et  Télécom.  Plus  de  trente  postes  sont  vacants  dans  les  ASTI,  mais  la
Direction  annonce  seulement  9  recrutements  d’ATT  TS.  De  plus,  lors  de  la  Table  Ronde  du  14  Juin
2010, acquise dans le cadre du rassemblement national du 26 Mai, le Directeur de la DSIT refuse de s’inscrire  dans  une  discussion  qui  permettrait  de  remettre  en  cause  le  projet  pour  ce  qui  concerne
l’EPIC SNCF. Au contraire, il tente d’associer les Fédérations à l’élaboration des grands projets auxquels
cette  co‐entreprise pourrait être associée.   Nous découvrons que cette entreprise, qui  ne  devait pas
avoir  d’autres  prérogatives  que  de  passer  des  contrats  de  sous‐traitance,  se  constitue  comme  une
véritable  DSI  externe,  et  les  postes  de  Directeur  de  la  Production  et  de  Directeur  Financier  sont
attribués à des cadres dirigeants d’IBM. Sur ces bases, la Table Ronde du 14 Juin 2010 n’a pas pu aller à
son terme, et une autre rencontre a été programmée le 09 Juillet. 
 
Monsieur  le  Président,  depuis  le  début,  ce  dossier  est  bien  mal  engagé  dans  le  cadre  du  dialogue
social, mais aussi avec les cheminots concernés. Le malaise est profond, et cette situation est porteuse
de lourds risques psycho‐sociaux. Le sondage CSA réalisé par la Direction à la DSIT met en évidence des
éléments qui ne peuvent pas vous laisser sans réaction. 95% des agents sont contre le projet ULYSSE,
88%  des  agents  ne  font  plus  confiance  à  leur  Direction,  65%  font  confiance  aux  Organisations
Syndicales,  72%  d’entre  eux  sont  inquiets,  car  convaincus,  comme  la  presse  spécialisée  d’ailleurs,
qu’IBM a comme seule ambition de faire main basse sur notre système d’information.  Des élus de la
République sont très interrogatifs sur la stratégie de l’entreprise. Ils ne comprennent pas que la SNCF
prenne des risques concernant la maîtrise d’œuvre et d’ouvrage de son système informatique. Ils ne
comprennent  pas  non  plus  comment,  dans  une  période  difficile  pour  l’emploi  en  France,  une
entreprise publique puisse envisager la délocalisation d’emploi de haute technicité à l’étranger. Dans
son rapport établi pour le Ministère des Finances, l’Inspecteur Général des Finances, chef de la mission
de Contrôle Economique et Financier des Transports, fait lui aussi de nombreuses réserves concernant
la création de cette co‐entreprise avec IBM. La presse grand public a publié de multiples articles sur
cette  question,  des  parallèles  ont  été  faits  avec  l’attitude  prédatrice  d’IBM  lorsque  cette  firme  s’est
associée  avec  d’autres  grandes  entreprises  telles  que  BNP  Paribas,  CMA  CGM  ou  la  MAIF.  Il  est
maintenant  connu  de  tous  qu’IBM  s’est  fixé  comme  objectif  de  prendre  la  maîtrise  des  systèmes
informatiques des réseaux ferrés européens.
 
Les  Fédérations  CGT,  UNSA,  SUD‐Rail  et  CFDT  vous  demandent  d’intervenir  pour  que  la  prochaine
Table  Ronde  qui  doit  se  tenir  avant  le  14  Juillet  2010  ait  une  autre  teneur.  Si  nous  n’avons  aucune
légitimité pour discuter des relations entre les filiales du groupe et la co‐entreprise NOVIASERV, nous
demandons  à  ce  que  les  discussions  concernant  le  traitement  des  systèmes  informatiques  de  l’EPIC
SNCF s’établissent sur des bases ne prenant pas en compte cette co‐entreprise. 
 
Les Organisations Syndicales souhaitent pouvoir discuter sur une ré‐internalisation massive de charge
de travail au sein de l’EPIC, sur une conception beaucoup plus large de nos systèmes d’information et
de  télécommunications,  intégrant  les  agents  de  ces  services,  sur  des  contrats  de  sous‐traitance  à
minima qui soient établis dans le cadre de l’attribution des marchés publics avec des clauses sociales
favorisant le maintien de l’emploi sur le territoire national.
 
Monsieur le  Président, en espérant que votre intervention  puisse permettre  de renouer un dialogue
social  de  qualité  nous  permettant  d’oublier  les  différentes  étapes  malheureuses  connues  dans  ce
dossier. Il est important que la Direction retrouve la confiance de son personnel et des Organisations
Syndicales, il vous appartient donc d’intervenir en ce sens. 
 
Nous  vous  prions  d’agréer,  Monsieur  le  Président,  l’expression  de  nos  salutations  les  plus
respectueuses.

jeudi 8 avril 2010

Lettre à Guillaume Pepy

Une semaine après la Journée sans informaticien, n'obtenant pas de réponse de notre direction, nous avons adressé un mail à Guillaume Pepy pour lui expliquer notre point de vue sur le dossier Ulysse. Vous trouverez ci-dessous le texte du mail :

Monsieur

Jeudi 1er avril, les syndicats avaient appelé à une journée d'action baptisée « Journée sans informaticien » pour protester contre la mise en place du projet Ulysse. Les informaticiens (de toutes les Directions) ont répondu massivement à cet appel : Plus de 80% de grévistes à DSIT, plus de 70% à VINSI, 100% des ASTI dans de nombreuses régions. Ces taux sont à comparer avec ceux d'autres grèves nationales passées et qui tournent autour de 5% seulement.

Ce qu'ils ont souhaité exprimer à travers cette journée d'action, c'est une grande inquiétude. Et devant l'absence de réaction de la direction à ce message de détresse, nous (= l'équipe rédactionnelle du blog www.cortis.fr) avons décidé de vous adresser ce mail afin de vous donner tout l'éclairage nécessaire sur ce dossier (nous vous conseillons également la lecture de notre article Les raisons de la colère).

Le manque de communication, première source du malaise

Le premier point qui heurte les agents, c'est bien sûr le manque de communication. De l'article de la Tribune en janvier au mutisme total de ces dernières semaines, on ne peut pas dire que la direction ait cherché à informer son personnel sur le projet.
Où est ce fameux et tant vanté « courage managérial » de nos dirigeants, pour nous annoncer les tenants et les aboutissants de ce projet ? Car une fois informés sur leur avenir, chacun pourra alors, en connaissance de cause, établir un projet.
Le résultat ? C'est que désormais, la confiance est rompue. Et elle n'est pas rompue seulement entre la base et ses chefs, elle est rompue à un très haut niveau hiérarchique. Et il faudra plus que quelques effets d'annonce ou un changement de directeur, pour espérer la restaurer.

Un projet contraire à nos méthodes de travail

Les informaticiens sont pour la plupart diplômé dans l'enseignement supérieur. Cela veut dire qu'ils savent travailler avec une certaine rigueur et appliquer des méthodes de travail éprouvées et efficaces.
Hors, le projet Ulysse va à l'encontre total de ce que nous faisons dans notre travail depuis des années. En effet, il semble être bâti autour de considérations purement financières et économiques, en faisant fi des règles les plus élémentaires, comme par exemple la gestion des risques. Pourtant, depuis le début de l'année, de nombreux risques ont été remontés par la base, mais la direction continue de faire la sourde oreille.
Ces risques correspondent à des expériences passées, et nous sommes persuadés que la plupart d'entre eux s'avèreront dans les prochaines années. Qui en portera alors la responsabilité ?
Nous sommes persuadés qu'en faisant aujourd'hui les bons choix, nous pouvons les éviter.

Tenir compte des expériences passées
La SNCF a déjà expérimenté l'aide d'une société américaine dans le domaine informatique. Cela a donné Socrate, et le fiasco que l'on sait (même le grand public s'en rappelle encore), et ce sont les cheminots qui ont finalement sauvé du naufrage ce projet.
Nous avons également l'exemple d'une filiale qui ne marche pas fort, c'est le site www.voyages-sncf.com : Décrié partout, il porte un tort considérable à tous les informaticiens de l'entreprise (car le grand public assimile bêtement l'informatique SNCF à ce site de vente en ligne).

Les menaces sur l'emploi

L'autre inquiétude des cheminots concerne bien entendu l'emploi. Qu'il s'agisse du leur comme celui des sous-traitants.
Au niveau des cheminots d'abord, nous trouvons pour le moins choquant que l'entreprise soit capable de s'engager sur une durée de six ans avec des sociétés informatiques, alors qu'elle n'est pas en mesure de garantir l'avenir à ses propres agents au delà de trois ans...
En ce qui concerne les menaces que fait peser l'offshore sur l'emploi des sous-traitants , il nous est difficile de concevoir qu'une entreprise publique, qui se déclare en plus « éco-responsable », puisse ainsi participer à la délocalisation d'emplois français. Et le prétexte de réaliser des économies ne tient pas debout : Avec un raisonnement aussi basique, quel avenir peut-on imaginer pour notre pays ?

Le danger IBM
Nous ne savons pas comment IBM vous a présenté la chose, sans doute sous un angle merveilleux. Mais comme Alice, il vous faut comprendre qu'il ne s'agit que d'un rêve. La réalité est beaucoup plus sombre.
Nous ne voyons pas IBM comme un partenaire, mais plutôt comme un prédateur
qui en veut à notre portefeuille ainsi qu'à notre connaissance fonctionnelle du domaine ferroviaire.
Si IBM parvient effectivement à assister la SNCF pour faire des économies dans la mise en place des centres de service, il faudra absolument vérifier ce qui se passe du côté immergé de l'iceberg : les coûts logiciels, la dépendance de notre SI aux outils IBM, la perte de notre savoir-faire et de notre avance technologique sur nos concurrents européens (car IBM saura se l'approprier et le revendre par la suite)... Déjà sur certains projets informatiques, IBM a sorti les crocs et la facture (logicielle et missions d'expertises) s'envole...
Car les conséquences peuvent être lourdes : dans quelques années, nous aurons un SI totalement dépendant des outils IBM (avec une incidence notable sur les coûts, et pas dans le sens des économies), et aurons perdu la connaissance métier au profit d'IBM. Un retour arrière à ce moment-là sera difficile et très couteux.

Étudions ensemble une solution

La situation actuelle va dans une impasse. Certes, le projet avec IBM avance, mais sans associer les agents, il est inutile d'espérer obtenir des économies. En effet, les cheminots feront de la résistance passive.
Ce que souhaitent les cheminots, c'est d'être associés à la réflexion. Qu'ils n'aient pas l'impression d'être abandonnés sur le bord de la route.
Il y a de nombreuses solutions possibles pour atteindre le seuil des 17% d'économies. Certains de nos dirigeants sont même persuadés que cela est possible sans offshore.
Nous ne sommes pas opposés à tout le projet, mais celui-ci nécessite des aménagements :

  • IBM ne doivent plus être juge et partie, et doivent se retirer de l'appel d'offres des Centres de Service

  • L'offshore doit être exclus du dossier au profit d'un « nearshore » national (Centres de Services en Province).

  • Afin de conserver la maîtrise de notre SI, le choix des logiciels doit être libre : si IBM offre la meilleure solution, ils seront retenus, sinon, ce sera une solution concurrente qui sera retenue et ils devront revoir leur copie pour les projets suivants...

Nous espérons que vous aurez pris le temps de lire ce (long) mail jusqu'au bout, et vous invitons à revoir une partie du projet.

Dans un premier temps, peut-être pourrions-nous échanger quelques idées lors d'une bilatérale ?

Dans l'attente de votre réponse

Cordialement

Cortis
www.cortis.fr

lundi 5 avril 2010

Rencontrons Guillaume Pepy

Ce week-end se tiendra la Cité de la Réussite à la Sorbonne. Pas moins de 40 débats (avec 120 personnalités) sont programmés sur les deux jours.
Rassurez-vous, si nous vous parlons de cet événement ce n'est pas parce que nous avons succombé à la mode des billets sponsorisés, mais bien parce que deux invités ont retenu notre attention.

Débat de Guillaume Pepy...

En regardant de plus près le planning, il apparaît que Guillaume Pepy tiendra une conférence le dimanche 11 avril à 14h30. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est le sujet : "Inventer ou réinventer la mobilité de demain".

La mobilité couvre un vaste champ de sens, et au fil des réorganisations actuelles, on peut se demande s'il ne s'agit pas de la mobilité professionnelle dont il sera question ^^.

... suivi d'Alain Bénichou

Et ce n'est pas fini, juste après son one man show, Guillaume Pepy cèdera sa place à Alain Bénichou... nouveau PDG d'IBM France ! Pur hasard ? Nous n'osons y croire... Il sera d'ailleurs accompagné d'Alain Juppé sur sujet étonnant (pour une société informatique) : "Comment réinventer la ville ?".

En fait, IBM est simplement partenaire de l'événement.

Rencontrons notre Président

Tout ça pour en venir aux faits : dimanche prochain, organisons nous pour rencontrer notre président Guillaume Pepy et l'interpeller sur notre sort, et avoir son avis sur les délocalisations d'emplois !