Cortis - La délocalisation de l'informatique de SNCF par IBM

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Tag - Offshore

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jeudi 25 novembre 2010

Offshore : Le coming-out d'Eric Grasset

Dans un dossier sur la qualité logicielle sur le Journal du Net, Eric Grasset se pavane de faire de la qualité logicielle à DSIT.

Plus fort, il affirme que "Le chantier en question est initié à l'occasion de la mise en place d'une politique de centres de services offshore en lien avec IBM."
(Petite parenthèse : Il faut être non-informaticien pour annoncer, avec fierté, faire de la qualité logicielle... en 2010 ! Heureusement que nous n'avons pas attendu Eric Grasset et IBM pour se mettre à la tâche !)
Pour le reste, l'article ne nous apprend pas grand chose, et il n'est malheureusement pas possible d'y répondre.

Nous remarquerons juste le changement de discours : en moins de six mois, nous sommes passé du déni de l'offshore, à l'expression ouverte et sans honte dans la presse de nos dirigeants sur le sujet. Ce qui étonne, c'est que les lecteurs ne s'émeuvent pas plus que ça de voir une entreprise publique française exporter ses services informatiques.

Enfin, nous ne pouvons nous empêcher de finir sur cette citation d'Eric Grasset (à la tournure si technocrate) en fin d'article :

"Cette question rejoint celle des indicateurs à trouver pour dépassionner le débat sur les prix. il est important dans cette optique de s'accorder sur la définition du point de fonction par exemple, et plus globalement objectiver prix et niveau de qualité".

Pour ceux qui connaissent le personnage et sa méconnaissance de tous ces sujets techniques, on peut se demander s'il a bien compris son sujet... Quant à dépassionner le débat sur les prix, tout le monde sait que la SNCF a confié ses Centres de Services aux entreprises capables de proposer le plus faible TJM,  au détriment de... la qualité ! (sauf que ça ne se verra qu'en 2012...)

vendredi 3 septembre 2010

C'est la rentrée !

Et oui, cette semaine marque le retour de la plupart d'entre nous au travail. Et chacun de se demander ce qui a changé pendant son absence.
Voici donc une petite synthèse qui en amusera plus d'un (sauf nos dirigeants, mais il faut avouer qu'ils n'ont pas un grand sens de l'humour).

Les sociétés retenues pour les Centres de Services

Bien que l'information n'ait pas été diffusée en interne (et bien M. Albertus, qu'est devenue cette promesse pour plus de transparence ?), elle est disponible sans trop de difficulté sur le net : Les société retenues pour être en première ligne des Centres de Services sont au nombre de trois : IBM, Cap Gemini et Sopra.

L'offshore IBM repoussé

Il semblerait que les Centres de Services IBM ne rejoindront pas l'Asie avant un moment (18 mois ?). Il y aura donc une phase de transition qui passera par Belfort, où IBM est présent (mais cela ne doit guère représenter plus de 100 à 150 postes).

Une Direction qui s'emmêle les pinceaux

Au début de l'été, nos dirigeants avaient décidé de faire tomber quelques têtes à DSIT-E. Seulement, le chef d'orchestre a dû rater quelques notes, et  la valse subit un petit couac : n'ayant pas trouvé de remplaçant pour Gilles Hozé cet été, finalement, les changements de poste sont repoussés d'un mois. Un bel exemple de management : on punit d'abord, on réfléchit ensuite !

On le savait, la Direction DSIT ne sait pas communiquer en interne. Ce qui est plus intéressant, c'est de voir qu'ils communiquent mal également avec les autres DSI. Résultat : des dossiers faits en double et des prises de décision qui traînent. Bref tout ce qu'il faut pour émousser la patience d'IBM... Messieurs, merci à vous !

Finalement cet été, seuls les syndicats ont su faire avancer leurs dossiers.
Mais à y réfléchir, il suffirait peut-être juste de laisser faire nos dirigeants, ils ont l'air tout à fait capables de planter le projet tout seuls ^^

jeudi 3 juin 2010

Mise en place de l'offshore

Petit à petit, les pièces s'assemblent et nous voyons plus clairs dans les projets de la Direction.

L'offshore était prévu depuis longtemps

Pour démentir l'offshore, Eric Lelièvre déclarait en mars que la SNCF n'irait pas dans les pays où elle n'a pas d'intérêt commercial. Depuis, le discours a changé puisque même la Direction ne nie plus l'offshore. Mais la réponse apparaît clairement dans le n°330 de Les Infos en page 10 où un article nous apprend qu'en mars, quatre cadres de la SNCF sont allés découvrir le marché ferroviaire indien : "Nous y allions pour étudier les opportunités de développement pour le compte du Groupe". Tout est dit.

Les économies ne sont pas le but premier

Personne n'est dupe, même la Direction l'a reconnue : les économies annoncées ne seront pas au rendez-vous.
Allons plus loin, les économies n'ont jamais été le but de ce partenariat. Elles n'en sont que le prétexte pour justifier la contrepartie du contrat noué entre la SNCF et IBM autour de Geodis.

Pour preuve, le modèle d'offshore retenu est celui qui ne peut générer d'économies, si on se réfère à une étude du CIGREF (Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises) réalisée... en 2007 !
Ou bien alors, c'est que nos dirigeants n'ont pas pensé à chercher dans Google plus d'information sur l'offshore ? Car cette étude nous amène également d'autres informations comme par exemple les écueils à éviter, et dans lesquels nous nous sommes échoués :
  • "Eviter de signer un accord uniquement au niveau top management, l'accord risquant d'être difficile à gérer ensuite, le prestataire considérant les modalités comme acquises et non négociables."
  • "Prendre impérativement en compte le facteur culturel". Or, à la SNCF la culture d'entreprise, très forte, est totalement opposée à ce genre de pratique...
  • Au niveau du fonctionnement front-back : "ces ressources front-office sont apparues peu au fait des spécificités françaises et se sont révélées au final plutôt comme des freins que des facilitateurs"
Enfin, voici quelques facteurs clés du succès, sur lesquels la Direction ferait bien de s'interroger :
  • La conduite du changement est critique
  • L'expertise technique oit être conservée en interne afin de pouvoir challenger le prestataire sur des points durs
  • Regarder au-delà des certifications

Un contrat déjà ficelé

Les échos que nous avons eu des premières réunions avec NoviaServ l'attestent : Tout est déjà ficelé.
Le personnel IBM détaché dans la JV, n'est pas là dans un rôle de conseil ni de partenaire, mais bien pour faciliter la mise en place des centres de services indiens (qu'ils ne cachent plus).
Le projet est décomposé en deux phases distinctes : la phase de Transition, qui durera de trois à six mois. Elle sera suivie par la phase de Transformation.
Bien évidemment tous ces projets ont été tracés sans aucune connaissance de notre mode de travail, et sans prendre en compte la souplesse que nous accordons généralement à notre maîtrise d'ouvrage.

La Transition

Pendant cette phase, l'idée est de conserver l'existant. Les prestataires sont remplacés petit à petit, mais les environnements ne changent pas. Ainsi, les Indiens travailleront sur des serveurs de développement encore hébergés à DSIT. Pire, il se pourrait même qu'ils travaillent (à distance) sur des postes SNCF : Avec notre master et reliés à notre réseau !

La Transformation

Ensuite viendra le temps de la Transformation. C'est à ce moment là que certaines applications seront développées en Inde, que les serveurs changeront, etc.

Agissons !

Vous l'aurez compris, d'ici six à neuf mois, ce sera trop tard.
Mais nous ne sommes encore qu'en phase de Transition. Il est encore possible d'arrêter ce projet, car il y aura peu d'impact sur notre environnement. Le retard dans la mise en place des premiers centres de services (celui de l'ERP aurait dû commencer il y a un mois) est un atout pour nous.
A nous de poursuivre dans cette voie, de manière publique par des opérations comme hier, mais également en offrant une résistance passive, en faisant traîner les dossiers en cours avec NoviaServ/IBM.

mercredi 21 avril 2010

Organigramme de B5 - suite

Découvrons ensemble la suite de l'organigramme de SNCF-B5, avec de nouvelles surprises au programme...

Organigramme de l'équipe Transformation IBM

Ceci concerne encore la partie Etudes évoquée hier, et rien que les noms des services sont évocateurs des (nombreux) changements à venir...

Pour rappel, le Transformation Leader est Régine Ragot, et elle a sous elle les services suivants :

  • Capitalization & Industrialization Lead : Surajit Mukhopadhyay (Inde)
  • Lean Coach India & Lean Team : TBN (Roumanie et Inde)
  • Data Privacy Management Lead : TBN (Inde)
  • Engagement Communication Deck
  • Translation Management
  • Knowledge Mgmt & Capitalization
  • Change & Organization Lead : Catherine Grizel (France)
  • Value Management Lead : TBN (Inde)
  • Consultant S&C
  • Program Governance and Financials
  • Training & Coaching
  • Customer Change & Resistance Management
  • Service Translation Lead : Christophe Plagué
  • 2 Service Transition Managers : Arup Aditya (en Inde), Randan Basu
  • ITIL/CMMI Practices Quality Assurance
  • Method & Tools Lead : Régine Ragot (acting)
  • Co-Sourcing Lead : TBN (Inde)
  • Ticketing and Report Tool Manager : TBN (Inde)
  • PM&T Focal Point / Method Champion : Nicolas de Cagny (France)
  • Estimate Tools & Metrics
  • Capacity Model
Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'approche "lean", Wikipedia est votre ami.
On appréciera notamment les pôles Traduction (Translation Management), ou encore celui du "Management de la résistance" (Customer Change & Resistance Management). Ca, c'est de la conduite du changement !)
Notez également l'approche d'assistance au ticket...

Organigramme des Centres de Services de Test IBM

Nous ne rentrerons pas dans le détail de cet organigramme. Sachez cependant que l'essentiel des taches est confié à... TBN.
Autre point marquant : que vient faire la partie Test dans B5, si la JV n'est là que pour gérer les contrats des Centres de Services ? Etrange... A moins que l'on nous ait encore une fois caché une partie de la vérité ?

Organigramme du domaine Production

Rappelons que le responsable de ce domaine est Frank Mercier. Il sera épaulé par François D'Oncieu (Manager de la Transition) et Thierry Heitmann (Manager de la Transformation).
Le découpage des CdS ressemble étrangement à celui du "document de travail" d'octobre 2009 :

  • Architecture & Process
  • Asset Management
  • Réseau
  • Mainframe et I*Net
  • Support & Intégration ERP
  • Admin & Support Bases de données
Pour le reste, dans l'organigramme apparaît clairement le rôle d'IBM prestataire (rappelons que dans le contrat IBM s'est octroyé 100% des CdS de Production), avec l'offshore mis en exergue :
  • IBM Front Office dans la JV avec 1DPE, 5 Service Managers, 3,5 Leaders Techniques, 2 Architectes)
  • IBM Back Office IDC (= India Deck C) avec 1 DPE, 2 Change Management, 5 Incidents & Problèmes, 1,8 Reporting)
Et les centres associés :
  • Support & Intégration Applications avec 20 ETP
  • Mail LDAP avec 8 ETP
  • Service Desk avec 90 ETP dont le responsable serait Mickael Osterlund
  • Support & Admin Systèmes & Middleware avec 70 ETP
  • Pilotage des serveurs

Organigramme du domaine Production : Transition (TRN) et Transformation (TRF)

Le domaine sera doté d'un architecte en la personne de Jean-Christophe Ollivier.
La partie Transition sera composée comme suit :
  • Chef de projet Services Logistique : Jean-Claude Letellier
  • Chef de Projet Vérification conjointe : Hervé Laurent
  • Architecte Réseau : TBN
  • Vérification conjointe
  • Solution
  • Evaluation Sécurité : Michel Rubira + 0,5 ETP de TBN
  • Adaptation outils : 1,5 ETP de TBN
  • Gouvernance : 1 ETP de TBN
  • Gestion des prestataires
Et la partie Transformation :
  • plusieurs chefs de projet (de TBN, pour changer, et Jean-François Gaillard)
  • Une équipe ITD composées d'architectes (Lionel Roquain, Samir Mehmal, 1 TBN), 6 spécialistes techniques (TBN) et 4 administrateurs systèmes (TBN)

Organigramme de la direction financière

Sans rentrer dans les détails, sachez que l'organigramme est tout de même important (en même temps, c'est normal vu le rôle théoriquement assigné à B5). Et on ne trouve pas de trace d'Yves Thibaudeau. Quelques noms de postes qui nous ont tout de même interpellés :
  • Accounts Payable & Travel expenses (il va bien falloir payer tous ces voyages en Inde)
  • QA Manager (étrange pour une direction financière)

Conclusion

Comme toujours, nous vous laissons vous faire votre propre opinion de tout cela. Mais avec le temps, les pièces du puzzle s'assemblent, et le résultat est de plus en plus inquiétant... Le temps de l'action musclée approche...

mardi 20 avril 2010

Organigramme de B5

Un organigramme complet de la co-entreprise qui répond encore au doux nom de SNCF-B5 (mais IBM aurait déjà d'autres noms en tête... toujours à consonance en "IS"...) circule depuis déjà plusieurs jours. Comme toujours, nous pouvons y apprendre beaucoup de chose, puisque qu'il est assez complet. Celui-ci est daté du 8 mars et est aux couleurs SNCF et IBM, on est donc loin d'une simple "version de travail"...

A noter : A la fin du document, on trouve la liste de tout le personnel d'IBM avec leurs coordonnées (toutes en France)... Peut-être en profiterons nous pour les contacter de temps à autre ^^

Organigramme général

Rien que l'organigramme général mérite le détour. Michel Baudy à plusieurs reprises a précisé qu'il n'y aurait qu'une poignée de personnes. Jugez plutôt :

  • Président : Michel Baudy
  • Directeur des Opérations : Bernard Lauquin
  • Directeur financier : Cathy Salmon
  • Secrétaire Général : Eric Lelièvre

Ensuite, la Direction des Opérations est découpée comme suit :

  • CTO du domaine Etudes : Jean-Luc Pichot
  • Directeur du programme Transition & Transformation : Joel Feron
  • CTO du domaine Production : Frank Mercier
  • Coordination centrale : Walid Bagga
  • Client Management : Pascal Sabrazes et Jean-Pierre Duffeyne
  • Security & Compliance : Michel Rubira (Prod), TBN (Etudes)
Pour une entreprise dont le siège social est en France, on notera de nombreux intitulés de postes en anglais, signature claire d'IBM.
Et le nom du programme "Transition & Transformation" est éloquent... Surtout quand on sait que depuis quatre mois aucun programme d'accompagnement au changement est en place à la SNCF...
Et ce n'est qu'une mise en bouche...

Organigramme du domaine Etudes

Sous Jean-Luc Pichot, CTO du domaine Etudes, on trouve :
  • Vendor Management Team : Coline Boudineau (pour IBM), François Sordoillet (pour Vendor 2), Olivier Laspagot (pour Vendor 3)
  • CdS Réalisations : Didier Delesque (IBM) et ?
  • CdS de Tests : Pascal Souletie (IBM)
  • Communication Leader : Anne Bocquet
  • Transition & Transformation (Vendors autres qu'IBM) : Gilles Gasse
  • Portfolio Mgt Consultant : Guillaume Bruckert
  • Lead Architect : Marc Legroux
  • Risk / Delivery Excellence Lead : Hubert Taupin
  • Metrics Manager : Laurent Gaillard
Tout de suite, il apparaît clairement que la JV ne va pas seulement jouer un rôle de conseil dans la contractualisation des Centres de Services, puisqu'on retrouve des fonctions transverses qui seraient proches de la division EX de DSIT par exemple...
Reste à trouver les sociétés qui se cachent derrière Vendor 2 et Vendor 3.

Organigramme du programme de Transition & Transformation

C'est ici que cela devient le plus croustillant, les noms étrangers, et leurs pays d'appartenance apparaissent clairement dans le document.

Sous le Directeur du programme, Joel Feron, nous trouvons :

  • Transition Project Manager : Eric Ohayon
  • Sr Migration Manager Application Transition : Pradip K Panigrahi
  • Transformation Project Manager : Régine Ragot
  • Due Diligence Manager : Thierry Fauvel (France), Achai R Sangal (Inde)
  • SMEs technical (BI, .Net & Microsoft Tech, Java)
  • Transition 2 Trasnformation : TBN
  • Connectivity / Infra : Venkatesh Annamalal (Inde), Cezar Simion (Roumanie), Dominique van Hove (France)
  • Application Transition Managers : Sara Abad (France), Santhosh Kandaswamy (Inde depuis la France), Mihaels Crimu (Roumanie Transition Lead Manager), Puneet Jain (Inde depuis la Roumanie), TBN (en Inde)
Vous noterez la présence d'une division "Connectivity / Infra" qui donne une idée sur la manière dont seront administrées nos serveurs à l'avenir...

La suite (Production, Direction financière, etc.) demain...

mardi 30 mars 2010

DSIT-E : L'offshore en Roumanie et en Inde confirmé... et planifié !

Si depuis lundi nous n'hésitons pas à déclarer que la Direction ment, c'est parce que nous avons en notre possession des documents qui attestent d'un planning sur l'offshore IBM dans les tous prochains mois.

Ces documents sont bien sûr produits par IBM (qui tire les ficelles de cette réorg, quoiqu'en dise la Direction), et présentent un premier planning vers les Centres de Services, ainsi que l'évolution des effectifs.

Contrairement à ceux qui concernaient DSIT-X, ceux-ci ont été produits en début d'année. Cela ne peut donc pas simplement correspondre à des documents de travail ou des scénarios excluspar la SNCF, puisque le contrat avait déjà été signé.

Evolution des effectifs

Le 1er document dresse l'évolution des effectifs sur treize mois (sans savoir à quand correspond vraiment M1, mais il s'agit vraisemblablement de janvier voire février).

Voici les chiffres donnés sur quelques mois significatifs :
  • M1 : Roumanie 2, Inde 2
  • M5 : Roumanie 79, Inde 141
  • M8 : Roumanie 195, Inde 331
  • M12 : Roumanie 274, Inde 454
Ce qui au bout d'un an correspond à 728 postes externalisés en Roumanie et en Inde !

Le planning

Le planning est tout aussi éloquent. Il concerne la transition du domaine Etudes vers les Centres de Services IBM (Application + Testing).
Il est découpé en plusieurs vagues, 5 en tout, plus une vague 0 d'initialisation.
Les vagues 0, 1 et 2 correspondraient à DSIT-E, les autres vagues seraient plutôt pour les autres DSI.

  • Concrètement, la vague 0 basculerait dans le giron IBM dès le 26 avril et comprendrait 43 ETP.
  • La vague 1 concerne 168 ETP. La traduction des documents (ce qui indique encore clairement le recours à l'Inde) aurait débuté fin janvier, et ces centres de Services seraient opérationnels pendant l'été.
  • Enfin, la vague 2 touche 114 ETP, et la traduction des documents aurait débuté en février. Ces Centres là seraient opérationnels dès septembre.

jeudi 18 mars 2010

Gilles Albertus nommé à la tête de DSIT

Pas mal d'infos sont parvenues ces derniers jours, dont la plus importante est la nomination à compter du 1er mai du remplaçant de Michel Baudy à la tête de DSIT.

Gilles Albertus à la tête de DSIT au 1er mai

S'il arrive de Paris Nord, il ne faut tout de même pas oublier que ce cher Gillou (avec son petit accordéon ?) avait été à la tête de SIV de 2000 à 2003. Il en avait alors été chassé suite à un projet de filialisation des différents SI (amis de DSIV n'hésitez pas à apporter vos témoignages dans les commentaires). Le voici donc en terrain connu !
En clair, si l'annonce du départ de Michel Baudy pouvait en ravir certains, l'annonce de son successeur a de quoi inquiéter. Il sera important de lui réserver notre meilleur accueil dès ses premiers jours (par le même type d'opérations que celles qui ont été menées lors des dernières venues de Michel Baudy à Lyon). Collègues parisiens, on compte sur vous !

Pour le reste, nous nous demandons bien ce que va pouvoir faire M. Baudy dans une entreprise qui n'a soi-disant que "peu de personnel" (bien que, selon nos sources proches d'IBM on parlerait plutôt de 80 personnes déjà dans la filiale).

Un semblant de communication

Il aura fallu plus de deux mois pour que la Direction s'offre un site de communication. Pourtant, au vu du peu de contenu, on peut se demander ce qu'ils ont fait pendant tout ce temps pour en arriver à un tel résultat !
Pas de souci à se faire pour nous, la concurrence n'arrivera pas de ce côté ^^.

DSIT subira-t-elle des pénalités ?

Le contrat avec IBM engageait la SNCF à transférer 75% de sa sous-traitance vers la JV. Hors, actuellement, les autres DSI, ISI en tête (François, nous sommes avec toi !), refusent d'entrer dans le système. Du coup, le pire est à craindre pour DSIT qui devrait supporter des pénalités... Nous n'avions vraiment pas besoin de cela...

Le personnel IBM non grata au Lugdu

Suite à l'affaire des photocopies, les réunions avec le personnel IBM à Lyon se feraient désormais de préférence au Premium... Collègues du Premium, ouvrez l'oeil !

L'offshore dénoncé... à Cap Gemini !

Dans des tracts distribués chez Cap Gemini on retrouve les mêmes craintes face au recours de plus en plus important de l'offshore :

"Depuis le virage de l’offshore, la stratégie de Capgemini n’a pas changé et les dangers alors entr’aperçus apparaissent de plus en plus réels et de plus en plus dramatiques : délocalisation à tour de bras, croissance de l’activité à l’offshore au détriment des salariés en France, dégraissage (licenciements, ruptures conventionnelles initiées par la Direction, pressions à
la démission) en France qui va crescendo, ...

Notre analyse de la situation est que cette stratégie, loin de s’atténuer va en empirant et se généralisant. Ainsi, certains
établissements comme ceux de Capgemini qui étaient relativement privilégiés dans les années 90 se voient
maintenant appliquer des recettes inspirées du modèle Sogeti, beaucoup plus dur."

C'est tout pour aujourd'hui

Voilà pour les infos du jour. Il nous reste à faire le point sur quelques informations concernant la propriété intellectuelle. La suite demain si tout va bien...

vendredi 19 février 2010

Les Centres de Services à l'étranger

La communication sur les premiers Centres de Services est en route.
Pour le moment, nous n'avons pas encore toutes les infos pour faire une analyse de fond. Mais à la vitesse où vont les événements, cela viendra bien assez vite...

Nous en savons donc un peu plus sur les CdS mis en place par IBM et Cap Gemini. Comme nous le craignions, ils feront de l'offshore.

Nous avons également la confirmation qu'ils remplaceront le travail de 75% des prestataires pour les 4 départements de DSIT. Mais il n'y a encore aucun planning défini avec précision à ce jour...

Les Centres de Services IBM

Le front office serait en Roumanie, qui traduit en anglais les spécifications pour une réalisation en Inde.
Ce sera donc des CdS Etudes pour le décisionnel, en plus des CdS pour l'exploitation.

Les Tests seront faits intégralement par IBM.

Les Centres de Services Cap Gemini

Le Front office serait en France, mais la réalisation se fera au Maroc.
Là aussi, il s'agit de CdS Etudes, puisque leurs périmètres concernent l'ERP et la TMA du SIC (Système Information Comptable) !

Et les autres ?

Nous n'avons pas d'infos sur les autres sociétés retenues. Mais nous savons que les périmètres RH, production train et maintenance GMAO seront mis en CdS.
Il appartient maintenant aux chefs de section d'effectuer l’étude de mise en CdS.

Quoiqu'il en soit on constate qu'il s'agit d'applications critiques qui seront confiées à des sociétés externes et qui plus est à l'étranger.

jeudi 18 février 2010

Un CE mouvementé, l'offshore confirmé !

Aujourd'hui, alors que se tenait le CE de DSIT à Lyon, vers 9h05, 70 personnes (dont des délégués syndicaux) ont fait irruption dans la salle.

Une déclaration a été lue à Michel Baudy, et un joli cercueil ainsi que des cacahuètes lui ont été remises.
Puis, il a été demandé à Michel Baudy s'il démentait les risques d'offshore. Ce qu'il n'a pas fait. Il a même précisé que cela était inhérent aux Centres de Services et à la politique d'achat de SNCF, et totalement décorellé d'Ulysse.

Ne voulant pas allez plus loin dans le débat avec les personnes présentes, malgré la demande insistante des élus, ces derniers ont demandé une suspension d'audience, durant laquelle ils ont décidé une motion mandatant le secrétaire du CE pour déposer un délit d'entrave ainsi qu'un référé.

A la reprise de la réunion, le dépôt de cette motion a clos le sujet. Quelques points courants ont ensuite été traités et le CE s'est terminé avant 11h.

Le débat est donc pour l'instant porté sur le terrain juridique. A défaut d'une véritable concertation...

Mise à jour du 19/02/2010 : Ajout de la déclaration en annexe (format PDF)

mercredi 10 février 2010

Le plein d'infos s'il vous plaît !

Après quelques jours de silence, voici revenir une petite sélection d'infos.

Communication de Michel Baudy lors de la DP

Le 4 février, Michel Baudy était à Lyon pour une réunion DP de DSIT. Cela aura été l'occasion de revenir sur certains points, qui ont été rappelés par un tract CGT distribué mardi. Citons notamment :
  • Michel Baudy s'est cantonné à dire qu'il ne pouvait pas donner de garanties à plus de 2 ou 3 ans, et que, dans 5 ans, il ne serait plus là (NDLR : selon certaines sources, au rythme où le dossier communication avance, il pourrait même se faire remercier dans les prochaines semaines...).
  • A priori, VINSI ne souhaiterait pas entrer dans le processus actuel, mais il faudra pourtant qu'un volume de 75% d'activités rentre dans ULYSSE pour satisfaire à l'engagement.
  • Michel Baudy a indiqué clairement et sans équivoque qu'il y aura du "offshore comme tout le monde le fait".

En vrac (dont des news de lundi)

  • Mise en place d'un processus collaboratif entre la Direction des Achats (DA) et ULYSSE : la DA va déléguer une personne qui interviendra sur les trois niveaux pour construire les contrats : SNCF/STELSIA, JV vers les fournisseurs et STELSIA/JV.
  • Les autres DSI continuent leurs propres Centres de Service : Atos a signé pour 3 ans avec Alliance/DSIP, ISI a retenu 8 réponses à étudier pour fin avril.
  • Côté DSIT : 2 Centres de Service ont déjà été traités. Il s'agi de ceux annoncés par Michel Baudy par mail la semaine dernière : ERP (qui démarrera en avril/mai) et Décisionnel.
  • L'appel d'offres ASTR doit être arrêté car les volumes annoncés ne sont pas respectés (40 ou 50 M€ au lieu des 100 M€ prévus).
    La DA propose de prolonger le contrat-cadre en cours (jusqu'en 2011 ?). Michel Baudy a demandé explicitement de relancer un nouveau contrat-cadre...
  • Enfin, le site www.cortis.fr a été bloqué, car il est... anonyme ! Cela veut-il dire que si nous avançons à visage découvert, la Direction s'engagera à le retirer de la liste noire et à ne pas poursuivre les rédacteurs ? La question a été adressée par mail à M. Baudy. Nous attendons sa réponse...

lundi 8 février 2010

L'offshore selon IBM

Ok, Ok.
Monsieur Baudy le crie à la terre entière, le document de travail auquel nous avons fait référence correspondait à un scénario rejeté par la SNCF. Il n'y aura pas de transfert de personnel vers les filiales (sauf sans doute quelques consentants), et les emplois des cheminots ne sont pas menacés.

IBM invente le near-shore

Pour autant, il n'a jamais démenti l'externalisation en Inde (ou en Roumanie ou au Vietnam peu importe). Pourquoi ? Parce que c'est l'une des missions d'IBM, et parce qu'ils ont tout ce qu'il faut pour le faire.
Cela impactera donc à terme notre organisation et cela risque de bousculer nos MOA (on peut s'attendre à une arrivée en force de CMMI notamment).
Voici d'ailleurs quelques lectures sur la vision d'IBM sur le sujet :

  • Maintenance applicative: IBM France propose le 'near-shore', ou Comment, selon IBM, éviter les écueils de l'offshore en s'affranchissant de l'obstacle de la langue. Avec un témoignage de BNP Paribas, s'il vous plaît.
  • Offshore or not ? (PDF) : Dossier de quatre pages du Nouvel Economiste assez complet qui revient sur une pratique qui devrait encore prendre de l'ampleur dans les prochaines années. On y apprend notamment que les clients qui externalisent espèrent un gain de 20% ! Et, bien entendu, l'expérience d'IBM dans le domaine est mise en avant...
    On appréciera également l'encart sur le transfert de personnel, et notamment cette citation : "La communication doit être un souci permanent et se faire dès le début du projet [...]"
  • Interview de Jean-Luc Pichot, partner application service executive, IBM (vidéo en Flash) : L'homme qui a en charge une partie de notre réorganisation, explique l'offre AMS (Application Management Services), basée sur une expérience de dix ans. Il y a deux volets dans cette offre : une partie Consulting pour les études, et une autre orientée Centres de Service (notamment offshore) avec CMMI (niveau 5). Le maître mot est "rationnalisation des budgets".

Et vous, comment pensez-vous que l'externalisation va changer votre métier ? Pensez-vous que cela affectera nos service aux clients (MOA) ?

samedi 30 janvier 2010

L'externalisation en Inde confirmée !

Dans des documents de travail entre IBM et la SNCF datant d'octobre que nous avons pu nous procurer, une externalisation de certaines activités de la Production en Inde est confirmée. On y apprend également le transfert de la majeure partie de DSIT-X dans Cortis.
Souvenez-vous, en octobre, Michel Baudy faisait la tournée des Divisions et avait un propos rassurant en disant que rien n'était fixé et qu'il n'était pas question de transférer du personnel dans la JV...

Attention : La lecture de cette info pourrait entraîner une vive colère chez certains. Après ça, il serait étonnant que vous hésitiez encore à faire grève mercredi...

Nous n'avons pas encore eu accès à des documents du même genre concernant DSIT-E, mais difficile de croire qu'un plan identique  n'existe pas...

Les principes généraux

  • Reprise des activités de production par Cortis dès T3 2010.
  • Pas de transfert d’asset, le client garde les assets existants (matériels et logiciels)
  • Cortis fournira à la SNCF, sous forme de service, des unités d’œuvres de capacité reposant sur des
    technologies IBM (serveurs, stockage, logiciels systèmes associés)
  • Seul le personnel SNCF nécessaire pour assurer les opérations sera détaché dans la JV : Pas de détachement pour les études.
  • Personnel détaché IBM : Gouvernance IBM de la JV

Le nouveau périmètre DSIT-X

Selon cette version de travail, l'essentiel des activités de DSIT-X seraient transférées à la JV (NDLR : quid du statut du personnel ? sur quelles bases ce changement se fera-t-il ?). Seules resteraient rattachées à la SNCF les activités ne pouvant être délocalisées : Toutes les sections de XMG et la section XES-EP.
Au niveau des effectifs, à terme, on ne compterait plus que 69 ETP (Equivalent Temps Plein) à la SNCF, dont 62 internes contre 752 aujourd'hui (dont 269 agents) ! Le reste serait intégré à la JV (683 ETP dont 207 agents). A noter qu'IBM parle "d'optimisation des effectifs par itérations successives"...

Les centres de services identifiés

En analysant les différentes activités de DSIT-X, les centres de service ont été définis. La réorganisation se fera progressivement dans le 1er semestre 2010, en regroupant les activités (et en supprimant 44ETP par la même occasion) :
  • Architecture et Processus
  • Gestion des assets (CMDB, SMS)
  • Pilotage
  • Mainframe
  • Administration et Support Systèmes & Middlewares (gestion des OS, des Middlewares)
  • Base de données (Ingres, SQL Server, Oracle)
  • Support et intégration Applications (hors ERP)
  • Support et Intégration ERP (PeopleSoft, SAP)
  • Support et Administration Messageries / Annuaires /Informatique Communicante
  • Informatique communicante I*Net

Du côté des serveurs

Bien entendu, pour atteindre ses objectifs IBM a plusieurs cartes à jouer :
  • Une "consolidation" des serveurs est prévue
  • 100% du renouvellement des matériels et logiciels de base sont faits en technologie IBM (serveurs distribués, stockage) avec un budget conséquent
  • Reprise de la maintenance des matériels OEM

Solution cible : Global Delivery India

  • Transfert des activités de base concernant l’exploitation des serveurs sur GD India
    • Centre de service Pilotage (100%)
    • Centre de service administration Systèmes (90%, 10 ETPs restent en France pour le support des produits Tuxedo et CFT)
    • Administration et support messagerie (100%)
    • Management de service (Gestion des rapports, Gestion des opérations, Gestion du service
  • Mise en œuvre d’une structure de gouvernance locale dans la JV (prestation IBM) interface avec le delivery GD
    • 1 Delivery PE
    • 6 Service Managers pour le management des opérations (interface JV – GD India)
    • 5 Coordinateurs Techniques pour assurer l’interface technique locale
    • 2 architectes
  • Maintien d’une structure d’exploitation dans la JV à hauteur de 3 ETP
  • Suppression de la structure de management hiérarchique et opérationnel des centres de service concernés, soit un équivalent de 22 ETP internes
  • Mise en œuvre d’un service de traduction au niveau du GD India pour :
    • Les tickets ‘Service Center » à destination de la production de Bangalore
    • Les dossiers exploitation, changements, ...